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KILLERPILZE - Grell

Publié le par Nono666

KILLERPILZE - Grell
Killerpilze Records
Style : Pop Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.killerpilze.de

KILLERPILZE_Grell



01. Jäger (Das Kann Doch Nicht Alles Sein Pt. 1) / 02. Grell / 03. Die Stadt Klingt Immer Noch Nach Uns / 04. Erster Zug Nach Paris / 05. Nimm Mich Mit / 06. Sommerregen / 07. A.W.I.T.M. / 08. Studiern / 09. Atomic / 10. Lauf (Das Kann Doch Nicht Alles Sein Pt. 2) / 11. Himmel I (Prelude) / 12. Himmel II / 13. Himmel III

KILLERPILZE : Pop Rock. Cette (non) phrase d'intro résume assez bien ma situation en ce moment. Est-ce que j'ai une tronche à aimer le/la Pop Rock ? Ah non, du tout (et j'ajouterai « beurk » si j'avais envie d'avoir un comportement puéril). Parlant de puéril : officiant depuis l'an de grâce 2002, le plus vieux membre du groupe aura bientôt 25 ans. Avec une discographie bien remplie et une belle popularité en Allemagne ainsi que dans le reste de l'Europe de l'Est, ce groupe de « djeunss » a amorcé son entrée en France avec leur album Invasion der Killerpilze dès 2006. Avant d'appuyer sur « Play », j'ai admiré l'artwork du livret, qui est très intéressant, même si je redoutais déjà une incursion vers les terres hostiles de la Pop... Il faut savoir qu'ensuite j'ai tapé « Killerpilze » dans Google (ami fidèle) et j'aurai vraiment du prendre une photo de ma tête : des skyblogs, des forums de soutien, j'ai aperçu le mot « presse jeunesse ». Et comme j'avais déjà appuyé sur « Play », j'ai su qu'il allait falloir que je puise dans mes réserves et que je m'efforce de rester flegmatique. Coup de grâce, quand on voit les « groupes associés » : TOKIO HOTEL, et là je sens un frisson de terreur vous parcourir. Stop, ça suffit, concentrons-nous sur l’œuvre de ce « baby boys band » allemand. La guitare, la voix, les rythmiques : pas de doute, nous nageons en plein pop rock, avec les prairies verdoyantes, les minettes qui se déhanchent et les tee shirts flashy (j'aime les clichés). Vous vous douterez que vu que KILLERPILZE est aux antipodes de mes goûts et vient troubler l'harmonie naturelle de mon environnement sonore, je ne pourrais pas faire de bonnes remarques : c'est tellement bateau qu'il n'y a absolument rien à signaler. Sauf peut-être un court essai de « guitares agressives » (environ 8 secondes) sur le morceau "Studieren", parce que c'est un album qui parle aux collégiens. Si l'artwork est bien mis en avant dans le livret, les paroles des chansons n'y sont pas : j'ai quand même réussi à repérer la niaiserie des paroles avec mes maigres restes d'allemand niveau scolaire… Avec des ballades qui raviront ta petite sœur de 12 ans comme "Sommerregen" ou "Erster zug nach Paris", ou des titres radiophoniques en diable comme "Atomic", pas de doute que KILLERPILZE trouvera son public, et pourra peut être motiver nos collégiens à apprendre leur vocabulaire pour l'interro de la deuxième heure en allemand LV2. Un album bien produit et aussi bien construit, puisque des morceaux se font écho ("Jäger (das kann doch nicht alles sein pt.1)" qui se recoupe avec la Pt.2 intitulée "Lauf", ou les "Himmel" qui viennent clore l'album, avec un très beau prélude au piano). Pas du tout ma tasse de thé, je donne donc une note « pas d'avis », et je laisserai les aficionados du genre juger.

Chronique : Nastassja

Note : 5/10

 

Killerpilze_Pressefoto
 

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CROWN

Publié le par Nono666

 

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Entretien avec Stephane & Pascal réalisé par mail le 06 mai 2013.
 


C’est en 2012 que l’on entend parler de CROWN pour la première fois à l’occasion de The One, un EP qui nous avait bien séduit. Depuis, le duo a beaucoup travaillé et semble disposer à en récolter les fruits mais ne semble surtout pas enclin à en rester là. Avec une personnalité musicale comme on en trouve rarement sur un premier album, un label solide en support et une exposition Européenne, en attendant plus, voilà deux Français qui devraient rapidement représenter la scène Française et ils le méritent. Entretien avec les 2 parties du cerveau de CROWN qui ont les pieds bien vissés sur le sol.

