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DEVILDRIVER - Clip The Appetite

Publié le par Nono666

DEVILDRIVER a dévoilé le clip du titre "The Appetite" extrait de l'album Winter Kills à paraitre le 27 Août prochain via Massacre Records.

 

 

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FOR MANY REASONS - Time To P(l)ay

Publié le par Nono666

FOR MANY REASONS - Time To P(l)ay
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2011
Site Web : www.formanyreasons.fr

FOR MANY REASONS_Time To P(l)ay



01. Time To Play / 02. Through My Eyes / 03. One Pound Of Flesh / 04. Can't You Feel / 05. Blood Speed / 06. Not Dead Yet / 07. Soul Sold Out / 08. My Rule / 09. Within / 10. Victim / 11. Ego / 12. Game Over / 13. The End

Tout jeune groupe formé en 2010, FOR MANY REASONS, F.M.R pour les intimes, n'en est pas moins composé de musiciens ayant déjà pas mal roulé leur bosse sur la scène extrême Française. Le combo est en effet constitué de deux ex-membres de DESTINITY (David Boutarin et André Bermudez), de Candy, bassiste de BENIGHTED et de Florian Cellard à la batterie. Avec un tel pédigrée, vous vous doutez bien que les p'tits gars de FOR MANY REASONS ne font pas dans la dentelle, c'est de Death Metal dont il est question ici, un Death plutôt mélodique et d'une grande efficacité... Ce qui frappe à l'écoute de Time To P(l)ay, et bien que n'étant qu'un premier effort, c'est cette maturité affirmée qui émane de ces 12 compositions particulièrement travaillées, il se dégage de ce premier album quelque chose de Suédois, il y a cette influence "Made in Gothenburg", cette façon d'allier puissance, brutalité et mélodie qui permet de rapprocher nos Lyonnais d'un groupe comme HYPOCRISY ("Can't You Feel"), ça tabasse en régle du début à la fin, aucun temps mort, aucune baisse d'intensité, pas même le temps d'"Ego" qui voit l'incursion d'une voix féminine, un titre certes plus mélodique mais tout aussi efficace. FOR MANY REASONS envoie le bois et se révèle comme l'un des groupes le plus prometteur de la sphère Death Metal hexagonale, ne passez pas à côté de ce Time To P(l)ay, vous risqueriez de le regretter tant cet album a des allures de futur incontournable du genre... un must incontestablement !

Note : 8,5/10

Chronique : Nono666

 

FOR MANY REASONS_Band 2011
 

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DOWN - Diary Of A Mad Band

Publié le par Nono666

DOWN – Diary Of A Mad Band
Down Records
Style : Southern Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2010
Site Web : www.down-nola.com

DOWN_Diary Of A Mad Band



01. Losing All / 02. Lifer / 03. Lysergic Funeral Procession / 04. Rehab / 05. Temptations Wings / 06. Ghost Along The Mississippi / 07. Learn From This Mistake / 08. Hail The Leaf / 09. New Orleans Is A Dying Whore / 10. Lies (I Don't Know What They Say But) / 11. Underneath Everything / 12. The Seed / 13. Eyes Of The South / 14. Jail / 15. Stone The Crow / 16. Bury Me In Smoke

