JEFF SCOTT SOTO - Clip
Découvrez le nouveau clip de JEFF SCOTT SOTO pour le titre éponyme de son dernier album Damage Control paru plus tôt cette année chez Frontiers Records.
Découvrez le nouveau clip de JEFF SCOTT SOTO pour le titre éponyme de son dernier album Damage Control paru plus tôt cette année chez Frontiers Records.
EX DEO, qui publiera son second album , Caligvla, le 31 Août prochain chez Napalm Records, vient de poster son nouveau clip pour le titre "I, Caligvla", à découvrir ci-dessous :
Le nouvel album des ukrainiens de KHORS (Pagan/Black Metal) s'intitulera Wisdom Of Centuries, il sortira en septembre prochain via Candlelight Records. Un premier extrait, "Black Forest's Flaming Eyes", est d'ores et déjà en écoute : http://soundcloud.com/candlelight-usa/khors-black-forests-flaming
TUFF - What Comes Around Goes Around... Again!
RLS Records
Style : Hard U.S/Glam
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Sire Web : www.tuffcds.com
01. Good Guys Wear Black / 02. The All New Generation / 03. I Hate Kissing You Goodbye / 04. So Many Seasons / 05. What Comes Around Goes Around / 06. Put Out Or Get Out / 07. Round 'Em Up / 08. Summertime Goodbye / 09. Want Trouble - You Got It / 10. Down On Sinner Street / 11. Forever Yours / 12. Ain't Worth A Dime / 13. Move Along / 14. So Many Seasons (Piano Version)
Beaucoup de remous sur la planète Glam en ce moment, on ne compte plus les reformations et les nouvelles sorties d’albums de groupes mythiques... c'est cette fois-ci TUFF qui nous envoie son dernier opus baptisé What Comes Around Goes Around... Again!, une sortie qui arrive pour célébrer les 25 ans du groupe (sortie de la première démo en 1987). Au programme pas mal de surprises, puisque celui-ci ressemble à une petite compilation remasterisée des pistes des 6 premières démo nouvellement enregistrées, mais aussi de quelques titres qui avaient cartonné au début des années 90. Egalement pas mal d’invités (et pas des moindres) sur cet album puisque nous retrouvons Stephen PEARCY (RATT) George LYNCH (LYNCH MOB, ex.DOKKEN) ou encore Keri KELLI, ancien guitariste du groupe. Il est vrai que ce groupe, trop méconnu en Europe, a fait les beaux jours de MTV au début des 90's (juste avant la vague Grunge) aux côtés d’autres excellents combos tel que BANG TANGO, SHOTGUN MESSIAH, SOUTHGANG ou encore PRETTY BOY FLOYD... bref, vous avez affaire à du costaud en matière de Hard U.S/Glam et cet album nous le prouve encore une fois. Du line up original, seul ne reste que le chanteur Stevie RACHELLE et le bassiste fondateur du groupe Todd CHASE rejoint aujourd'hui par le guitariste et le batteur Staffan OSTERLIND et Tod BURR, il faut dire que le groupe a souvent joué de malchance avec beaucoup de changement de musiciens durant ces dernières années, quel gachis... Les 6 premiers titres sont issus de l’album What Comes Around Goes Around (1991) dont la fameuse ballade "I Hate Kissing You Goodbye" qui n'a rien à envier aux mythiques ballades de POISON, on continue ensuite avec "So Many Seasons" mais rassurez-vous, le groupe n’a pas réalisé que des ballades même si elles restent bougrement efficaces il faut bien le reconnaitre, la preuve avec "What Comes Around Goes Around", un riff de tueur, du pur Hard U.S de grande classe, sans parler de l’excellent "The All New Generation" qui cartonna en 1991, seul regret, ne pas retrouver "American Hair Band", un des morceaux phare du groupe... Reste maintenant à découvrir les 6 pistes démos (titres que l'on pouvait déjà, pour certains découvrir sur les albums Decade Of Disrespect (1996) et Regurgitation (2000)), l’ensemble bénéficie des services de Michael RAPHAEL à la production ainsi qu’au mixage et autant le dire tout de suite, le son est énorme et les titres sont un pur condensé de Glam. Pour conclure cet album, nous avons droit à deux bonus track avec "Move Along" et "So Many Seasons" en version piano, TUFF n’ont pas fait les choses à moitié, et ceux qui ont aimé ce groupe il y a plus de 20 ans ne seront pas déçus par cet opus, bien au contraire, TUFF prouve qu’il faut de nouveau compter avec lui.