Que s’est-il passé pour le groupe depuis la sortie de The One, l’EP avec lequel on vous a découvert. Cela semble avoir été une année chargée ?
Stephane : Ll'année a été bien fructueuse et ce fut un travail quotidien, on a sorti l'EP sur notre propre label Superstrong et on en a assuré la promo aussi, ce qui n'est pas une mince afffaire et notre boulot a payé car on a réussi à faire parler de nous en dehors de nos frontières tout en ayant d'excellentes retombées de The One ce qui fût très encourageant pour la suite mais aussi nous a mis une certaine pression. Après tout s'est très vite accéléré en fin d'année 2013.
Pascal : L'EP a été très bien accueilli par la presse spécialisée qui a très vite fantasmé sur l'album, autant dire que nous avions la pression. Nous avons fait quelques dates intéressantes, comme le festival Impetus, une tournée allemande avec nos amis de Zatokrev. Nous avons été endorsé par Schecter et les pédales de Jérôme Marchis et ARTS in BLOODSHED, puis l'annonce du Roadburn, la signature avec CANDLELIGHT et HIBOOKING. Effectivement une année très chargée et très motivante !

The One montrait le visage le plus lourd de CROWN alors que le split avec STVALLEY s’attardait sur l’aspect le plus expérimental. Avez-vous composé ces titres chronologiquement ou tout était déjà écrit au moment de la sortie du EP ?
Pascal : Les 2 titres du split ont été composés en même temps que ceux de The One. Nous avons préféré les garder pour un format un peu plus particulier comme le Split.

Sur ce premier album, Psychurgy, on remarque que le chant n’est pas un élément prédominant même si ces parties sont très soignées. L’abordez-vous comme un élément au même titre que les instruments avec un travail sur les sons plus que sur les mots où y a-t-il un message, une signification qui vous tienne à réellement à cœur dans vos textes ?
Stéphane : Le chant est pour moi un véritable instrument et permet de compléter le spectre sonore, il est volontairement mis un peu en retrait dans le mixage de l'album afin qu'il puisse se fondre dans les guitares. Il y a une sorte de concept dans Psychurgy qui tourne essentiellement autour de l'occulte, la nature et ses éléments, une forte misanthropie, beaucoup de nihilisme. Je suis attiré par les forces obscures depuis bien longtemps et ces forces m'inspirent et me guident.

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Vous avez signé avec Candlelight Records pour ce premier album, comment un duo Strasbourgeois se retrouve dans les petits papiers de la tête pensante d’IHSAHN et d’EMPEROR ? Avez-vous hésité, avez-vous eu des craintes sur votre capacité à affronter cette exposition dès le premier album ?
Stéphane : Nous ne sommes pas strasbourgeois héhé mais colmariens. Nous n'avons pas eu de crainte particulière, tout s'est très bien passé, c'est clair qu'il y a plus d'exposition vu la renommée du label mais on est loin des grosses machines telles Nuclear Blast ou Roadrunner, le label est à dimension humaine et c'est aussi ça qui nous plait plutôt que d'être noyés dans une masse de groupes.
Pascal : Nous avons fait quelques envois ciblés avec 3 titres pré-produits du futur album, et Candlelight a très vite réagi entre Noel et Nouvel An, depuis nous sommes à nouveau obligé de croire au Père Noel !!

Vous travaillez sous forme de duo, deux guitaristes, je suppose que les titres naissent d’abord à la guitare ? On sait que le travail en duo est plus rapide qu’à quatre ou à cinq, comment se passe la composition et l’interaction de chacun dans l’écriture des titres ?
Stéphane : Le travail en duo est bien plus rapide effectivement. Tout part d'une rythmique de batterie que je fais tourner en boucle en jouant des riffs jusqu'à ce que je trouve le bon. Puis après vient la partie programmation, batterie, samples etc etc. Généralement les morceaux sont quasi finalisés quand je les soumets à Pascal, nous revoyons éventuellement les structures ou certains arrangements.

Vous travaillez également avec des éléments électroniques dont la batterie et pourtant des sons comme sur "Serpents And Fire" paraissent plus organiques, envisagez-vous de faire appel à un batteur de session à l’avenir pour certaines parties ou ce fonctionnement vous convient-il totalement ?
Stéphane : Disons que je ne souhaitais pas avoir un son de batterie typiquement industriel mais un mix entre indus et organique. Pour le moment pas de batteur de prévu, un jour peut être héhé.
Pascal : Nous avons souvent abordé le sujet entre nous, et pour le moment, nous avons décidé de rester sur une formule machine. C'est assez drôle, car souvent en descendant de scène des batteurs viennent nous voir pour proposer leurs services.

Quelques dates sont annoncées pour CROWN dont certaines avec GODFLESH, une des influences du duo, comment appréhendez-vous la scène avec votre musique à la personnalité très forte et qui va peut être demandé un temps d’adaptation à ceux qui ne vous connaissent pas ?
Stéphane : On nous compare souvent à Godflesh, c'est une influence parmi tant d'autres mais notre musique, excepté d'être deux sur scène, n'a pas grand chose à voir, on pourra trouver certaines similitudes dans la façon d'aborder les rythmiques car souvent froides et martiales mais pour le reste je dirais que les influences vont bien au delà. Il y a énormément de contraste dans nos morceaux et c'est sans doute aussi cette facette de CROWN qui plaît aux gens, il y a des parties très heavy et très mélodiques qui s'entrechoquent.
Pascal : Etrangement, et malgré le caractère de notre musique, il y a un aspect assez abordable dans notre musique et bon nombre de personnes adhèrent alors qu'elles n'écoutent pas forcément ce genre de chose habituellement. Généralement les gens qui se trouvent face à nous en concert sont venus chercher ce genre de musique, mais ce qui est assez troublant, c'est qu'il n'est pas rare de voir des gens aux premiers rangs, dansant les yeux fermés. Une sorte de transe qui doit être lié aux aspects répétitifs et lents de notre musique.

