ANGEL WITCH - As Above, So Below
ANGEL WITCH - As Above, So Below
Rise Above Records
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : Mars 2012
Site Web : www.myspace.com/youranangelwitch
www.facebook.com/angelwitchofficial
01. Dead Sea Scrolls / 02. Into The Dark / 03. Gebura / 04. The Horla / 05. Witching Hour / 06. Upon This Cord / 07. Guillotine / 08. Brainwashed
Formé en 1977, ANGEL WITCH sortit en 1980 un des albums les plus influents de la fameuse New Wave Of British Heavy Metal (NWOBHM) : l'éponyme Angel Witch qui lui valu le statut de groupe culte. Deux autres albums (Screamin' n' Bleedin' et Frontal Assault) verront ensuite le jour jusqu'en 1986... Depuis, même si Kevin HEYBOURNE, dernier membre fondateur encore présent, n'est pas resté inactif, nous attendions toujours un hypothétique retour discographique des Anglais, il nous aura donc fallu attendre quelques 26 ans pour enfin voir débouler cet inespéré As Above, So Below au doux parfum 80's. Officiant aujourd'hui sous la forme d'un trio (Kevin HEYBOURNE - chant/guitare, Will PALMER - basse et Andrew PRESTIDGE - batterie), ANGEL WITCH reprend les choses là où il les avait laissé avec Frontal Assault (1986), nous proposant sur ce nouvel opus, faisant un pont entre passé et présent, 4 anciens titres inédits datant de 1983/1984, voire plus anciens ("Into The Dark") ainsi que 4 nouvelles compos, mais rassurez-vous aucune différence de style ne se fait sentir... "Dead Sea Scrolls" ouvre l'album et nous voilà reparti au coeur des eighties, cette ancienne compo est dans un registre Heavy traditionnel des plus pur, une mélodie de toute beauté, des soli impeccables et la voix de Kevin HEYBOURNE, absolument magnifique, n'a pas pris une ride, mieux, elle est aujourd'hui bien mieux maitrisée, et il en sera de même sur tout l'album... "Into The Dark" et "Upon This Cord" à l'ambiance sombre nous permettent d'apprécier quelques développements légèrement Doom... Au rayon des nouveautés, "Gebura" est un titre rapide doté, encore une fois, de soli inspirés se révèlant particulièrement efficace tandis que "The Horla" est une bien belle pièce de 7.30 qui s'impose comme l'un des titres phare de l'album... Avec As Above, So Below, ANGEL WITCH perpétue la tradition d'un Heavy Metal de grande classe et nous prouve qu'il est encore là, 35 ans après, bien vivant et plus en forme que jamais ! ANGEL WITCH, un groupe du présent ? Assurémment !!!
Chronique par Nono666
Note : 8,5/10
GALADRIEL - Artwork dévoilé
DEW-SCENTED - Détails nouvel album
Les Allemands de DEW-SCENTED sortiront leur prochain album Icarus le 27 juillet en Allemagne, en Suisse et en Autriche et le 30 juillet dans le reste de l'Europe via Metal Blade Records.
