• ÖBLIVÏON - Resilience
    ROAR! - Rock Of Angels Records
    Style : Symphonic Power Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.oblivion-metal.com

    ÖBLIVÏON - Resilience



    01. Spectral Warrior / 02. Honor And Glory / 03. In The Arms Of A Queen / 04. Bells From Babylon / 05. Shine In My Galaxy / 06. I Throught I Was A King / 07. Evil Spell / 08. Punished By The Crowd / 09. Facing The Enemies / 10. Race Is On / 11. Dreamers Believers

    Whaou !!! Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas pris une telle claque en tombant sur un album de Heavy/Power Metal, et qui plus est un premier album ! Cet exploit, nous le devons à ÖBLIVÏON, combo qui compte notamment en ses rangs les frangins Jo et David Amore (tous deux ex-NIGHTMARE), accompagnés de Markus Fortunato (FORTUNATO, ex-MZ), Florian Lagoutte (FORSAKEN WORLD) et Steph Rabilloud (URGENT, et ex-NIGHTMARE lui aussi).

    Resilience est le nom de cette première réalisation, et que dire si ce n'est que le groupe nous offre là ce qui se fait de mieux en la matière, délivrant un Power Metal de haute volée, soutenu par une instrumentation symphonique du plus bel effet. Tout est là : le chant puissant de Jo Amore, des guitares flamboyantes, des riffs accrocheurs, une rythmique solide et rapide, des mélodies épiques inspirées, des arrangements orchestraux, rien ne manque ! Cet album, d'une maturité impressionnante, est une vraie réussite. Aucun titre faible, il n'y a qu'à écouter les magnifiques "Honor And Glory", "In The Arms Of A Queen", "I Throught I Was A King", "Evil Spell" ou "Dreamers Believers" pour s'en convaincre, chaque titre est un véritable hymne en puissance taillé pour faire mouche à tous les coups !

    Visiblement rien n'a été laissé au hasard : de ces compositions ciselées en passant par la production, claire et puissante, signée Pat Liotard (NIGHTMARE, NOW OR NEVER) jusqu'à ce superbe artwork, chaque détail a bénéficié du plus grand soin de la part de nos Grenoblois, mettant ainsi tous les atouts de leur côté pour marquer les esprits et ainsi réussir leur entrée sur la scène Metal... Avec un premier album de cet acabit, il semblerait normal qu'ÖBLIVÏON soit appelé à un avenir radieux, c'est en tous cas tout le mal qu'on leur souhaite ! Et pour ajouter encore un plus à ce Resilience déjà indispensable, sachez qu'un DVD bonus capté au Leym'Fest le 2 Septembre 2017 viendra accompagner ce superbe album.

    Chronique : Nono666

    ÖBLIVÏON - Resilience

     


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  • ABDUCTION - A l’heure du Crépuscule
    Finisterian Dead End
    Style : Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.abduction.fr

    ABDUCTION - A L'Heure Du Crépuscule


     
    01. Sous les Cendres et la Pierre / 02. Les Visiteurs du Soir / 03. A l'Heure du Crépuscule / 04. Souvenir de Lierre / 05. La Grande Illusion / 06. Les Ailes du Temps

    ABDUCTION est un groupe français de Black Metal fondé en 2006. A l’heure du Crépuscule est leur second album. Le groupe nous offre ici un album  délicat, doux, plein de subtilités, presque fragile. On reste tout de même dans un registre Black Metal, ne nous y méprenons pas ! Les voix sont saturées, les compositions peuvent être rapides et puissantes, mais tout en délicatesse.