A quoi ressemble un show de CROWN (même si le meilleur moyen de savoir et de venir vous voir) ? Avez-vous pensé l’album avec l’intention d’en reproduire les traits les plus fidèles sur scène ? Utilisez-vous d’autres aspects complémentaires comme les projections par exemple ?
Pascal : La reproduction sur scène est assez fidèle, il y a quelques adaptations nécessaires mais il n'y a rien de révolutionnaire. Depuis le Roadburn nous avons effectivement des projections. Nous avons travaillé avec un ami de longue date Linus et son "7ème Oeil".

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Prévoyez-vous d’autres dates rapidement ou allez-vous mettre en route d’autres projets dans l’intervalle ?
Stéphane : J'ai un projet solo nommé STValley que je vais continuer d'élaborer après notre mini tour avec Godflesh, en espérant sortir un album fin d'année voir début 2014, il y a un autre projet de black métal en route que l'on va monter moi et Freddy de Zatokrev, rien de concret pour le moment il nous faut trouver le temps.
Pascal : Il y a effectivement encore quelques échéances importantes cette année, comme la sortie sur le continent Américain, une édition vinyl, quelques concerts et une tournée européenne qui se prépare pour la fin de l'année.

En essayant de définir votre style pour les besoins de la chronique j’en suis venu à la conclusion qu’il y avait un aspect Doom, Sludge, Extrême mais aussi Post-Metal, notamment dans les structures, mais afin de ne pas vous cantonner dans un carcan, comment décrirais-tu votre musique ? Est-ce la bande son d’un voyage dans les profondeurs abyssales, dans l’esprit torturé d’un être humain, quelle image as-tu en tête lorsque tu écris ou écoute votre musique ?
Stéphane : Il y a tellement d'influences, Pascal et moi écoutons beaucoup de musique et pas seulement du Metal, difficile de décrire sa propre musique, je préfère que l'auditeur se fasse sa propre impression. L'univers de CROWN est très sombre et apocalyptique, les textes ne sont en rien lumineux mais abyssaux, dans ce que l'homme peut avoir de plus noir et décadent, l'humain est un destructeur et un autodestructeur et les tableaux qui me viennent en tête quand je compose ou écrit les paroles sont fait de ténèbres et de feu.
Pascal : il n'y a effectivement pas de doute possible sur une affiliation vers le doom/sludge pour les parties lourdes, et le post-métal représenté dans les parties plus mélodiques. C'est des musiques qui nous touchent depuis longtemps. Bien sur il y a cette touche industrielle et électro également, notamment du fait de l'utilisation des machines.

Votre artwork est lumineux et assez épuré, quel est le lien avec la musique ou les paroles ?
Pascal : Nous aimons bien les contrastes et le livret de Psychurgy joue là dessus. Une sorte de choc entre le clair et l'obscur, concept que l'on retrouve dans nos titres. L'aspect épuré de la cover est également un rappel de la musique avec une écriture qui repose sur des riffs simples et des structures assez basiques.

Est-ce que le groupe s’appelle CROWN ou C.R.O.W.N, quelle en est la signification ?
Stéphane : héhé, excellente question ! CROWN, pourquoi ? Je ne sais pas vraiment mais ça nous plaisait beaucoup et ce n’est pas compliqué à prononcer même en étant très saoul.

Propos recueillis par Aymerick Painless

 

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DARK TRANQUILLITY - Nouveau titre dévoilé

Publié le par Nono666

DARK TRANQUILLITY a dévoilé un nouvel extrait de Construct, son dixième album à paraitre le 27 mai prochain via Century Media, il s'agit du titre "Uniformity" à decouvrir via le clip ci-dessous :

 

 

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NOEIN - Infection.Erasure.Replacement

Publié le par Nono666

NOEIN - Infection.Erasure.Replacement
Klonosphere
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.noein.fr

NOEIN_Infection-Erasure-Replacement



01. I-E-R / 02. Liars' Dream / 03. Born To Resist / 04. Infection / 05. The Hand / 06. Human Update / 07. Erasure / 08. D-Mox / 09. Destroyed By Fear / 10. Will Live / 11. Replacement / 12. Nick Of Time / 13. The End

