• SOEN - Lykaia
    UDR Music
    Style : Progressive Rock/Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/SoenMusic

    SOEN - Lykaia



    01. Sectarian / 02. Orison / 03. Lucidity / 04. Opal / 05. Jinn / 06. Sister / 07. Stray / 08. Paragon

    Un petit récapitulatif semble nécessaire pour mieux appréhender l'excellence musicale de ce groupe à la discographie encore peu fournie. SOEN nous arrive de Suède où il fut créé en 2005, et Lykaia est son troisième album. Vous rappelez-vous de ce formidable batteur délivrant une partition de folie, de bestialité et de grand feeling sur le terrifiant Deliverance d'OPETH ? Après son départ du groupe, Martin Lopez forma SOEN aux côtés de Steve DiGiorgio (basse - ex-DEATH, TESTAMENT), Joel Ekelöf (chant - WILLOWTREE) et Kim Platbarzdis (guitare). En 2012, le groupe signe un premier album à l'artwork et aux sons très proche de TOOL, faisant néanmoins preuve d'un certain talent de composition et d'interprétation. Deux ans plus tard, l'arrivée de Tellurian voit le groupe, sans délaisser totalement ses idoles (TOOL, OPETH et A PERFECT CIRCLE), commencer tout doucement à se démarquer et s'affirmer davantage ! A noter que c'est aussi à cette époque que Stefan Stenberg intégrera SOEN en remplacement de DiGiorgio. Nos suédois réitèrent en ce début 2017 avec Lykaia. Huit titres, tous à l'énoncé très court, à l'image d'un A PERFECT CIRCLE sur Mer De Noms. Lykaia, tout comme ses deux prédécesseurs, est splendide, et ce qui semblait naître sur Tellurian se concrétise davantage encore sur ce nouvel essai. Les compositions prennent plus de liberté, batifolant avec des sons plus personnels, ne parsemant que ça-et-là les influences majeures de jadis. On retrouve l'immense classe des musiciens, avec cette voix magnifique et pleine de sensibilité, une section rythmique inventive et technique ("Stray") et des guitares subtiles, fines et aériennes. Lykaia démarre avec le génial "Sectarian", avec un Joël Ekelöf au chant magistral, la section rythmique, ronde et chaude, groove terriblement pour libérer des guitares plus nerveuses aux accents opethien. Le titre suivant est dans la même dynamique, refrain inévitable et suspendu dans les airs, porté par un chanteur magique, "Orison" nous distillant un pont atmosphérique et progressif viscéral. Et les sentiments ne sont que plus prononcés sur la sublimissime douceur qu'est "Lucidity". Et c'est ce qui fait la force de cette nouvelle œuvre, ces émotions décuplées par des refrains inaltérables, ceux-ci également démultipliés par des phrasés progressifs et atmosphériques d'une grande richesse ("Opal", "Jinn" et ses réminiscences orientales d'une infinie beauté, "Sister"). Martin Lopez y montrant tout son éclectisme et sa dextérité de très grand marteleur ! On ne manquera pas de souligner également le travail exemplaire du nouveau venu, Marcus Jidell (AVATARIUM, THE DOOMSDAY KINGDOM, ex-EVERGREY) qui remplace désormais Kim Platbarzdis, avec des guitares omniprésentes ("Stray"). Quant à "Paragon", il termine cette œuvre en jouant sur la corde sensible, avec un orgue surprenant, laissant une nouvelle fois éclater les guitares. Après les récents travaux de PAIN OF SALVATION, SEPULTURA et GONE IS GONE, SOEN nous livre avec ce Lykaia, une des belles réussites de ce début d'année.

