• SAINTED SINNERS - Sainted Sinners
    El Puerto Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.saintedsinners.com

    SAINTED SINNERS - Sainted Sinners



    01. Knight Of The Long Knives / 02. Beauty In The Beast / 03. Maybe She's Got Balls / 04. We’re All Sainted Sinners / 05. Blue Lightning Man / 06. The Love That I Have Found / 07. Did You / 08. In Need / 09. Evangeline / 10. Shine Diamond Girl / 11. Truth Is A Lie

    SAINTED SINNERS est le nouveau projet de David Reece, éternel ex-chanteur d'ACCEPT sur l'injustement controversé Eat The Heat. Depuis cet album sorti en 1989, notre Américain s'est illustré au sein de nombreuses formations dont le succès d'estime ne fut, en général, malheureusement pas à la hauteur de son talent. Qui en effet peut se vanter de connaître vraiment ses albums solos, ceux de BANGALORE CHOIR, GYPSY ROSE ou TANGO DOWN par exemple ? Espérons que ce nouvel essai va, cette fois, davantage lui réussir, et pour ce faire, il s'est notamment accompagné du guitariste Frank Pané, apparaissant tout comme lui sur l'album Glorious de BONFIRE en 2015. Le style de SAINTED SINNERS est un peu différent de ses formations précédentes, qui se situaient plutôt dans un registre Hard mélodique à tendance FM. Qu'on se rassure, c'est toujours le cas pour la mélodie, mais dans un ensemble sonnant plus vintage, à l'image de la pochette d'ailleurs. On pense d'ailleurs au URIAH HEEP de David Byron dès l'ouvrant et magistral "Knight Of The Long Knives", regorgeant de nappes de claviers rappelant fortement Ken Hensley. Et disons le tout de suite, quel dommage que la suite ne soit pas du calibre de ce titre réunissant toutes les qualités d'un futur incontournable. On retiendra quand même dans le même genre le furieux "Blue Lightning Man" avec son intro calme en slide bien trompeuse, laissant place à un morceau tout en débauche d'énergie, faisant de ce dernier l'autre grand moment de l'album. Suivent de très près l'énergique "Beauty In The Beast" ou "In Need" qui voit David Reece se transformer en Billy Gibbons façon "La Grange" sur les couplets. Bien placé également, "Maybe She's Got Balls" avec un riff entêtant et une voix plus posée, faisant vérifier qu'elle n'a rien perdu de sa superbe. Le reste est un peu plus dispensable, sans toutefois être médiocre (surtout "Evangeline" ou "Shine Diamond Girl"), mais néanmoins laisse à cet album éponyme une appréciation générale honorable. Et au final, de voir en SAINTED SINNERS un premier jet auquel on aimerait entendre une suite, un peu comme celui de LAST IN LINE qui avait aussi ce côté inégal mais prometteur par ailleurs.

    Chronique : Renegade88

    SAINTED SINNERS - Sainted Sinners

     


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  • ALUNAH - Solennial
    Svart Records
    Style : Stoner/Doom Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.alunah.co.uk

    ALUNAH - Solennial



    01. The Dying Soil / 02. Light Of Winter / 03. Feast Of Torches / 04. The Reckoning Of Time / 05. Fire Of Thornborough Henge / 06. Petrichor / 07. Lugh's Assembly / 08. A Forest (The Cure cover)

    ALUNAH est un nom qui circule depuis quelques années maintenant dans le giron du Stoner Doom Metal. Personnellement j'ai toujours rapproché ce groupe d'un THE WOUNDED KINGS, peut-être à cause du chant féminin, allez savoir, des fois notre esprit prend des raccourcis à notre insu. Mais voilà, en approchant un peu plus sérieusement la bête, on se rend compte que les Anglais dégage une ambiance Occult Rock sans en épouser le son, JA-MAIS ! Du coup la voix de Sophie Day sonne comme une douce mélodie sur un fond pesant, et lorsque la voix masculine très monotone vient en soutien ("Feast Of Torches"), toute la lourdeur du propos ressurgit d'un seul coup.

