• SNAKECHARMER - Second Skin
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.snakecharmer.org

    SNAKECHARMER - Second Skin



    01. Sounds Like A Plan / 02. That Kind Of Love / 03. Are You Ready To Fly / 04. Follow Me Under / 05. I'll Take You As You Are / 06. Hell Of A Way To Live / 07. Fade Away / 08. Dress It Up / 09. Punching Above My Weight / 10. Forgive And Forget / 11. Where Do We Go From Here

    Second essai pour SNAKECHARMER qui se veut être, comme son nom l'évoque, un descendant de WHITESNAKE. Le problème est que Micky Moody ayant quitté le navire au bout du premier album, il ne laisse que Neil Murray en digne représentant de l'époque dite « originale » du serpent blanc. De plus, ce dernier a tellement collaboré au sein d'autres formations, qu'il n'est peut-être plus aussi emblématique du nom que cela... Enfin bref  passons sur l'essentiel, à savoir le contenu !

    Tout est bien interprété, aucun doute là-dessus, les musiciens sont tous plus ou moins connus du circuit et sont très bons dans leurs domaines respectifs. Chris Ousey possède une voix à la Paul Rodgers, selon beaucoup d'avis mais on pourrait rajouter une référence beaucoup moins connue, à savoir celle de Mike Wilson, le dernier vocaliste de MAMA'S BOYS. D'ailleurs, Relativity, leur album ultime, œuvrait dans un style bluesy proche de ce Second Skin, mais autant le dire tout de suite, en beaucoup plus varié et réussi. En effet, on s'ennuie ici à de trop fréquentes occasions, beaucoup de mid-tempo pas très inspirés représentant la majeure partie de l'album. A commencer par le single d'avant-première "That Kind Of Love" qui est d'une platitude assez déconcertante pour un projet d'une telle envergure. On est loin, mais très loin de nos espérances quant à la comparaison avec la grande époque du groupe à Coverdale. Et c'est hélas pas le seul, puisqu'on peut citer "Are You Ready To Fly", avec un refrain qui ne donne pas vraiment envie de s'envoler mais plutôt de s'endormir. Il y a aussi "Forgive And Forget" qui sera à la rigueur pardonné, mais oublié par contre c'est certain ! Vraiment rien de motivant dans un titre comme ça... Mais arrêtons ce titre à titre désagréable, surtout lorsque l'on voulait vraiment apprécier ce Second Skin en bon fan de WHITESNAKE qui se respecte. Contentons-nous de sauver quand même un excellent morceau ("Follow Me Under") qui est un bain de jouvence dans cet ennuyeux marasme. Plus énergique et surtout bien plus inspiré mélodiquement. Hors du lot aussi, la ballade mélancolique "Fade Away" qui là atteint pleinement sa cible dans ce qu'on attendait de SNAKECHARMER. De plus, le solo rappelle avec bonheur le plus que regretté THIN LIZZY. Tout en feeling, enfin ! C'est vraiment ce qui manque à cet album, un feeling, une âme quoi... D'autres compositions sont plutôt agréables comme le (justement) léger "Pushing Above My Weight" ou encore l'ouvrant "Sounds Like A Plan" avec son phrasé de guitare rappelant "Big Gun" d'AC/DC... mais l'ensemble est vraiment trop moyen pour ne pas faire de Second Skin une œuvre destinée à prendre la poussière, car manquant trop cruellement de venin. Dommage quand même à l'écoute de quelques morceaux... SNAKECHARMER pouvait sûrement beaucoup mieux faire...

    Chronique : Renegade88

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  • GREAT WHITE - Full Circle
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.officialgreatwhite.com

    GREAT WHITE - Full Circle



    01. I'm Alright / 02. Movin' On / 03. This Is The Life / 04. Let Me In / 05. Moonshine / 06. Cry Of A Nation / 07. Give It Up / 08. Big Time / 09. Never Let You Down

    Voici le tant attendu deuxième album de GREAT WHITE, avec notre frenchie de chanteur Terry Ilous. La pilule étant maintenant davantage digérée concernant l'éviction de l'âme du grand blanc, on peut y jeter une oreille plus attentive. Il faut bien reconnaître qu'Elation, le premier album avec cette formation, a dû ressentir une indifférence, voire un dédain, lors de sa sortie. Pourtant, avec le recul, celui-ci n'était pas si mal, et beaucoup plus varié que ce Full Circle. D'ailleurs concernant cette observation, He Saw It Comin' de JACK RUSSELL'S GREAT WHITE, bien qu'assez controversé de par une orientation assez diverse, était lui aussi beaucoup plus ambitieux.