    Chronique : Papa Bordg

    SOEN - Lykaia

     


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  • BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire
    Nuclear Blast
    Style : Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.blackstarriders.com

    BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire



    01. Heavy Fire / 02. When The Night Comes In / 03. Dancing With The Wrong Girl / 04. Who Rides The Tiger / 05. Cold War Love / 06. Testify Or Say Goodbye / 07. Thinking About You Could Get Me Killed / 08. True Blue Kid / 09. Ticket To Rise / 10. Letting Go Of Me / 11. Fade (Bonus Track)

    Heavy Fire, le troisième album de BLACK STAR RIDERS, est dans la continuité de ses deux prédécesseurs, on y retrouve un Hard Rock mélodique de qualité, mais, hélas, uniquement sur quelques titres... le reste étant plus dispensable. En ce sens, "When The Night Comes In" et "Testify Or Say Goodbye", dévoilés en avant-première sur la toile, étaient bien les meilleurs par rapport aux autres compositions. Le premier œuvrant dans un Hard Rock festif avec des chœurs féminins magnifiques, le second étant plus proche de l'esprit THIN LIZZY, avec une ligne mélodique bien inspirée... Qui a dit, d'ailleurs, que le groupe s'éloignait de plus en plus du légendaire combo irlandais ? Mauvaise stratégie que cette présentation avancée quand le reste ne suit pas, la déception s'avérant plus grande. Mais, toute proportion gardée, le reste n'est pas mauvais quand même mais un bon cran en dessous. On retiendra ensuite le très sympa "Dancing With The Wrong Girl" mais là encore, plus proche de Phil LYNOTT c'est pas possible... mais ce n'est pas un reproche tant que la qualité et là, et puis c'est bien légitime que Scott GORHAM garde cette source d'inspiration. La ballade "Cold War Love" est aussi du bon côté, de même que "Fade" (seconde ballade, en bonus track) à un niveau peut-être légèrement inférieur. Voilà pour le côté intéressant de ce Heavy Fire, l'autre partie n'est, encore une fois, pas à jeter mais s'écoute juste poliment et ne décolle pas, faute à une mélodie moins présente, ou simplement à une inspiration insuffisante. Bien dommage car avec "When The Night Comes In", on espérait bien tenir déjà là un des meilleurs albums pour 2017. Miroirs aux alouettes allez-vous dire ? Oui et non car on savait déjà que BLACK STAR RIDERS ne pourrait jamais égaler THIN LIZZY, l'âme du groupe et de son inégalable compositeur n'étant plus de ce monde depuis 1986 ... oui, 31 ans déjà !!!

    Chronique : Renegade88

    BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire

     


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  • IGNIS FATUUS - Second Offering
    Autoproduction
    Style : Thrash/Melodic Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2016
    Site Web : www.facebook.com/ignis.fatuus.fr

    IGNIS FATUUS - Second Offering



    01. Assumption Of The White Road (Intro) / 02. Searching For The Light / 03. Second Offering / 04. Rebirth / 05. Mercyful Soul With A Despairing God / 06. Beholder Of Tragedies / 07. Excruciating Future / 08. Passion And Perversity / 09. PsychoMorpheus / 10. Purity Of Hades / 11. The Third Moon (Outro)

    Après un Soulbreaker paru en 2012, IGNIS FATUUS, groupe originaire de Franche-Comté, nous revient avec son deuxième album, le bien nommé Second Offering. Et pour qui s'était penché sur la précédente réalisation du combo, il se retrouvera directement en terrain connu, pas de gros changements à noter ici, IGNIS FATUUS reste ancré dans un Thrash/Death mélodique tout ce qu'il y a de plus classique, où plane par instants l'ombre d'un certain DARK TRANQUILLITY, c'est notamment le cas du morceau-titre "Second Offering", "Passion And Perversity" ou "Behold Of Tragedies" qui ont tous un arrière gout « Swedish Melodeath » assez marqué, le tout gardant toujours un côté bien rentre dedans et puissant. Et si ça envoie bien, il n'y a rien ici qui permette à IGNIS FATUUS de se différencier de la cohorte de groupes pratiquant ce style, la formation de Montbéliard applique une recette qui, si elle fonctionne pas trop mal, manque d'un poil de personnalité, et surtout de compositions vraiment mémorables, car ici les titres défilent sans réellement marquer les esprits. Pas désagréable mais pas transcendant non plus, ce Second Offering se laisse écouter, sans toutefois se démarquer... Après, ce n'est peut-être qu'une histoire de gout !

