• AUDREY HORNE - Blackout
    Napalm Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Norvège
    Sortie : 2018
    Site Web : www.audreyhornemusic.com

    AUDREY HORNE - Blackout



    01. This Is War / 02. Audrevolution / 03. Blackout / 04. This One / 05. Midnight Man / 06. Light Your Way / 07. California / 08. Satellite / 09. Naysayer / 10. Rose Alley / 11. Juggernaut (Bonus Track) / 12. The End (Bonus Track)

    A l'image de la pochette, le désormais emblématique Torkjell ROD alias « Toschie » embarque ses collègues norvégiens dans une belle histoire. L'histoire des groupes de Hard Rock qui marquent de leur empreinte indélébile la longue vie de ce courant musical. En effet, existant depuis 2002, AUDREY HORNE ne cesse de démontrer sa persévérance dans la qualité... particulièrement très en verve depuis Youngblood en 2013. Pure Heavy en 2014 enfonce le clou de façon magistrale, et ce Blackout (fallait oser !) en est très proche. Les compositions sont dans le même esprit, et bien que des similitudes subsistent avec un légère impression de déjà entendu, l'album se veut tout aussi recommandable.

    Dès l'intro très « Maiden » et cette ligne de basse, le ton est donné... on retrouve AUDREY HORNE comme on l'a quitté en 2014. Un déjà futur classique pour la scène. "Audrevolution", très festif, balance un déluge de décibels qui doit également valoir le détour en live. 100 % d'énergie et d'efficacité ! "Blackout" calme un peu le jeu et ses guitares doubles façon THIN LIZZY réapparaissent sous le meilleur des effets. "This One" reste dans les mêmes tonalités mais en rappelant davantage le single "Out In The City" du précédent album Pure Heavy. "Midnight Man" repart sur du riff plus soutenu, avec des guitares rageuses, même constat pour "Light Your Way" avec, cependant, un petit moins pour la qualité... mais tout ça est relatif vu le niveau général. Remarque amusante et personnelle à propos de ce morceau, l'intro de batterie fait penser à celle de "Whithout You" sur le Security Of Illusion de SAGA, et le début du solo de guitare à celui du "Spotlight Kid" de RAINBOW. "California" repart dans des airs similaires, façon "Emerald" de THIN LIZZY pour un morceau au final proche de "This One". Le frais "Satellite" est encore une valeur sûre de ce Blackout, bien que plus léger, alors que "Naysayer" renoue avec le côté plus Hard Rock du groupe. A noter à cet égard le remarquable travail des guitares qui font d'AUDREY HORNE ce qu'il est devenu. Témoins encore (entre autres) ces duels très THIN LIZZY (encore !) mais du meilleur effet sur un "Rose Alley" qui termine l'album sous forme d'hymne avant les deux bonus. Deux bonus un peu moins marquants que sur Pure Heavy, mais néanmoins de très bonne tenue. "Juggernaut" manque un poil d'accroche et "The End' finit sur une note un peu mélancolique avec cette ballade. Mais encore une fois, tout est de très bon niveau sur ce Blackout. On ne peut d'ailleurs que lui souhaiter autant de succès que « l'autre », celui des Allemands... mais nous sommes à une autre époque.

    Chronique : Renegade88

    AUDREY HORNE - Blackout

     


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  • ReVertigo - ReVertigo
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Suède
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/ReVertigoOfficial

    ReVertigo - ReVertigo



    01. Hoodwinked / 02. Sailing Stones / 03. Symphony Of Fallen Angels / 04. The Cause / 05. Gate Of The Gods / 06. False Flag / 07. Unobtainium / 08. Luciferian Break-Up / 09. Joan Of Arc / 10. Break Away / 11. In Revertigo

    ReVertigo est un projet qui voit une association bien prometteuse entre le chanteur Mats Levén (CANDLEMASS, MALMSTEEN, THERION, KRUX, TREAT) et le guitariste Anders Wikström (TREAT). Ils se partagent tous les instruments à l'exception de la batterie où Thomas BROMAN est l'heureux élu. Ce dernier est doté d'un parcours assez discret puisque officiant dans des groupes pas très connus tels ELECTRIC BOYS, HUMANIMAL ou au hasard parmi d'autres ROAD TO RUIN. On citera également bien sûr ses collaborations avec John NORUM et Doogie WHITE, mais si la mémoire est bonne pas avec Michaël SCHENKER comme cela l'a déjà été écrit.