    Rien de médiocre, loin de là, mais une sensation de pilotage automatique se dégage tout au long de ces neuf titres (un peu maigre). Surtout que cinq années sont passées depuis ! L'ensemble reste dans le mid tempo, point de titre aussi percutant que l'introductif "(I've Got) Something For You" en 2012. On débute ici par un riff très typé AC/DC, pour prendre ensuite une direction plus familière à GREAT WHITE, mais "I'm Alright" ne décolle pas vraiment, faute à un refrain manquant d'inspiration. "Movin' On" poursuit dans un tempo Blues assez cher aux californiens, mais même constat, on reste sur notre faim. Il faut attendre "This Is The Life" pour retrouver un peu plus de finesse mélodique habituelle avec, cette fois, un refrain plus réussi. La ballade "Let Me In" arrive déjà et s'avère bien décevante avec ses faux-airs d'"Afterglow". On est loin des "The Angel Song", "Love Is Lie" ou même "Love Is Enough" plus proche de nous. Bon, passons puisque "Moonshine" arrive avec la seule pointe novatrice contenue dans l'album, ce dernier comportant des cuivres. Mais à part ça, ne nous emballons pas, on reste dans du déjà entendu. "Cry Of A Nation" est certainement plus intéressant et parvient à faire passer un peu plus d'émotion. "Give It Up", doté d'un riff Classic Rock recyclé, règne aussi en terrain connu, bien ... mais on recherche toujours l'étincelle qui ferait la différence. Le premier single "Big Time", dans un style d'intro à la "Face The Day", n'apporte rien de plus mais s'avère être un brin plus mordant. Et c'est déjà la fin avec un "Never Let You Down" bluesy qui conforte bien l'avis général concernant ce Full Circle... solide, mais ressemblant seulement à « l'album de plus » dans leur discographie.

    Mark Kendall semble être le gagnant grâce à ses interventions toujours lumineuses et un son bien caractéristique. Terry Ilous, quant à lui, s'est bien intégré à GREAT WHITE et ne démérite pas, même si l'on ne pourra jamais le comparer à Jack Russell... Full Circle est donc à posséder pour tous les fans, mais à cause de son côté vraiment trop linéaire et peu téméraire, on conseillera d'autres albums pour les novices. D'ailleurs même la pochette, avec ses tons gris, rappelle furieusement celle de Hooked...

    Chronique : Renegade88

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  • INGLORIOUS - Inglorious II
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.inglorious.com

    INGLORIOUS - Inglorious II



    01. I Don’t Need Your Loving / 02. Taking The Blame / 03. Tell Me Why / 04. Read All About It / 05. Change Is Coming / 06. Making Me Pay / 07. Hell Or High Water / 08. No Good For You / 09. I Got A Feeling / 10. Black Magic / 11. Faraway / 12. High Class Woman

    Un an s'est écoulé et déjà le deuxième album pour INGLORIOUS, ce jeune groupe prometteur, souvent comparé à de grandes références du Hard Rock. La critique va être un peu la même qu'au moment de la sortie du premier album, à savoir qu'effectivement on y trouve une indéniable qualité mais pas encore suffisante... Pourtant, tous les espoirs restent permis, sachant qu'en une courte durée, des avancées sont tout de même constatées avec satisfaction. Avec notamment, la voix de Nathan James, qui est un peu moins poussée, devenant, par la même occasion, plus remarquable. Du coup, la comparaison avec David Coverdale est encore plus évidente, notamment, par exemple, sur le bluesy "Making Me Pay". Et de se dire, au moment où Jorn Lande sort son nouvel album, que le norvégien va encore en prendre un coup au moral. Car il est vrai que depuis un bon nombre d'albums, ce dernier a bien perdu de sa superbe. Non vraiment, il faut reconnaître en Nathan James un certain talent et une identité propre malgré les similitudes citées plus haut.

