• PERSECUTORY - Towards The Ultimate Extinction
    Godz Ov War Productions
    Style : Black/Thrash Metal
    Origine : Turquie
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/persecutory666

    PERSECUTORY - Towards The Ultimate Extinction



    01. Pillars Of Dismay / 02. Towards The Ultimate Extinction / 03. Till Relentless Salvation Comes / 04. Along The Infernal Hallways / 05. Awakening The Depraved Era / 06. Hegemony Of The Ruinous Impurity / 07. Maelstroms Of Antireligious Chaos (re-recorded version)

    Lorsque l'on reçoit un album avec sur la couverture des bestioles difformes surmontées du logo du groupe rassemblant cartouchières et pentagramme, on sait que l'on se dirige vers une bonne branlée. Avec les Turcs de PERSECUTORY et leur premier album,  Towards The Ultimate Extinction, c'est exactement ça, l'uppercut en mode rafale où les mosh parts répondent aux blasts pour ne vous laisser aucun moment pour reprendre son souffle dans les cordes.

    Le groupe se forme en 2014 et publie l'année suivante Perversion Feeds Our Force, un EP sorti chez Hell's Hammer Music, dont on retrouve d'ailleurs la trace sur ce premier album avec le titre "Maelstroms Of Antireligious Chaos" qui clôt cette galette une nouvelle fois très soignée, on y reviendra plus tard. J'ai déjà eu l'occasion de saluer le travail des Polonais de Godz Ov War Productions mais ce premier album de PERSECUTORY en est une nouvelle preuve, bref, c'est accessoire mais c'est dit !

    Au niveau du contenu, nous avons là une base Black Metal bien violente, pas celui issue de la première vague mais auquel le groupe insuffle cet esprit BATHORY des débuts et ses gros relents de Thrash Metal guerrier et bien cradingue. Cela donne des titres comme "Pillars Of Dismay" ou "Till Relentless Salvation Comes" qui trouvent une réponse dynamique avec "Along The Infernal Hallways" que l'on pourrait rapprocher de ce que sort Daemon Worship où le soupçon mélodique du Black Metal sert une noirceur encore plus profonde que sur les parties riffées. Et puis il y a la chanson titre de cet album, 11 minutes d'un Black Metal aussi violent que rampant passant par des rythmes différents mais une ambiance commune, nous sommes là dans le prolongement plus brut d'un SVARTIDAUðI. Vocalement également, le groupe varie les intentions avec cette voix hurlée majoritairement utilisée par PERSECUTORY, des voix plus cérémoniales, tout cela au service d'une immersion totale dans l'ambiance noire, glauque et particulièrement prenante de ce premier album aux allures de sans faute.

    Sans faute car la production y est également très soignée, le travail sur la batterie pourrait être encore plus précis pour saisir toutes les subtilités mais cela serait certainement au détriment de l'ambiance cradingue, on est là donc plus dans un choix des auteurs plus que dans une limite technique. Mais, aussi, sans faute car après un début d'album particulièrement réussi, le groupe ne s'arrête pas en chemin et clôt les débats avec "Hegemony Of The Ruinous Impurity" et "Maelstroms Of Antireligious Chaos" dont la violence vous plaque au sol et on comprend pourquoi le groupe a réutilisé cette boucherie issue du premier EP pour clore ce Towards The Ultimate Extinction.

    Il y a bien entendu cette impression de déjà entendu que l'on a à chaque fois qu'un groupe de ce style se manifeste mais ce premier album renferme une noirceur, un talent d'écriture, une intelligence dans la mise en scène de sa musique car beaucoup de groupes auraient plutôt utilisé la chanson titre à la fin alors que PERSECUTORY progresse dans la violence et vous y amène avec lui, ne vous laissant que peu d'échappatoire, donc oui ce style d'album est monnaie courante mais combien ont ce rendu et cette âme ?

