MANIMAL - Multiplicity
Autoproduction
Style : Open Death
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/manimale

01. Michael / 02. Nicholas / 03. Ben / 04. Corey / 05. Christian / 06. Laura / 07. Frank / 08. Scottie / 09. Edmond
MANIMAL, je ne connaissais que de loin, quelques morceaux au hasard, il y a longtemps, et ce groupe toulousain (qui a annoncé son split, je tombe au bon moment on dirait…) m’a enchantée à l’écoute de Multiplicity. S’ils se qualifient de groupe d’ « open death », on dirait un savant mélange de Death, de Thrash et de Metalcore (si, si, désolée, la voix quoi, Julien Cassarino, l’ex PSYKUP). Un groupe qui envoie, qui se fait plaisir, adepte des ruptures de rythmes et des contrastes. Sur Multiplicity, neuf morceaux, neuf prénoms, pour un album agréablement schizophrénique qui passe sans prévenir du chant guttural grave au hurlement hystérique, pour enchaîner sur du chant clair. "Scottie", avec son intro à la SYSTEM OF A DOWN et sa rapidité, décoiffe complètement, c’est comme donner du Guronsan à un hyperactif (à ne pas faire), c’est presque trop tellement c’est fou, mais tellement jouissif. L’album en général souffre parfois de quelques redondances : comme c’est toujours du « trop », on a parfois envie de répondre « avec modération les gars », et la dernière chanson… On se demande si c’était pour le même album (bien sûr, puisqu’ils se séparent…), c’est mielleux, c’est étrange, pour clore ce concentré d’énergie déglinguée. Dès l’intro du premier morceau ("Michael", nice to meet you…), la couleur est annoncée, et c’est parti pour une grosse demie heure (37 minutes, l’album est court, on peut bien se permettre de risquer d’y perdre le souffle) de délire, de gros riffs, d’une batterie parfaitement maîtrisée (de la double pédale en veux-tu, en voilà, des ruptures de rythme à se demander comment il a fait pour ne pas s’emmêler dedans), un chanteur au mieux de sa forme… Bravo MANIMAL, c’est du lourd ! Et bonne chance pour la suite...
Chronique par Nastassja
Note : 8/10