    ReVertigo est un album plein de fraîcheur et de modernisme mais non dénué de mélodies. L'addition des deux talents est une réussite pour ce premier essai, ne parlons pas du son de guitare d'Anders Wikstöm et des compositions dont l'inspiration n'est plus à prouver. Quant à la voix de Mats Levén dont on peut être quelque peu réfractaire, il faut avouer qu'elle colle parfaitement au style du groupe. Enfin, la batterie est mise en valeur comme on aimerait l'entendre plus souvent et les claviers donnent un relief particulier à ce que représente ReVertigo. Et par la même lui offrant un réelle identité... en plus du reste. Tous les titres font pratiquement mouche, en tête les hits potentiels que sont les ultra-mélodiques "Sailing Stones", "Symphony Of Fallen Angels" ou encore "False Flag". Que du très lourd auquel on ne peut pas ne pas rajouter la ballade "Unobtainium" ou le sautillant "Luciferian Break-Up". Seuls les deux derniers titres, "Break Away" et "In Revertigo", sont à un niveau moindre, et encore, on reste dans un niveau bien acceptable. Il faut dire que la barre est placée bien haute avec les compositions précédentes, et de se dire qu'il est bien dommage que cet album passe sans doute inaperçu dans tous les pays. En espérant que cette chronique redonnera une petite chance de découverte aux amateurs de Hard Rock moderne certes, mais mélodique.

    Chronique : Renegade88

    ReVertigo - ReVertigo

     


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  • THE GOLDEN GRASS - Absolutely
    Listenable Records
    Style : Psychédélic Hard Rock
    Origine: États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/thegoldengrass

    THE GOLDEN GRASS - Absolutely



    01. Catch Your Eye / 02. Show Your Hand / 03. Never You Mind / 04. Runaway / 05. Walk Along / 06. The Spell / 07. Out On The Road / 08. Begging The Question

    Rien qu’à voir la pochette de ce nouvel album de THE GOLDEN GRASS, on est déjà dans l’ambiance ! Retour aux années 70 avec ce groupe venu des États-Unis ! Un vieux Hard Rock épuré (peut-être trop… ) et un petit côté Southern Rock à La LYNYRD SKYNYRD ou ZZ TOP ! Un son clair (peut être trop…), bref on a envie de se poser entre potes assis en rond et de faire tourner cette herbe en or et de créer une symbiose totale ! Aaaahhh… je suis vraiment pas né à la bonne époque ! Le petit problème avec cet album, c’est son côté monotone… les pistes se suivent et se ressemblent… du coup un bon album à écouter en fond musical pour ma part. Fan des vraies seventies, cet Absolutely est fait pour vous ! Pour les autres... malheureusement, passez votre chemin...

    Chronique : Ben

    THE GOLDEN GRASS - Absolutely

     


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  • CRESCENT – The Order Of Amenti
    Listenable Records
    Style : Death Metal
    Origine : Égypte
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/Crescentband

    CRESCENT - The Order Of Amenti



    01. Reciting Spells To Mutilate Apophis / 02. Sons Of Monthu / 03. Obscuring The Light / 04. Through The Scars Of Horus / 05. The Will Of Amon-Ra / 06. Beyond The Path Of Amenti / 07. The Twelfth Gate / 08. In The Name Of Osiris