    Musicalement, pas de quoi émerveiller un habitué du style, la musique lorgne sérieusement sur un ELECTRIC WIZARD, THE WOUNDED KINGS ou même un ACID KING. Mais quelques mélodies viennent embellir le tout, comme ce lead sur "Light Of Winter", la basse sur le pont de "Feat Of Torches", et le groupe garde une dynamique constante sans trainer les savates avec des riffs plus psychédéliques, certainement du à une production chargée en basse mais pas enfumée. On est là clairement sur l'héritage d'un BLACK SABBATH et mon raccourci qui voyait ALUNAH comme un sous-BLOOD CEREMONY finit de s'évanouir lorsqu'un certain son de guitare apparait sur ce quatrième album, Solennial. Clairement old school Heavy Metal sur le début de "The Reckoning Of Time", un titre plus posé qui permet au groupe de bien varier son propos, mais lorsque ce son de guitare élevé au chorus et à la réverb' déboule sur un "Petrichor", on comprend pourquoi le quatuor a opté pour la reprise du classique de THE CURE, "A Forest". Et c'est là le chainon manquant à ce qu'est ce groupe, toujours un propos très froid, pas de groove moderne, et voilà pourquoi les Anglais réussissent à sonner différemment. Bon malheureusement, puisqu'on en parle, la reprise de "A Forest" est, pour moi, la seule vraie fausse note de cet album, l'introduction reprend ce son de guitare si caractéristique, mais la batterie est trop vivante, et dès lors que le gros riff Doom par excellence arrive après cette introduction magique, on tombe de 47 étages pour finir par re-rentrer dans le morceau sur la fin, cette gestion de fin d'introduction méritait peut-être un peu mieux que ce riff bateau, dommage. Mais cela n'entache pas vraiment les sept titres qui ont précédés, le mélodique "Fire Of Thornborough Henge", le classieux "Lugh's Assembly", chaque titre est différent, apporte sa pierre à cet édifice qui relève la barre après un Awakening The Forest (2014) un poil en dessous des débuts du groupe, ou, plus exactement, moins unanime chez les fans, dirons nous.

    Au niveau de l'artwork, rien de bien innovant par rapport à ce qui a pu être fait par ALUNAH dans le passé, on y retrouve les codes du groupe, signe d'une continuité affirmée et voulue. Le groupe continue donc sa route, sereinement, et surtout avec beaucoup de qualité, un groupe à découvrir de toute urgence pour tous les amateurs de Stoner Doom Metal allant de BLACK SABBATH à THE WOUNDED KINGS.

    Chronique : Aymerick Painless

    ALUNAH - Solennial

     


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  • NEGURĂ BUNGET - ZI
    Lupus Lounge / Prophecy Productions
    Style : Atmospheric Pagan Black Metal
    Origine : Roumanie
    Sortie : 2016
    Site Web : www.negurabunget.com

    NEGURĂ BUNGET - ZI



    01. Tul-ni-că-rînd / 02. Grădina stelelor / 03. Brazdă dă foc / 04. Baciul Mosneag / 05. Stanciu Gruiul / 06. Marea Cea Mare

    Le printemps vient tout juste d'éclore, amenant avec lui son lot de lumière, de poésie, de beauté et de renaissance, mais malheureusement le ciel s'assombrira en ce jour du 21 Mars 2017, plongeant les fans de NEGURĂ BUNGET dans l'obscurité la plus totale avec la disparition de Gabriel Mafa, plus connu sous le nom de Negru, membre fondateur, batteur et artisan principal du combo roumain. Auteur de sept albums entre 1996 et 2016, ce maitre du Black folklorique qu'est NEGURĂ BUNGET s'illustrera avec quelques belles pièces comme l'irréel et faramineux Om (2006) qui restera sans doute comme l'un des chefs d’œuvre du genre. Negru a su, à travers son œuvre titanesque, amener, tout comme EMPEROR, une originalité magistrale à un registre qui avait quelque peu tendance à s'essouffler, parsemant le tout de sonorités folkloriques et progressives, s'inspirant des mythes et légendes de la culture de son pays : la Roumanie, provoquant ainsi chez l'auditeur de délectables voyages propices à l'imagination. Chez un tel homme, tout semble parfait ou presque tant sa profondeur d'âme résonne dans son humble travail.