    Chronique : Aymerick Painless

    PERSECUTORY - Towards The Ultimate Extinction

     


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  • BLACK COUNTRY COMMUNION - BCCIX
    Mascot Label Group
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.bccommunion.com

    BLACK COUNTRY COMMUNION - BCCIV



    01. Collide / 02. Over My Head / 03. The Last Song For My Resting Place / 04. Sway / 05. The Cove / 06. The Crow / 07. Wanderlust / 08. Love Remains / 09. Awake / 10. When The Morning Comes / 11. With You I Go (Bonus Track)


    Il faut avouer que le fait de voir sortir un quatrième volume de BLACK COUNTRY COMMUNION n'est pas du plus grand enthousiasme. En effet, ce super-groupe, dont on ne citera pas encore une fois les membres, n'a jamais vraiment réussi à conquérir tout le monde. Faute, il est vrai, pour beaucoup, à un manque d'accroche, de mélodies, d'inspiration. Les précédents albums étant dans un registre assez brut de décoffrage, dans l'esprit, hélas, de la plupart des albums de Glenn HUGHES. Et de se rappeler surtout de l'excellent premier extrait du premier album, avec un "One Last Soul" d'anthologie, sachant allier puissance et mélodie. Pour le reste... ben c'est un peu le blackout.

    Mais ce quatrième épisode nous réconcilie en partie avec ce manque, car il est le plus mélodique et possède de très bons moments dont on regrette qu'ils ne soient pas plus nombreux. En tête, le fameux "Wanderlust", tout en finesse et bien agréable, comparé aux rythmes pachydermiques habituels. Les notes simples de piano et les arrangements sont des plus réussis, et Dieu que Glenn HUGHES est excellent quand il pose sa voix. Un peu dommage que le morceau s'étire sur plus de huit minutes, et que « The voice » redevient braillard par endroits. Mais globalement, que voilà enfin une composition inspirée ! Autre bonne surprise, le titre d'inspiration celtique "The Last Song For My Resting Place" interprété avec brio par Joe BONAMASSA. Ces deux morceaux apportent à eux seuls ce qu'il manquait aux précédents volumes, une diversité les faisant sortir du carcan trop lourd de feu LED ZEPPELIN. Pour le reste, il est vrai que l'on est en terrain connu, c'est pour cela que la réconciliation n'est que partielle. Cependant, il faut reconnaître en ce BLACK COUNTRY COMMUNION version 2017 un supplément d'âme général.

    Bien sûr, des lourdeurs ci-et-là plus des passages un peu longuets empêchent ce BCCIV d'obtenir une meilleure appréciation. On pensera d'ailleurs plus à 7 étoiles, mais bon cet attrait est tellement inespéré que le demi-point en plus n'est pas immérité. Sûrement pas indispensable encore dans quelques années, mais à l'instant T des qualités bien encourageantes pour la suite... si elle existe... Allez, en attendant, on va se remettre "Wanderlust" !

    Chronique : Renegade88

    BLACK COUNTRY COMMUNION - BCCIV

     


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  • W.I.L.D. - Purgatorius
    Overpowered Records
    Style : Death/Thrash Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.wild-official-band.com

    W.I.L.D. - Purgatorius



    01. A Beginning That Isn't One / 02. Drugs By Way Of Food / 03. Purgatorius / 04. Washout / 05. The Cave / 06. Trapped / 07. The Blind Man (Still Sees The Shadows Dancing) / 08. A Painful Past / 09. Holy Grail / 10. A Ray Of Hope / 11. An End That Isn't One

    Combo lillois actif depuis déjà pas mal d'années, W.I.L.D. (acronyme pour Wake Initiated Lucid Dream), autrefois connu sous le nom de WILD KARNIVOR, nous revient avec son album le plus solide à ce jour. Pratiquant un Death/Thrash direct et agressif, les nordistes nous proposent avec Purgatorius, un quatrième opus d'un niveau relativement élevé. S'appuyant sur un impressionnant travail d'écriture, W.I.L.D. nous balance là dix compos percutantes et violentes... du 100% « in your face », boosté encore un peu plus par la production à décorner les bœufs de Daniel Bergstrand (MESHUGGAH, STRAPPING YOUNG LAD, IN FLAMES,...) dotant l'ensemble d'un son massif et d'une puissance phénoménale. Que ce soit avec des titres plutôt rapides ("Drugs By Way Of Food", "The Cave", "Washout") ou plus mid tempo ("A Ray Of Hope"), les ch'tis envoient méchamment, nous assénant sans relâche baffe sur baffe ("Drugs By Way Of Food", "Holy Grail"). A aucun moment le groupe ne faiblit, délivrant avec ce Purgatorius un disque ravageur, sans concession et d'une intensité rare... Du costaud de chez costaud qui ne pourra que combler tout amateur de choses tout autant brutales que subtiles. Tabassage en règle garanti !