Chronique par CeD
Note : 9/10
TESTAMENT – Dark Roots Of Earth
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : Juillet 2012
Site Web : www.testamentlegions.com
01. Rise Up / 02. Native Blood / 03. Dark Roots Of Earth / 04. True American Hate / 05. A Day In The Death / 06. Cold Embrace / 07. Man Kills Mankind / 08. Throne Of Thorns / 09. Last Stand For Independence
The Formation Of Damnation était ce que l’on appelle une mise au point (poing ?), démontrer que les vieux briscards étaient toujours capable d’envoyer le bois et qu’il n’y avait pas que le Big4. De plus, cet album était aussi un retour aux racines purement Thrash après un controversé The Gathering pourtant de très bonne facture et le résultat fût… brutal, sur disque comme sur scène d’ailleurs. Dark Roots Of Earth déboule donc quatre années plus tard, inutile de vous préciser que les fans du groupe ont la bave aux lèvres à l’idée de découvrir la nouvelle livraison des Américains qui ont tout de même perdu Paul BOSTAPH au passage, c’est Gene HOGLAN qui réintègre le groupe mais en tant que membre session cette fois-ci, le line-up est fait pour faire dans l’abattage en règle et l’introduction de "Rise Up" est faite pour rassurer, riff Thrash, son de guitare caractéristique du groupe et la voix de Chuck BILLY qui ne tarde pas à venir nous titiller les tympans, le massacre est maintenant programmé. Pourtant TESTAMENT n’en n’oublie pas de se faire plus groovy de temps en temps, mettant le rouleau compresseur de côté un instant et dans cet exercice, Gene HOGLAN est un maitre, un toucher unique qui a déjà éclaboussé bon nombre d’albums de son jeu mais la paire de guitaristes n’est pas en reste, décochant des solos aussi impeccables qu’inspirés, Gary HOLT d’EXODUS doit être l’un des seuls à pouvoir rivaliser ! Devancée de 2 singles "Native Blood" et "True American Hate" efficaces et dans la droite lignée de l’album précédent, la sortie de Dark Roots Of Earth ne bénéficie pas de l’effet de surprise comme son ainé a pu l’avoir, tout le monde s’attend à la claque et à la manière d’un fils certain d’avoir fait une bêtise et attendant la baffe de son père, on reste là, sur le cul à se prendre baffe sur baffe et le pire c’est que l’on en redemande. Ce nouvel album est cependant un peu plus nuancé que Formation Of Damnation, quelques bons passages plus Heavy permettent à cet album de respirer un peu et d’appuyer encore plus sur les passages brutaux qui dynamisent cet opus, le onzième, à l’image d’un "Dark Roots Of Earth" avec ses faux airs de PANTERA de la grande époque. Avec cette impression que TESTAMENT nous propose un album aux contours très sécurisés, on s’aperçoit rapidement du contraire, le groupe s’est permis d’aller au bout de ses idées avec des titres qui se développent un peu plus longuement comme "Cold Embrace", une power ballade à la METALLICA, ou "Throne Of Thorns", dont une version plus longue encore se trouve sur la version limitée de l’album fournie avec un DVD et trois autres titres bonus également disponibles sur la version vinyle, trois reprises "Dragon Attack" de QUEEN, "Animal Magnetism" de SCORPIONS et "Powerslave" d’IRON MAIDEN (hum hum sans commentaire mais les fans de la Vierge de Fer ne devrait pas écouter cette version qui perd toute l’ambiance de l’original). Toutefois, après un début d’album marquant, le groupe semble s’enliser un peu dans sa volonté d’avancer et le tracklisting est malheureux car aucun titre n’est mauvais vraiment mais l’enchainement "Cold Embrace"/"Man Kills Mankind"/"Throne Of Thorns" est un peu difficile à appréhender alors que tout coulait très bien jusque là, des structures un peu plus complexes, des mélodies un peu plus douces, tout cela est tout à fait