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ORPHANED LAND - All Is One

Publié le par Nono666

ORPHANED LAND – All Is One
Century Media
Style : Middle Eastern Metal
Origine : Israel
Sortie : 2013
Site Web : www.orphaned-land.com

ORPHANED LAND_All Is One



01. All Is One / 02. The Simple Man / 03. Brother / 04. Let The Truce Be Known / 05. Through Fire And Water / 06. Fail / 07. Freedom / 08. Shama’im / 09. Ya Benaye / 10. Our Own Messiah / 11. Children

ORPHANED LAND a entrainé derrière lui une ribambelle de groupes intégrant des sonorités Moyen-Orientales dans leur musique mais les Israéliens restent de loin les plus intéressants (et certainement les plus sincères). Cependant la lumière pointée sur ce groupe a pu émettre des doutes sur leur capacité à bien le vivre, l’épisode qui suivi l’album El Norra Alila et son succès soudain a laissé des traces, certes, mais des traces positives car le groupe semble plus fort que jamais. Sûr de sa musique, son guitariste et principal compositeur Yossi SASSI s’est exprimé en solo à travers un très bon album l’an passé et revoilà déjà ORPHANED LAND avec un nouvel album All Is One qui se situe sur la trajectoire d’évolution du groupe. Soyons clair, je fais partie de ceux qui pensaient que Mabool serait le dernier album tant il semblait atteindre la perfection, seulement le groupe a su muer sa musique, lui donnant un nouvel élan avec toujours en arrière plan son background venant de l’extrême. La musique du groupe a pris une tournure plus orchestrale moins axée sur le Metal Extrême, et la voix Death de Kobi se fait de plus en plus rare d’ailleurs, mais lorsque surgit le premier titre éponyme avec son armée de chœurs et ses orchestrations grandiloquentes, le feeling unique du groupe ne tarde pas à faire son effet et "The Simple Man", plus porté sur les guitares sur son début nous rappelle les racines des Israéliens avec un jeu de batterie très dynamique. Derrière les fûts, c’est d’ailleurs Matan SHMUELY qui signe là son deuxième album avec le groupe (le garçon est également occupé avec SUBTERRANEAN MASQUERADE avec deux membres de NOVEMBERS DOOM) et force est de constater que le bonhomme tape juste et bien (le break central de "Brother" et son jeu sur les toms). Kobi FARHI, quant à lui, s’il délaisse ses growls, ne manque pas de justesse dans sa voix, son chant, toujours empreint des mélodies traditionnelles, est toujours d’une justesse incroyable, jamais on ne pense que d’autres options étaient possible, un travail d’orfèvre bien servi par des guitares qui donnent également dans le dosage juste, ni trop ni pas assez, ces dernières refont des apparitions bien marquées régulièrement et le mixage de Jens BOGREN donne le mordant nécessaire. Première surprise, c’est le titre "Brother" (cf. dont vous aviez pu découvrir le clip dans la section news ), une ballade violon/piano/guitares acoustiques pleine de bons sentiments, un titre très révélateur de l’évolution du groupe mais celui-ci réussi à garder cette part de mélancolie qui fait de sa musique quelque chose d’à part, même s’il n’est pas si éloigné que cela d’un "Beloved’s Cry" dans l’intention. De même, là où le groupe restait dans des titres uniquement portés sur la musique traditionnelle, avec All Is One, comme c’était le cas avec The Never Ending Way Of ORwarriOR, ceux-ci sont mieux intégrés à un Metal bien orchestré ("Through Fire And Water"). Enfin, ceux qui apprécient le passé du groupe, le titre "Fail" renvoie vers Mabool dans sa construction mais aussi à El Norra Alila dans son riffing si reconnaissable, Yossi SASSI semble être inépuisable dans ce domaine. Avec beaucoup de franchise, si la progression du groupe, goutant de plus en plus aux sirènes du mainstream, pouvait laisser planer un doute, All Is One les efface dès la première écoute, celui-ci offre une variation dans les ambiances (bien plus qu’avant d’ailleurs) et dans les rythmiques, aucun titre faible, seul "Children" qui ferme la marche semble un peu plus convenu, ce titre parait être une extension de "Brother" avec un peu plus de bons sentiments, une longue ballade pleine de douceur, pas désagréable pour autant. All Is One vous partage entre le groove communicatif qui vous donne envie de danser (l’instrumental "Freedom" est incroyable sur ce point) et la mélancolie ambiante lorsque le tempo ne nous ramène par vers un Metal Doomisant ("Let The Truce Be Known"), encore une fois on s’était demandé comment ils pouvaient surpasser leur dernier album et bien cette question se pose de nouveau pour ce nouvel album, une vraie réussite qui prône une nouvelle fois la mixité religieuse, raciale et de toutes les classes que l’Homme a pu inventer pour essayer de se donner une sorte de hiérarchie illusoire, et comme pour l’album précédent dont les photos promotionnelles montrait les représentants de chaque religion, la cover de ce nouvel album porte très bien le message d’unité, et ça fait du bien dans les heures que vivent ce monde !