    Chronique : Nono666

    W.I.L.D. - Purgatorius

     


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  • SAVAGE ANNIHILATION - Quand s’abaisse la croix du Blasphème
    XenoKorp
    Style : Brutal Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : http://savageannihilation.com

    SAVAGE ANNIHILATION - Quand s’abaisse la croix du Blasphème


     
    01. Dévorante Dégénérescence Anthropophage / 02. Par-Delà les Dunes de Cadavres / 03. Quand s'abaisse la Croix du Blasphème / 04. Organe Après Organe / 05. Hyrreit / 06. Le Tombeau de l'Atrocité

    SAVAGE ANNIHILATION nous vient du Loiret (encore un   !!!) et officie dans le Death Metal de haut vol depuis 2002. Après une démo sortie en 2004, un split et un premier album, voici Quand s'abaisse la Croix du Blasphème, le deuxième album du groupe.
     
    L’opus sanguinolent et dévastateur commence par "Dévorante Dégénérescence Anthropophage", tout un programme ! Les riffs sont lourds et appuyés, la batterie très tempérée, avec une double grosse caisse extrêmement présente. Le morceau laisse la part belle aux mélodies et aux riffs entrainants ! Ça balance, ça envoie  et ça donne envie d’headbanguer dans sa salle de bain (ou ailleurs). Ça donne aussi envie d’aller voir SAVAGE ANNIHILATION en concert... et ça tombe bien car, surveiller vos agendas, il y a pas mal de dates de prévues en France. "Par-Delà les Dunes de Cadavres" (hummm ça sent bon le sang caillé et les chairs putrides) est le deuxième morceau de l’album. Musicalement, je dirais qu’il est plus « poétique » (tout est relatif), avec une atmosphère solennelle et un joli break au milieu. "Organe après Organe" est sans aucun doute mon morceau préféré de l’album ! De très beaux blasts, de très beaux breaks batterie et des guitares totalement déjantées et puissantes. Tout y est riche et varié, complexe et technique, mais on ne se perd pas dans un labyrinthe incompréhensible, comme ça peut être le cas parfois dans certains albums de Death (en tous cas pour moi). Cela-dit, "Hyrreit" est également très intense et très bien fichue, avec une intro plutôt sympathique et une entrée en matière plus que guerrière et brutale. Ça défonce et ça va vite (mais que mange le batteur au petit déj ?). "Le Tombeau de l’Atrocité" clôture magistralement cet album, avec une outro lyrique et symphonique complètement décalée du reste de l’album.

    Tout cet album est en intensité et en brutalité. Les rythmiques sont travaillées,  les blasts ultra rapides, et les guitares révèlent un niveau technique certain. Les soli sont hyper complexes, mais on respire car le groupe n’oublie pas les breaks plus posés et les riffs entrainants. La prod est excellente, le Vamacara Studio a fait un super boulot ! Le son des guitares est pus que parfait et va vous faire dresser les poils sur les bras.
     
    Quand à l’univers du groupe, les titres parlent d’eux même, pas la peine de vous faire un dessin : c’est sanglant, c’est putride, ça sent bon la torture et la déchéance, l’enfer ignoble et les entrailles qui pourrissent. SAVAGE ANNIHILATION ne se prend pas au sérieux, dans la pure tradition du Death Metal, avec une cover dans les tons orangés et grisâtres, des cadavres et de la torture : un vrai film d’horreur. Et, détail à signaler, et pas des moindres, les textes sont en français ! Je n’écoute pas beaucoup de Death Metal, mais c’est le seul groupe que je connaisse avec des textes en français... et là, je dis bravo ! J’adhère complètement à cette démarche, celle de s’exprimer dans sa langue maternelle, qui colle si bien au concept extrême et torturé.
     
    Alors voici un album de Brutal Death Metal extrêmement réussi, original et chanté en français. A se procurer instantanément !