L'album de NOEIN est officiellement sorti le 3 mai, ce qui me fait quelques jours de retard pour cette chronique, mais bon, rendre une chronique à l'heure pour la sortie d'un album, c'est tellement « mainstream » (dit-elle avec un sourire contrit et l'air coupable)… D'autant que la date de sortie officielle me passe un peu au dessus concernant cet album, je sais pertinemment que je n'ai aucune excuse, et je ne dis pas ça parce que je suis maso, juste parce que Infection – Erasure - Replacement est le CD qui était encarté dans le Metallian n°76, pour remplacer le traditionnel sampler : ils ont ainsi été les premiers choisis pour l'inauguration de cette nouvelle formule, et ça fait donc deux mois que les métalleux peuvent l'écouter... Maintenant que j'ai réussi à passer pour la glandouilleuse « numbeur ouane », concentrons-nous sur NOEIN, les petits nouveaux de la Klonosphère qui ont bénéficié d'une belle promo via Metallian, mais comme on devrait tous apprendre à se servir de son esprit critique plutôt que de recevoir tout ce qu'on lit et entend comme parole d'évangile, il faut écouter cet album. Mixé au Deviant Lab à l'instar de leur premier EP, The Initial Tale, sorti en 2010, cet album offre un son puissant et sombre, entre Death mélodique et Metal indus'. L'univers de NOEIN : un monde futuriste, apocalyptique (Cf. l'animé du même nom), qui transparaît très bien grâce à l'artwork et le son « martial » des titres de cet album. Après une intro « orchestrale » et le premier « choc » de la voix féminine hurlée extrêmement bien maîtrisée sur "Liar's Dream", je mets déjà une mention spéciale au titre "Born To Resist" : les samples sont superbement bien choisis, les riffs efficaces et l'intervention du chant clair avec parcimonie vient enrichir avec grâce ce morceau auquel participe Cédric Punda de TREPALIUM, un comparse de la Klonosphère. Est-ce un concept album ? En quelque sorte. NOEIN est là pour nous conter une histoire, et ils ne perdent pas de vue la trame de leur récit : les titres "Infection", "Erasure" et "Replacement" qui jalonnent cet album nous invitent à suivre l'histoire et à nous plonger dans leur univers apocalyptique. "Human Update", titre qui évoque une opposition humain/machine, est marqué par une empreinte très marquée « Death » : ça démarre sur les chapeaux de roue et ne nous laisse pas reprendre notre souffle. Sur certains passages de ce morceau, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à MACHINE HEAD pour l'efficacité du riff notamment. Toutefois, un petit bémol, cet album, avec toutes ses qualités, supporte mal l'écoute prolongée, et une certaine lassitude s'installe au fil des écoutes, malgré des morceaux qui sont dans l'ensemble assez courts. Pas assez de contrastes et de surprises : on intègre très vite leur univers, ce qui ne laisse pas de place à la surprise, même si cela montre une forte identité (ce qui est louable dans un paysage où les groupes ne font parfois que du copiage intensif et du lissage sans envergure). Cet album reste néanmoins puissant et très travaillé (très belle présence de la batterie, sans être envahissante), le son est impeccable et Jenni (chant) envoie du lourd : pas de concessions donc pour Infection – Erasure – Replacement qui installe NOEIN comme un bon groupe Deathcore à suivre.

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

NOEIN_Band
 

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HACRIDE - Back To Where You've Never Been

Publié le par Nono666

HACRIDE - Back To Where You've Never Been
Indie Recordings
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.hacride.com

HACRIDE_Back To Where You\'ve Never Been



01. Introversion / 02. Strive Ever To More / 03. Synesthesia / 04. Overcome / 05. Edification Of The Fall / 06. To Numb The Pain / 07. Ghosts Of The Modern World / 08. Requiem For A Lullaby

HACRIDE nous avait habitués à une sortie tous les deux ans, et après l'excellent Amoeba en 2007 et le plus introspectif et sombre Lazarus en 2009, il reviennent après quatre ans d'absence (toute relative) avec Back To Where You've Never Been, et après bien des péripéties : c'est sans Samuel au chant, ni Mike à la batterie, que cet album a vu le jour, il était donc bien attendu, pressés que nous étions de voir ce que cela donnerait… Et l'attente fût récompensée. Si Back To Where You've Never Been est un album plus « accessible », il n'est en rien moins magistral que ce à quoi nous avait habitué HACRIDE : il est difficile quand on fait déjà du très bien, de faire encore mieux, et pourtant ! Un son puissant, des morceaux très bien construits, un nouveau chanteur, Luis Roux, qui assure complètement alors que la place n'était pas facile à prendre… HACRIDE nous livre ici un album très bien construit et qui peut laisser une impression « thème et variations » avec le rappel de la trame mélodique d'ouverture ("Introversion") sur "Synesthesia" et "Requiem For A Lullaby". Luis Roux jongle entre plusieurs registres : du chant brutal au chant clair plutôt « heavy », il sait exploiter au mieux son timbre pour offrir la diversité attendue sur cet album très riche en rebondissements. De longs passages instrumentaux jalonnent Back To Where You've Never been, qui laissent l'auditeur respirer et donnent un relief particulier aux passages plus lourds. Du contraste donc, avec des samples très bien choisis (et très bien placés), de nombreuses cassures rythmiques et des mélodies qui frapperont tant par leur aspect « technique » que par leur pouvoir évocateur. "Synesthesia", entièrement instrumental, navigue entre « symphonique » et « sludge », et ce morceau de « transition » mène parfaitement au morceau "Overcome", très « Klonesque » (les riffs d'intro !). Un très beau travail sur les effets et les samples sur l'antithétique "Edification Of The Fall" avec une superbe montée en puissance amenée par des sonorités cristallines et des rythmiques très bien étudiées : à mon sens, ce morceau est le point culminant de cet album, bien qu'il soit difficile d'en choisir un seul… Une deuxième respiration avec "To Numb The Pain", instrumental qui crée une atmosphère très oppressante avant le grand final, l'enchaînement parfait avec "Ghosts Of The Modern World" et "Requiem For A Lullaby", ultime contraste entre puissance et fragilité. Construit autour du thème de la passion pour la musique, sur la place que celle-ci prenait dans la vie d'HACRIDE (réflexion qui a aboutit, pour Samuel, à quitter le groupe), Back To Where You've Never Been peut ressembler à un hymne sombre, un poème élégiaque sur les sacrifices que celle-ci implique. Cependant, HACRIDE persiste (nous les en remercions) et après dix ans de carrière, signe chez Indie Recordings pour cet album qui marquera les esprits, et qui nous prouve que malgré les épreuves, il faut persévérer.