    L’album s'ouvre avec "Sous les Cendres et la Pierre", qui fait office d’introduction. Douceur et  finesse sont de mise. Voix (ou samples ?) d’un autre temps, jeu de toms et arpèges subtiles. Adeptes de WATAIN s’abstenir ! "Les Visiteurs du Soir", le deuxième titre de l’album, est beaucoup plus intense et puissant, tout en préservant cette finesse subtile du début. Les voix sont tantôt screamées, tantôt chantées en clair. Des passages plus agressifs mais néanmoins très mélodieux, alternent avec des passages calmes et mélancoliques. Il n’empêche qu’ici, encore une fois, la délicatesse règne... "A l’heure du Crépuscule" s’engage avec un blast et une mélodie  bien acérée. Mais les passages calmes et paisibles sont une fois de plus là pour nous rappeler qu’ABDUCTION nous propose autre chose ! Le groupe compose un Black Metal très personnel, solennel et presque « cathédral ».
     
    Cet album nous offre cinq véritables titres (et une intro) mais il cumule près de 50 minutes de musique   ! Autant dire que les morceaux sont très longs. La subtilité règne ici. Les riff puissants et les blasts engagés se mêlent à la mélancolie et à la douceur. Tout n’est qu’alternance, opposition, transversalité. Avec A l’heure du Crépuscule, ABDUCTION a composé un album emprunt d’une identité profonde, où les sonorités Rock et les influences électro ou classiques s’entrechoquent avec un Black Metal plus agressif. Les arrangements sont travaillés, réfléchis et accrocheurs. Rien ne semble laissé au hasard. L’enchainement des morceaux  se fait dans une véritable fluidité intemporelle. Les textes, longs et fournis, sont très riches et en français. Ils font montre d’une vraie maîtrise de la langue et encore une fois, l’écriture est fine et extrêmement poétique et torturée.
     
    L’artwork, quant à lui, n’est pas en reste. J’ai eu entre les mains un digipack magnifique, avec une vraie recherche de concept et une vraie esthétique. Le choix des tons est tout à fait adapté à l’ambiance générale de l’album : doux et mélancolique, mais glauque et mortuaire. Décors d’abbaye... Nous sommes plongés dans un univers ancestral, au milieu des livres et de l’identité française, symboles d’une beauté, d’une pureté et de milles connaissances. Médecins d’un autre temps, affublés de leurs longs nez en forme de bec, de leurs longs manteaux de cuir, censés soigner la peste noire à l’aide de saignées ou de grenouilles (et oui !). Même si elle n’est pas très claire, la thématique semble frôler une mort certaine, ça sent bon la fièvre et la douleur, la mort magnifiée.

    Alors je conseille vivement cet album, ne serait-ce que pour découvrir le travail réalisé ici, avec subtilité et originalité. Effectivement, si vous êtes comme moi, adeptes de Black Metal sauvage et guerrier, vous ne serez pas forcément convaincus. Mais A l’heure du Crépuscule vaut tout de même le détour et une écoute attentive.

    Chronique : Fanny

    ABDUCTION - A L'Heure Du Crépuscule

     


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  • BAD TRIPES - Les Contes De La Tripe
    Autoproduction
    Style : Shock Rock
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.badtripes.fr

    BAD TRIPES - Les Contes de la Tripe



    01. Moteur, Action ! / 02. Fuck Me Freddy / 03. Hansel / 04. Elizabeth / 05. Baby Porn / 06. L'Ogre de Barbarie / 07. Car Nous Sommes Nombreux / 08. La Bouchère de Hanovre / 09. Dame Éléphant / 10. Gretel / 11. Les Rendez-vous de la Bête / 12. Sombre Pigalle