    Chronique : Fanny

    SAVAGE ANNIHILATION - Quand s’abaisse la croix du Blasphème

     


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  • SEEDS OF MARY - The Blackbird And The Dying Sun
    Klonosphère
    Style : Grunge
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/SeedsOfMary

    SEEDS OF MARY - The Blackbird And The Dying Sun



    01. I Am Not Afraid / 02. Here Comes The Night / 03. Lord Of The Flies / 04. What Have We Done? / 05. Like A Dog / 06. The Blackbird / 07. The Dying Sun / 08. Sovereign Mind / 09. Sense Of Sacrifice / 10. Oceanic Feeling / 11. Vice & Virtue / 12. Back To The Woods

    "I Am Not Afraid" : le chant déboule dans les oreilles, une nouvelle fois la référence à Layne Staley (ALICE IN CHAINS) refait surface, ce qui semble être très répandu en ce moment sur la scène française mais voilà cela s'éstompe assez vite puisque musicalement derrière, si on est un sur un Grunge gentillet dans la lignée d'ALICE IN CHAINS ou SOUNDGARDEN, nos français de SEEDS OF MARY vont s'en éloigner au fur et à mesure. D'ailleurs même ce titre d'introduction du troisième album du groupe ne singe pas tant que ça le groupe de Seattle. Et avec "Here Comes The Night", on est carrément loin, un esprit Rock que l'on pourrait rapprocher d'HEADCHARGER fait surface et voilà que le groupe a su rectifier le tir après deux albums très influencés, et de façon totalement assumée, par ALICE IN CHAINS.

    Bref, fin de discussion sur ce sujet car avec "Lord Of The Flies", SEEDS OF MARY nous balance un Rock subtile, plus posé et plus intimiste, cela prend des proportions très intéressantes sur "What Have We Done?" qui permet aussi de relever le travail d'arrangement réalisé pour cet opus The Blackbird And The Dying Sun où le duo de vocaliste se partage parfaitement le travail et où de rares solos sont disséminés ci et là. Mais c'est avec la suite "The Blackbird" / "The Dying Sun" que le groupe montre le plus l'étendue de son avancée, loin d'être fuite en avant, cette évolution renferme des parties ambiantes marquant comme une pause au milieu de cet album assez dense et très chargé, 12 titres pour pratiquement une heure de musique, on est là dans la tranche haute de la durée acceptable pour un album sans risquer le flottement ou le remplissage.

    Ce milieu d'album laisse à penser que le groupe s'est autorisé à mettre en parenthèse le penchant live de leurs titres pour aller jusqu'au bout des morceaux, les pousser aussi loin que possible quitte à s'arranger avec des versions alternatives pour les concerts et le résultat est plus que probant car sur "The Blackbird", difficile de reconnaitre le groupe qu'il y a un an seulement sortait un album bien plus inspiré par ALICE IN CHAINS même si le riff avant le dernier refrain nous rappelle "Them Bones" de qui vous savez et que la phrase : "My rusty cage pounds" trouve une résonance certaine dans mon crâne bercé avec SOUNDGARDEN, même lorsque l'on essaie de gommer des choses, notre vraie nature finie toujours par refaire surface.

    Enregistré au Secret Place Studio comme son prédécesseur en compagnie de David Thiers, cet album renferme une musique un tant soit peu plus Heavy même si la production assez Rock ne permet pas de s'en rendre compte au premier abord, voilà un élément qui devrait se vérifier en live puisque le groupe se compose de deux guitaristes. D'ailleurs le choix de cette production manquant un peu de relief peut s'apparenter à un choix du groupe, lui qui se nourrit des années 90, voilà une façon de produire qui semble en adéquation avec ce qu'ils recherchent, et pour le coup, difficile de leur en tenir rigueur, on adhère ou pas, mais la démarche est ici artistique et plutôt réussie, si vous cherchez des guitares bien grasses, ce n'est pas sur ce The Blackbird And The Dying Sun que vous trouverez votre dose, par contre pour un album avec une vraie personnalité, des morceaux intenses sans occulter un côté Rock direct, il n'y a pas à dire SEEDS OF MARY a réussi à s'affirmer avec ce troisième album.

    Chronique : Aymerick Painless

    SEEDS OF MARY - The Blackbird And The Dying Sun

     


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  • ECHOLOT - Volva
    Czar Of Crickets Productions
    Style : Psychedelic Stoner
    Origine : Suisse
    Sortie : 2017
    Site Web : http://echolot.space

    ECHOLOT - Volva



    01. II / 02. III / 03. IV / 04. V

    Formé en Suisse, le trio ECHOLOT a publié l'an passé un premier album sobrement intitulé I, composé d'un long titre découpé en deux parties. En 2017, revoilà le groupe avec Volva qui s'intègre comme la suite logique puisque composé des morceaux "II", "III", "IV" et "V", ce qui pourrait laisser croire que les Suisses forment un groupe instrumental. Mais il n'en est rien, car si le chant est assez peu présent, il est pourtant bien là, et plutôt varié même, allant du chant Stoner Psyché par excellence jusqu'au chant plus solennel comme sur la fin de "II" ou le début de "V".