    Concernant les compositions, la réticence est un peu plus tenace, bien que tenant compte du court laps de temps entre les deux albums. L'ensemble étant un poil trop inégal pour y voir un incontournable en ce Inglorious II... Pourtant, l'entrée en matière est beaucoup plus réussie que sur le précédent, avec un "I Don't Need Your Loving" magique, et une intro qui ne l'est pas moins. Un très grand titre, sans conteste digne des plus grands, d'ailleurs le registre vocal ici n'est parfois pas très éloigné de Ronnie James Dio, certaines lignes faisant penser à une sorte de "Mistreated" version 2017. La meilleure compo d'INGLORIOUS à ce jour ! "Taking The Blame" se veut plus rentre-dedans et Nathan James se prend ici pour Glenn Hughes, sa voix étant davantage dans les aigus, très bon titre au demeurant. "Tell Me Why" vient  ralentir cette course effrénée, avec encore, néanmoins, un bon niveau. "Read All About It", bien que convenable, captive déjà un peu moins l'auditeur. "Change Is Coming" démarre dans les tonalités du premier titre, mais sans y retrouver une intensité comparable. Voilà donc où le bât blesse ... la difficulté à maintenir un intérêt égal tout au long de l'album. Car même si le suivant "Making Me Pay", déjà évoqué plus haut, nous replonge avec délice dans les années fastes du Rock et du Hard Rock... la seconde partie résistera moins à l'épreuve. On retiendra surtout "No Good For You", avec un riff digne du WHITESNAKE de la période à partir de l'album 1987. "Hell Or High Water", "Black Magic" et surtout "High Class Woman", si elles restent de bonnes compositions, n'ont pas l'étincelle supplémentaire nécessaire à en faire des références du futur. "I Got A Feeling" et la ballade au démarrage acoustique, "Faraway", ne resteront pas non plus forcément dans les esprits, même si, encore une fois, rien n'est aucunement mauvais.

    Un deuxième épisode donc assez fidèle au premier, avec ses airs de montagnes russes, soufflant un peu le chaud et le froid. Mais INGLORIOUS reste une jeune formation à suivre... et si le prochain contient quelques morceaux de la trempe de "I Don't Need Your Loving", ce sera déjà pas si mal ! On en reprendra volontiers.

    Chronique : Renegade88

    INGLORIOUS - Inglorious II

     


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  • ANATHEMA - The Optimist
    Kscope Music
    Style : Rock/Pop
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.anathema.ws

    ANATHEMA - The Optimist



    01. 32.63N 117.14W / 02. Leaving It Behind / 03. Endless Ways / 04. The Optimist / 05. San Francisco / 06. Springfield / 07. Ghosts / 08. Can't Let Go / 09. Close Your Eyes / 10. Wildfires / 11. Back To The Start

    Un des plus grands mystères est en passe d'être résolu, qu'a-t-il bien pu arriver à la personne qui était au volant du véhicule que l'on voit sur la pochette de l'album A Fine Day To Exit d'ANATHEMA ? Pourtant depuis, les téléphones ont évolués et ne ressemblent plus à ce que l'on y voyait et les tableaux de bord des véhicules ne ressemblent plus du tout à celui de cet album et qui ressemblait étrangement à celui d'une R5. Mais surtout, ANATHEMA également a changé avec des albums de moins en moins Metal et même de moins en moins sombres. D'ailleurs, Distant Satellites montrait clairement une voie Alternative lorgnant sur le Trip Hop bien amorcée par un We Are Here Because We Are Here qui était porté par l'envie du groupe Anglais de se démarquer du fardeau de son passé.

    Vous l'aurez peut-être compris mais The Optimist est la suite conceptuelle de A Fine Day To Exit et les clins d’œil sont d'ailleurs assez réguliers, tant sur l'introduction "32.63N 117.14W" ou la fin d'"Endless Ways" mais si cette information ne vous est pas parvenue, ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas perdu. Tout d'abord, là où ce fameux album sentait la mélancolie à plein nez, ici c'est plutôt du feel good et le voyage lumineux qui est mis en avant, avec l'instrumental "San Francisco" par exemple qui précède un "Springfield" où la voix de Lee Douglas brille énormément, et avec ce nouvel album on imagine une fin heureuse à l'histoire du protagoniste de l'histoire qui nous est contée.