Chronique : Nastassja

Note : 9/10

 

HACRIDE_Line up 2013
 

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ESSENCE - Last Night Of Solace

Publié le par Nono666

ESSENCE - Last Night Of Solace
NoiseArt Records
Style : Thrash Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.essencemetal.com

ESSENCE_Last Night Of Solace



01. Intro / 02. Final Eclipse / 03. Arachnida / 04. For The Fallen / 05. Children Of Rwanda / 06. Gemstones / 07. Dark Matter / 08. Last Night Of Solace / 09. Opium / 10. Fractured Dimension (bonus track)

Originaire du Danemark, ESSENCE fait partie de cette nouvelle vague du Thrash Metal qui envahit l'Europe et le monde depuis plusieurs années maintenant. Leur premier album, Lost In Violence, avait déjà marqué les esprits par son groove, ses compos élaborées et son énergie débordante. Deux ans plus tard, les revoici avec la confirmation qu'on a affaire à des pros. Last Night Of Solace est un album fougueux, moderne et remuant. On démarre avec une intro plutôt calme et enivrante dans un premier temps et qui se transforme en une ligne de gratte qui annonce la couleur. "Final Eclipse" est donc le premier vrai titre de cet album et il dépote. Des grattes hyper rapides, une batterie soutenue en mid-tempo et une voix évoquant les chanteurs de Thrash teutons. Les solis ne tardent pas à arriver et apportent encore une petite dose de virtuosité supplémentaire. Modernisme oblige, on peut entendre quelques passages typés Deathcore sur ce titre ou sur "For The Fallen" par exemple. "Children Of Rwanda" commence directement par un solo avant de repousser encore les limites de la vitesse qu'on pourrait attribuer à SLAYER ou DESTRUCTION si on avait pas la voix pour se repérer. Aucune pause, aucun break tout au long de cet album, on fonce tête baissée et on défonce tout ce qui se dresse en travers du chemin. L'osmose entre batterie et guitare est clairement la grande force de ce combo pourtant si jeune qui nous offre une musique sans concession, ultra agressive et pourtant incroyablement belle. Cependant, on regrettera une fin d'album essoufflée. Le titre "Opium" semble fatigué après cette course éffreinée et conclut l'album de façon assez mitigée. Mais, il existe un titre bonus, "Fractured Dimension", qui assènera le coup de grâce à tous les possesseurs de l'édition de luxe de ce méfait. Pour résumer, Last Night Of Solace est une album à se procurer pour tous les fans de Thrash Metal new generation qui veulent prendre une méchante claque. Les défauts sont rares, l'énergie que dégage les compos réveillent les morts et prouve que le Thrash a encore de beaux jours devant lui, malgré la perte prématurée d'un de ses plus illustres représentants : Jeff Hanneman. R.I.P

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

ESSENCE_Band 2013
 

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LE BAL DES ENRAGES - Le Grand Retour - Live 2013

Publié le par Nono666

LE BAL DES ENRAGES - Le Grand Retour - Live 2013
At(h)ome
Style : Rock/Punk/Metal festif
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.lebaldesenrages.com

LE BAL DES ENRAGES_Le Grand Retour_Live 2013



01. L'Empereur Tomato Ketchup / 02. Holiday In Cambodia / 03. My Generation / 04. Can You Pussy Do The Dog / 05. Hate To Say I Told You So / 06. Beautiful People / 07. Just One Fix / 08. Tostaky / 09. La Bière / 10. God Save The Queen / 11. Ring Of Fire / 12. A Bas La Hierarchie / 13. Maxwell Murder / 14. Chop Suey / 15. Enter Sandman / 16. Gotta Go / 17. Refuse-Resist / 18. Antisocial