    Chronique : Nono666

    IGNIS FATUUS - Second Offering

     

     


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  • RAKEL TRAXX - Dirty Dollz
    Shotgun Generation
    Style : Hard Rock/Glam Rock
    Origine : France
    Sortie : 2016
    Site Web : www.rakeltraxx.com

    RAKEL TRAXX - Dirty Dollz



    01. Can't You See / 02. I Need Your Love Tonight / 03. You'll Never Stop A Game / 04. Red N' Hot / 05. Lady Got A Gun / 06. Love Me Pretty Baby / 07. Cry N' Die / 8. Hey !!! Hey !!! / 09. I Need You Honey / 10. Drugs To Kill Your Mind

    Si le Glam/Hair Metal n'a plus vraiment le vent en poupe comme ça pouvait être le cas durant les années 80 où les POISON, MÖTLEY CRÜE, RATT, L.A GUNS et autres FASTER PUSSYCAT trustaient les premières places des charts US, il subsiste néanmoins quelques irréductibles qui continuent de perpétuer le style avec un certain talent. On citera notamment des groupes comme HARDCORE SUPERSTAR, CRASHDÏET, BAI BANG, WIG WAM ou SISTER, qui, pour la grande majorité, nous arrivent de Suède, mais la France n'est pas en reste non plus avec des formations comme BLACKRAIN, ENGRAVED, DIRTY ACTION, PLEASURE ADDICTION, ou RAKEL TRAXX qui nous intéresse aujourd'hui. Le combo marseillais nous livre ici son deuxième album, Dirty Dollz, qui débarque cinq ans après un Bitches Palace plutôt prometteur. Un délai plutôt long qui n'aura visiblement en rien entamé la motivation des troupes. Comme sur le premier opus, ce nouveau méfait met en avant des compos relativement efficaces et énergiques (You'll Never Stop A Game", le single "Red N' Hot", "Lady Got A Gun"), portées par des riffs en acier trempé et des refrains fédérateurs diablement entêtants ("Red N' Hot", "Hey !!! Hey !!!") qui ne manqueront pas de vous filer la patate et une furieuse envie de faire la fête. Mais, signe d'une maturité certaine acquise au fil des années, RAKEL TRAXX sait aussi se faire plus calme et posé, à l'image de cette très réussie ballade qu'est "Drugs To Kill Your Mind" qui, durant sept minutes, ne manquera pas de vous faire vibrer de plaisir, tant il s'agit là, incontestablement, d'un des plus beaux morceaux écrit par le groupe. C'est donc, vous l'aurez compris, un album des plus convaincant que nous livrent nos Marseillais, simple, frais et festif, mais ô combien efficace. Amis de la mélodie imparable et du fun, cet album est fait pour vous ! Ne reste plus qu'à espérer que le troisième album ne mette pas encore cinq ans avant de voir le jour...

    Chronique : Nono666

    RAKEL TRAXX - Dirty Dollz

     

     


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  • JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock / Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.jackrussellsgreatwhite.com

    JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'



    01. Sign Of The Times / 02. She Moves Me / 03. Crazy / 04. Love Don't Live Here / 05. My Addiction / 06. Anything For You / 07. He Saw It Comin' / 08. Don't Let Me Go / 09. Spy Vs Spy / 10. Blame It On The Night / 11. Godspeed

    On ne reviendra pas sur le parcours de Jack RUSSELL, avec la tragédie de Rhode Island, puis ses ennuis de santé qui lui coûtèrent sa place au sein de son propre groupe. Une préférence allant nettement du côté de son retour artistique plutôt qu'à de moult polémiques qui, de toutes façons, ne feront que diviser selon les avis de chacun.