    Inaugurée en 2015 avec Tau, la « trilogie Transylvanienne » se poursuit en Septembre 2016 avec Zi, un second volet qui sonne désormais comme l'ultime testament de NEGURĂ BUNGET, exprimant comme à son habitude le mysticisme transylvanien ancestral, l'harmonie qu'il y avait jadis entre l'homme et son milieu, abordant des thèmes liés aux cultes et rites pré-chrétiens qui ont habité cette région intra-carpatique depuis des lustres. Zi n'oubliant aucunement les réflexions sur la nature, le cosmos et l'univers nous entourant. Six titres pour presque 49 minutes qui viennent conclure une carrière riche et inouïe. Et même si ce Zi n'est peut-être pas le sommet du maitre, il se rajoute sans dédain à l'édifice déjà immense du groupe. On ne peut que rester contemplatif face à des joyaux tel que le sublime "Gradina Steletor" empli d'une émotion et d'une poésie folle, d'une douceur captivante dans un premier temps où le chant clair et mélancolique de Tibor Kati est extraordinaire, le tout soutenu par un subtil et passionnant mélange d'instruments traditionnels, de guitares apaisantes et de chuchotements... pour ensuite faire parler la colère, la rage et la force. La fin retrouvant son apaisement introductif sur une trame toujours belle et progressive portée par de somptueuses guitares. Tout simplement magique. Cette magie électro-acoustique perdurant comme une nuée d'étoiles sur "Brazda da foc", mélancolique et addictive, s'étirant sur presque dix minutes, avec des passages sidérants, naviguant et ballotant l'auditeur dans l'espace intersidéral de l'émotion absolue. Mais Zi se veut beaucoup plus teigneux et nerveux avec "Baciul Mosneag", connaissant lui aussi son lot d'émotions avec un passage lent et majestueux sur des claviers sombres et maléfiques, avant de s'offrir pleinement à la violence. Petrică Ionuţescu (Flute, Nai, Kaval, Tulnic, et autres instruments folkloriques) se distingue de nouveau sur l'extraordinaire intro de "Stanciu Gruiul" où le refrain en roumain est porteur de bonne humeur et de croisade, semblable au regard d'un marin dans toute sa démesure et sa débauche. Un hymne aux profondeurs marines. L'immensité des océans se retrouvant sur l'épique "Marea Cea Mare", voyage bourré de claviers profonds, complétement habité par le sublime des profondeurs abyssales. On peut y entendre la voix de Manuela Marchis de THY VEILS s'exprimer, apportant tendresse et grâce. Le passage atmosphérique, bercé par la basse et la voix claire, est sans pareil, fragile et indescriptible. Ces onze minutes closent ce sculptural Zi de façon parfaite, laissant une impression d'éternité s'en dégager inexorablement. Juste mémorable.

    Hélas, mille fois hélas, Zi n'aura pas de successeur, Negru n'ayant pas eu le temps de nous livrer le troisième volet de sa trilogie, laissant cette œuvre inachevée. Les larmes coulant comme un océan sur nos joues rougies et creusées par le malheur de son décès, il nous restera ses innombrables bijoux et ce dernier acte sublime d'un génie artistique parti trop tôt, qui nous manquera à jamais. Nous te saluons l'ami, repose en paix, nous t'aimerons toujours, et la honte serait de ne pas le dire. Adieu génie éternel ! 

    Chronique : Papa Bordg

    NEGURĂ BUNGET - ZI

     


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  • LÒDZ - Time Doesn't Heal Anything
    Klonosphere / Season Of Mist
    Style : Post-Rock/Atmospheric Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/lodztheband

    LÒDZ - Time Doesn't Heal Anything



    01. Negligence / 02. Time Doesn't Heal Anything / 03. The Sound Of Deceit / 04. Shattered Dreams / 05. Nothing Else To Do / 06. Cataract / 07. This Feeling / 08. Everything Is Fine

    Il y a des moments où on regarde dans le rétroviseur de notre R18 et là, avec notre esprit mesquin habituel, on se dit que ça fait longtemps que l'on entend plus parler de groupe issue de la mouvance de CULT OF LUNA ou GHOST BRIGADE, courant qui a inondé le style Metal il y a 5 ans environ. Et puis, sans faire plus de bruit que ça, tapis dans l'ombre, attendent patiemment 4 bonhommes qui utilisent le nom de LÒDZ et qui avaient déjà pu faire parler d'eux avec un premier EP, And Then Emptiness, en 2011 et leur premier album en 2013 nommé Something In Us Died.

    Time Doesn't Heal Anything est donc leur deuxième opus, après avoir partager la scène avec de grands noms comme ENSLAVED ou GHOST BRIGADE (ben oui tu m'étonnes!) et quelque chose me dit que ce n'est là que les balbutiements d'un collectif capable d'aller plus loin encore. J'en veux pour preuve ce deuxième album justement, une production soignée aux petits oignons, le mastering est signé Nick Zampiello aux USA et avec une batterie claquante, des guitares aussi accrocheuses que mélodiques, seul petit bémol, une basse bien en retrait, une constante dans ce style assez atmosphérique. Ensuite, la qualité des morceaux. Si les deux premiers titres de l'album nous font entrer en terres connues avec des références à KATATONIA, CULT OF LUNA et KHOMA assez directes et évidentes, on entre dans le dur avec "The Sound Of Deceit" qui tisse quelque chose de bien plus personnel. Le groupe intègre bien mieux le côté atmosphérique en laissant de côté le côté plaintif et un peu spleen du style pour s'élever un peu et y apporter de la gnaque. Et de la gnaque, "Shattered Dreams" semble en avoir avec cette introduction sombre et dissonante qui nous emmène sur une fausse piste de Blackened Metal à la REGARDE LES HOMMES TOMBER, mais rapidement LÒDZ retombe dans la facilité de l'atmosphérique, des voix claires et des grosses guitares en fond, comme pour faire croire que l'ambiance est lourde. Là où est le problème, c'est la voix claire d'Eric, l'accent franchouillard est un peu trop perceptible et joue assez régulièrement avec les limites de la justesse, le groupe use et abuse des grosses ficèles déjà bien usées par leurs ancêtres dans le style, à grand coup de relance avec de grosses guitares, voix aériennes autotunée... bref le travail de production est magnifique mais on peine à croire à la réalité de la chose... alors que sur "Nothing Else To Do", le chant présente un peu plus de peps, ce qui fait toute la différence ! Moralité, inutile de s’appesantir derrière le micro, messieurs, c'est en étant directif que la sauce prend ! Ce morceau nous fait d'ailleurs penser à une approche vocale digne de Chino Moreno (DEFTONES), une voix mélodique mais qui menace toujours d'exploser à tous moments, c'est d'ailleurs là où on peut trouver une piste d'amélioration pour ces français, l'explosivité de la voix est sans surprise, elle intervient là où on l'attend, comme dans beaucoup d'autres albums, mais on sent que LÒDZ possède les clés pour proposer mieux car les idées de production sur la voix, les différents filtres et effets sont plutôt bien vus.