    Varié, comme la musique d'ailleurs, et il ne faut pas bien longtemps pour le constater, la première plage montre déjà la voie avec un côté Space Rock bien présent mais une fin plus rampante et Doom dans l'esprit alors que s’intégrait au milieu une partie Stoner un peu plus directe et les 12 minutes de ce premier morceau sont franchement une réussite. Avec une approche plus Space Rock, le chant sur "III" montre un visage un peu moins sombre d'ECHOLOT mais toujours aussi efficace, un aspect planant qui ne perd jamais de vue l'énergie Rock, et sur ce point le travail de Jonathan Schmidi est à souligner car là où beaucoup de groupes se la jouent feutré, ECHOLOT continue de marteler un rythme soutenu et surtout très marqué, c'est à dire que ce batteur possède une vraie frappe, même si dans le mix un peu plus de présence ne serait pas un luxe.

    Avec "IV", c'est toutefois, cette apparence Psychedic Stoner Rock, que le trio exploite mais on est loin de l'esprit Desert que l'on retrouve beaucoup dans ce style et même si la construction des morceaux semblent être issues de jam sessions, on retrouve une structure progressive cohérente et très loin de se perdre dans des méandres obscurs incompréhensibles. Il faut voir comment ce morceau "IV" part d'un Space Rock très aérien pour arriver à un Stoner Doom Metal plus rampant, puis un peu plus lumineux lorsque le chant, une nouvelle fois très soigné, déboule au milieu de ce titre qui pourrait bien être la pièce maitresse de ce deuxième opus, avant de repartir vers le Space Rock du début et toujours ce chant posé de façon délicate, un travail d'arrangement sur la structure pointu et qui fait mouche.

    Au final, ce Volva avec une production très vivante, un son de batterie sans fioritures et très live, un travail de production sur le chant extrêmement bénéfique, des variations de rythme bien vues, une facilité à écrire des riffs accrocheurs avec une ambiance prenante, ECHOLOT pourra parler aux amateurs de Stoner psychédélique comme de Stoner plus direct, voire même d'une certaine frange du public Doom Metal, clairement un des groupes les plus intéressant dans le style depuis longtemps car n'abusant jamais des codes du style, en clair ECHOLOT impose sa personnalité !

    Chronique : Aymerick Painless

    ECHOLOT - Volva

     


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  • BORN AGAIN - Strike With Power
    Massacre Records
    Style : Hard 'n Heavy
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.bornagainmetalband.com

    BORN AGAIN - Strike With Power



    01. New Generation / 02. Strike With Power / 03. Preachers Of The Night / 04. Betrayal / 05. We Feed The Fire / 06. Angel In Black / 07. Deal With The Devil / 08. Wings Of Hate / 09. No Class (Motörhead Cover) / 10. Dawn Of The Gods

    Récemment débarqué sur la scène Metal française, BORN AGAIN, qui s'est formé en 2016 du côté de Besançon, n'en est pas moins constitué de vieux briscards, jugez plutôt : Thierry Marquez (chant) et Christophe "Pich" Pichot (batterie), tous deux ex-membres de BROKEN EDGE, et Chris Savourey (ex-NORTHWIND, ex-HEAVENLY, ex-KARELIA, et accessoirement ex-BROKEN EDGE lui aussi), autant dire que ces gars-là ont déjà pas mal bourlingués depuis bien des années.