    Cependant, dans la formule, les frères Cavanagh n'ont pas tellement changé de formule, le côté progressif est toujours palpable mais on pourrait rapprocher cet album de A Natural Disaster avec ses recherches électroniques de l'époque et les morceaux revêtent plus une structure électronique que Rock progressif, de même on sent un chemin parallèle à celui d'un Steven Wilson et de sa carrière solo qui semble se diriger vers le Rock Pop so british. Avec les 11 titres de cet album, c'est la sophistication, la sobriété et la bien séance qui trônent, on pourrait presque imaginer ANATHEMA chanter dans un restaurant huppé de Paris, à la place d'un pianiste (souvent mégalo à mort en plus !) bref, si vous cherchez de la violence, de l'esprit torturé, ce n'est pas par ici.

    Une fois que cela est accepté, on se laisse transporter par le talent de composition, des "Leaving It Behind", "Endless Ways", "The Optimist" ou "Ghosts" sont juste magnifiques et pourront parler à tous les publics, du Rock à la Pop, et puis le cas de "Can't Let Go" et son chant qui rappellerait un Laurent Voulzy alors que la batterie hypnotique, martelant un rythme soutenu et dansant, ANATHEMA a réussi sa mue et même si, à titre personnel, j’adhère moins à cette nouvelle orientation, avec le recul et l'acceptation de laisser filer son amour "musical" de l'adolescence pour le laisser grandir et s'épanouir, il faut reconnaitre que The Optimist possède bien des arguments pour s'imposer au-delà des carcans du Metal, même si les bobos bien-pensants ne laisseront jamais une chance à ce groupe à cause de son passé, une station comme RFM, pourquoi pas ? Alors je sais que ça peut faire peur, mais à force de dire que le public Metal n'est pas qu'une bande de brutaux barbares assoiffés de sang, il va bien falloir envoyer des signes forts de notre bonne éducation au monde extérieur, The Optimist peut en être un très fort.

    Sur le plan de la production, comme depuis plusieurs albums maintenant, rien à reprocher à ce groupe, tout y est parfait, une production très cosy, presque Jazz d'ailleurs, notamment par le traitement de la batterie chaude mais pas envahissante. Maintenant, si vous voulez mon avis de fan de la période Eternity ayant totalement adhéré à l'orientation prise sur We Are Here Because We Are Here, cet album confirme que le groupe est sur un chemin sans retour possible, je n'y retrouve pas l'ambiance de cet ANATHEMA que j'ai tant chéri mais, cela n'est pas nouveau puisque dès Weather Systems je ne me reconnais plus dans cette musique mais cela ne m'empêche pas de reconnaitre la qualité intrinsèque de cet album. Mais des pistes comme "Wildfires" ou "Back To The Start" et ses cordes sentant fort le bonheur mais surtout la facilité, même la ligne de chant, qui est souvent un point fort du groupe, se contente là de suivre les instruments, là ça sent trop la guimauve pour moi, sans parler de la fin de la piste avec des bruitages à n'en plus finir, on avait compris le clin d’œil à A Fine Day To Exit bien avant, il n'était pas nécessaire d'insister autant, bref, tout ceci n'enlève en rien la qualité extraordinaire de cet album, mais si comme moi, vous aimiez la mélancolie dans ce groupe, The Optimist sera source de frustration.

    Chronique : Aymerick Painless

    ANATHEMA - The Optimist

     


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  • HAREM SCAREM - United
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : Canada
    Sortie : 2017
    Site Web : www.haremscarem.net

    HAREM SCAREM - United



    01. United / 02. Here Today, Gone Tomorrow / 03. Gravity / 04. Sinking Ship / 05. One Of Life's Mysteries / 06. No Regrets / 07. Bite The Bullet / 08. Things I Know / 09. The Sky Is Falling / 10. Heaven And Earth / 11. Indestructible

    Un nouvel album d'HAREM SCAREM est toujours gage de qualité. Le groupe canadien se situe en effet dans un registre mélodique plutôt agréable qu'on qualifiera d'AOR, mais sans les grosses nappes de claviers souvent caractéristiques du genre. On se rapproche souvent de la Pop, mais les solos incisifs de Pete Lesperance, très présents, nous laissent malgré tout bien dans un registre Hard Rock.