    Ce nouvel album fut annoncé il y a déjà un bon moment, d'abord sous le nom The Gauntlet, pour finalement sortir avec le titre He Saw It Comin'. Pas beaucoup d'intérêt à cela puisque le contenu est bien le plus important... et de ce côté là, forcément le fan de GREAT WHITE risque de s'y retrouver davantage que dans l'autre version du groupe puisque Jack RUSSELL représente l'âme du grand blanc. Pourtant, même s'il y a des similitudes ci-et-là, l'ensemble sonne bien plus soft et se classe davantage dans un registre Pop/Rock que purement Hard Rock. C'est un choix qui s'avère discutable mais en tout cas complètement honnête dans la démarche, qui, du coup, n'aboutit pas à un simple copier/coller de GREAT WHITE. Coup de chapeau aux musiciens et notamment aux guitares qui ont la lourde tâche de pallier au son du talentueux Mark KENDALL. Et de ce côté là, Robby LOCHNER (FIGHT) s'en sort plus que bien avec un phrasé tout en feeling comme sur le solo de "Sign Of The Times" ou alors en mode guitar hero sur "My Addiction". Mais la palme, à ce niveau, revient à "She Moves Me" et son atmosphère particulière, ce titre a vraiment quelque chose de spécial grâce aux sons des guitares. Au niveau des autres réussites, on citera bien sûr "Blame It On The Night", premier extrait dévoilé avant la sortie de l'album et qui possède un esprit assez proche du ALICE COOPER des années FM. Le riff est imparable et les lignes de guitares sont dans le ton de "She Moves Me", donnant encore ici une identité tout à fait remarquable... un moment fort à n'en pas douter, ainsi qu'en live. Bon, bien sûr, tout n'est pas aussi parfait que ces titres, même si rien n'est médiocre. Simplement, le reste est juste bon sans être excellent, ce qui est, il faut l'avouer, tout bonnement inespéré ! "Crazy" possède un bon groove Rock’n’roll sans atteindre des sommets, "Love Don't Live Here" est une bonne ballade bluesy mais qui reste assez commune. "He Saw It Comin'" est plus originale mais a du mal à maintenir une intensité sur la longueur, et la ballade "Anything For You" passe sans encombre ni exaltation non plus. "Don't Let Me Go" est sympa, avec son rythme cool qui se rapproche (trop ?) de "Dyer Maker" mais qui rend bien hommage à Robert PLANT dont le timbre de voix est souvent proche. Enfin, "Spy vs Spy" permet encore de dévoiler des talents guitaristiques et "Godspeed" finit sur une note totalement déroutante avec son air des sixties. Ce morceau est, semble-t-il, totalement "A Cappella" et les chœurs peuvent laisser pour le moins dubitatif, heureusement qu'il s'agit de Jack RUSSELL... cela permet de mieux avaler la pilule pour cette composition pour le moins surprenante dans ce registre. Bon, au bout de plusieurs écoutes, on s'y fait, et reconnaissons au moins une prise de risque tout à fait louable.

    En résumé, agréable retour qui fait plaisir avec d'excellents moments dans ce He Saw It Comin', gageons qu'une suite verra le jour car la voie est la bonne pour le côté artistique... l'aspect commercial, c'est autre chose. Pas loin du sans faute ... but sure the next time, Jack !

    Chronique : Renegade88

    JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'

     

     


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  • SWEET MARY JANE - Winter In Paradise
    AOR Heaven
    Style : AOR/Melodic Rock
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Sweet-Mary-Jane

    SWEET MARY JANE - Winter In Paradise



    01. Fire In Your Eyes / 02. No Retreat, No Surrender / 03. Winter In Paradise / 04. Madeleine / 05. Miracle / 06. Carry On / 07. Angel Of Mine / 08. Surrender / 09. Keep The Fire Burning / 10. Don't Be Too Late