Attendu de très longue date, ce double album live se voit également gratifié d’une sortie en DVD, le projet date tellement que l’on y retrouve ici que des titres des 2 premiers albums, NOLA (1995) et Down II : Bustle In The Hedgerow (2002) enregistrés sur différentes dates des différentes tournées que les Américains ont pu donner à travers le monde. Cet album live renferme donc des titres à l’énergie bien plus primaire que ce que DOWN a pu proposer sur le troisième album, toutefois on remarque facilement la direction bien plus Southern du deuxième album lorsque débarque "Lysergic Funeral Procession" enchainé aux "Losing All" et "Lifer", dédicacé à "ceux que l’on a perdus par le passé", bien plus Rock/Metal, Phil ANSELMO s’en tire à merveille derrière le micro et la sensibilité du gaillard se ressent énormément sur les parties les plus Blues ("Jail"). Et puis il y a ces zicos hors pair, Pepper KEENAN (CORROSION OF CONFORMITY), Kirk WINDSTEIN (CROWBAR), Rex BROWN (ex-PANTERA) et Jimmy BOWER (EYEHATEGOD) accompagnés par Ross KARPELMAN aux claviers, une belle bande de potes en fait plus qu’un super groupe, ces gars là partagent le même amour pour la musique fumée et graisseuse sans occulter leurs racines Bluesy et bénéficie sur ce Diary Of A Mad Band d’une production au poil pour s’exprimer, la lourdeur des riffs est présente mais les mélodies, très importantes, sont bien mises en valeur alors que la voix de Phil s’intègre à merveille, que peut-on demander de plus à un album live d’un groupe dont les titres sont déjà des tueries sur CD et que leur interprétation live est sans faille ? Exit là les problèmes vocaux de Phil ANSELMO qui fut à la rue sur de nombreuses représentations live, pourtant, un point reste pour moi un mystère, comment un groupe prônant la simplicité, l’esprit roots peut-il laisser son frontman et vocaliste faire de tels discours entre les titres au contenu si Américanisé avec des "fuck/ fuckin’" à tout va, ceci a plutôt le don d’irriter plus que de motiver mais passons, ce n’est qu’un détail. Mais quelle ambiance sur des "Learn From This Mistake", "Stone The Crow" classique parmi les classiques ou  "Bury Me In Smoke", le public répond présent à tous les instants, un beau témoignage de la crédibilité de ce groupe qui n’a surtout pas usurpé son statut.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

DOWN__Band
 

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PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS - Walk Through Exits Only

Publié le par Nono666

PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS - Walk Through Exits Only
Housecore Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.philanselmo.com

PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS_Walk Through Exits Only



01. Music Media Is My Whore / 02. Battelion Of Zero / 03. Betrayed / 04. Usurper Bastard's Rant / 05. Walk Through Exits Only / 06. Bedroom Destroyer / 07. Bedridden / 08. Irrelevant Walls And Computer Screens

Phil Anselmo, l'hyperactif de la musique Metal, qui n'hésite pas à sauter d'un genre à l'autre, à participer à plusieurs projets en même temps qu'il est en tournée, tout en gérant son label, sort enfin son projet « solo », Walk Through Exits Only, et si le gaillard n'a jamais fait dans la dentelle, on peut dire que là ça grimpe d'un cran. Que l'on veuille comparer cet album à du DOWN, du PANTERA ou à SUPERJOINT RITUAL, on se cassera les dents. Avec un rythme effréné, un chant hurlé plus que hargneux, des structures carrées qui partent dans tous les sens, difficile de se raccrocher au passif de Monsieur Anselmo pour se construire la genèse de cet album. Et tant mieux ! Car à force d'être partout, on pourrait redouter des redondances, mais c'est là que le véritable talent et la créativité authentique entrent en jeu. On connaît le Anselmo de PANTERA, celui de DOWN, et cet album solo, est-ce maintenant que l'on rencontre enfin le vrai Anselmo ? Trêve d'analyses emberlificotées de la personnalité multiple et inventive en diable d'un musicien respecté qu'on l'aime ou pas. Walk Through Exits Only est du concentré de rage. La mise en bouche, "Music Media Is My Whore", pas même deux minutes de durée, mais c'est assez pour montrer que monsieur est vraiment bien énervé. Et ce sera ce tarif là durant les 40 minutes de l'album. Des rythmes saccadés, voire stroboscopiques ("Battalion Of Zero" en est le parfait exemple), des mélodies qui peuvent paraître minimales mais avec une puissance de frappe énorme, et les cris enragés d'Anselmo au micro. On se situe à la frontière du Thrash et du Death, donc bien loin de DOWN, et il faut bien avouer que parfois, j'aurais aimé entendre un passage plus posé, une voix plus chantée que criée… Il faut entendre "Betrayed" pour se rendre compte qu'il est difficile de reprendre son souffle, donc l'album en un coup est peu digeste. On a de belles cassures de rythme, mais au niveau des mélodies, chaque morceau se restreint au minimum, du type « thème et très peu de variations ». C'est pas désagréable parfois de se prendre une patate (si si, ça réveille), mais on en apprécie d'autant plus la force quand on s'essuie le visage dans un chiffon de velours juste avant : le problème de Walk Through Exits Only, c'est qu'on se fait tellement tabasser qu'à force on ne sent plus rien. Sur le morceau éponyme, on a droit à un petit ralentissement à la fin, ce qui fait un bien fou vu l'hystérie de "Walk Through Exits Only" dès le début du morceau, mais hélas, ça manque encore un peu de nuance, et c'est tellement dommage qu'Anselmo ne se serve pas de toutes les possibilités de sa voix, en variant un peu son timbre. On trouvera également une accalmie à la fin de "Bedroom Destroyer", mais étrangement, malgré des guitares plus atmosphériques, voire un peu « post », on reste à l'affût de la prochaine beigne. On a bien raison. Encore une bonne dose de violence, avant que l'album s'achève sur une pincée de douceur presque bruitiste qui s'évanouit doucement après une courte de reprise de la mélodie. Une fin toute en contrastes et qui donne envie de dire : « ? ». C'est toujours plaisant de voir qu'un musicien très actif ne manque pas d'inspiration, mais c'est encore mieux si l'auditeur peut, quant à lui, reprendre sa respiration. Le rythme est trop frénétique, même s'il correspond tout à fait à la violence des paroles, et il nous est difficile de nous fixer sur un morceau sans éprouver une impression de « trop plein ».