Tracklist Icarus (2012) :
01. Hubris (Intro) / 02. Sworn To Obey / 03. Thrown To The Lions / 04. Storm Within / 05. Gleaming Like Silver / 06. By My Own Hand / 07. The Fall Of Man / 08. Reawakening / 09. Destined To Collapse / 10. A Final Procession : 11. Perpetuated / 12. In Dying Mode [limited edition bonus] / 13. Steady Decline [Prong cover] [limited edition bonus] / 14. No Spiritual Surrender [Inside Out cover] [limited edition bonus]
DEHUMAN - Black Throne Of All Creation
DEHUMAN – Black Throne Of All Creation
Kaotoxin Records
Style : Death Metal
Origine : Belgique
Sortie : Avril 2012
Site Web : http://emptiness.be/dehuman/index.html
01. Apocalypse And Perdition / 02. Monstrosity In The Hands Of God / 03. Eyes Of A Thousand / 04. Spiral Of Loss / 05. Down With The World / 06. Harvest The Sun / 07. Cast Of Assassination / 08. Black Mamba / 09. Path To Oblivion
DEHUMAN nous arrive de Belgique avec son premier album, Black Throne Of All Creation, un opus de Death Metal capable de réunir plusieurs franges du public de cette scène. L’imagerie ne laisse cependant pas la place au doute, c’est bien une dominante Brutal Death Metal qui se dégage de ce premier essai formé de 9 titres pourtant assez variés, en tout cas plus que les albums standards du genre. Et cela commence dès le premier titre, "Apocalypse And Perdition" qui prend une couleur plus Black sur la fin, un titre pas forcément irréprochable mais qui dénote déjà une volonté de ce quatuor d’élargir son champs d’action, et cette action n’est pas humanitaire, c’est certain. Le Brutal Death Metal des "Eyes Of A Thousand" ou "Path To Oblivion" donne dans l’approche rythmique inhérante au style et on s’étonne presque à l’écoute de "Black Mamba", dominé par quelques shreds assez inhabituels sur cet album, une variation rafraichissante d’autant plus qu’il n’y a aucun abus dans la technicité stérile chez DEHUMAN. On relève quelques relents de MORBID ANGEL également ("Monstrosity In The Hands Of God") pour un album qui ne va cependant pas marquer les esprits à tout jamais, la faute d’abord à des titres assez communs malgré la bonne tenue de l’ensemble et une recherche dans la variation du propos qui fait du bien aux oreilles, ensuite, la faute à une production étouffante et écrasante pour la musique pratiquée par les Belges, on ne comprend pas toujours ce qui se passe sur ces 9 titres. Toutefois, la cohabitation réussie du Brutal Death Metal et d’un Death plus ambiancé le temps d’un "Harvest The Sun", sans conteste le meilleur titre de cet album, nous permet d’espérer un avenir plus prometteur que ce que DEHUMAN nous offre ici. Pour le moment, seuls les mordus de Death Metal à tendance brutale pourront s’y retrouver sur Black Throne Of All Creation.
Chronique par Aymerick Painless
Note: 6.5/10
STORM CORROSION - Storm Corrosion
STORM CORROSION – Storm Corrosion
Roadrunner Records
Style : Atmospheric Rock
Origine : Royaume-Uni / Suède
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.stormcorrosion.com
01. Drag Ropes / 02. Storm Corrosion / 03. Hag / 04. Happy / 05. Lock Howl / 06. Ljudet Inann
Projet annoncé à de nombreuses reprises, projet ayant suscité la curiosité de la presse tout d’abord, toujours à l’affût de la moindre branlette de musiciens bancable, mais surtout des fans d’OPETH et de PORCUPINE TREE, STORM CORROSION est l’association de Steven WILSON et Mikael ÅKERFELDT. Le résultat est un premier album éponyme composé alors que Mikael passait quelques jours de congés chez Steven, et bien évidemment des passionnés de musique comme eux ne pouvaient rien faire d’autre que de composer ensemble. Alors s’il est de bon ton de chanter les louanges de ce super groupe, permettez-moi d’un mettre un bémol, la composition ne s’est étalée que sur quelques jours et ça s’entend ! "Drag Ropes" qui ouvre cet album donne l’impression d’une improvisation enregistrée, d’un titre qui sonne comme une démo non aboutie, on a bien compris qu’il ne s’agissait pas là de Progressive Rock comme on aurait pu s’y attendre, non il faut voir ce projet comme un retour aux racines pour ces deux grands messieurs, un Folk Rock 60’s franchement pas désagréable surtout lorsqu’il est inspiré comme ce "Storm Corrosion" où on reconnait le travail d’arrangement vocal de Steven WILSON. La musique est très calme, l’absence de batterie peut dérouter mais cela fait un bien fou aux oreilles, cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas été obligés de tendre l’oreille pour écouter de la musique avec un tel pouvoir évocateur. Considéré comme la troisième partie d’un trio formé par Heritage d’OPETH et de Grace For Drowning de Steven WILSON, ce Storm Corrosion en est la partie la plus calme mais peut être la plus sincère car on y retrouve invariablement la patte du duo, la guitare qui termine "Hag" est juste ingénieuse, un son vintage excellent pour une ambiance prenante. C’est vrai que l’on s’attend à ce que tout cela explose à un moment, c’est peut être ce qu’il va manquer au public le plus Rock/Metal du duo, cette patience qui fait que l’on n’attend pas une grosse guitare saturée à chaque fois que l’intensité sonore augmente. Ce premier album, qui visiblement pourrait être le véritable début d’une aventure, est surtout mené par "Storm Corrosion", "Hag" et "Lock Howl", les autres titres étant surtout dominés par l’Atmospheric et l’Ambient qui ne parlera que moyennement au public Rock, mais une question se pose, si ce n’était pas ce duo, est-ce que l’on parlerait autant de cet album comme un pur bijou, je ne pense pas et c’est ce qui dérange le plus dans cette aventure qui vue de la fenêtre des musiciens est totalement sincère, c’est tout le cirque qu’il y a autour qui est navrant.