    SWEET MARY JANE est un nouveau groupe suédois qui vient en ce début 2017 nous proposer son premier effort intitulé Winter In Paradise. Formé en 2012, le groupe est constitué de Tomas NÄSSLIN (ex-ROULETTE) aux claviers, Per-Olof ASBERG (ex-AIRBORN) aux guitares, Alexander OLSSON (ex-ANACONDAH) à la basse, Andreas SPARBY (ex-L.A.C.K.) et Tomas BERGGREN (ex-RAZMANAZ, et accessoirement frère de Stephan BERGGREN de SNAKES IN PARADISE) au chant. Comme la plupart des groupes suédois que nous apprécions ici, il s'agit bien sûr de Rock mélodique de haut vol. SWEET MARY JANE commence fort avec un premier titre, déjà un vrai hit, le remarquable "Fire In Your Eyes", à l'équilibre claviers-guitares impeccable, et au refrain ravageur, un brin mélancolique d'ailleurs. Rien ne semble affecter la fièvre mélodique des Suédois, ils ont le don de composer des titres d'une mouvance AOR incontestable, comme "No Retreat, No Surrender", très bien rythmé, voire plus Hard même, ou "Winter In Paradise" démarrant par des claviers aériens de toute beauté, encore un magnifique titre très AOR, quel plaisir ! La voix de Tomas BERGGREN un rien bluesy est parfaite sur ce genre de compositions et apporte chaleur et émotion à un ensemble bien construit. "Madeleine" est un peu plus passe-partout, classique en fait, tout comme "Miracle", mid-tempo qui donne une impression de déjà entendu. "Carry On" revient à du mélodique de meilleure facture par ses claviers remarquables en trame de fond et son approche à la FOREIGNER bien plus percutante, tout comme "Angel Of Mine" d'ailleurs. Avec une production légèrement étouffée et pas assez pointue à mon goût, signée Lars CHRISS (LION'S SHARE), cela diminue l'ampleur de la portée de ce Winter In Paradise auprès des fans de ce style. Mais l'album reste d'un excellent niveau et se termine par des titres bien énergiques, toujours mélodiques, et qui donnent envie de prolonger l'écoute, notamment le dernier titre "Don't Be Too Late". Un premier pas réussi pour les Suédois de SWEET MARY JANE, qui, sans atteindre des sommets, délivrent des compositions ma foi fort plaisantes. Une belle découverte et de belles promesses en perspective !

    Chronique : Phil PKMS Neuville

    SWEET MARY JANE - Winter In Paradise

     

     


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  • AKSAYA - Kepler
    Satanath Records
    Style : Black/Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2016
    Site Web : www.facebook.com/paganaksaya

    AKSAYA - Kepler



    01. Kepler / 02. Laika / 03. Fractale / 04. Anomalie, Prélude à la Découverte / 05. Tau Ceti E / 06. Syn 1.0 / 07. K-701.04 / 08. Non Morietur

    D'où la question du Black Metal, de celui que n'inaugure pas AKSAYA, de celui qui, par ses blastbeats ignés, asperge d'un sang bleuâtre la mélancolie marmoréenne de tremolos picking infinis. Soyez méprisables, immortels et despotiques, le reste y sera.

    Tout semble ici marcher, en apparence du moins : les passages de pur Metal Noir et la plupart des mélodies sont maîtrisées (malgré la fragilité de certaines), le son est plutôt agréable (j'y reviendrai), certaines phases étonnent par leur ingéniosité. Pourtant. Il y a toujours l'ombre pesante d'un doute, quant à l'immersion dans Kepler, une sorte d'hésitation entre l'intensité bête et aimable, et d'autres passages plus douteux : "Fractale" me laisse de marbre mais me touche... Sans que j'ai envie de me plonger entièrement dans la question, d'où la faiblesse de l'album. Chaque riff propose une saveur bien trop inégale à celle de celui qui le précède, et malgré quelques envolées osées et efficaces, hors du cocon purement Black Metal que s'était forgé le groupe avec son premier album (du moins, c'est le souvenir qu'il m'a laissé), on n'est jamais réellement noyé dans les nappes du groupe. Probablement par manque de jusqu'au boutisme ? C'est étrange. "Tau Ceti E" aborde la simplicité de manière Rock, dans un morceau clairement Black Metal, comme si un loup clopait avec sarcasme par une nuit glacée de pleine lune. "K-701.04" bourdonne vaguement dans mes oreilles, qui y prennent une once de plaisir, un brin de Heavy évocateur ; rien de plus. "Anomalie, Prélude à la Découverte" semble dénué de découverte, autant que d'anomalies. "Laïka" m'interroge un peu, m'intéresse avec lassitude, et repart. C'est confortable. Les morceaux défilent ; plutôt vite, d'ailleurs. Le temps défile également, les gens aussi.