    Bon, attention, tout cela pourrait laisser penser que le groupe est passé à côté de son sujet, la réponse est NON ! LÒDZ sait varier les ambiances, les tempi, sur ce Time Doesn't Heal Anything lorgnant autant sur le Post-Rock que l'Atmospheric Metal ou le Post-Hardcore, et des titres comme "The Sound Of Deceit", "Nothing Else To Do" "Everything Is Fine" ou "Cataract" sont de vraies réussites qui devront vite séduire les petits sceptiques. Tout cela bien enveloppé dans un artwork des plus soignés, un digipack trois volets avec un livret en papier épais un peu glacé, soigné également, une production pointue, un style maitrisé, des titres cohérents et de vraies tueries pour booster l'album vers le haut, non comme je vous le disais plus haut, ce groupe a les capacités d'aller plus loin et ce Time Doesn't Heal Anything ne fait que le confirmer.

    Chronique : Aymerick Painless

    LÒDZ - Time Doesn't Heal Anything

     


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  • LOCK UP - Demonization
    Listenable Records
    Style : Death/Grind
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/LockUpOfficial

    LOCK UP - Demonization



    01. Blood And Emptiness / 02. The Decay Within The Abyss / 03. Locust / 04. Demonization / 05. Demons Raging / 06. Desolation Architect / 07. Instruments Of Armageddon / 08. Sunk / 09. The Plague That Stalks The Darkness / 10. Foul From The Pure / 11. Mind Fight / 12. Void / 13. Secret Parallel World / 14. We Challenge Death

    LOCK UP, dans le Death/Grind, c’est un peu le VRP de luxe : line-up de stars, style relativement accessible, gros son, artworks soignés, etc. Bref, certainement pas assez trve pour la frange radicale des fans d’extrême, mais du premier choix pour l’auditeur qui aime bien se prendre une mandale de temps à autres sans forcément avoir à maitriser sur le bout des doigts l’intégrale d’ANAL CUNT ! Bon c’est vrai que sur ce coup-là, on est un peu déçus de l’absence de notre chouchou Tomas Lindberg (AT THE GATES) mais, après tout, LOCK UP reste un projet parallèle et le concept du line-up à géométrie variable reste donc cohérent. Cette fois, ce n’est rien moins que Kevin Sharp (ex-BRUTAL TRUTH) déjà présent aux côtés de Shane Embury (bassiste de NAPALM DEATH, LOCK UP et 3 458 autres projets…) dans VENOMOUS CONCEPT qui assure le chant. Evidemment, le Sharp, il est pas là pour faire du macramé. Ses hurlements vomitifs et autres aboiements remettent un peu l’accent sur le côté Grind de LOCK UP, une impression renforcée par le tiercé ultra-brutal qui ouvre Demonization. Et il faut bien admettre qu’on n’y perd pas spécialement au change, sa palette étant plus variée que celle de Lindberg. Derrière le vocaliste, le monstre Nick Barker (ex-CRADLE OF FILTH et… 3 458 autres projets, heureuse coïncidence !) envoie le pâté comme à son habitude et jouit ici d’un son de batterie plus naturel que ce à quoi le bonhomme nous a habitué par le passé. La basse de Shane est comme toujours facilement reconnaissable, tant par le son que par les riffs. Quant au guitariste Anton Reisenegger (CRIMINAL), rien à signaler sinon qu’il débite comme il se doit, et en quantités industrielles ! Les moments de tempête se taillent ainsi la part du lion, sans délaisser l’ambiance sombre caractéristique du groupe ni les variations qui apportent la touche Death, avec des durées de morceaux atteignant à plusieurs reprises les 3 minutes. Seuls "Demonization", lent et assez indus dans l’esprit, et "Instruments Of Armageddon", plus mid-tempo, apportent des variations notables au disque. Vous l’aurez compris : ceux qui avaient apprécié Necropolis Transparent (2011), peuvent se procurer les yeux fermés Demonization, tant l’évolution entre les deux albums est ténue. Ceci dit, l’extrême efficacité des riffs ne suffit pas toujours et l’ensemble perd quelque peu en impact sur la fin, d’autant que la version que nous avons écoutée renferme deux (excellents) titres bonus qui portent sa durée à 47 minutes, là ou 35 auraient peut-être suffit.