Bonjour et bienvenue, pour plus d'une heure de fiesta en compagnie de nos ENRAGES nationaux que l'on ne présente plus, mais n'empêche, quelle idée de grand malade : réunir ainsi des groupes au potentiel destructeur infini comme LOFOFORA, TAGADA JONES et PARABELLUM au grand complet, mais aussi des membres de LOUDBLAST, BLACK BOMB A, LA PHAZE ou PUNISH YOURSELF, pour faire la fête sur scène, à coup de reprises qui déboîtent. Si vous n'avez encore eu l'occasion (ou la motivation de bouger vos fesses) d'aller les voir en live, Le Grand Retour est donc le CD qu'il vous faut. Accompagné d'un DVD, il regroupe de grands moments live, de Paris à Caen, et d'ailleurs, qui nous bombardent totalement d'énergie. Un CD à ne pas écouter en bagnole (conduire avec la tête qui bouge toute seule et avec une banane jusqu'aux oreilles, c'est plutôt dangereux, en ville en tous cas), mais à s'administrer sans hésiter au petit déjeuner ("Hate To Say I Told You So" remplacera avantageusement le café en cas de panne) ou juste avant une réunion avec le service RH ("A bas la hiérarchie" en sonnerie de téléphone, en pleine réunion, la classe). Les ENRAGES sont à l'aise dans tous les styles, sans doute parce qu'en règle générale, ce ne sont pas des bambins et qu'ils assurent, mais aussi et surtout parce qu'ils aiment ce qu'ils jouent. Magistrale, la reprise de "Beautiful People" de MANSON pour les métalleux, ou celle de "God Save The Queen" pour les keupons. Le reprise de "Tostaky" m'est passée par tous les pores de la peau, rien que de l'écrire, je ne peux pas être désinvolte et n'avoir l'air de rien : un grand moment qui m'a donné une boule dans la gorge rien qu'en CD, alors en live… Je me souviendrai à jamais du visage de cette pauvre femme qui m'a croisée dans la rue au moment où ça passait dans mes tympans pour aller direct au cœur. Pardon madame ! Tiens , c'est l'heure de la « réflexion utile du jour » : Pfiou ! Grandiose ! Ce n'est qu'un CD, on ne voit pas ce qu'il se passe sur scène, mais on imagine très bien : les boutades des musiciens, les mouvements du public, c'est comme si on y était. La tracklist a été superbement bien sélectionnée et on est happés par l'ambiance de folie distillée par les ENRAGES. On a aussi droit à un grand moment solennel, un hymne intergénérationnel, un hommage à tous les déshydratés, pour tous ceux qui ont soif : "La Bière" ! (Tout ce qui est avant les « : », c'est pas pour du vrai hein, tant pis si ça ne fait rire que moi). Première mesure de "Chop Suey", je hausse un sourcil (ça fait ça => oô, en langage de jeunes), et si la première partie est loin de me convaincre (n'est pas Tankian qui veut), le morceau s'achève sur une simple réflexion : bordel, ils ont quand même dû bien se faire plaisir ! Et du coup j'ai chanté aussi (pardon voisins !). Combo "Refuse/Resist" / "Antisocial" (pour un « échange franco-brésilien ») qui a vraiment de la gueule pour achever cet album Le Grand Retour qui en aura sûrement, et en retournera, plus d'un. Seul regret : je vois qu'ils ont repris "Feuer Frei" de RAMMSTEIN et "I Wanna Be Your Dog" de THE STOOGES sur le DVD, mais on n'aura, hélas, pas l'occasion de retrouver ces titres sur le CD. La tracklist a été choisie aux petits oignons, les enregistrements sont de très bonne qualité, la performance est au rendez-vous, en gros, on s'y croirait. Il faudrait être fous pour passer à côté si l'occasion se présente de les voir à l’œuvre, en vrai, mais cet album est là pour nous empêcher de les louper. Merci les ENRAGES. (PS : c'est quand même pas facile de taper une chronique quand on a envie de sauter partout. C'était pour souligner l'évidence).

Chronique : Nastassja

Note : 8,5/10

 

LE BAL DES ENRAGES
 

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WHITESNAKE - Made In Japan

Publié le par Nono666

WHITESNAKE - Made In Japan
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.whitesnake.com

WHITESNAKE_Made In Japan



Disc 1 : 01. Best Years / 02. Give Me All Your Love Tonight / 03. Love Ain't No Stranger / 04. Is This Love / 05. Steal Your Heart Away / 06. Forevermore / 07. Six String Showdown / 08. Love Will Set You Free / 09. Drum Solo / 10. Fool For Your Loving / 11. Here I Go Again / 12. Still Of The Night
Disc 2 : 01. Love Will Set You Free (Soundcheck) / 02. Steal Your Heart Away (Soundcheck) / 03. Fare Thee Well (Acoustic version) / 04. One Of These Days (Acoustic version) / 05. Lay Down Your Love (Soundcheck) / 06. Evil Ways (Soundcheck) / 07. Good To Be Bad (Acoustic version) / 08. Tell Me How (Acoustic version)
DVD : 01. Best Years / 02. Give Me All Your Love Tonight / 03. Love Ain’t No Stranger / 04. Is This Love / 05. Steal Your Heart Away / 06. Forevermore / 07. Six String Showdown / 08. Love Will Set You Free / 09. Drum Solo / 10. Fool For Your Loving / 11. Here I Go Again / 12. Still Of The Night - Bonus : Fan Videos For Forevermore And Steal Your Heart Away