    La production marche la plupart du temps, mais n'est en aucun cas immarcescible : combien de mid tempi et d'introductions gâchés par le manque de spectre sonore ? Combien de mélodies creuses, dont on entend autant l'émotion que les vices ? Maintes fois, le désappointement prend la place du vide. La bête semble morte. Authentiquement, dommage.

    La question du Black Metal. Tout est parfait, il en manque juste la moitié : l'univers, le mystique, le mystère, qui devrait envelopper une musique aussi enflammée et marquante. Je ne veux pas simplement écouter la musique, je veux entrer dedans : là, on se heurte juste au pragmatisme foudroyant d'une batterie qui restera rythmique blasphématoire. Rien de mauvais, cependant.

    Chronique : Durchfall

    AKSAYA - Kepler

     

     


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  • DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : Italie
    Sortie : 2016
    Site Web : www.dariomollo.com

    DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle



    01. Red / 02. Take Me High / 03. Navigation / 04. Rock The Cradle / 05. Gates Of Time / 06. I Got This Feeling / 07. In My Blood / 08. Running From The Shadow / 09. Speed / 10. Fright

    CROSSBONES est le premier groupe du superbe guitariste italien Dario MOLLO, le premier essai date de 1989, avec un autre chanteur. Il est également le fondateur de deux autres projets : THE CAGE, avec Tony MARTIN, et VOODOO HILL, avec Glenn HUGHES, dont les deux derniers albums sont sortis respectivement en 2012 et 2015. Pour ce deuxième volet de CROSSBONES, il recrute Carl SENTANCE, le remplaçant de Dan MAC CAFFERTY au sein de NAZARETH. Les écossais n'ayant pas encore sortis d'album studio avec lui, on ne savait pas trop à quoi s'attendre au niveau des vocaux.

    Premier constat, son style n'a rien à voir avec le légendaire frontman à la voix éraillée, et de plus il s'avère être un choix de première classe. Après diverses recherches, on lui crédite des apparitions discographiques avec PERSIAN RISK, DON AIREY BAND, KROKUS (Round 13) et PAUL CHAPMAN'S GHOST. L'association des deux talents sur Rock The Cradle s'avère être une franche réussite, avec pour résultat un Hard Rock mélodique rappelant les meilleures heures du genre. D'ailleurs, dès l'intro de "Red", Dario MOLLO annonce la couleur et ne nous laissera pas beaucoup de répit jusqu'au final inspiré qu'est "Fright". Tous ses soli sont mémorables et laissent une trace indélébile d'une grande utilité quand les compositions sont un poil plus faibles. On peut penser à la partie allant de "I Got This Feeling" à "Speed", et encore que, avec les écoutes répétées, ce n'est même plus si évident que ça. Mention spéciale au bassiste et claviériste Dario PATTI ainsi qu'au phénoménal batteur Ezio SECOMANDI qui forment du coup un groupe 75 % italien de premier ordre.