Note : 6,5/10

Chronique : Nastassja

 

PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS_Band
 

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FOR MANY REASONS - Make Your Own

Publié le par Nono666

FOR MANY REASONS - Make Your Own
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.formanyreasons.fr

FOR MANY REASONS_Make Your Own



01. Hell / 02. Way / 03. Hole / 04. Sky / 05. Colors / 06. Truth / 07. Silence / 08. Funeral

Deux ans après le très bon Time To P(l)ay, le quatuor lyonnais de Death metal FOR MANY REASONS (FMR) revient avec Make Your Own, en digipack, avec un visuel qui a clairement plus de gueule que le précédent. Si les FMR distillent avec brio un Death Metal très technique, à la fois mélodique et puissant, ce qui frappe sur ce deuxième rejeton, c'est la différence de son. Oui. Si parfois sur Time To P(l)ay on pouvait ressentir comme un petit effet « brouillon », avec un son massif mais qui parfois avait tendance à s’emmêler les pinceaux, cette fois-ci c'est clair et concis. On peut quand même regretter que sur certains passages, la voix soit bien trop en retrait par rapport aux guitares. Du premier album du groupe on retiendra les rythmes effrénés (le combo "One Pound Of Flesh" / "Can't You Feel" par exemple, ou "Not Dead Yet" tout simplement énorme), une belle puissance de frappe, ce qui en faisait un très bon premier album qui laissait augurer le meilleur. Donc ? Et bien on a ici droit à un album plus mature, tout aussi puissant mais qui semble aussi plus réfléchi, plus calme en quelque sorte, ou peut être simplement plus sombre. Pour illustrer, le morceau "Hole", le troisième de l'album, me semble un bon exemple, avec des riffs qui tirent vers le Doom, un rythme assez lent qui laisse le temps de profiter d'une mélodie émouvante soutenue par une basse solide. Une intermède au piano, un passage au chant clair peut être un peu maladroitement exécuté (mais peut être est-ce l'effet recherché) mais soutenu par un effet sur la voix qui donne un supplément « fragilité » à cette petit pause dans le morceau. Sur ce titre, les  samples de cordes sont utilisés de manière très parcimonieuse, ce qui est très appréciable (question de goût, mais c'est ce qui m'avait beaucoup gênée à la première écoute). Je spoile mais la fin de ce morceau est magistrale : des guitares saccadées, une belle montée en puissance, pour finalement s'achever sur un piano solo. Ce morceau est très réussi : bien construit, un mélange de puissance et d'un sentiment diffus de désespoir, qui amorce le diptyque avec le morceau suivant, "Sky", très aérien et mélodique. La transition est parfaite entre ces deux morceaux, et illustre bien le travail de construction opéré par FMR sur Make Your Own. On aura aussi droit à du un peu plus énervé, avec "Colors" par exemple, avec des rythmiques variées, un contraste entre les ambiances et le beau travail effectué sur les effets et les samples (violons, piano ...). Même regain d'énergie sur "Silence" (morceau qui a servi à l'un des teasers diffusés par le groupe). Si FMR n'a strictement rien à voir avec le groupe GRAYCEON, j'ai bizarrement immédiatement fait l'amalgame avec le morceau "Love Is A Dream" pour les chœurs de voix. Cet album a été mixé et masterisé par monsieur Dan Swano, et si c'est manifestement à cette collaboration fructueuse que l'on doit le « nouveau son » donné à la musique de FMR, on notera aussi que Monsieur Swano a prêté sa voix sur le morceau "Truth". Ce n'est d'ailleurs pas le seul invité sur cet album, puisque la voix féminine sur "Funeral" n'est autre qu'Anneke von Giersbergen. Comme précédemment mentionné, avec des teasers diffusés au compte goutte, il fallait que la livraison soit à la mesure de l'attente : c'est tout à fait le cas. Make Your Own est un album très riche, qui se redécouvre à chaque écoute. Seules restent à déplorer quelques faiblesses sur les passages en chant clair, parce qu'il faut bien trouver quelque chose à dire, et je me félicite de ne pas m'être arrêtée à ma première écoute. Il faut creuser, et quand on ne tape pas dans du « easy listening », c'est un vrai plaisir de persévérer et de se rendre compte de tout ce qu'on a loupé précédemment. Un grand bravo donc, et on se demandera forcément, après Make Your Own, à quoi pourra bien ressembler le prochain. Vivement  !