Vous n’aimez pas WHITESNAKE ? Dommage, cette chronique n’est pas pour vous alors ! Depuis plusieurs chroniques, je fais souvent référence à ce groupe mythique (rien à voir avec le site de rencontre hein !) car je trouve que mine de rien, celui-ci a influencé bons nombres de groupes, comme par exemple PINK CREAM 69, SNAKECHARMER (normal ce sont des anciens WHITESNAKE) ou VOODOO CIRCLE. David COVERDALE est une des voix, dans le vaste et étendu monde du Rock, que je préfère. Je peux également citer Doug ALDRICH comme l’un de mes guitaristes préférés. J’ai eu la chance de le croiser à plusieurs reprises et ce mec est aussi talentueux qu’adorable ! Commençons pour une fois par les critiques : Ce chapitre ne sera pas très long, rassurez-vous. Tout d’abord, je trouve que ce live est beaucoup trop court. 12 titres, les mêmes sur le CD et le DVD, cela fait un peu léger lorsque l’on voit l’usine à tube qu’est le père David. Le passage de battle guitare aurait pu être zappé (bien que je sois guitariste, je n’aime pas ce genre de passage obligé en live qui, perso, me casse un peu les bonbons). De même pour le solo de batterie. L’esthétisme de la prise vidéo de ce concert n’a rien à voir avec celui réalisé pour le live In The Still Of The Night. Il est beaucoup plus sombre, plus froid. Je trouve que cet effet donné ne reflète pas vraiment l’image de ce qu’est le groupe. Attention, la vidéo est vraiment belle, je pense que David voulait quelque chose de plus rentre dedans, histoire de changer un peu. Il manque à mes yeux la présence de Marco MENDOZA et de Tommy ALDRIDGE, respectivement à la basse et à la batterie. Mais ça, c’est également une question de goût. Dernier point négatif, le fait que certaines chansons aient été détunées. Pour les non-initiés, l’accordage a été revu à la baisse ou alors, elles ont été simplement transposées dans une autre tonalité. Ca, c’était la petite note technique de la chro... On peut citer pour l’exemple "Give Me All Your Love Tonight" ou "Love Ain’t No Stranger". Pour les bons points, on peut dire que ça envoie, ça rock, ça chante et ça joue ! Les mauvaises langues peuvent toujours critiquer David COVERDALE mais ce dernier a toujours su s’entourer d’excellents musiciens. Le son est vraiment très bon, le mixage est nickel, bref, ça dépote. "Forevermore" est superbement interprétée, tout en nuance, très belle chanson. Les hits comme "Still Of The Night", "Is This Love", "Here I Go Again" ou "Fool For Your Lovin" sont de la fête également. Si je devais le comparer au précédent live, In The Still Of The Night sorti en 2006, ma préférence irait quand même au plus ancien. Ce coffret CD/DVD était tellement bon qu’il est difficile de l’égaler. Il n’empêche que tout fan du serpent blanc se doit de posséder ce live car il est toujours agréable d’entendre cet extraordinaire combo. En bonus, vous trouverez dans ce coffret un second CD. Celui offre des versions acoustiques ainsi que des prises soundcheck ‘répète’. Sympa, sans plus, par contre, je pense que tous les groupes aimeraient sonner comme ça en répète ! Concernant les bonus du DVD, là, c’est la pauvritude totale ! Des montages photos réalisés par des fans sur 2/3 titres, vraiment nul et inutile ! Pas de reportage, pas de titres acoustiques filmés, pas d’inédit, bref, rien ! Dommage car lorsque l’on sort un coffret, on doit, normalement, avoir de la matière pour donner aux fans l’envie de posséder cet objet collector ! Pour terminer, je vais adresser ces dernier mots à M. COVERDALE himself ! David, Vu que vous serez bientôt en concert un peu partout en Europe cet été, merci de faire pression pour qu’un booker Français vous case au moins une date ici ! Si vous cherchez une première partie, je signe de suite ! lol Sinon, j’invite tous les fans Français à se retrouver à leur prochain concert à Bruxelles !

Note : 8/10

Manu de Dead n Crazy

 

WHITESNAKE_Band_Made In Japan
 

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ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - Live

Publié le par Nono666

ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - Live
Frontiers Records
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.elo.biz

ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA_Live



01. Evil Woman / 02. Showdown / 03. Secret Messages / 04. Livin Thing / 05. Sweet Talkin Woman / 06. Mr. Blue Sky / 07. Can't Get It Out Of My Head / 08. Twilight / 09. Confusion / 10. Don't Bring Me Down / 11. Roll Over Beethoven / 12. Out Of Luck (Bonus track) / 13. Cold Feet (Bonus track)