louable mais cela manque un peu de punch. Mais attention, je pinaille car je le répète aucun morceau n’est faible, TESTAMENT signe une nouvelle bombe Thrash, il manque juste ce petit truc qui permet de fédérer tout le public Thrash dans sa globalité comme l’ultime "Last Stand For Independence" peut le faire, simplicité, efficacité, ce titre risque de faire mal sur scène. Avec Dark Roots Of Earth, TESTAMENT continue sur sa trajectoire et reste une valeur très sure pour tout amateur voulant découvrir le Thrash Metal, on regrettera juste que le groupe n’est pas persévéré dans ses velléités plus Death de son passé, mais là, simple avis personnel.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8.5/10
TANKARD - A Girl Called Cerveza
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : Juillet 2012
Site Web : www.tankard.info
01. Rapid Fire (A Tyrant's Elegy) / 02. A Girl Called Cerveza / 03. Witchhunt / 04. Masters Of Farces / 05. The Metal Lady Boy (feat. Doro Pesch) / 06. Not One Day Dead (But One Day Mad) / 07. Son Of A Fridge / 08. Fandom At Random / 09. Metal Magnolia / 10. Running On Fumes
C’est souvent le cas avec TANKARD : au début, on ne trouve pas ça transcendant, et puis on rentre petit à petit dans le Thrash du groupe culte germanique. Ainsi, cette nouvelle fournée offre son lot de moments forts qui ne tardent pas à s’incruster dans votre tête : l’agressif et relativement sombre "Rapid Fire (A Tyrant’s Elegy)", l’endiablé "The Metal Lady Boy" (prétexte à un duo bien rentre-dedans avec Doro Pesch), le tube en puissance "A Girl Called Cerveza" et un "Son Of A Fridge" (il fallait oser nommer un morceau ainsi…) plus progressif qui lorgne quant à lui vers IRON MAIDEN, la voix râpeuse de Gerre en prime. Alors bien sûr, il ne faut pas s’attendre à voir TANKARD réinventer la roue, malgré des parties instrumentales assez subtiles. D’ailleurs, il est intéressant de constater que les morceaux orientés Heavy Metal s’avèrent souvent plus captivants que les titres Thrash, plus convenus. Mais globalement, avec ces dix titres pour 50 minutes de musique, TANKARD fait bien plus qu’assurer le boulot. Et il le fait avec humilité et un don certain pour accrocher l’oreille du metalhead. Après trente ans de carrière et quinze albums, c’est plutôt pas mal, non ?
Chronique par Morbid S.
Note : 8/10
DEVILISH IMPRESSIONS – Simulacra
Lifeforce Records
Style : Blackened Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.devilish-impressions.com
01. Icaros / 02. Legion Of Chaos / 03. Lilith / 04. Fear No Gods ! / 05. The Scream Of The Lambs / 06. Spiritual Blackout / 07. Vi Veri Vniversum Vivus Vici / 08. The Last Farewell / 09. Solitude
Simulacra est le troisième album des Polonais de DEVILISH IMPRESSIONS qui étaient restés silencieux ces 4 dernières années. Quelques changements de line-up ont fait que le groupe a du prendre plus de temps que prévu, aujourd’hui trio, le groupe s’appuie sur un mélange de Black et de Death Metal largement accompagné de claviers et d’un côté mélodique très prononcé ici. Disons le tout de suite, Simulacra est une demie déception, déception par l’intérêt que suscite ces 9 titres aussi banals que poussifs, principalement mid-tempo, jamais cet album ne prend son envol. Il y a bien quelques tentatives de Black sur "Fear No Gods !" mais rapidement les claviers engluent le tout, en effet, la production laisse beaucoup de place aux claviers qui ne font pourtant que des nappes alors que les guitares derrière semblent bien plus travaillées, cela brise grandement la dynamique de cet album déjà fragile. Ensuite, il y a cette alternance entre voix claire et voix Black qui, séparément ne sont pas mauvaises mais dont l’utilisation est d’un cliché difficile