Note : 8,5/10

Chronique : Nastassja

 

FOR MANY REASONS_Band 2013
 

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DARK AGE - Clip Afterlife

Publié le par Nono666

Afin de vous donner un avant gout de A Matter Of Trust, le nouvel album de DARK AGE à paraitre le 6 Septembre prochain via AFM Records, les Allemands viennent de publier un clip réalisé pour le single "Afterlife".

 

 

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BLAZE BAYLEY - Soundtracks Of My Life

Publié le par Nono666

L'ex chanteur d'IRON MAIDEN, BLAZE BAYLEY publiera le 31 Octobre prochain un double album retraçant l'ensemble de sa carrière, son nom : Soundtracks Of My Life.

Tracklist Soundtracks Of My Life (2013) :
CD 1 : 01. Man Who Would Not Die / 02. Ghost In The Machine / 03. Stare At The Sun / 04. Robot / 05. Kill & Destroy / 06. Silicon Messiah / 07. The Brave / 08. The Launch / 09. King Of Metal (Remixed by Rick Plester) / 10. Rainbow Fades To Black / 11. Samurai / 12. Blackmailer / 13. Watching The Night Sky / 14. Speed Of Light / 15. Soundtrack Of My Life
CD 2 : 16. Russian Holiday (Acoustic feat. Thomas Zwijsen) / 17. Clansman (Acoustic feat. Thomas Zwijsen) / 18. Voices From The Past / 19. Tenth Dimension / 20. Blood And Belief / 21. 10 Seconds / 22. Leap Of Faith / 23. Tough As Steel (Blaze Version) / 24. Comfortable In Darkness / 25. Living Someone Elses Life / 26. The Day I Fell To Earth / 27. Motherfuckers R Us / 28. Wonderful Life (SINNERGOD feat. Blaze Bayley) / 29. Hatred (new song) / 30. Eating Children (New Song)

 

BLAZE BAYLEY_Soundtracks Of My Life
 

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GRASPOP METAL MEETING - 30 Juin 2013

Publié le par Nono666

 

GRASPOP 2013

 

GRASPOP METAL MEETING
Dimanche 30 juin 2013
Dessel (Belgique)