Chronique par Aymerick Painless
Note: 7/10
GRAND MAGUS - The Hunt
GRAND MAGUS – The Hunt
Nuclear Blast Records
Style : Doomed Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.grandmagus.com
01. Starlight Slaughter / 02. Sword Of The Ocean / 03. Valhalla Rising / 04. Storm King / 05. Silver Moon / 06. The Hunt / 07. Son Of The Last Breath / 08. Iron Hand / 09. Draksadd
Jamais les Suédois de GRAND MAGUS n’ont proposé deux fois le même album, une évolution rapide menée en 13 ans à travers 6 albums tous aussi réputés les uns que les autres dans leur style caractéristique. Après des débuts Stoner, le trio s’acoquine avec le Doom le temps d’un album avant d’embrasser définitivement la cause du Heavy Metal qui s’oriente de plus en plus vers un Old-School Heavy Metal où le Doom trouve également ses racines, à savoir BLACK SABBATH. La nouveauté de ce sixième album, The Hunt, est cette touche Classic Rock que l’on peut peut être rapprocher d’un RAINBOW et dans ce domaine le titre d’ouverture "Starlight Slaughter" se démarque assez bien d’autres titres comme "Valhalla Rising" et son refrain typiquement Pagan ou "The Hunt" qui s’inscrivent un peu plus dans la continuité d’un Hammer Of The North, son excellent aîné. Au chapitre des nouveautés, il y a ce nouveau label, NUCLEAR BLAST prend donc la suite après un passage éclair des Suédois chez ROADRUNNER. Nous avons aussi un nouveau batteur avec Ludwig WITT en lieu et place de Sebastian SIPPOLA, obligé de quitter le groupe pour des raisons personnelles et familiales que l’on comprend très bien alors que le trio était en studio. Mais Ludwig n’est pas un inconnu dans l’entourage de JB CHRISTOFFERSON, puisque le frappeur a déjà œuvré au sein de SPIRITUAL BEGGARS aux côtés du vocaliste et y œuvre toujours d’ailleurs. Ce batteur conserve donc l’esprit direct et minimaliste que Sebastian avait su imposer dans GRAND MAGUS même si sur "Storm King", par exemple, on sent une vraie volonté de dynamiter le morceau pour le rendre éclatant à côté des autres plus mid-tempo encore. La production de ce nouvel opus qui s’oriente énormément vers les standards de la fin des 70’s, permet d’ailleurs d’apprécier cette batterie claquante qui met les guitares en retrait, il faut dire que les riffs sont moins marquants que sur les opus précédents, une simplification des parties de guitare que l’on peut rapprocher de cet esprit Old-School qui anime le groupe mais aussi par le fait que la voix de JB porte une nouvelle fois cet opus à bout de bras sans pour autant œuvrer dans la surenchère, tout est ici plus simple mais peut être aussi plus direct. Si certains déploreront l’absence de plus en plus notable de l’esprit Doom c’est aussi parce que GRAND MAGUS se standardise alors qu’il avait trouvé une niche très intéressante mêlant aisément le Stoner, le Sludge et le Heavy, par contre il est difficile de dire que cet album est mauvais car dans le genre hymne Heavy Metal, le trio s’y connait et le démontre une nouvelle fois. Enfin pour les fans du groupe, sachez qu’il existe une version comprenant 3 titres bonus qui sont des versions démos de "Silver Moon", "Sword Of The Ocean" et "Storm King" qui n’ont de démo que le titre car cela ressemble à une pré-production franchement au point, un intérêt très limité qui allonge inutilement cet album de 45 minutes.