    Amateurs de tripaille, d'hémoglobine et d'autres joyeusetés du même genre, réjouissez vous, revoici les Marseillais de BAD TRIPES avec leur troisième recueil de contes horrifiques et sanguinolents. Toujours aussi déglingués, les phocéens vont à nouveau nous distiller un Rock/Metal glauque à souhait, à mi chemin entre Punk et Indus'. Après Phase Terminale (2010) et Splendeurs et Viscères (2013), ces Contes De La Tripe nous entrainent encore un peu plus dans l'univers unique de BAD TRIPES, un univers décadent où le mauvais gout règne en maitre. Toujours emmené par la déjantée Hikiko Mori qui, à travers un chant au registre impressionnant, aussi bien envoutant qu'hystérique, et des textes en français fort bien écrits, touchant à tout ce qui peut être dérangeant dans cette société qui devient chaque jour un peu plus folle et répugnante... Le propos est sombre et malsain tout en étant toujours d'une efficacité redoutable. Prenez place et laissez vous guider dans la petite boutique des horreurs... vous y croiserez des pervers, des monstres, des serial killers et toute une faune de dépravés, tous plus répugnants les uns que les autres... La visite, bien que parfois terrifiante, est des plus plaisante ! De "Fuck Me Freddy", premier véritable morceau de l'album, à "Sombre Pigalle", en passant par "L'Ogre de Barbarie" ou "La Bouchère de Hanovre", il n'y a absolument rien à jeter, BAD TRIPES envoie du lourd, et cette troisième réalisation, hautement addictive, est là pour nous le confirmer...

    Chronique : Nono666

    BAD TRIPES - Les Contes de la Tripe

     


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  • CRISIX - Against The Odds
    Listenable Records
    Style : Thrash Metal
    Origine : Espagne
    Sortie : 2018
    Site Web : www.crisixband.com

    CRISIX - Against The Odds



    01. Get Out Of My Head / 02. Leech Breeder / 03. Technophiliac / 04. Perseverance / 05. Xenomorph Blood / 06. Prince Of Saiyans / 07. Leave Your God Behind / 08. Cut The Shit / 09. The North Remembers



    Un groupe complètement CRIXIStérique !!!!



    Appelés CRYSYX durant deux ans à leurs débuts, Sony leur tombera dessus : « Oui alors comme ça vous prenez le titre d'un de nos jeux vidéo, gnagnagna... ». Les jeunes thrasheux espagnols  changeront finalement quelques lettres à leur nom pour adopter un patronyme beaucoup plus accrocheur... CRISIX !!! Un nouveau nom et deux albums chez Kaiowas Records, le groupe signe finalement chez Listenable Records en 2016 pour la sortie de From Blue To Black et nous revient contre vents et marées en ce premier trimestre 2018 avec Against The Odds ! Et c'est sûr que tous les éléments se déchainent pendant 35 minutes. Une bande son pour une bonne session de Pogos ! Ça tape fort ! Du début jusqu'à la fin ! Une telle maitrise du growling accompagné d'une vague de riffs charnus. Du bon gros Thrash Old School rappelant ANTHRAX, METALLICA ou TESTAMENT qui toucheraient du bout des doigts le Hardcore d'un HATEBREED.

    Et alors tout ses thèmes abordés qui viennent de nulle part... De Ridley Scott avec Alien dans "Xenomorph Blood", en passant par le monde de George RR Martin avec "The North Remembers", pour finir assis avec le personnage de Dragon Ball d'Akira Toriyama dans "Prince Of Saiyans".

    Ça a l'air bien hein ??? Et bah vous savez quoi ?? Ils sont au Hellfest cette année !! Alors rendez-vous dans le Pit !!

    Chronique : Ben

    CRISIX - Against The Odds

     


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  • BLACK WIZARD – Livin' Oblivion
    Listenable Records
    Style : Stoner / Doom / Heavy  Metal / Hard Rock
    Origine : Canada
    Sortie : 2018
    Site   : www.facebook.com/blackwizardband



    01. Two Of These Nights / 02. Feast Or Famine / 03. James Wolfe / 04. Livin' Oblivion / 05. Cascadia / 06. Portraits / 07. Poisoned Again / 08. Heavy Love / 09. Eternal Illusion