à imaginer en 2012, les Polonais utilisent de grosses ficèles pour tisser leurs morceaux et cela manque terriblement d’âme. On se ballade entre ambiance semi-gothique sur des titres tels que "Lilith" et des choses plus théâtrales comme sur "Vi Veri Vniversum Vivus Vici" mais jamais le travail fourni n’est totalement convaincant, DEVILISH IMPRESSIONS a le cul entre deux mondes, celui de CRADLE OF FILTH et celui de ROTTING CHRIST mais il n’en tire pas le meilleur des deux parties. Simulacra est donc un rendez-vous manqué pour ce trio Polonais qui avait pourtant beaucoup à gagner, annoncé comme le troisième meilleur groupe Polonais (qui sont les 2 premiers ?) par leur label désireux de défendre leur bout de gras, cela ne prend cependant pas et ce dès le premier titre "Icaros" très pompeux à l’image du reste. Nous sommes restés 4 ans sans nouvelles de ce groupe, on aurait aimé un meilleur retour aux affaires.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 6/10
JORN - Bring Heavy Rock To The Land
Frontiers Records
Style : Heavy/Hard Rock
Origine : Norvège
Sortie : 2012
Site Web : www.jornlande.com
01. My Road / 02. Bring Heavy Rock To The Land / 03. A Thousand Cuts / 04. Ride Like The Wind / 05. Chains Around You / 06. The World I See / 07. Time To Be King / 08. Ride To The Guns / 09. Black Morning / 10. I Came To Rock / 11. Live And Let Fly (Bonus track)
Certes Jorn Lande est incontestablement l'un des chanteurs les plus doués de sa génération et son implication au sein de divers groupes et projets (ARK, MASTERPLAN, AVANTASIA, ALLEN/LANDE...) lui ont permis d'acquérir une vraie renommée sur la scène Metal, mais le problème avec le Norvégien est qu'il nous a habitué au fil des ses différentes réalisations solo à nous livrer des compositions qui, bien que s'inspirant des dinosaures que sont WHITESNAKE et BLACK SABBATH (pèriode DIO), n'arrivent pas à rivaliser avec ces deux monstres du Hard/Heavy Metal, il manque bien souvent ce petit plus qui permettrait à JORN de s'imposer definitivement aux côtés de ses idoles de toujours que sont David Coverdale et Ronnie James Dio... Alors qu'en est il de ce septième album ? Pas ou peu de surprises à l'horizon, JORN nous livre comme à son habitude un album de Heavy/Hard Rock solide, "My Road" introduit l'éponyme "Bring Heavy Rock To The Land", un morceau impressionnant d'efficacité au refrain imparable qui fera sans aucun doute le bonheur des fosses lors des futures prestations du groupe... malheureusement la suite se veut moins marquante, que dire de cette reprise du "Ride Like The Wind" de Christopher CROSS que les metalleux connaissent déjà via la version qu'en avait fait SAXON en 1988, pas désagréable grace encore une fois à la voix de Jorn, mais qui n'apporte rien à l'ensemble, tout comme cette relecture inutile du "Time To Be King" de MASTERPLAN, groupe dont fait partie Jorn Lande, et qui ne diffère pas foncièrement de l'originale... Il faudra attendre le plus speed "Chains Around You" pour relancer la machine, un titre qui avec "Ride To The Guns" apportent leur touche de puissance à un album peut-être un peu trop linéaire, tandis que "The World I See" nous fait croire à une ballade puis monte progressivement en intensité, un titre lent et Heavy qui n'est pas sans rappeler BLACK SABBATH et DIO... Une fin d'album plutôt convaincante illuminée par "Black Morning", une très réussie ballade bluesy à l'esprit WHITESNAKE bien affirmé. Au final, JORN nous livre une nouvelle fois un album quelque peu irrégulier, certes Lande n'a rien perdu de son talent vocal et quelques titres tirent leur épingle du jeu mais dans l'ensemble Bring Heavy Rock To The Land manque de moments marquants... un album sympathique mais sans éclat !