    Voilà donc un album qui, après celui du GRAHAM BONNET BAND, s'avère être une excellente surprise pour tous les amateurs nostalgiques de Hard traditionnel, sans renier ci-et-là quelques touches de modernisme. Jetez donc une oreille sur l'énergique "Take Me High", avec son solo d'inspiration classique rappelant un certain Ritchie BLACKMORE, ou encore la power ballade "Gates Of Time" où toute l'étendue vocale de Carl SENTANCE y est déployée à merveille. Rock The Cradle n'atteint peut-être pas la perfection mais s'en rapproche manifestement par endroits. A posséder bien sûr, qui plus est, pour rendre hommage au talent méconnu de Dario MOLLO et lui donner envie d'un second chapitre CROSSBONES avec cette formation.

    Chronique : Renegade88

    DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle

     


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  • LEPROUS - Live At Rockefeller Music Hall
    InsideOut Music
    Style : Progressive Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2016
    Site Web : www.leprous.net

    LEPROUS - Live At Rockefeller Music Hall



    Disc 1 : 01. The Flood / 02. Foe / 03. Third Law / 04. Rewind / 05. The Cloak / 06. Acquired Taste / 07. Red / 8. Slave
    Disc 2 : 01. The Price / 02. Moon / 03. Down / 04. The Valley / 05. Forced Entry / 06. Contaminate Me

    Je ne sais quoi dire, si ce n'est bénir le divin, le jour où ma sensibilité musicale s'est posée sur cette formation norvégienne qu'est LEPROUS, fantastique groupe à l'aura unique, distillant à travers sa musique des ambiances indescriptibles à l'originalité sans précédent et à la technique hallucinante. Ceci étant encore démultiplié par un chanteur hors norme, à la voix fantastiquement inédite.

    Mais trêve de blabla et attardons sur ce Live At Rockefeller Music Hall, enregistré le 4 Juin 2016 sur les terres du groupe, à Oslo. Aucun artifice, LEPROUS privilégie, comme à son habitude, l'authenticité, le tout empreint d'une magie qui touche au spirituel. Comment, par exemple, ne pas percevoir le monde de façon plus poétique à l'écoute de ce "The Flood" qui intronise le concert devant une foule excitée mais respectueuse, portée par un Einar Solberg des plus charismatique. The Congregation et Coal sont les albums les plus représentés, le premier avec pas moins de huit morceaux, ce qui semble normal puisqu'il s'agit de leur dernier né, et trois pour le second. L'album Bilateral étant quant à lui représenté par deux titres. D'emblée, LEPROUS nous transporte dans son univers, Einar Solberg chatouille le public, invectivant la foule présente. Les choses se durcissent quelque peu sous les coups de boutoir du jeune batteur Barrd Kolstad ("Third Law"), soutenu par un public chaud bouillant. Le son est impeccable, clair, dynamique et naturel. Le très aérien et fascinant "Rewind" débarque, la rage et les growls envahissent la scène, quelle voix incroyable ! Quelle maitrise ! Barrd Kolstad semble lui aussi pris de démence. Mais la tension retombe pour laisser parler l'émotion pure avec le somptueux "The Cloack", moment de grâce absolue où le temps semble suspendu ! Incontestablement un des sommets de ce Live At Rockefeller Music Hall. On reste sur la corde sensible avec le fracassant "Red", Einar Solberg, complètement habité, semble possédé par les mots, les sonorités douces des claviers accentuant encore ce sentiment, mais "Red" sait aussi voir rouge avec des riffs plus agressifs et décousus, et la frappe syncopée et groovy de Barrd Kolstad. Quand résonnent les premières notes de "Slave", nous sommes déjà en esclavage, totalement possédés par la musique des Norvégiens ! Le travail sur les chœurs se mêle à la voix inégalable de Solberg et nous plonge dans un véritable tourbillon de bonheur. Le groovy "The Price", dynamique et cinglant, nous entraine quant à lui dans une sorte de mélange entre un U2 énervé et la complexité d'un TOOL, la basse y est ronflante et le rythme se veut plus accentué. Puis "Moon" emporte tout sur son passage, avec un refrain épique et touchant, la section basse/batterie danse sous un tonnerre de claviers. Barrd Kolstad terminant d'achever son monde sous ses roulements intempestifs, assurant encore le spectacle tentaculaire qu'il nous offre sous une double pulsée sur les chœurs chatoyants de l'irréel "Down". Autre moment de pure sensation cardiaque, "The Valley", tube faramineux avec toujours cette étincelle émotionnelle qui caractérise si bien la musique des Norvégiens. Ce gigantesque live se termine par "Contaminate Me", avec des violons assassins et déchainés, et la participation d'Ihsahn.