    United contient de très bons moments, rien à redire là-dessus, il n'y a pas beaucoup de place pour l'ennui car l'ensemble est bien inspiré. Cependant, à la longue, et selon notre sensibilité auditive, il est possible de se lasser de quelques refrains un peu trop « sucrés », notamment de par l'association des deux voix. En effet, Darren Smith, le batteur, y supplante toujours le chanteur Harry Hess, chargeant parfois un peu trop l'écoute, d'où cette impression d'un côté « ritournelles pour midinettes » (le premier single "Sinking Ship" en est un parfait exemple) mais sans y voir non plus une critique péjorative au sens propre du terme. C'est leur style, c'est tout... et on accroche ou pas ! Et forcément, dans les compositions un peu moins denses comme "Bite The Bullet" ou "Gravity"... on reste plus de marbre. Par contre, avec des titres comme "No Regrets" (le meilleur sans doute), "Sky Is Falling" ou encore "Indestructible"... on se laisse facilement emporter, en sachant qu'on y reviendra dans le futur.

    Une bonne impression générale donc, mais pas assez entière pour une appréciation maximale, le sentiment étant un peu le même que pour Thirteen sorti en 2014, United contenant son lot de très bons titres, mais aussi d'autres un peu plus passe-partout. HAREM SCAREM reste une référence solide du genre, mais essentielle... c'est une autre question.

    Chronique : Renegade88

    HAREM SCAREM - United

     


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  • GUT-SCRAPERS - Getting Through
    Brennus Music
    Style : Hard Rock'n'Roll
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.gutscrapers.com

    GUT-SCRAPERS - Getting Through



    01. Thankful / 02. Getting Through / 03. Let Me Tell You / 04. The Road / 05. Ahead / 06. Let The Light / 07. Cat On The Roof / 08. Days Will Come / 09. No Way Back / 10. Ride / 11. Wind Of Hope

    Avec GUT-SCRAPERS la recette est simple : on frappe d'abord, on cause après ! En effet, le fougueux combo Nîmois pratique ce qu'il appelle le Rock'n'Loud, un Rock bien puissant et énergique capable de fédérer aussi bien l'amateur de Blues, de Southern Rock que le fan de Metal. Leur nouvel album, Getting Through, ne dévie pas de la trajectoire tracée par Gimme Your Soul, leur premier méfait paru en 2013, affirmant encore un peu plus l'identité du combo français. Riffs pêchus, mélodies entrainantes et travaillées, refrains imparables,... tout y est pour faire de cet album direct et sans concessions un must du genre. GUT-SCRAPERS nous balance onze titres endiablés qui ne s'encombrent guère de fioritures, des titres comme "Thankful", "Let The Light" ou "Days Will Come", d'une efficacité à toute épreuve, font mouche à tous les coups... Alors si vous aimez le Hard Rock'n'Roll qui déménage, et des groupes comme AC/DC, AIRBOURNE ou LYNYRD SKYNYRD, vous savez ce qu'il vous reste à faire, il serait vraiment dommage de passer à côté d'un tel album ! Du Rock'n'Roll high energy, à découvrir en live le 17 Juillet prochain en ouverture de SCORPIONS aux Arènes de Nîmes...

    Chronique : Nono666

    GUT-SCRAPERS - Getting Through

     


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  • PALLBEARER - Heartless
    Nuclear Blast / Profound Lore Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.pallbearerdoom.com

    PALLBEARER - Heartless



    01. I Saw The End / 02. Thorns / 03. Lie Of Survival / 04. Dancing In Madness / 05. Cruel Road / 06. Heartless / 07. A Plea For Understanding

    Depuis 2012 et leur premier album, la musique de PALLBEARER a interpellé quelque chose en moi, une lourdeur, une noirceur, associées à une mélodie entêtante, un choix de chant plus qu'audacieux, un choix qui divise d'ailleurs, signe de l'originalité. Pourtant, déjà Foundations Of Burden était pour moi un ton en dessous de Sorrow And Extinction, un peu plus réfléchi et donc plus structuré.