    Chronique : Morbid S.

    LOCK UP - Demonization

     


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  • MY SLEEPING KARMA - Mela Ananda - Live
    Napalm Records
    Style : Stoner Rock
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.mysleepingkarma.de

    MY SLEEPING KARMA - Mela Ananda - Live



    01. Prithvi / 02. Enigma42 / 03. Glow11 / 04. Ephedra / 05. Vayu / 06. Akasha / 07. Brahama / 08. Psylocibe / 09. Tamas / 10. Hymn72

    Après cinq albums et dix années d'exposition, MY SLEEPING KARMA a explosé à la vue d'un monde qui a pour habitude d'avoir des hallucinations, pas facile de se faire une place dans ces conditions. En effet, ce groupe instrumental a réussi à transformer l'essai avec la parution de Moksha en 2015 chez Napalm Records, et si la vision d'une parution d'un album live aussi vite peut étonner, lorsque l'on voit que ce quatuor a déjà lâché quatre albums auparavant, on comprend mieux cette célébration, d'autant plus que l'expérience live de ce groupe s'avère vraiment à part, comme si ces Allemands vivaient uniquement pour ces instants sur les planches.

    Au niveau du son, tout d'abord, la qualité est assez exceptionnelle, enregistrée sur plusieurs dates de la tournée donnée en février 2016 par le groupe, dont Paris et Nantes pour la France, le tout est homogène, la large réverb' sur les guitares donne dans le spatial et enveloppe parfaitement le tout avec un écho largement utilisé alors que la basse groove sacrément en toile de fond. On distingue quelques mots au loin entre les morceaux et notamment sur un excellent "Prithvi" qui ouvre l'album ou sur "Tamas" et "Hymn72", et d'ailleurs le public est mixé en arrière, ce qui donne une impression d'intimité qui colle parfaitement au discours de ce groupe Allemand.

    Au niveau setlist, pas grand chose à reprocher au choix du groupe, le rythme est là, les différentes ambiances également, un "Ephedra" mélancolique succède à un "Glow11" plus rentre dedans. Ce sont d'ailleurs les titres de Soma (2012) qui s'en tirent à merveille, preuve d'un passé pas très lointain où le groupe se faisait peut-être un peu moins planant que sur le dernier Moksha et qui permet cette variation. Cet album permet surtout à ceux qui ne connaissent pas ce groupe de le découvrir à travers un best of des familles imparable, pas de temps mort, pas de titres faibles, MY SLEEPING KARMA a soigné sa sortie et nous permet ainsi de saluer ces dix premières années de qualité.

    Avec le CD ou le LP, au choix, vous aurez également un DVD qui réunit un documentaire d'une grosse demi-heure sur les dix années de ce groupe, ainsi qu'un concert d'une bonne quarantaine de minutes donné à Cologne le 28 mars 2010 à la setlist forcément différente, dans le cadre de Rockpalast. Avec une dimension progressive, psychédélique et assez hallucinée, le quatuor nous envoie là une vision de la musique Rock qui visuellement prend vraiment un sens particulier, en tout cas d'après ce que j'ai pu voir car le DVD n'étant pas fourni avec la version promotionnelle de l'album, je ne peux que me baser sur ce qui traine sur YouTube.

    Bien plus qu'un simple album live où le groupe aligne les titres, il y a là une interprétation, un supplément d'âme qui fait du bien et qui vous fait surtout décoller, le groupe privilégiant ici l'énergie. Amateurs de Stoner Rock, si vous êtes passés à côté de MY SLEEPING KARMA, ne ratez pas cette occasion de rattraper votre retard. Simplement magnifique !

    Chronique : Aymerick Painless

    MY SLEEPING KARMA - Mela Ananda - Live

     


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  • CHROME MOLLY - Hoodoo Voodoo
    earMUSIC
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.chromemolly.com

    CHROME MOLLY - Hoodoo Voodoo



    01. In The Beginning / 02. Can't Be Afraid Of The Dark / 03. Some Kind Of Voodoo / 04. Pillars Of Creation (Albion) / 05. Now That Those Days Have Gone / 06. Indestructible / 07. Save Me / 08. Rock For You / 09. Feeling Pressurised / 10. Dial 'F' For Freakshow