Note : 9/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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Voilà un groupe que je suis depuis sa première démo The Beloved’s Cry donc c’est toujours un plaisir de découvrir leur nouvelle offrande. Dès les premières notes de "All Is One" on est transporté, ça file des frissons, notamment lorsque les choeurs entrent en scène après les quelques notes d’instruments traditionnels. Tout y est, une pure réussite ! Avec "The Simple Man", Kobi Farhi et sa bande continuent à nous enchanter en nous proposant ce qu’ils savent faire de mieux, un savant mélange entre influences Moyen-Orientales et Métal. Le titre suivant, "Brother", est absolument magnifique, une mélodie vocale envoutante, des violons et la rythmique basse/batterie.  De véritables envolées, fermez les yeux et laissez-vous porter. Seule interrogation : "mais comment le groupe va pouvoir nous donner ces mêmes sensations en concert tant il va falloir qu’ils utilisent de parties samplées ?”  Mais c’est un autre problème, continuons à profiter de cette livraison studio. "Let The Truce Be Known", pour ce titre, le chanteur a été inspiré par un fait historique de la Première Guerre mondiale. Celui de soldats ennemis faisant un armistice spontané pendant le soir de Noel. La musique de ce titre retranscrit parfaitement ce sentiment de paix éphémère et le message que souhaite nous transmettre le groupe. "Through Fire and Water", le titre suivant, est chanté en Hébreu et en Arabe. Après une magnifique intro uniquement jouée aux instruments traditionnels, arrive le riff de guitare qui nous emporte. La voix féminine et les violons font le reste.  Vient ensuite "Fail", la plupart des paroles y sont parlées mais c’est aussi le seul titre où il y a des growls, en faisant la chanson la plus Métal de l’album. "Freedom" est un instrumental sur lequel on retrouve encore ce mélange subtil de mélodies et instruments moyen-orientaux alliés à ceux purement Rock comme la guitare électrique. "Shama’im" est chanté en Hébreu, c’est vraiment une belle chanson de musique traditionnelle moyen-orientale offerte au groupe par un artiste israélien qui est une de leurs influences. Certainement le titre le moins Métal de l’album mais pas pour autant le moins envoutant, violons, instrumentals traditionnels et surtout les choeurs féminins et masculins chantés façon musique classique, y jouent un rôle prépondérant. "Ya Benaye" est quant à elle chantée en Yéménite, comme l’était "Sapari" sur le précédent album The Never Ending Way Of ORwarriOR, on est porté par son rythme chaloupé et son refrain aux multiples voix : un titre de Moyen-Oriental Folk Metal. "Our Own Messiah", encore un titre qui réussit à nous élever, de par son rythme saccadé, ses nombreux breaks, son envolée lors du solo de guitare ou encore la mélodie vocale du refrain. Et on conclue avec "Children", le titre le plus long de l’album, une ballade aux multiples orchestrations nous emportant vers différentes émotions comme la tristesse, la mélancolie, mais toujours au final l’espoir. All Is One est tout bonnement somptueux. Les orchestrations sont majestueuses, ce mélange d’instruments traditionnels, de choeurs (féminins et masculins), d’instruments à cordes, le tout sublimant des mélodies magnifiques. Le groupe est revenu à une musique moins complexe privilégiant des mélodies plus accrocheuses. Tous les titres sont empreints, comme toujours avec ORPHANED LAND, de mélopées moyen-orientales qui nous transportent au pays des Milles et Une Nuit. Et pourtant les paroles sont bien loin de Aladin et du "Reve Bleu", véritables messages de paix, de fraternité et d’unité. En fait, j’aimerais revenir en arrière et encore pouvoir découvrir cet album afin de retrouver les premières sensations que son écoute m’a procurée tellement je suis en admiration. C’est magnifique. Juste un conseil : ruez-vous sur cet album ! All Is One fera, a n’en point douter, parti de mon Top 10 2013. Un véritable coup de coeur.

Note : 9/10

Chronique : Horaned Pinklander

 

ORPHANED LAND_Band 2013
 
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