    CRESCENT est un modèle de persévérance. Ce combo égyptien affûte son Metal extrême depuis près de vingt ans dans un contexte que l’on devine peu favorable. The Order Of Amenti est son deuxième album, mais le premier à bénéficier de l’appui d’un label, en l’occurrence nos compatriotes de Listenable Records. Maintenant que les présentations sont faites, il faut bien avouer, avec tout le respect qui lui est dû, que CRESCENT ne fait pas spécialement dans l’originalité. D’autres ont déjà pratiqué ce Death Metal massif, ultra carré et porteur d’une noire grandiloquence (avec apport parcimonieux d’instruments traditionnels) et nous ne vous ferons pas l’affront de les lister ici. Bien sûr, tout style a son public et, en caricaturant un peu, les formations Hard Rock n’ont pas subitement cessé de pratiquer ce style lorsque AC/DC est apparu, alors pourquoi pas  ? Partant de ce constat, on comprend rapidement que CRESCENT a mis les petits plats dans les grands. Le son est puissant et impeccablement dosé (voire un brin aseptisé) et la basse est bien mise en valeur dans le mix. Et surtout, le combo en connaît un rayon en termes de riffs percutants et de maîtrise instrumentale. Il a peaufiné The Order Of Amenti, cela se sent, et le dernier tiers du disque, chargé en atmosphère, en constitue le sommet. Et puis, franchement, on ne peut que se réjouir que la mythologie égyptienne soit, pour une fois, abordée en toute légitimité. CRESCENT a donc certes pondu un disque «  de genre  », mais s’est donné les moyens de le faire avec classe, et il serait dommage que le groupe ne tourne pas à plus grande échelle afin de véritablement marquer les esprits.

    Chronique : Morbid S.

    CRESCENT - The Order Of Amenti

     


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  • JARED JAMES NICHOLS - Black Magic
    Listenable Records
    Style : Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Jaredjamesnichols

    JARED JAMES NICHOLS - Black Magic



    01. Last Chance / 02. The Gun / 03. Don't Be Scared / 04. Honey Forgive Me / 05. Home / 06. Got To Have You / 07. End Of Time / 08. Run / 09. Keep Your Light On Mama / 10. What Love

    Aah le beau temps revient ! On sort la Harley ? Ouais ! Et c’est la bonne occasion pour une première écoute de ce Black Magic, deuxième album du plus bluesy des guitaristes actuels JARED JAMES NICHOLS.

    On passe la première avec "Last Chance", et c’est parti ! On se voit sur la route 66 avec un magnifique soleil, un pied total ! Des solos de guitares qui mettent le sourire… mais bon faut pas abuser… le froid est quand-même encore là… allez cap sur le bar à Strip le plus proche ! Des femmes se trémoussent sur la suite de l’album !! De "The Gun" à "End Of Time", un Hard Rock lourd et entraînant nous met dans l’ambiance ! On termine cette galette avec trois morceaux très Blues, histoire de rentrer tranquillement chez soi !

    Pour résumer, nous tenons là un très bon album, qui reste dans la lignée du premier Old Glory & The Wild Revival, que je vous conseille également... Let’s Ride !

    Chronique : Ben

    JARED JAMES NICHOLS - Black Magic

     


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  • AZZIARD - Metempsychose
    Malpermesita Records
    Style : Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/azziard

    AZZIARD - Metempsychose


     
    01. Premier Jour / 02. L'Enfer / 03. L'Anachorete, Dies / 04. Ascension / 05. Le Meurtre du Héro / 06. Second Jour / 07. Archétype / 08. Unus Mundus / 09. Psyché / 10. Le Sacrifice

    « C’est quoi cette musique ?! C’est beau !!! » Mon fils, 5 ans... Oui, Métempsychose débute avec une intro plutôt intimiste, pour ne pas dire « planante », qui a fait le plus grand effet à mon gamin. Lente complainte de guitares et chuchotements mélancoliques... qui, visiblement, va atteindre une majorité d’auditeurs ! Ne nous méprenons pas, nous sommes bien en train d’écouter AZZIARD, malgré les apparences. Le groupe français existe depuis 2001 et compose un Black Metal guerrier, sans compromis. Deux démos, deux albums, un split et un EP plus tard, ils sont de retour avec Métempsychose, un album de 10 titres, plus de 50 minutes d’un Black Metal violent et dévastateur. Les parisiens semblent avoir abandonné le thème de la première guerre mondiale, présent dans les deux premiers albums. C’est dommage, car c’était à la fois noir et poétique, patriotique, et emprunt d’une vraie identité... mais limité aussi, sans doute. La métempsychose, pour les incultes des croyances en tous genres comme moi, c’est : « le transvasement d'une âme dans un autre corps, qu'elle va animer ». Bref, un truc de réincarnation, d’âme, de kabbale et d’autres machins  occultes et surnaturels bien trop perchés pour la cartésienne infaillible que je suis !
     