    Pour qui a connu les années prolifiques du Hard Rock avec ces albums qui sortaient dans les années 80, CHROME MOLLY rappellera forcément quelque chose. Et ce quelque chose, c'est ce fabuleux (ou du moins en partie) premier album You Can't Have It All... Or Can You ? de 1985, avec des titres aussi efficaces que "Cut Loose", "Too Far Gone", "Thanks For The Angst" ou encore la ballade "Set Me Free". CHROME MOLLY, en 2017, pratique un Hard Rock beaucoup plus banal qui ressemble plus à une obstination, tant le groupe n'a jamais réussi à retrouver l'inspiration de ses débuts, et ce dès Stick It Out, le second album paru en 1987. Même s'il ne reste que le chanteur Steve Hawkins et le bassiste Nic Wastell du line up d'origine, on a du mal à retenir des comparaisons avec l'ère des débuts. La voix est méconnaissable, et les morceaux passent l'écoute sans forcément une envie de zapper, mais ne retiennent pas plus l'attention que ça non plus. L'ensemble n'est pas médiocre, mais pas suffisant pour faire de CHROME MOLLY un groupe qui n'appartienne pas à cette catégorie de seconde division. Et ce n'est malheureusement pas avec ce Hoodoo Voodoo qu'ils retrouveront la première division, ce n'est pourtant pas faute d'essayer, et en cela on ne peut leur trouver que du courage et certainement de la passion. Au final, quelques moments sympas quand même à retenir avec "Dial 'F' For Freakshow" au riff pourtant mille fois entendu mais efficace, "Indestructible" et ses ambiances à la SIMPLE MINDS (si si !!!) rappelant leur album Black & White de 2005, "Some Kind Of Voodoo" ou encore "Can't Be Afraid Of The Dark" paru en avant-première. Encore une fois, le reste passe mais sans se dire que l'on tient là l'album de l'année. A réserver donc aux fans du groupe, aux collectionneurs ou aux curieux, tout simplement... pour les amateurs de Hard Rock plus exigeants, il faudra se tourner vers d'autres groupes... ou revenir en arrière en ce qui concerne CHROME MOLLY.

    Chronique : Renegade88

    CHROME MOLLY - Hoodoo Voodoo

     


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  • PERSEFONE - Aathma
    ViciSolum Productions
    Style : Progressive/Melodic Death Metal
    Origine : Andorre
    Sortie : 2017
    Site Web : www.persefone.com

    PERSEFONE - Aathma



    01. An Infinitesimal Spark / 02. One Of Many… / 03. Prison Skin / 04. Spirals Within Thy Being / 05. Cosmic Walkers / 06. No Faced Mindless / 07. Living Waves (feat. Paul Masvidal) / 08. Vacuum / 09. Stillness Is Timeless / 10. Aathma (I. Universal Oneness / II. Spiritual Bliss / II. One With The Light / IV. …Many Of One)