 
La vie vous impose ses propres priorités. Et même si cela fait parfois sourire les plus jeunes - qui n'y voient qu'une passion « feu de paille » mise de côté avec l'âge - on se voit petit à petit contraint de faire des choix. C'est ainsi que, par exemple, on en vient à n'assister qu'à une unique journée d'un festival qui propose pourtant une affiche très alléchante sur trois jours... Too Bad ! Ce petit brin de nostalgie passé, nous ne crachons pas dans la soupe et sommes heureux de nous rendre dans ce beau pays qu'est la Belgique afin de prendre part, le temps de quelques heures, à cet immense festival qu'est devenu le Graspop, sorte d'attrape-touristes version metal qui a bien changé depuis notre première incursion, en 2004. Pour illustrer cet état de faits, sachez que le prix du ticket pour une journée est à peine moins cher que le pass 3 jours il y a neuf ans !

Notre premier concert du jour se déroulera sous le Metal Dome, le plus petit chapiteau du festival. Celui-ci est cependant bien garni et je suis particulièrement curieux de voir ce que vaut RED FANG en live. Eh bien la réponse est simple : la même chose que sur album ! Un bon gros stoner énergique aux relents pop et doté d'un certain sens de l'humour. Seulement voilà, comme le laissait penser l'album Murder the Mountains, lorsque RED FANG joue des « tubes » de la trempe de "Hank Is Dead", "Wires" ou "Prehistoric Dog",  le public est tellement enthousiaste (à raison, tant ces titres foutent le feu sur scène) que le reste du répertoire en souffre considérablement. Dommage ! Un bon concert néanmoins.

RED FANG_Graspop 2013_01


Il est temps de faire une première pause et d'aller se délester de quelques dizaines d'euros sous le Metal Market, dont l'entrée coûte un ticket boisson, soit 2,50 €. Où somme-nous, à Disneyland ? Depuis notre dernier passage sur le festival belge, en 2009, certaines modifications importantes ont vu le jour. L'une d'entre elles est la disparition des écrans géants dans les grands chapiteaux baptisés Marquee 1 et 2. A la place, on en trouve désormais un seul disposé, avec une sono, à quelques mètres de chaque chapiteau. Une bonne idée, à priori : si l'on est pas fan d'un groupe mais que l'on souhaite jeter un œil curieux sur sa prestation (en s'envoyant une Jupiler fraîche, par exemple !), on laisse ainsi la fosse libre à ceux qui aiment vraiment. Là où le bât blesse, c'est lorsque des hordes de metalheads bien inspirés s'installent par terre, devant lesdits écrans, et bloquent carrément l'accès aux chapiteaux. Intelligence, quand tu nous tiens...

C'est par ailleurs grâce à ce système d'écran que nous apprécions deux ou trois morceaux de GHOST, qui draine une imposante foule sous la tente n°1. Incroyable de constater le succès de ce groupe auprès d'un public littéralement âgé de 7 à 77 ans, bien que le nombre de t-shirts à l'effigie du mystérieux combo suédois portés sur le site nous avait mis la puce à l’oreille. Et il faut bien admettre que, même si sa musique me laisse un peu de marbre en studio, sa performance scénique est plutôt captivante, si l'on excepte la gestuelle un brin trop théâtrale de son vocaliste, le célèbre Papa Emeritus.

Setlist : Infestissumam / Per Aspera ad Inferi / Con Clavi Con Dio / Elizabeth / Death Knell / Year Zero / Ghuleh/Zombie Queen / Ritual / Encore: Monstrance Clock

Retour sous le Metal Dome pour apprécier le gig de THE SWORD, qui va clairement se situer à l'opposé de celui de RED FANG, bien que les deux formations américaines pratiquent des styles « cousins ». THE SWORD propose une performance bien plus hypnotique et ambiancée, baignée de superbes lumières à dominantes bleues ou vertes selon les morceaux. La communication avec le public est réduite à son minimum et le groupe déploie un arsenal de riffs et de grooves à la fois prenants et entraînants, relevé d'un chant chaleureux au charme légèrement robotique. A l'évidence, une autre formation à découvrir sur scène, même si vous n'êtes pas particulièrement séduit par ses albums. Ce groupe qui, en schématisant, est une sorte de version moderne de BLACK SABBATH (dans ce qu'il a de plus rythmé), nous a mis une belle baffe !