    Avec "L’Enfer", le premier titre, on entre dans le vif du sujet : blasts hyper rapides, guitares agressives, chants haineux et très présents (qu’on se le dise, dans AZZIARD, ça chante beaucoup), roulements fulgurants, mélodies... les cris malsains s’entremêlent aux passages plus calmes et presque ambiants. Le deuxième morceau "L'Anachorete, Dies" est lui aussi dévastateur ! "Ascension" est un peu plus modérée : mid tempo, guitares très rythmées et toujours cette voix torturée qui parsème des mélodies envoutantes. "Second Jour" se présente comme un interlude, une pause malsaine et stressante dans ce chaos vertigineux ! Tout au long de cet album, AZZIARD nous sert un Black  Metal brut, instinctif, sans compromis, tout en agressivité, qui se clôture magistralement par le dernier morceau "Le Sacrifice". Ce dernier titre fait preuve d’une très grande intensité, froide et torturée. Un morceau de choix pour la fin, qui vous laisse les oreilles en compotes et des frissons dans les poils.
     
    L’artwork reste sombre et torturé. Un corps souffrant qui se disloque, se délite... La musique est bien plus violente que ce que veut bien sous-entendre cette cover. Coté thématique, comme ils l’expliquent eux même, la guerre est terminée, ils arborent ici fièrement un nouveau concept (et de nouveaux membres) « basé sur les œuvres de Carl Gustav Jung (pionnier de la psychologie qui a souligné le lien entre structure de l'« âme » et ses manifestations culturelles. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines, entre autre...) et les instincts sombres et profonds de l'espèce humaine, explorant la complexité de la psyché humaine et ses aspects métaphysiques, les archétypes de l'inconscient collectif et le processus d'individualisation qui explique la décadence de la civilisation ». Tout un programme, dont je suis moins adepte. Ça sent le mec qui fait des études de psychologie ou de psychanalyse et qui refourgue ses lectures dans ses textes ! Je regrette les thématiques patriotiques et guerrières des débuts. Cependant, musicalement, cet album est une pure réussite. Plus engagé que les deux premiers, plus envoutant aussi, plus mystique du coup, et tout en violence et en énergie, en préservant  une certaine mélodie, sans tomber dans la mièvrerie ! Et quel son ! Après renseignements, c’est encore au Vamacara que cet album a été mixé et masterisé. Décidément, y a pas à tortiller, je kiffe ce son du Vamacara ! Donc, un album à se procurer sans attendre, pour les amateurs de Black Metal teinté de Death, agressif et brutal, sans aucun compromis !

    Chronique : Fanny

    AZZIARD - Metempsychose

     

     

     


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  • MONADS - IVIIV
    Aesthetic Death
    Style : Funeral Doom
    Origine : Belgique
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/monadsofdoom

    MONADS - IVIIV



    01. Leviathan As My Lament / 02. Your Wounds Were My Temple / 03. To A Bloodstained Shore / 04. The Despair Of An Aeon

    Auteur d'une démo en 2011 à la naissance du groupe, les Belges de MONADS ont ensuite littéralement disparu, en tout cas sous ce nom, car les membres qui le composent sont bien restés actifs. Le groupe est pour une bonne partie le line-up live du one-man band TOORN auquel s'ajoute le guitariste Corvus que l'on a pu voir avec les excellents CULT OF ERINYES. Toutefois, les accointances Black Metal des autres activités de ses membres ne rejaillissent pas vraiment (en tout cas pas de prime abord) sur la musique de MONADS qui œuvre dans un Funeral Doom Metal à la EVOKEN, MOURNFUL CONGREGATION ou ESOTERIC, avec cette gestion des temps forts et des temps calmes. Pas de chant clair, que du growl typé Death Metal, on pourra regretter que celui-ci soit un brin monotone sur l'ensemble de l'album mais il reste toujours à propos, jamais placé inutilement, il accompagne parfaitement la musique là où on pourrait parfois attendre qu'il la sublime avec une voix plus hurlée par exemple.