    Comment une principauté aussi petite que Andorre a t'elle pu engendrer un groupe aussi énorme que PERSEFONE ? Il semblerait que la cour des miracles musicale existe encore tant ce combo est stratosphérique, et ceci surtout depuis 2013 avec la sortie de ce joyau qu'est Spiritual Migration. Celui-ci étant la parfaite symbiose entre Black et Death, avec cette touche exquise et ô combien raffinée de Metal progressif. Depuis sa création en 2001, le talent indéniable des Andorrans, tant au point de vue technique que par leurs compositions grandioses, n'a cessé de se bonifier, et l'arrivée de cette cinquième galette, Aathma, est un pur et intense moment de bonheur qui, après une seule écoute, semble déjà perdurer dans les mémoires. Pour cette nouvelle pépite, le sextet à quelque peu évolué, avec l'arrivée en 2015 du batteur Sergi Verdeguer et l'intégration du guitariste Filipe Baldaia, tous deux issus de la formation Death progressive NAMI. Mais on le sait tous, un grand opus ne peut rarement exister sans une grande production, ce que Jens Bogrén (OPETH, KATATONIA, DEVIN TOWNSEND) a su faire avec Aathma, lui insufflant puissance, clarté et limpidité, tout en optimisant le son des parties les plus complexes et travaillées. PERSEFONE fait d'Aathma une œuvre riche, à plusieurs facettes, semant tour à tour tempête, colère, rage, mais aussi amour, calme et douceur, le tout servi avec une grande beauté et une foule d'émotions ! Et c'est bien ce qui semble être la force principale d'Aathma, dont le concept aborde la thématique de l'homme et de l'existence et de sa place dans l'univers. Nous parlions de douceur, celle-ci, délectable, que l'on retrouve dès l'ouverture originale de l'opus par deux instrumentaux, ou presque, car le premier "An Infinitesimal Spark" laisse entrevoir quelques paroles vocodées par Paul Masvidal de CYNIC. Pièces instrumentales que l'on pourra également retrouver sur les planants et atmosphériques "Cosmics Walkers" et "Vacuum". Le premier titre chanté, "Prison Skin", est d'une beauté à tomber, sorte d'alchimie parfaite entre brutalité, finesse et raffinement. Petite intro au piano, sublime, pour un déferlement de notes fortes et puissantes, ponctuées par la suite par un canon de voix court et intense. Le pont atmosphérique est cosmique, laissant les voix claires s'épancher, Sergi Verdeguer y déployant ensuite tout son potentiel à travers des roulements de toms intempestifs et des plus jouissifs. Les Catalans sont vraiment bourrés de talent, nous le prouvant de nouveau avec le furieux et complexe Thrash djent "Spirals Within Thy Being". Filipe Baldaia y claquant un solo mémorable, laissant les mâchoires ouvertes, cassées, brisées en deux par tant de génie. Quel voyage intense et génial dans les tréfonds des astres dont "Cosmics Walkers" fait partie intégrante, sa rythmique presque jazzy, virevoltant au gré de la voie lactée et de ses notes acoustiques si belles et précieuses. Quel monde merveilleux que cet Aathma, celui-ci se posant de nouveau sur plus de véhémence avec le débridé "Living Waves", laissant la poésie vocale de Paul Masvidal s'exprimer de nouveau, celui-ci étant en totale contradiction avec les growls incendiaires de Marc Martins. Mais "Stillness Is Timeless" fait encore monter d'un cran la pression et la violence du propos, l'étau se refermant sur son Death Metal hybride où la bête se fend d'une intro guitaristique bluffante digne des plus grands. Le refrain en voix claire est démentiel, emmené de façon supersonique à l'instar d'un SOILWORK. Le passage progressif est à tomber. Une partition absolument phénoménale se concluant par vingt minutes de pure féerie avec l'éponyme "Aathma" (un solo de guitare y est joué par Oystein Landversk de LEPROUS) composé de quatre actes, sublimé sur la fin par le chant féminin de Merethe Soltvedt (ANGELFLARE) presque irréel tant il émeut. PERSEFONE met au monde un pur chef d'œuvre, son meilleur atout, son meilleur album, malgré la qualité déjà exceptionnelle de ses précédentes réalisations, qui n'est pas sans rappeler l'originalité et la furia imaginative d'un THE FACELESS, évidemment en plus progressif et moins Death Metal. PERSEFONE nous livre là un album grandiose qui devrait, sans trop de mal, marquer l'année 2017 de son sceau.

    Chronique : Papa Bordg

    PERSEFONE - Aathma

     


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  • THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy
    Season Of Mist
    Style : Dark/Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.thegreatoldonesband.com

    THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy



    01. Searching For R Olmstead / 02. Shadow Over Innsmouth / 03. When The Stars Align / 04. The Ritual / 05. Wanderings / 06. In Screams And Flames / 07. Mare Infinitum / 08. My Love For The Stars (Cthulu Fhtagn) (Bonus track)

    Ressorties, les discordances littéraires de Lovecraft, les immondices indicibles et sacrées de R'lyeh, les monstruosités verdâtres et rampantes aux transcendances ignobles, et autres folies abominables que s'efforce, avec talent et passion, de traduire en musique THE GREAT OLD ONES, dont le troisième album, au premier abord, ne me parut pas si Lovecraftien que ça.

    Et pourtant, leur présence, rampante et dégoûtante, n'a peut être jamais été aussi marquée ; différemment, certes, mais surtout, plus frontale, moins cachée, au détriment, et c'est dommage – mais on n'y fait qu'assez peu attention – de leur sinuosité, si prenante et angoissante, qui fit, à mon sens, le charme des premiers albums du groupe. La nuance, également, me semble être moins présente (sans cependant perdre une once de subtilité), la musique, plus monolithique : quant aux mid tempi, ils me semblent moins marquants et moins marqués, au détriment de tornades d'une violence plus pure et directe, malgré quelques passages d'une lourdeur sans nom ("When The Stars Align", "Mare Infinitum"...). Autant de points qui auraient pu me sortir de l'immersion noirâtre et ésotérique, propre aux albums du groupe, tant ils le caractérisaient et en faisaient le charme dissonant et venimeux, beauté tordue, aux doux relents de grandeur intemporelle ; il n'en est rien.

    Et, au détour d'une harmonie lugubre et haineuse, sublimée d'un orgue aussi froid que solennel, la magie ritualiste opère : on est happés par les vagues furieuses de riffs – leur violence est inouïe et insensée –  consumés intérieurement par les ignescences néologismantes des noirceurs propres à l'inconnu, le plus inhumain et ravageur des trésors, lointain et fascinant, dont l'inaccessibilité si frappante amplifie la teneur destructrice, par les magies du mystère, et l'ivresse de l'étranger, leur seule inaccessibilité est l'amoindrissement de mes mots. Et les vocalises sans espoir me déchirent, et les glaciations guitaristiques me heurtent ; et les blastbeats effrénés m'agressent, et les mid-tempi me rassurent de leurs doucereuses harmonies. La perdition n'en est que plus métaphysique, entre tourments amnésiques, et ouragans de monstruosité, labyrinthes de pierres noires, aux grandeurs indicibles.