Chronique par Nono666
Note : 7/10
CIRCUS MAXIMUS - Nine
Frontiers Records
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2012
Site Web : www.circusmaximussite.com
01. Forcing / 02. Architect Of Fortune / 03. Namaste / 04. Game Of Life / 05. Reach Within / 06. I Am / 07. Used / 08. The One / 09. Burn After Reading / 10. Last Goodbye
Découvert en 2005 avec The 1st Chapter, un magnifique premier album, CIRCUS MAXIMUS remettait ensuite le couvert avec Isolate en 2007, et nous prouvait ainsi que dans la sphère Progressive au sens large du terme, les Norvégiens avaient non seulement la classe, et que outre le fait de figurer en tête de liste des prétendants au titre de maitres du genre, ils survolaient, voire même volaient la vedette à certaines pointures du Metal progressif ! Attendu de pied ferme, Nine nous fait saliver avant même son écoute ! Que de sérénité me direz vous ! Bah oui, j'avoue une grande confiance en ce groupe et si ma première écoute m'avait déçue, je ne serais pas là à écrire cette chro mais plutôt entrain de chialer et d'hurler ma monstrueuse déception ! Que les fans de CIRCUS MAXIMUS se rassurent de suite, la bombe est bel et bien là, elle va vous claquer subtilement à la tronche et dieu sait comme vous allez aimer ça ! Pour simple rappel, CIRCUS MAXIMUS s'est formé en 2000 avec un line up digne des J.O., un chanteur magnifique Michael Eriksen, des musiciens au top : Lasse Finbroten (Claviers), Truls Haugen (Batterie), Glen Cato Møllen (Basse), emmenés par un Mats Haugen guitariste de talent. La claque de cet album se fait rapidement sentir, "Architect Of Fortune" donne le ton d'une virtuosité exceptionnelle, travaillée, ciselée, peaufinée, cette compo est un bijou pur, la qualité des Norvégiens nous arrive en pleine face, c'est fort et beau, la palette progressive est un must ! Que dire de "Namaste", endiablé et euphorique, au rythme efficace, simple mais qui fait mouche, ça s'enchaine, les titres se suivent et apportent tous leurs grains de mélodies, d'harmonies et de fraicheur comme "Reach Within" par exemple. Dire qu'une compo est meilleure qu'une autre serait une tâche bien délicate car cet album forme un tout, un bloc qui, avec les qualités précitées, fait merveille, une écoute d'une aisance pure, "Burn After Reading" redonne le ton Prog après quelques passages plus Heavy sur certains titres, sans doute un de mes morceaux préférés, l'atmosphère aériene, alambiquée et mordant vous enveloppe tel un brouillard euphorisant ! "Last Goodbye" vient clore Nine avec cette féroce qualité qui ne fait jamais défaut. Rien à redire si ce n'est que pour une troisième réalisation CIRCUS MAXIMUS nous prouve qu'il en a encore sous le coude aprés deux albums excellents, réussir un tel opus, ça laisse rêveur ! Sans doute le plus accessible des trois albums du groupe, Nine est une offrande de bijous musicaux, de perles fines dans un écrin de soie !
Chronique par Nigel Stargazer
Note : 9,5/10
HYPNO5E - Acid Mist Tomorrow
Klonosphere
Style : Metal Prog / Ambient-Hardcore / Psychédélique
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.hypno5e.com
01. Acid Mist Tomorrow / 02. Six Fingers In One Hand She Holds The Dawn Part I / 03. Six Fingers In One Hand She Holds The Dawn Part II / 04. Story Of The Eye / 05. Gehenne Part I / 06. Gehenne Part II / 07. Gehenne Part III / 08. Brume Unique Obscurité Part I / 09. Brume Unique Obscurité Part II
HYPNO5E pratique un Metal atypique, loin des lieux communs et des recettes couplets-refrains classiques, il nous entraîne dans un univers barré, complexe et carrément psychédélique... Les influences les plus identifiables sont GOJIRA, TOOL et PSYCUP. Très ambiancées, les compositions sont longues, froides et tordues... parsemées de nombreuses cassures, de changements d'atmosphères et de passages relativement calmes... ce qui ne donne pas un caractère vraiment accrocheur de prime abord, il faut bien l'avouer... Il faudra plusieurs écoutes pour en déceler toute la richesse structurelle et émotionnelle qui transpire sur chaque titre de l'album. Le groupe nous propose un véritable voyage parsemé d'embûches tant les points d'accroches sont difficiles d'accès... une musique plus proche d'une B.O de film (les nombreuses voix off et divers bruitages renforcent cette impression) que d'un album de Metal lambda direct et séduisant à la première écoute... on ne pourra pas certes, leur reprocher de ne pas verser dans l'originalité et la prise de risque. C'est donc très ambitieux, sombre voir malsain mais toujours passionnant... J'ai pour ma part, du mal à imaginer l'impact de cette musique sur scène tant les cassures et changements d'ambiances sont nombreux, mais leur choix de proposer de la vidéo diffusée sur écran pendant le show doit certainement créer une expérience des plus intenses. Beaucoup de passages acoustiques, de voix suaves, de climats dépressifs suivis de déchaînements électriques jouissifs à base de riffs massifs et de cris déchirés suraigus et psychotiques... Emotionnellement, la musique d'HYPNO5E va très loin et risque de vous laisser sur le carreau pour votre plus grand plaisir si vous êtes amateurs d'ambiances sombres et torturées.. une très belle et intense découverte !
Chronique par Ziltoik Skeksis
Note : 8/10