Nous profitons de quelques minutes de répit pour apprécier (sur écran) le "Soldierhead" de NEWSTED balancé en deuxième position sur la setlist, et on se dit que ce morceau speedé est une très belle carte de visite pour ce nouveau groupe bâti autour de Jason Newted (basse & chant, ex-METALLICA). Lorsque nous repassons devant le Marquee 2, à la fin du set, Jason Newsted est en train de se mettre le public dans la poche avec une version bien brutale de "Whiplash" (METALLICA), titre sur lequel il brillait déjà au chant durant sa carrière avec le géant ricain. On en profite pour remarquer que nous avions vu juste : avec son répertoire certes pas inoubliable mais très efficace, Newsted prouve qu'il était bien plus qu'un frontman en herbe : un musicien expérimenté capable de porter un concert sur la base de son charisme et de son énergie.

Setlist : Heroic Dose / Soldierhead / ...As the Crow Flies / Godsnake / King Of The Underdogs / Long Time Dead / Twisted Tail Of The Comet / Skyscraper / Whiplash (Metallica cover)

NEWSTED_Graspop 2013_04


Le concert d'IRON MAIDEN de ce soir est proche en bien des points de celui que vous a décrit Aymerick dans son report du Sonisphere d'Amnéville, trois semaines auparavant. Cependant j'aurais la dent moins dure que mon collègue envers Bruce Dickinson. Mais que voulez-vous, il faut bien que l'ami Painless compense sa désertion capillaire par une certaine amertume envers le vocaliste à la chevelure toujours aussi dense à 55 ans ! Je trouve personnellement que le fait que Dickinson court moins souvent en long et en large de l'immense scène ne lui donne que davantage de charisme, surtout vêtu de cette redingote qui colle à merveille au concept de Seventh Son.... De plus, la prestation de MAIDEN est plus dynamique qu'au Sonisphere, et Dickie de lâcher dès "Moonchild" ce cri aigu hallucinant qu'il réserve habituellement à "The Number Of The Beast" ou "Run To The Hills". Un show plus intense donc, même si les tempi sont effectivement ralentis (là aussi de façon moins flagrante qu'à Amnéville). Ceux qui ont décortiqué le DVD Maiden England '88 y verront certainement l'influence d'Adrian Smith, le membre du groupe qui a le plus pesté contre cette accélération systématique des morceaux en conditions live. Mais l'adrénaline, qu'est-ce qu'il en fait le père Smith, lui qui est certes le guitariste au style le plus « flamboyant » du groupe, mais aussi le membre le plus flegmatique ? Un bon concert donc, mais qui voit globalement IRON MAIDEN lutter avec son âge. Est-on en train d'assister au « début de la fin » de cette légende ? Non ! Car il y a encore de la marge avant d'assister à un show au rabais donné en roue libre par des musiciens qui ne sont là que dans le but d'entretenir leurs trains de vie douillets. Reste cette setlist plutôt à côté de la plaque, une mauvaise habitude chez le sextet british.

Setlist : Moonchild / Can I Play With Madness / The Prisoner / 2 Minutes To Midnight / Afraid To Shoot Strangers / The Trooper / The Number Of The Beast / Phantom Of The Opera / Run To The Hills / Wasted Years / Seventh Son Of A Seventh Son / The Clairvoyant / Fear Of The Dark / Iron Maiden / Encore: Churchill's Speech / Aces High / The Evil That Men Do / Running Free
    
Chose inhabituelle pour moi qui suis grand fan de MAIDEN depuis des siècles, je quitte la scène principale dans le but de me placer au plus près de celle du grand chapiteau baptisé Marquee 1. Car celle-ci va accueillir, d'ici une demi heure, une autre légende dont je suis un fervent supporter depuis des lustres : KING DIAMOND ! Ne cherchez donc aucune trace d'objectivité dans ce qui va suivre, il n'y en a pas ! Des grilles de cimetière barrent entièrement le devant de la scène pour un effet déjà vu en photo, mais bien plus saisissant en réalité (elles ne seront ôtées qu'au bout de quelques morceaux). Et c'est sur un terrifiant "The Candle" que déboule le King, sur fond du désormais célèbre décor façon château hanté, le tout complété de superbes lumières.