    Toutefois, le choix du grain de guitare couplé à une basse bien présente rend l'ensemble plutôt cradingue ce qui donne une couleur particulière au Funeral Doom Metal des Belges alors que dans le style tout est plutôt assez propre, et cela débouche sur une partie plus Death Doom sur "Your Wounds Were My Temple", une caisse claire qui résonne dans la boîte crânienne et tout de suite un lead parfaitement mélodique comme pour s'excuser de cette colère manifestée au beau milieu de ce titre très prenant et plutôt réussi. Parce que oui, les titres de MONADS font dans les 10 minutes minimum mais il y a toujours suffisamment d'intérêt pour ne pas tomber dans le monolithique statique, d'ailleurs pour du Funeral Doom Metal, le groupe est plutôt rapide, on est en moyenne dans les 70 bpm. Cela donne des morceaux assez dynamiques, lourds et pesant sans tomber dans le contemplatif. Il faut dire aussi que le groupe n'abuse pas des cassures rythmiques avec les parties claires mais joue plutôt sur l'intensité d'éxécution, c'est plus subtile et tellement moins répandu dans le style. Au final, MONADS amène une valeur ajoutée à son Doom Death Metal qui lorgne sans vergogne sur un ESOTERIC ayant copulé avec OFFICIUM TRISTE par exemple, certainement le fait de jouer d'autres styles à côté leur permet de ne pas rester enlisé dans un carcan dont ils se sont si bien sortis sur ce premier album.

    L'album se termine par un "The Despair Of An Aeon" qu'un ESOTERIC ne renierait pas, avec quelques edits un peu bruts à la production, mais ce titre qui pourrait paraître assez banal voit le chant évoluer vers un mix de Black et de Death, des voix plus caverneuses, R. Polon a choisi le titre le plus typé Doom Death pour introduire un chant moins évident et plus varié, voilà ce qui fait que MONADS n'est pas tombé dans la facilité avec ce premier album alors que dans son ensemble ce IVIIV revêt un peu tous les habits du code stylistique ici pratiqué. Enfin, il y a ce vrai talent pour pondre des mélodies simples, entêtantes, loin d'être niaises sans pour autant leur donner une prépondérance qui desservirait l'ensemble, on reste sur des interventions minimalistes, excepté cet ultime titre plutôt basé sur ce lead qui l'introduit d'ailleurs.

    Ce premier album de MONADS s'adresse donc aux amateurs de Funeral Doom Metal qui y trouveront là un style pas forcément original mais pratiqué avec beaucoup d'intelligence pour le rendre intéressant. Une belle découverte venue de Belgique.

    Chronique : Aymerick Painless

    MONADS - IVIIV

     


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  • ÖBLIVÏON - Resilience
    ROAR! - Rock Of Angels Records
    Style : Symphonic Power Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.oblivion-metal.com

    ÖBLIVÏON - Resilience



    01. Spectral Warrior / 02. Honor And Glory / 03. In The Arms Of A Queen / 04. Bells From Babylon / 05. Shine In My Galaxy / 06. I Throught I Was A King / 07. Evil Spell / 08. Punished By The Crowd / 09. Facing The Enemies / 10. Race Is On / 11. Dreamers Believers

    Whaou !!! Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas pris une telle claque en tombant sur un album de Heavy/Power Metal, et qui plus est un premier album ! Cet exploit, nous le devons à ÖBLIVÏON, combo qui compte notamment en ses rangs les frangins Jo et David Amore (tous deux ex-NIGHTMARE), accompagnés de Markus Fortunato (FORTUNATO, ex-MZ), Florian Lagoutte (FORSAKEN WORLD) et Steph Rabilloud (URGENT, et ex-NIGHTMARE lui aussi).