    Pour ce premier album, Strike With Power, les français nous livrent une sorte de Hard n' Heavy qui, pour synthétiser un peu, pourrait être décrit comme un mix entre MOTÖRHEAD et BLACK SABBATH, d'ailleurs le nom du groupe ne serait-il pas un petit clin d’œil à l'album Born Again des derniers ? Sur des bases relativement classiques empruntées aux 70's et 80's, BORN AGAIN nous balance dix titres taillés dans un Hard Rock gras et burné que n'auraient sans doute pas renié les groupes précités, mélangeant de ci de là quelques touches légèrement thrashy ("New Generation"), se faisant parfois groovy ("Preachers Of The Night") ou plus pesant ("We Feed The Fire"), avec toujours une constante : l'efficacité. Après, il faut bien reconnaitre qu'à part la voix de Thierry Marquez, plutôt rugueuse et vraiment parfaite pour le genre pratiqué, il n'y a rien de bien original sur ce Strike With Power, et si tout est parfaitement exécuté, BORN AGAIN n'est visiblement pas là pour révolutionner le genre Metal. Non, à l'écoute de ce premier album on sent davantage une envie de se faire plaisir, et de faire plaisir à l'auditeur qui, à n'en point douter, devrait passer un bon moment s'il est amateur de choses simples mais néanmoins puissantes, entre Heavy thrashisant et Rock'n'Roll Motörheadien.

    Chronique : Nono666

    BORN AGAIN - Strike With Power

     


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  • NIGHTBRINGER - Terra Damnata
    Season Of Mist
    Style : Esotéric Black Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/NightbringerOfficial

    NIGHTBRINGER - Terra Damnata



    01. As Wolves Amongst Ruins / 02. Misrule / 03. Midnight's Crown / 04. Of The Key And Crossed Bones / 05. Let Silence Be His Sacred Name / 06. Inheritor Of A Dying World / 07. The Lamp Of Inverse Light / 08. Serpent Sun 

    De prime abord, cet album sonne violent, agressif et rapide. Les blasts s’envolent, les riffs sont acérés et les voix malsaines. Du vrai Black quoi  ! NIGHTBRINGER nous vient du Colorado et officie depuis 1999 (année satanique). Quelques splits, des démos et voici le cinquième album du groupe.
     
    Bon alors je vais faire une chronique en deux parties  : la musique, en faisant totalement abstraction des thématiques ésotériques périmées, puis je m’attarderai sur l’univers du groupe.

    Musicalement, tous les ingrédients d’un excellent album de Black Metal sont réunis  : blasts, sons malsains, riffs mélodieux et rapides, passages plus calmes. On ne déroge pas à la règle.
     
    "As Wolves Amongst Ruins" démarre très fort, avec un blast de folie et des guitares hyper aigues. Les textes sont très présents et le chant est partout. Tout cela n’est pas sans rappeler MARDUK (le logo aussi d’ailleurs). "Misrule" sonne franchement aigüe, avec des riffs acérés, profonds et stridents, tranchants comme des lames de rasoirs. Les voix sont parfois screamées, parfois parlées, ce qui donne une atmosphère très solennelle. "Inheritor Of A Dying World" nous offre encore de très beaux riffs. C’est un morceau tout en intensité, les cris sont prenants, la batterie très bien exécutée et lourde. Le tout sonne comme un hymne à la mort ou aux démons, tout en puissance et se terminant en fade out. L’album se conclue avec "Serpent Sun", démoniaque et puissante. Tout cela produit son petit effet, bien mystique et occulte. La prod est excellente et soignée, les compos sont réfléchies, on prend clairement du plaisir à écouter ce Terra Damnata.

    Concernant les thématiques abordées et l’artwork, le mysticisme sataniste a toute sa place ! La cover représente un crane et un démon... bon, ça c’est fait ! Les tons sont ocres, gris et pales, rappelant l’espace, la terre, l’univers et l’homme dominé par son coté démoniaque (ou l’au delà satanique, j’ai pas bien compris). Les textes sont très ésotériques et cabalistiques : «  Issu de moi, sombre Sabaoth, En toi je meurs, Noir comme la nuit, La mort exaltée… ». En même temps, le groupe s’annonce comme tel : « Esotéric Black Metal ». Alors on en a pour son argent : le vide, l’éternité, la mort, les divinités hébraïques, ou Grecques, l’enfer, le sang, etc... Alors en 2017, il y a encore des mecs qui croient en ces trucs là ? Renseignements pris sur le net, la réponse me stupéfait : c’est oui ! Il y a des gens qui croient en tous ces trucs là ! Alors si vous aimez le Black Metal malsain et puissant, les prods bien soignées, les guitares travaillées, les rythmiques rapides et intenses, et/ou l’ésotérisme mystique démoniaque, vous allez être servis. Par contre, si tout comme moi, tous ces trucs de démonologie rétrograde vous emmerdent, passez votre chemin… à bon entendeur  !