    Toutefois, l'apparition de ce troisième album, Heartless, paru chez Nuclear Blast, suscite en moi des interrogations, refroidi que j'ai été par l'expérience de WHILE HEAVEN WEPT, absolument excellent et duquel j'ai été tellement déçu de l'album paru chez le grand label Allemand après des années d'underground qui semblaient parfaitement coller à la peau du groupe. PALLBEARER saurait-il gérer cette pression d'un grand label et tout ce que cela implique. A cette question, la réponse est oui, oui et oui ! Mais... parce qu'il y a un mais... au dépend d'un choix qui suscitera l'adhésion ou non de son public. Et ce choix est une musique qui tire franchement sur le Post Rock, et quelques lignes de chant dont on a l'impression que la recherche de complication a été le moteur. Pourtant, l'ouverture avec le sublime "I Saw The End" nous permet de nous replonger directement dans l'univers des Américains, un titre parfaitement calibré mais qui fait incroyablement mouche, le chant y est magnifique, les lignes de guitares harmonisées, sublimes, avec ce côté PARADISE LOST d'une mélancolie forte. Avec "Thorns" on entre déjà dans un titre bien moins facile d'accès et les lignes de chant n'y sont pas étrangères mais la lourdeur, notamment au début du morceau, ne nous éloigne pas tellement du propos habituel du groupe.

    Avec "Lie Of Survival", son introduction mélodique parfaitement posée, son chant très lumineux qui varie entre un WHILE HEAVEN WEPT avec quelques réminiscences d'ALICE IN CHAINS, et puis surtout cette impression que certaines lignes n'étaient pas indispensables, comme lorsque Brett Campbell monte dans les aigus, cela parait déjà moins fluide. Alors, OK, on est là dans le chipotage, n'importe quel groupe de Doom qui débarque avec un tel premier album serait vite affublé de l'étiquette de « Découverte Doom de l'Année », mais voilà PALLBEARER a déjà tellement montré que l'on en attend un peu plus. Par contre, côté production, clairement, le groupe a franchi un pas, finies les petites productions, tout y est incroyablement équilibré, et rien que "Dancing In Madness", avec son côté Progressive Rock, est un petit bijou de qualité sonore, ces cymbales qui résonnent, mais pas trop, ces guitares aux effets subtils et ces claviers présents mais pas envahissants jusqu'à ce que la guitare lead, pleine de feeling, fasse son entrée, c'est le trip, les yeux fermés, on s'oublie rapidement !

    C'est donc dans ces moments là où le groupe réussit encore à faire de cet album quelque chose de spécial mais il manque encore tout ce qu'il y a autour pour rendre le truc absolument parfait, peut-être moins chercher à se compliquer la tâche et, pour être direct, sur les sept titres présentés là, seul "Cruel Road" apparait comme étant bien en dessous du reste (surtout à cause du chant au début du titre qui est là vraiment « too much » si ce n'est ce refrain facilement mémorisable) car pour le reste, l'étiquette Doom Metal est assez réductrice et PALLBEARER nous offre de nouveau une galette de subtilité, de mélodicité pure, presque trop pure et trop lumineuse comparée à ce que l'on pouvait connaitre de ce groupe sur les deux premiers opus.

    Donc oui, le groupe a réussi sa transition vers un gros label établi, oui, le groupe a réussi à se renouveler sans trancher franchement avec ses racines et oui, cet Heartless est une réussite. Ensuite, pour la forme, un mot sur "Heartless" et "A Plea For Understanding", mais quoi en dire de plus ? Si ce n'est qu'ils apparaissent comme étant deux des meilleurs titres de cet album, alors, balancer un début d'album comme celui-ci et se payer le luxe de finir sur ces deux pépites n'est pas anodin, Nuclear Blast a eu le nez très creux en signant ces Américains, et la tournée Américaine, dont quelques dates avec GOJIRA, et surtout la tournée Européenne en première partie de PARADISE LOST devraient définitivement installer le groupe là où il mérite d'être, à condition que le rendu live soit fidèle à ce que le quatuor fait sur disque...