    Resilience est le nom de cette première réalisation, et que dire si ce n'est que le groupe nous offre là ce qui se fait de mieux en la matière, délivrant un Power Metal de haute volée, soutenu par une instrumentation symphonique du plus bel effet. Tout est là : le chant puissant de Jo Amore, des guitares flamboyantes, des riffs accrocheurs, une rythmique solide et rapide, des mélodies épiques inspirées, des arrangements orchestraux, rien ne manque ! Cet album, d'une maturité impressionnante, est une vraie réussite. Aucun titre faible, il n'y a qu'à écouter les magnifiques "Honor And Glory", "In The Arms Of A Queen", "I Throught I Was A King", "Evil Spell" ou "Dreamers Believers" pour s'en convaincre, chaque titre est un véritable hymne en puissance taillé pour faire mouche à tous les coups !

    Visiblement rien n'a été laissé au hasard : de ces compositions ciselées en passant par la production, claire et puissante, signée Pat Liotard (NIGHTMARE, NOW OR NEVER) jusqu'à ce superbe artwork, chaque détail a bénéficié du plus grand soin de la part de nos Grenoblois, mettant ainsi tous les atouts de leur côté pour marquer les esprits et ainsi réussir leur entrée sur la scène Metal... Avec un premier album de cet acabit, il semblerait normal qu'ÖBLIVÏON soit appelé à un avenir radieux, c'est en tous cas tout le mal qu'on leur souhaite ! Et pour ajouter encore un plus à ce Resilience déjà indispensable, sachez qu'un DVD bonus capté au Leym'Fest le 2 Septembre 2017 viendra accompagner ce superbe album.

    Chronique : Nono666

    ÖBLIVÏON - Resilience

     


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  • ABDUCTION - A l’heure du Crépuscule
    Finisterian Dead End
    Style : Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.abduction.fr

    ABDUCTION - A L'Heure Du Crépuscule


     
    01. Sous les Cendres et la Pierre / 02. Les Visiteurs du Soir / 03. A l'Heure du Crépuscule / 04. Souvenir de Lierre / 05. La Grande Illusion / 06. Les Ailes du Temps

    ABDUCTION est un groupe français de Black Metal fondé en 2006. A l’heure du Crépuscule est leur second album. Le groupe nous offre ici un album  délicat, doux, plein de subtilités, presque fragile. On reste tout de même dans un registre Black Metal, ne nous y méprenons pas ! Les voix sont saturées, les compositions peuvent être rapides et puissantes, mais tout en délicatesse.

    L’album s'ouvre avec "Sous les Cendres et la Pierre", qui fait office d’introduction. Douceur et  finesse sont de mise. Voix (ou samples ?) d’un autre temps, jeu de toms et arpèges subtiles. Adeptes de WATAIN s’abstenir ! "Les Visiteurs du Soir", le deuxième titre de l’album, est beaucoup plus intense et puissant, tout en préservant cette finesse subtile du début. Les voix sont tantôt screamées, tantôt chantées en clair. Des passages plus agressifs mais néanmoins très mélodieux, alternent avec des passages calmes et mélancoliques. Il n’empêche qu’ici, encore une fois, la délicatesse règne... "A l’heure du Crépuscule" s’engage avec un blast et une mélodie  bien acérée. Mais les passages calmes et paisibles sont une fois de plus là pour nous rappeler qu’ABDUCTION nous propose autre chose ! Le groupe compose un Black Metal très personnel, solennel et presque « cathédral ».
     