KING DIAMOND_Graspop 2013_04

Le public est tout de suite très démonstratif et chante très fort les « oh oh » du thème de ce morceau. Reflet magique d'une époque que je n'ai pas connu (je n'allais quand même pas commencer à sécher les cours dès le CP!) et qui a vu le chanteur danois enflammer les foules. Le son s'avère puissant et relativement clair d'entrée de jeu, et la setlist est plutôt équilibrée : un titre de chaque album, deux pour Abigail (1987) et Conspiracy (1989), et une impasse sur House Of God (2000), Abigail II: The Revenge (2002) et The Puppet Master (2003). Le groupe est très affûté, bien que Matt Thompson, qui demeure un batteur très compétent, n'atteigne pas l'intensité d'un Mikkey Dee par exemple. Les guitaristes Andy LaRoque et Mike Wead s'en donnent à cœur joie - notamment lors d'un instrumental de haute volée que je n'ai pas pu identifier - et le bassiste Hal Patino est presque effrayant, très charismatique. Le King chante bien, très bien même, mais ma mauvaise foi de fan m'interdit de penser ne serait-ce qu'un instant qu'il est aidé par une quelconque technologie ! Il est par contre acquis que le vocaliste est, depuis une décennie, soutenu par sa choriste (et épouse) Livia Zita même si cela s'entend assez peu ce soir. Ladite miss, « dissimulée » sur un côté de la scène, est d'ailleurs fort discrète, dommage ! Bien inutile en revanche que ce playback (sans micro cependant, comme pour montrer qu'il ne cherche à tromper personne) que nous joue King Diamond sur l'intro de "At The Graves". Nous avons ensuite droit à un petit florilège de morceaux extraits d'albums plus récents. Voilà qui est fort bienvenu, même si le choix de deux titres aussi atmosphériques qu' "Up from The Grave" (très acclamé... Je ne serais finalement pas le seul à avoir acheté The Graveyard en 1996 ?!) et "Shapes Of Black" (issu du médiocre dernier album en date, Give Me Your Soul... Please de 2007) peut sembler étrange, mais c'est là chipoter comme on dit. On retiendra surtout de cette partie du concert un fantastique "Voodoo" lors duquel l'actrice Jodi effectue une chorégraphie simulant une possession démoniaque et jette au public des regards hallucinés. Très franchement, j'avais toujours pensé, en voyant des photos live, que sa présence sur scène devait être assez anecdotique, alors qu'il n'en est rien, si l'on excepte l'utilisation de quelques accessoires au rabais (le masque de Grandma, le poupon sensé représenter le corps d'Abigail La'Fey, etc.).

KING DIAMOND_Graspop 2013_06

Mais revenons au concert dont la dernière partie a de sérieuses allures d'apothéose. Le groupe y interprête le monumental et doomy "Eye Of The Witch", deux pépites du répertoire de MERCYFUL FATE dont un "Evil" bien brutal, et deux classiques issus d'Abigail. C'est donc sur un "Black Horsemen" définitif que s'achève le rêve éveillé, avec dix minutes d'avance sur l'horaire prévu. Dommage que le groupe n'en ai pas profité pour balancer un dernier "No Presents For Christmas", mais il faut dire que le show a été mené tambour battant. Un show qui aura été bien plus qu'un simple pèlerinage pour moi, et encore bien plus qu'une occasion de voir une légende avant qu'elle ne disparaisse. Ni plus, ni moins qu'un vrai bonheur de pouvoir constater que King Diamond, en dépit d'albums parfois inégaux, reste un performer hors normes, doté d'un groupe impeccable. Une véritable expérience capable de toucher n'importe-quel amateur de musiques extrêmes, pour peu qu'il ne soit pas réfractaire à ce côté grand-guignolesque.