Chronique par Aymerick Painless
Note: 7.5/10
SUPERCHRIST - Holy Shit
SUPERCHRIST – Holy Shit
Hells Headbangers Records
Style : Heavy'N'Roll
Origine : Etats-Unis
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.myspace.com/godblesssuperchrist
01. Run to the Night / 02. Take Me to the Graveyard / 03. Hot Tonight / 04. Get Lost / 05. Burn Again / 06. Black Thunder / 07. PAMF / 08. Don't Wanna Know / 09. Sewer Snake / 10. Beer Metal
Attention les Américains de SUPERCHRIST ne sont plus vraiment un jeune groupe puisque depuis 14 ans ils ont non seulement sorti six albums, dont le dernier Holy Shit cette année, mais aussi bon nombre de démos et de EP. Une attitude underground qui sert un Heavy Metal plutôt roots que l’on voit ici jumelé à un Rock’n’roll régulièrement enlacé avec le Heavy FM des 80’s. Pour exemple, "Run To The Night" ou "Get Lost" envoient le bois dans un esprit festif qui nous rappelle l’album Girls Girls Girls de MÖTLEY CRÜE alors que "Hot Night" dévoile un côté Punk qui insuffle un peu d’urgence dans cet album d’à peine une demi-heure. Holy Shit est donc le genre d’album que l’on écoute lors d’une soirée entre potes à liquider des bières en racontant des histoires graveleuses, mais une soirée entre hommes tout de même car n’imaginez pas que SUPERCHRIST fasse dans la mièvrerie, absolument pas, ce groupe nous rappelle même notre bonne vieille scène Heavy 80’s Française avec les SORTILEGE, ADX et autres gloires nationales. La production est plus qu’approximative, les guitares manquent énormément de précision mais tout ceci respire la spontanéité et ce n’est pas une mauvaise chose, et vue le revival qu’il y a autour du Heavy Metal, on peut penser que ce groupe peut bénéficier de cet intérêt et de l’effet de masse insufflé à cette scène. Le trio nous propose là un album qui fait le pont entre MOTÖRHEAD, UFO, MÖTLEY CRÜE et JUDAS PRIEST, une occasion pour nous, Européens, de découvrir ce groupe de Chicago qui redonne à la musique ses intentions de divertir plutôt que de faire réfléchir, et parfois cela fait vraiment du bien. Beer Metal… Beer Metal… Beer Metal…
Chronique par Aymerick Painless
Note : 6.5/10
ULVER - Childhood's End
ULVER – Childhood’s End
Kscope Music
Style : Folk Rock
Origine : Norvège
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.myspace.com/ulver1
01. Bracelets Of Fingers (THE PRETTY THINGS cover) / 02. Everybody’s Been Burned (THE BYRDS cover) / 03. The Trap (BONNIWELL’S MUSIC MACHINE cover) / 04. In The Past (THE CHOCOLATE WATCHBAND cover) / 05. Today (JEFFERSON AIRPLANE cover) / 06. Can You Travel In The Dark Alone (GANDALF cover) / 07. I Had Too Much To Dream Last Night (THE ELECTRIC PRUNES cover) / 08. Street Song (13th FLOOR ELEVATORS cover) / 09. 66-5-4-3-2-1 (THE TROGGS cover) / 10. Dark Is The Bark (THE LEFT BANKE cover) / 11. Magic Hollow (THE BEAU BRUMMELS cover) / 12. Soon There Will Be Thunder (COMMON PEOPLE cover) / 13. Velvet Sunsets (MUSIC EMPORIUM cover) / 14. Lament Of The Astral Cowboy (CURT BOETTCHER cover) / 15. I Can See The Light (LES FLEUR DE LYS cover) / 16. Where Is Yesterday (THE UNITED STATES OF AMERICA cover)
Les Norvégiens d’ULVER avaient prévenu leur public, leurs liens avec leurs origines Black Metal sont définitivement rompus et la sortie de Childhood’s End, une compilation de reprises de titres de Psychedelic Folk Rock de la fin des années 60 devrait finir de convaincre les plus sceptiques. Si dans la démarche, on peut s’interroger sur son bien fait, en y regardant de plus près, soit les gaillards ont cherché des titres obscures pour donner l’impression qu’ils avaient toujours baigner dans ce genre, soit ils sont carrément calés en la matière. Car il est vrai que des titres de THE PRETTY THINGS, 13th FLOOR ELEVATORS, JEFFERSON AIRPLANE ou THE BYRDS, si