    Cet album nous offre cinq véritables titres (et une intro) mais il cumule près de 50 minutes de musique   ! Autant dire que les morceaux sont très longs. La subtilité règne ici. Les riff puissants et les blasts engagés se mêlent à la mélancolie et à la douceur. Tout n’est qu’alternance, opposition, transversalité. Avec A l’heure du Crépuscule, ABDUCTION a composé un album emprunt d’une identité profonde, où les sonorités Rock et les influences électro ou classiques s’entrechoquent avec un Black Metal plus agressif. Les arrangements sont travaillés, réfléchis et accrocheurs. Rien ne semble laissé au hasard. L’enchainement des morceaux  se fait dans une véritable fluidité intemporelle. Les textes, longs et fournis, sont très riches et en français. Ils font montre d’une vraie maîtrise de la langue et encore une fois, l’écriture est fine et extrêmement poétique et torturée.
     
    L’artwork, quant à lui, n’est pas en reste. J’ai eu entre les mains un digipack magnifique, avec une vraie recherche de concept et une vraie esthétique. Le choix des tons est tout à fait adapté à l’ambiance générale de l’album : doux et mélancolique, mais glauque et mortuaire. Décors d’abbaye... Nous sommes plongés dans un univers ancestral, au milieu des livres et de l’identité française, symboles d’une beauté, d’une pureté et de milles connaissances. Médecins d’un autre temps, affublés de leurs longs nez en forme de bec, de leurs longs manteaux de cuir, censés soigner la peste noire à l’aide de saignées ou de grenouilles (et oui !). Même si elle n’est pas très claire, la thématique semble frôler une mort certaine, ça sent bon la fièvre et la douleur, la mort magnifiée.

    Alors je conseille vivement cet album, ne serait-ce que pour découvrir le travail réalisé ici, avec subtilité et originalité. Effectivement, si vous êtes comme moi, adeptes de Black Metal sauvage et guerrier, vous ne serez pas forcément convaincus. Mais A l’heure du Crépuscule vaut tout de même le détour et une écoute attentive.

    Chronique : Fanny

    ABDUCTION - A L'Heure Du Crépuscule

     


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  • BAD TRIPES - Les Contes De La Tripe
    Autoproduction
    Style : Shock Rock
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.badtripes.fr

    BAD TRIPES - Les Contes de la Tripe



    01. Moteur, Action ! / 02. Fuck Me Freddy / 03. Hansel / 04. Elizabeth / 05. Baby Porn / 06. L'Ogre de Barbarie / 07. Car Nous Sommes Nombreux / 08. La Bouchère de Hanovre / 09. Dame Éléphant / 10. Gretel / 11. Les Rendez-vous de la Bête / 12. Sombre Pigalle

    Amateurs de tripaille, d'hémoglobine et d'autres joyeusetés du même genre, réjouissez vous, revoici les Marseillais de BAD TRIPES avec leur troisième recueil de contes horrifiques et sanguinolents. Toujours aussi déglingués, les phocéens vont à nouveau nous distiller un Rock/Metal glauque à souhait, à mi chemin entre Punk et Indus'. Après Phase Terminale (2010) et Splendeurs et Viscères (2013), ces Contes De La Tripe nous entrainent encore un peu plus dans l'univers unique de BAD TRIPES, un univers décadent où le mauvais gout règne en maitre. Toujours emmené par la déjantée Hikiko Mori qui, à travers un chant au registre impressionnant, aussi bien envoutant qu'hystérique, et des textes en français fort bien écrits, touchant à tout ce qui peut être dérangeant dans cette société qui devient chaque jour un peu plus folle et répugnante... Le propos est sombre et malsain tout en étant toujours d'une efficacité redoutable. Prenez place et laissez vous guider dans la petite boutique des horreurs... vous y croiserez des pervers, des monstres, des serial killers et toute une faune de dépravés, tous plus répugnants les uns que les autres... La visite, bien que parfois terrifiante, est des plus plaisante ! De "Fuck Me Freddy", premier véritable morceau de l'album, à "Sombre Pigalle", en passant par "L'Ogre de Barbarie" ou "La Bouchère de Hanovre", il n'y a absolument rien à jeter, BAD TRIPES envoie du lourd, et cette troisième réalisation, hautement addictive, est là pour nous le confirmer...

    Chronique : Nono666

    BAD TRIPES - Les Contes de la Tripe

     


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