    Chronique : Fanny

    NIGHTBRINGER - Terra Damnata

     


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  • LO! - Vestigial
    Pelagic Records
    Style : Post-Hardcore
    Origine : Australie
    Sortie : 2017
    Site Web : www.lookandbehold.net

    LO! - Vestigial



    01. Hall Of Extinct Mammals / 02. As Fools Ripen / 03. Glutton / 04. Locust Christ / 05. Butcher Birds / 06. Bombardier / 07. A Tiger Moth's Shadow / 08. Judas Steer / 09. Bestial Beginnings / 10. The Worms Lament / 11. Gods Of Ruin

    Troisième album pour les Australiens de LO!, ce groupe qui évolue habilement entre Post-Hardcore et Post-Sludge à la CONVERGE, THE OCEAN ou TEXTURES pour essayer de baliser un peu l'univers de ces quatre-là. Troisième album donc, après un premier en 2011, Look And Behold, qui servait de carte de visite bien solide, le deuxième, Monstrorum Historia, en 2013 qui voyait le groupe lorgner fortement vers la frange la plus lourde du style et ce Vestigial qui nous intéresse aujourd'hui devant servir de confirmation définitive après quatre années de gestation.

    On note que quatre ans, cela pèse sur la nervosité des garçons car ce nouvel opus se fait bien plus violent que ses prédécesseurs qui proposaient des plages plus calmes voire même down tempo. Résultat compact mais bien plus difficile à digérer en plus de rentrer dans un moule plus standard des groupes Post-Hardcore habituels, pas ou très peu de surprises, si ce n'est ces parties de batterie qui semblent d'une simplicité mais qui, en fait, se révèlent absolument dantesques à quiconque daignera tendre l'oreille ("Glutton"). On a effectivement droit à l'introduction très courte permettant à  "As Fools Ripen" d'exploser avec dans son prolongement un "Glutton" sachant gérer les dynamiques et ce "Locust Christ" qui nous renvoie vers BREACH, intense, brutal, condensé. Arrive ensuite le moment surprise de l'album à savoir ce "Butcher Birds" très direct et plus relâché que ses prédécesseurs, ce titre arbore un aspect Rock'n'roll franchement pas désagréable. Et puis, LO! recommence le cycle avec "Bombardier", un instrumental posé qui devance "A Tiger Moth's Shadow" plus explosif que jamais. C'est d'ailleurs cette deuxième partie d'album très Post-Hardcore qui donne cette impression de rouleau compresseur et surtout ce sentiment que les Australiens ont oublié une partie de leur personnalité en route. Beaucoup moins subtile ce troisième album se veut plus efficace mais dans la mêlée, le groupe saura-t-il tirer son épingle du jeu?

    Alors si on est très heureux de retrouver ce groupe toujours aussi efficace, on regrette tout de même un peu cette standardisation de sa musique, lui qui avait su conserver une part de Sludge intense dans l'équation. Pas de trahison pour autant, ces morceaux rentrent tout à fait dans le cadre de ce qu'est LO! juste qu'ils en accentuent un aspect au détriment des autres aspects moins conventionnels, du coup pour ceux qui découvrent avec ce Vestigial, vous risquez de passer à côté de quelque chose.

    Chronique : Aymerick Painless

    LO! - Vestigial

     


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  • SAMAEL - Hegemony
    Napalm Records
    Style : Industrial Metal
    Origine : Suisse
    Sortie : 2017
    Site Web : www.samael.info

    SAMAEL - Hegemony



    01. Hegemony / 02. Samael / 03. Angel Of Wrath / 04. Rite Of Renewal / 05. Red Planet / 06. Black Supremacy / 07. Murder Or Suicide / 08. This World / 09. Against All Enemies / 10. Land Of The Living / 11. Dictate Of Transparency / 12. Helter Skelter (THE BEATLES cover)

    Période anormalement longue de gestation d'un album chez les Suisses de SAMAEL, à tel point que l'on se demandait si le groupe n'était pas confronté à une panne d'inspiration. En effet, avec un retour à un propos un peu plus Black sur Lux Mundi en 2011, peut-être ne s'était il pas attiré la sympathie de son public qui avait plutôt accepté ce virage Industriel. Seulement, non, après 20 années passées au service de la musique Metal, Xy avait décidé en 2014 de s'octroyer une petite parenthèse pour écrire une musique symphonique pour la ville de Sion et, en 2015, le bassiste originel du groupe, Mas, s'en est allé pour être remplacé par Drop (SYBREED). Ensuite, les Suisses ont revisité leur classique Ceremony Of Opposites pour le jouer dans son intégralité au Canada, en Pologne, en Russie et sur des festivals Européens.