tout le monde n’en a pas entendu parler, les amateurs de Rock connaissent ces noms qui ont grandement participé à la vague Folk/Psychédélic Rock dont les leaders s’appelaient LED ZEPPELIN par un moment même si sa facette Hard Rock a eu raison de ses racines que l’on retrouve sur les travaux de Robert PLANT en solo. Partagé entre la scène Américaine et la scène Britannique, ULVER nous envoie du Psychedelic Rock avec THE PRETTY THINGS et un extrait de l’album de 1968, SF Sorrow, THE BYRDS et un extrait de Younger Than Yesterday publié en 1967 mais surtout ce "In The Past", un titre des Américains de THE CHOCOLATE WATCHBAND qui nous renvoie directement à ce que THE DEVIL’S BLOOD nous propose aujourd’hui, assez bluffant ! On note également les reprises de GANDALF, THE ELECTRIC PRUNES ou LES FLEUR DE LYS comme temps fort de cette compilation qui ne s’adresse pas aux Metalheads en général, plutôt à ceux qui cherchent à aller aux racines de leur courant préféré, un travail archéologique intéressant qu’ULVER résume plutôt bien et avec talent puisque les Norvégiens associent les qualités de la production 60’s, et notamment dans le son des instruments assez parlants, avec celle plus contemporaine, un bien beau voyage qui ne fera office que de curiosité malheureusement pour le plus grand nombre d’entre nous, mais ce n’est pas grave, ULVER continue son voyage dans une démarche totalement sincère et on ne peut que lui souhaiter bon vent.
Chronique par Aymerick Painless
Note: 7.5/10
MASS MURDERER AGENDA - Bring The Violence
MASS MURDER AGENDA – Bring The Violence
Black Lodge Records
Style : Metal
Origine : Suède
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.massmurdereragenda.se
01. Feeder / 02. Gagball / 03. Sucker / 04. Man Kill Man / 05. Drawing Flies / 06. Becoming God / 07. Never Again / 08. #1 With Bullet / 09. One More Day / 10. Ad Nauseam / 11. Piece Of Shit
Tout droit venu de Suède, MASS MURDER AGENDA risque fort de bousculer les habitudes, en effet à l’instar d’un MINISTRY ne cessant de rendre son Indus’ de plus en plus brutal et Thrashy, ce quintet nous offre un bon mix entre l’aspect synthétique et millimétré d’un NINE INCH NAILS, la violence d’un MINISTRY, le Thrash d’un SLAYER porté par la voix d’un Henrik BLOMQVIST qui singe parfaitement Tom ARAYA par moment ("Feeder") et le côté désinvolte d’un KILLING JOKE. Si le début d’album laisse une plus grande place aux guitares, dès le terrible "Sucker", MASS MURDER AGENDA dévoile son jeu avec ce titre qui emprunte plus à KILLING JOKE et à NINE INCH NAILS qu’à SLAYER, un titre pourtant bien plus brutal que les 2 précédents et si les beats sont groovy, pas question de danser avec maman sur les riffs carrés du groupe au risque de briser une hanche à votre pauvre mère qui n’a rien demandé. Toutefois, on a l’impression que le groupe a composé par étape en alignant les morceaux Thrash au début, ensuite les titres Indus’, ensuite les titres à mi-chemin à la PRONG pour donner à cet album une impression de manque de cohérence qui peut-être ne surprendra pas les amateurs de MINISTRY habitués à ce genre de choses diverses. On peut souligner une production catchy et loin d’être clinique, on pense parfois à l’approche de nos compatriotes de SUP dans ce mélange éclectique mais un mélange qui manque tout de même un peu d’inspiration, que ce soit la ballade "One More Day" aussi utile que bien intégrée dans l’album ou "Piece Of Shit" poussif au possible. Si l’intention est là, si l’intention est bonne, la mise en musique elle pose encore quelques problèmes qui ne permettent pas à ce Bring The Violence d’attirer notre oreille plus que ça, un bon album, sans plus, comme des centaines sortent chaque mois.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 6.5/10
