Je les entends déjà... Quoi ?? Une  chronique d’ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA sur Heavy Sound, ils ont mis un truc dans leur tisane ou quoi !. Eh bien non ! le seul truc que l’on prend c’est une dose de passion pour la musique, et certaines fois on en a bien besoin. ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA est l'un des groupes majeurs du Rock progressif qui a su fusionner avec bonheur le Rock, la Pop, la musique classique et autres influences diverses au fil de sa nombreuse discographie : dix sept albums studio au compteur (ça laisse rêveur). À l’écoute de Live sorti chez Frontiers Records, qui réédite par la même occasion l'album Zoom (2001) et le premier album solo de Jeff LYNNE, on se rend compte que le groupe reste une machine très bien huilée en live. Ce Live est un bon album, bien produit, trop peut-être, et doté d'un artwork soigné, le groupe anglais nous prouve qu’il est toujours aussi à l’aise dans le Rock ("Don't Bring Me Down", "Twillight") que dans les tubes populaires ("Mr. Blue Sky", "Sweet Talkin Woman" avec ses harmonies vocales que ne renierait pas les BEACH BOYS). Live se termine sur "Roll Over Beethoven", l’excellente reprise de Chuck Berry (qu’ils reprenaient déjà sur le Live At Winterland en 1976) juste pour nous montrer au cas où l'on aurait oublié qu'ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA est aussi un groupe de Rock. Toutefois il manque sur Live ce petit grain de folie qui aurait pu nous emmener plus loin, malheureusement on reste à la porte. Live reste un bon album mais d’un intérêt discutable, le groupe ayant déjà sorti une dizaine de live sans compter les bootlegs... En résumé un album réservé aux puristes du groupe ou à ceux qui veulent découvrir le groupe bien que je leur conseille un best-of (ils n’auront que l’embarras du choix là aussi), pas franchement indispensable pour les autres...

Chronique : Christ59

Note : 6/10

 

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PSYCHOFAGIST - Songs Of Faint And Distortion

Publié le par Nono666

PSYCHOFAGIST - Songs Of Faint And Distortion
Memorial Records
Style : Experimental/Free-Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.psychofagist.com

PSYCHOFAGIST_Songs Of Faint And Distortion



01. Blankness Reigns Supreme / 02. Movement / 03. Mechanoabsurdity / 04. Neuronopatia Sensitiva Subacuta / 05. Digression Into Distortion / 06. Inhuman 3.0 / 07. 22nd Century Misshapen Man / 08. Song Of Faint / 09. An Autism Aenigma / 10. Unique.Electronix.Forms / 11. Uninitiation

Le temps que mes neurones se reconnectent correctement, on en était déjà au quatrième morceau de l'album de PSYCHOFAGIST, non, le cinquième, mais comme dirait le vilain O'Brien, si Big Brother dit que quatre, c'est cinq, et bien, c'est cinq. Comme une impression de se prendre tout ce qui existe d'extrême dans la face : SUNN O))) mais en plus rythmé, TODAY IS THE DAY mais avec des morceaux qui font parfois moins d'une minute (ou plus de 7...), ou des guitares qui gueulent à n'en plus pouvoir comme du LIGHTNING BOLT. La chanson qui m'a tirée de l'état instantané de transe dans lequel j'ai été plongée, "Digression Into Distortion" : ADMIRAL ANGRY en mode minimaliste, le truc que si tu pousses le son t'as les entrailles qui bougent (bon, après faudra ramasser, alors pas de bêtises hein). Parfois grind, parfois free jazz… Mais toujours timbrés ! Si le moins qu'on puisse dire, c'est que toutes oreilles n'apprécieront pas, on peut aussi noter qu'un groupe pareil, ça montre qu'il est encore possible de s'éclater à inventer quelque chose qui sorte des sentiers battus, et ça donne un bon coup d'oxygène dans cet amas de productions formatées « tympans friendly », alors souriez, vous êtes agressés. Je ne m'aventurerai pas à diagnostiquer la production de cet album, savoir si le son est bon ou pas… Je n'en sais fichtre rien, mais le résultat est pour le moins surprenant… Pas une minute pour reprendre ses esprits, j'aimerais bien savoir ce qui a pu passer par la tête des membre de PSYCHOFAGIST au moment de composer Songs of Faint and Distortion, parce que dans la mienne c'était un moshpit neuronal plus ou moins agréable… Je ne sais pas pour ceux d'entre vous qui se droguent (moi pas), mais par exemple, pour avoir vu Fear and Loathing in Las Vegas, je suis certaine que la fin de "Song of Faint" (couplé avec le début de "An Autism Aenigma"), ça correspond pas mal avec la scène de la réception… Ou encore avec le cauchemar raconté par Dupontel dans le mythique Bernie. La fin de l'album ne sera plus parlante que le début, avec un "Uninitiation" qui ressemble à l'intro perdue d'un album de SLIPKNOT apocryphe (ça m'a clairement rappelé l'intro d'IOWA, en moins subtil, parce que oui, c'est possible !). Quoi qu'il en soit, c'est avec le sourire que j'ai écouté cet ovni sous ecstasy qui prouve que je n'ai pas tort de chercher ce qu'il peut exister d'original de nos jours : une expérience intense et atypique qui, hélas, n'arrivera pas à toutes les oreilles.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

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