Setlist  : The Candle / Welcome Home / At The Graves / Up From The Grave / Voodoo / Dreams / Sleepless Nights / Shapes Of Black / Come To The Sabbath (MERCYFUL FATE) / Eye Of The Witch / The Family Ghost / Evil (MERCYFUL FATE) / Black Horsemen

KING DIAMOND_Graspop 2013_05

 

Cette avance sur le planning me permet de voir le dernier morceau de TESTAMENT, un "Alone In The Dark" sur lequel Chuck Billy (chant), très démago, fait trop longuement participer le public. Il est par contre assez bizarre de voir la légende californienne se produire devant une foule très éparse, le chapiteau étant, à vue de nez, rempli pour un tiers de sa capacité, tout au plus. Une autre fois, peut-être !

Setlist : Rise Up / More Than Meets The Eye / The Preacher / The Haunting / Native Blood / True American Hate / Dark Roots Of Earth / Into The Pit / Practice What You Preach / The New Order / Over The Wall / Disciples Of The Watch / D.N.R. (Do Not Resuscitate) / 3 Days In Darkness / The Formation Of Damnation / Encore: Alone In The Dark

Il est temps de reprendre le chemin en sens inverse et de retrouver la dure réalité. Mais l'avantage, lorsque l'on est en terre belge, c'est que l'on peut se consoler en faisant quelques emplettes sur le chemin du retour, blurp !

Report : Morbid S.
Photos : Skynet.be

 

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FATES WARNING - Nouvel album

Publié le par Nono666

FATES WARNING (Progressive Metal) publiera son nouvel album intitulé Darkness In A Different Light le 27 Septembre prochain via InsideOut Music.

 

FATES WARNING_Darkness In A Different Light
 

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JEX THOTH - Blood Moon Rise

Publié le par Nono666

JEX THOTH – Blood Moon Rise
I Hate Records
Style : Psychedelic Rock/Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jexthoth.net

JEX THOTH_Blood Moon Rise



01. To Bury / 02. The Places You Walk / 03. The Divide / 04. Into A Sleep / 05. And The River Ran Dry / 06. Keep Your Weeds / 07. Ejhä / 08. The Four Of Us Are Dying / 09. Psyar

Deuxième album seulement pour ce combo Américain qui jouit déjà d’une enviable réputation. Il est vrai que si le groupe surfe en apparence sur la vague revival qui a vu JESS AND THE ANCIENT ONES, GRAVEYARD, BLOOD CEREMONY et tant d’autres arriver sur le devant de la scène, la qualité de ses sorties en fait un représentant des plus dignes. Fort d’une personnalité affirmée et d’un sens de l’expérimentation 70’s, le groupe nous dégoupille quelques refrains imparables comme sur "The Places You Walk" ou "Keep Your Weeds" mais ce sont les titres comme "Into A Sleep" foncièrement plus Doom nous transportant dans un univers grisâtre digne de BLACK SABBATH ou "And The River Ran Dry" et son âme issue des plaines ambiantes et psychédéliques de PINK FLOYD. En effet, c’est bien là une différence majeure avec la vague actuelle, JEX THOTH ne s’arrête pas à un Rock 70’s souvent popisant mais vient avec ses influences plus sombres et moins immédiates pour un cocktail simplement jouissif. Pour autant, il ne faut pas voir en ces Américains un ersatz de ces groupes œuvrant il y a quarante ans car il y a avant tout une maitrise et une nature musicale toute autre que ces illustres ancêtres, les sonorités, si elles empruntent au côté expérimental des 70’s, gardent toutefois une modernité dans les structures et les effets utilisés (notamment sur les guitares). Et puis, il y a cette voix, cette fameuse Jex THOTH dont le timbre oscille parfois entre Anneke VAN GIERSBERGEN ("The Four Of Us Are Dying") et l’héritage de COVEN. Alors c’est vrai que sans aller à l’expérimentation à outrance, JEX THOTH réussit un bon compromis entre délicatesse, son roots, esprit de liberté et mélodies envoûtantes, dont le solo final de "Psyar" est une fidèle représentation, pour un Blood Moon Rise dont on a bien du mal à se défaire. Sans aucun doute, une vraie réussite largement destinée aux amateurs de son roots 70’s aux contours grisâtres.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

JEX THOTH_Band 2013
 

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