    Et l'on parle, et l'on parle - qu'importe la métaphore, elle ne rendra pas justice aux diptyques qu'inaugure, avec talent et passion, les albums de THE GREAT OLD ONES, et je ne saurais faire mieux, armé de mes mots les moins piètres, et le moins injustes, que de vous conseiller, si ce n'est vous ordonner, de vous plonger, de manière nocturne et peu éclairée, dans la musique du groupe, autant que dans l'un des bouquins de Lovecraft ; encore faut il y trouver un but...

    Chronique : Durchfall

    THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy

     


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  • KOZH DALL DIVISION - Kozh Dall Division
    Autoproduction
    Style : Heavy/Thrash/Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : https://kozhdalldivision.bandcamp.com

    KOZH DALL DIVISION - Kozh Dall Division



    01. Vision d'Horreur (Laurent Plainchamp) / 02. Squads Of Despair (Philtor) / 03. Your Life (Crass) / 04. 13/11/2015 (ADX) / 05. Contorted (Eric Forrest) / 06. Devoted To Evil (Max Otero) / 07. A Qui La Faute (Tanguy) / 08. Amanda Part 1 & Part 2 (Fab & Ludo Loez) / 09. The Night (Arno Strobl) / 10. Once Upon A Time In Hell (Laurent Plainchamp) / 11. From Dust And Ashes (Philtor) / 12. Sanctification (Max Otero) / 13. Pourquoi ? (Laurent Plainchamp) / 14. Tormented (Eric Forrest)

    Né de la rencontre entre Laurent Plainchamp (ex-KRISTENDOM, ARTSONIC, NO RETURN), Vince Desca et Chris, le bassiste de GRAZED, KOZH DALL DIVISION est un projet studio dont le but est avant tout de se faire plaisir et prendre du bon temps entre potes. Pour cela, nos trois gaillards se sont mis en tête de réunir la crème du Metal français pour les suppléer dans leur entreprise, initiative alléchante s'il en est, vous en conviendrez ! On retrouve donc sur ce premier essai des chanteurs tels que Max Otero (MERCYLESS), Arno Strobl (CARNIVAL IN COAL), Fab et Ludo Loez (SUP / SUPURATION), Crass (CRUSHER), Philtor (ex-NO RETURN), Tanguy (T.H.I.N.K., ex-NO RETURN), Eric Forrest (E-FORCE, ex-VOIVOD), ainsi que le groupe ADX.

    Animé avant tout par la passion, le trio laisse parler sa créativité, parcourant ici une palette stylistique assez variée et, gros point fort, réussit à s'adapter à la personnalité musicale de chacun des invités présents. Le propos se veut plutôt extrême, naviguant principalement entre Death et Thrash, et l'ensemble se révèle particulièrement solide, nous assénant baffe sur baffe. En effet, comment ne pas se laisser convaincre, par exemple, par un "Squads Of Despair", titre marquant le retour de Philtor, première voix de NO RETURN, après 23 ans de silence. Le bougre n'a rien perdu de sa puissance vocale d'antan, nous gratifiant à nouveau de son timbre guttural pour notre plus grand plaisir. Et ce n'est pas les "Your Life", "Devoted To Evil", "From Dust And Ashes" ou "Sanctification" qui viendront calmer les choses, que nenni ! On reste dans cette ambiance agressive qui parcourt l'album de bout en bout. Seul le heavy "13/11/2015", date tragique à jamais incrustée dans les mémoires, interprété par ADX, fait planer une certaine émotion sur ce disque ô combien virulent. Mais les hostilités reprennent de plus belle avec le dévastateur "Contorted" emmené par Eric Forrest, suivi d'un "Devoted To Evil" éructé par un Max Otero littéralement possédé avant que Tanguy nous entraine avec "A Qui La Faute" dans un registre plus Crust/Hardcore. On citera également l'infectieux et froid "Amanda Part 1 & Part 2" qui ne pouvait être qu'interprété par les frères Loez tant plane sur ce titre l'ombre SUP / SUPURATION... sans oublier l'imparable "The Night" qui voit intervenir un Arno Strobl absolument impérial.

    Pas la peine de tergiverser et de s'étendre plus longtemps sur cette première réalisation de KOZH DALL DIVISION, vous l'aurez compris, la qualité est là, bien présente tout au long de cet album qui se révèle, au final, être une vraie réussite. KOZH DALL DIVISION vous colle une grosse mandale à travers les gencives, et il ne fait aucun doute que vous allez en redemander... On attend donc déjà le second volet avec la plus grande impatience...

    Chronique : Nono666

    KOZH DALL DIVISION - Kozh Dall Division

     


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