    Au final, avec ce Live At Rockefeller Music Hall, LEPROUS nous livre LE must scénique de l'année 2016, un album destiné à rentrer dans le cercle très fermé des live mythiques et inoubliables des groupes incontournables dont la musique ne peut se passer. Du grand art, tout simplement !

    Chronique : Papa Bordg

    LEPROUS - Live At Rockefeller Music Hall

     


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  • FIREWIND - Immortals
    Century Media Records
    Style : Power Metal
    Origine : Grèce
    Sortie : 2017
    Site Web : www.firewind.gr

    FIREWIND - Immortals



    01. Hands Of Time / 02. We Defy / 03. Ode To Leonidas / 04. Back On The Throne / 05. Live And Die By The Sword / 06. Wars Of Ages / 07. Lady Of 1000 Sorrows / 08. Immortals / 09. Warriors And Saints / 10. Rise From The Ashes / 11. Vision Of Tomorrow (Bonus Track)

    En 2013, Apollo Papathanasio, le chanteur emblématique de FIREWIND depuis 2006, quittait le navire pour se consacrer pleinement à SPIRITUAL BEGGARS. Une fois l'intégration d'Henning Basse (ex-METALIUM) effective, les Grecs étaient fin prêts pour enfin donner un successeur à Few Against Many dont la sortie remontait tout de même déjà à 2012. Quatre longues années de patience ont donc été nécessaire pour voir débarquer ce huitième album. Et malgré un certain renouveau avec un Heavy Speed plus direct, mordant et hargneux, doté de superbes guitares incisives et techniques, rien de réellement transcendant ne ressort de ce Immortals, si ce n'est une sensation de déjà entendu. Ça joue bien, même très bien, les chansons sont bonnes, parfois même excellentes, mais il manque ce qui a toujours fait défaut à FIREWIND : la magie, l'étincelle. Seul le superbe "Ode To Léonidas", hymne épique et entrainant à la gloire du roi de Sparte, parvient à nous filer la chair de poule. Une magnifique intro narrée où Henning Basse se distingue avec brio et grande théâtralité, quelques arpèges lancinants annonçant un riff ténébreux et fédérateur, et un solo fantastique, voila le genre de morceau pouvant secouer à lui tout seul une foule en délire. Les chœurs lyriques de "Back On The Throne" sont aussi du plus bel effet, débouchant sur un riff brut et sauvage et un refrain difficile à oublier. Autre réussite, "Live And Die By The Sword", titre mid tempo plutôt inspiré, sorte de power ballade avec son atmosphère orageuse et sombre, aux portes d'un combat de gladiateurs en pleine arène, le tout soutenu de chœurs guerriers, rallié par l'épée de Gus G, nous écharpant une nouvelle fois de son talent de guitar hero. On est également transporté, et agréablement surpris, par le solo électro-acoustique qui sert d'introduction à la mélodieuse "Lady Of 1000 Sorrows". Le titre s'achevant en toute beauté par de superbes notes acoustiques douces et langoureuses. Une franche et belle réussite. En outre, le morceau-titre "Immortals" se veut être un court instrumental, certes sympathique mais loin d'être grandiose ! Enfin, pour terminer, quelques mots sur Henning Basse qui, s'il possède une belle voix, ne se révèle pas vraiment marquant car manquant cruellement de relief, de variété et d'originalité. Par contre, on ne peut qu'être admiratif devant la performance de Gus G. qui, a lui tout seul, sauve cet album de la médiocrité et de la banalité.

    Chronique : Papa Bordg

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