    C'est donc au printemps 2016 que Hegemony prend forme, ce nouvel album dont la production est signée Waldemar Sorychta avec un mixage de Stefan Glaumann avant que SAMAEL ne signe un nouveau contrat avec Napalm Records, l'aventure Nuclear Blast semblant bien terminée. Bref, le groupe n'a pas chômé finalement mais voilà, le temps passe vite, et fort heureusement, le temps n'a pas d'emprise sur le talent d'écriture de Xy et Vorph, et avec ce nouvel album, le duo nous offre une musique clairement tournée vers l'esprit Industrial Black Metal d'un Above avec une production électro qui renvoie plus vers Reign Of Light (2004), les guitares sont bien présentes dans le mix, cela semble immuable désormais dans l'équation sonore des Suisses et cela fonctionne parfaitement avec la froideur de la batterie programmée, les claviers d'une froideur habituelle aux Suisses, ces chœurs pour le côté grandiloquent. L'exemple parfait est ce "Black Supremacy" furieusement violent, des riffs de guitare bien aiguisés.

    Alors avec les groupes à l'identité aussi forte comme SAMAEL il est bien difficile de faire croire à quelqu'un n'ayant jamais accroché à l'approche du groupe qu'avec Hegemony ça va changer car non, la voix de Vorph, filtrée et chargée d'effet, fera toujours autant débat, l'utilisation de l'électronique à la place d'une batterie classique (même si Xy l'utilise de temps à autre comme sur "Murder Or Suicide"), l'omniprésence des claviers et des samples, tout cela éloigne une bonne partie du public Metal classique mais à contrario, le groupe peut se vanter d'avoir un public ultra fidèle car si jamais vous êtes tombés sous le charme à un moment donné, difficile de résister à cette nouvelle livraison.

    La mise en avant des guitares, le maintien des riffs typés Black ou plus largement Extrême Metal, des claviers froids mais sombres, une voix filtrée mais agressive et accrocheuse ("Red Planet", "Hegemony", "Black Supremacy" ou "Angel Of Wrath"), des titres suffisamment différents pour ne pas avoir la sensation que ce sont 12 fois les mêmes titres proposés là, l'efficacité d'un "Hegemony" est bien contrebalancée par un "This World" moins immédiat. SAMAEL ne retournera plus vers le Black Metal primaire qui l'a vu naitre, mais la variable d'ajustement entre un très bon album comme cet Hegemony et un album passable se trouve clairement dans l'utilisation de la guitare, de la basse et l'intensité que Vorph peut mettre dans son chant, ici on sent bien la colère et la haine comme expulsée, renvoyée à la face d'un monde que le frontman se plait à en dénoncer les abus dans ses paroles sous couvert d'un vocabulaire mystique ("Dictate Of Transparency"). D'ailleurs le trio formé par "Murder Or Suicide", "This World" et "Against All Enemies" représente bien cette prise de risque, un enchainement de morceaux sans refrain à hurler en concert et une rythmique un peu moins dansante, bien supportée par des relents de Black Metal.

    Ce dixième album montre donc un groupe dans une continuité de qualité et surtout là où SAMAEL avait en partie échoué sur Above et Lux Mundi en forçant le trait de leurs racines extrêmes, là le tout est bien mieux digéré et recraché sans vergogne ("Dictate Of Transparency", "Black Supremacy"), oserais-je dire qu'il s'agit du meilleur album, ou en tout cas celui qui synthétise le mieux les différentes périodes du groupe, depuis Passage (1996), je ne sais pas car un Solar Soul était plutôt réussi à mes yeux mais vous avez l'idée générale, si vos oreilles sont restées un long moment loin des beats entêtants de SAMAEL, Hegemony est la fenêtre par laquelle vous pouvez revenir sans rougir.

    Chronique : Aymerick Painless

    SAMAEL - Hegemony

     


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