    Chronique : Aymerick Painless

    PALLBEARER - Heartless

     


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  • DISBELIEF - The Symbol Of Death
    Listenable Records
    Style : Death Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.disbelief.de

    DISBELIEF - The Symbol Of Death



    01. Full Of Terrors / 02. The Unsuspecting One / 03. The Symbol Of Death / 04. Embrace The Blaze / 05. To Defy Control / 06. Rest In Peace / 07. Evil Ghosts / 08. One By One / 09. Nothing To Heal / 10. The Circle / 11. Into Glory Ride / 12. Shattered / 13. Anthem For The Doomed

    Malgré ses vingt-sept ans de carrière et quelques dix albums au compteur, DISBELIEF n'a jamais vraiment réussi à s'imposer aux côtés des leaders de la scène Death Metal, la faute sans doute à de trop nombreux mouvements de personnel qui l'ont surement pas mal handicapé dans sa progression, et ce The Symbol Of Death ne déroge pas à la règle, débarquant sept ans après Heal! sorti en 2010. Si le combo allemand a toujours eu pour habitude de pratiquer un Death mid tempo de bonne facture, lourd et puissant, quelques albums un peu plus faibles ont aussi émaillé son parcours, on pense notamment à Infected (1998) ou Protected Hell (2009) moins inspirés dirons nous. Mais attardons nous plutôt sur ce The Symbol Of Death, nouveau méfait du combo de Gundernhausen, qui nous intéresse aujourd'hui. Premier constat, malgré le délai qui sépare l'album de son prédécesseur, et le fait que Karsten "Jagger" Jäger soit le dernier membre d'origine encore présent, l'identité du groupe est toujours bien présente. On retrouve ici ce Death Metal écrasant et poisseux duquel émane une réelle puissance destructrice à travers des compos mid tempi ravageuses ("Full Of Terrors", "The Unsuspecting One", "The Symbol Of Death", "Rest In Peace", "Nothing To Heal"). Si la qualité est bien présente tout au long de ce The Symbol Of Death, ce dixième album souffre toutefois d'une durée un peu longue, s'enfiler 64 minutes d'un Death « rouleau compresseur » comme c'est le cas ici n'est pas forcément chose aisée et peut, sur la longueur, se révéler un peu indigeste... peut-être aurait-il gagné en impact avec deux ou trois titres de moins, notamment les plus moyens "To Defy Control", "Evil Ghosts" ou "One By One" qui semblent en deçà de ce que les Allemands sont capables de proposer. Toutefois on saluera la persévérance de DISBELIEF qui, malgré les embuches, ne lâche pas l'affaire et continue sa route coute que coute... et visiblement ce n'est pas finit puisque le guitariste Alexander Hagenauer a récemment quitté le groupe à son tour... mais comme le dit si bien Jagger : « DISBELIEF en a vu d'autres ! ».

    Chronique : Nono666

    DISBELIEF - The Symbol Of Death

     


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  • RAZZMATTAZZ - Diggin' For Gold
    Fastball Music
    Style : Hard Rock
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.razzmattazz.com

    RAZZMATTAZZ - Diggin' For Gold



    01. Diggin' For Gold / 02. Older Than Dirt / 03. Bad Girls Good Loving / 04. All Lights On Me / 05. Holy Molly / 06. City Of Dreams / 07. Expect No Mercy / 08. Back To You / 09. Yes I Like It / 10. Hole In The Wall / 11. Like A Shot Of A Gun / 12. That's All I Want

    RAZZMATTAZZ est un groupe allemand fondé en 2011, et Diggin' For Gold est leur troisième album. Le style œuvre dans un Hard Rock basique, qui disons-le tout de suite, est beaucoup trop commun pour sortir du lot. En effet, énormément de formations évoluent dans ce Hard Rock'n'roll souvent proche de ROSE TATTOO, AC/DC, ZZ TOP ou NAZARETH... le nom fait d'ailleurs penser à Razamanaz, le troisième album des Écossais ! Mais RAZZMATTAZZ est loin de posséder une identité comparable à ces grands noms du genre, ce qui les laissent planter au rang de la seconde division du Hard Rock. Bien sûr, l'ensemble n'est pas désagréable et ça joue plutôt bien, mais on se lasse rapidement de la plupart des morceaux qui ne franchissent pas souvent un haut niveau d'inspiration. On pense souvent même à ces groupes de première partie de concert, ne retenant l'attention que sur une courte période. Diggin' For Gold n'est donc pas d'un grand intérêt, il s'écoute poliment, sans plus... Au mieux, on tend bien l'oreille comme sur les plus travaillés et mélodiques "City Of Dreams" ou "Back To You" qui sauvent vraiment l'album. Dommage que la présence de titres plus inspirés comme ceux-là ne soient pas plus nombreux, cela aurait bien changé la donne. Mais non décidément, trop souvent on décroche faute de morceaux réellement captivants... Appréciation moyenne pour groupe moyen donc.

    Chronique : Renegade88

    RAZZMATTAZZ - Diggin' For Gold

     


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  • OPUS DIABOLI - Black Light Of Destruction
    Satanath Records / The Ritual Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Uruguay
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Opus-Diaboli

    OPUS DIABOLI - Black Light Of Destruction


     
    01. Ilmarinen / 02. Glory In Steel / 03. Luciferian Black Light / 04. Red Battlefield / 05. In Flames / 06. Better To Be A Mortal Than A Crucified Whore / 07. Rivers Of Blood / 08. Hymn Of Ragnarok

    J’ai découvert ce groupe il y a un peu plus d’un an, et il faut dire que cet album est simplement un pur chef d’œuvre ! Il n’y aurait rien à ajouter, mais je vais quand même développer et approfondir. OPUS DIABOLI nous vient d’Uruguay, avec L.W.Alexander (guitariste/chanteur) expatrié au Mexique : des pays peu connus pour le Black Metal. A tort, quand je pense à l’Amérique du Sud, pas mal de noms de groupes me viennent aux oreilles... il n’y a qu’à lire ma dernière chronique concernant PATRIA !

    Initialement composé de Samiel (basse), Abbadon (chant) et S. Blood (batterie), aux côtés de L.W. Alexander, le groupe a d’abord enregistré deux démos, puis deux albums, et a donné plusieurs concerts, avec entre autre GORGOROTH, MAYHEM, DARK FUNERAL... depuis 2005. OPUS DIABOLI a connu différents changements de line up, mais L.W. Alexander continue de mener le projet, en véritable leader « dictatorial », quoi qu’il arrive.
     
    Black Light Of Destruction est coproduit par Satanath Records et The Ritual Productions. C’est un pur bonheur d’intensité et de mélodies. Les morceaux ne sont pourtant pas tous logés à la même enseigne. Certains ne vous laisseront pas forcément de souvenirs impérissables : je pense notamment à "Luciferian Black Light" qui partait déjà avec un handicap à mes yeux, vu son thème trop « luciférien » à mon goût et qui ne brille pas par la majesté de ses riffs. Ou encore à "Rivers Of Blood", qui est plutôt bien, mais sans plus.

    Heureusement, il y a aussi un bon nombre de perles dans cet album. Tout commence par "Ilmarinen" qui place la barre franchement haut. En effet, ce morceau offre à nos oreilles une mélodie magnifique et ensorcelante qui vous emporte dès le départ. La rythmique est plutôt « middle ». Un break lent et intense au milieu, et une voix très habitée et écorchée qui donne tout son sens à cette musique prenante et envoutante. "Glory In Steel" est, elle aussi, poignante, avec des voix parlées et des mélodies très accrocheuses. "Better To Be A Mortal Than A Crucified Whore" est très puissante. Tout est intense dans ce morceau : les accords lourds, la batterie qui se pose et les voix qui restent très écorchées et agressives. Cet album, qui contient huit titres pour un peu plus de 45 minutes, se clôture par "Hymn Of Ragnarok" ! Un véritable chef d’œuvre du Black Metal. Le morceau nous envoie une dose de riffs mélodieux et agressifs, après un petit arpège en intro. Les parties s’enchaînent avec violence et intensité. Des voix parlées se mêlent aux cris hyper aigus de L.W. Alexander. La réussite de ce morceau est totale, un véritable hymne qui vous emporte.
     
    La production n’est pas sans défaut et plutôt minimaliste. Quant à la thématique, elle se situe entre mythologie nordique et paganisme, ce que je trouve dommage car culturellement, on est loin de l’Uruguay ! Un peu plus de patriotisme et moins de « léchage de bottes » scandinave ne m’aurait pas dérangé ! La cover est démoniaque et sataniste : un démon au milieu de la guerre et des flammes. Je trouve cela un peu « bateau » et déjà vu trop souvent. Mais Black Light Of Destruction reste un album puissant, avec des riffs recherchés et travaillés. Les arrangements sont soignés, et on a là une perle du Black Metal, toute en noirceur et évocation ! A écouter absolument !

    Chronique : Fanny

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