    Formé à Vancouver, au Canada, en 2009, BLACK WIZARD sort ici son quatrième album, le second chez Listenable Records. Livin' Oblivion est un disque varié, il y en a un peu pour tous les gouts, ça démarre avec "Two Of These Nights", un bon morceau de Stoner qui donne envie de mettre les gaz... puis arrive "Feast Or Famine", le premier single de l'album, et là, pas le choix, on monte dans les rapports, les choses s'emballent, ce titre se veut plus agressif et quelques éléments quasi Thrash font leur apparition, ce qui sera également le cas avec "Portraits", qui, lui aussi, est dans cette veine bien rentre dedans, rappelant dans l'esprit la belle époque de METALLICA. Ça va vite et c'est tellement bon  ! La suite est réservée aux fans de Heavy/Hard Rock à l'ancienne, évoquant aussi bien SCORPIONS ou THIN LIZZY ("Heavy Love") qu'un bon vieux ORANGE GOBLIN ou MASTODON avec cette petite pointe de Stoner toujours présente. Au final, Livin' Oblivion se révèle être une belle découverte, un album lourd, pointu, sans doute le plus abouti de la discographie des Canadiens, dommage toutefois que le côté Thrash ne soit pas plus présent, mais ce n'est là qu'un avis personnel... Essai concluant en tout cas !

     

    Chronique : Ben


    BLACK WIZARD - Livin' Oblivion

     


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  • ANIMA DAMNATA - Nefarious Seed Grows To Bring Forth Supremacy Of The Beast
    Godz Ov War Productions
    Style : Blackened Death Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.animadamnata.com

    ANIMA DAMNATA - Nefarious Seeds Grows To Bring Forth Supremacy Of The Beast



    01. The Promethean Blood / 02. Praise The Fall Of God / 03. Uprising Lucifer / 04. Through Abomination 'Till Ecstasy / 05. I Hail His Name / 06. Your Life Is Cursed / 07. Numinous Ascension Into A Black Hole / 08. His Light Shines Upon Me / 09. Blend Into Satan / 10. Void Of The Abyss

    Les membres de ce quatuor ont déjà pas mal roulé leur bosse dans la scène extrême Polonaise, DEUS MORTEM, DEVILPRIEST, AZARATH, HELL-BORN ou MORD, c'est peut-être ce qui explique leurs silences répétés entre les assauts. Cela faisait donc 10 ans que le groupe n'avait rien produit mais lorsqu'ils reviennent sachez que c'est pour en découdre à grands renforts d'un Brutal Death Metal à la INCANTATION teinté d'un Black Metal qui oscille entre l'esprit d'un IMMOLATION, SUFFOCATION où la batterie est blastée et l'ambiance brutale mais pas totalement obscurcie.

    Le guitariste et le bassiste ont changé depuis le précédent opus, Tomasz Zięba (STILLBORN) tient désormais la basse et Andrzej Podsiadło (DEVILPRIEST) suppléé Marek Lechowski à la guitare depuis 2013 maintenant. On sent la maitrise qui se dégage de l'ensemble, la production est assez nette pour se rendre compte que les gaillards savent ce qu'ils jouent, la caisse claire, bien mise en avant est métronomique, le chant sonne comme des coups de buttoir, l'impact est immédiat et si on ne retrouve pas forcément la noirceur des groupes précités, on y entrevoit très largement la brutalité, l'esprit Black Metal avec cette voix au large écho, la rapidité dans le riffing qui répond à quelques cavalcades bien plus Death Metal avec des hommages appuyés à DEATH réguliers. Cependant, s'il est difficile de reprocher quoique ce soit à ces Polonais, difficile également de les tirer du lot, c'est bien joué, bien construit mais il manque ce petit plus qui fait de cet album quelque chose qui reste en tête, à l'image de "Through Abomination 'Till Ecstasy" parfait pour secouer la tête à s'en rompre le cou mais qui ne dégage rien d'autre qu'un amont de brutalité. Il faut dire qu'il manque peut-être une ambiance plus cradingue, plus malsaine pour donner au message du groupe une coloration singulière et parfaitement à propos.

    La fin d'album est d'ailleurs légèrement plus cradingue, notamment par la fin de "Blend Into Satan" ou les parties de chant sur "Void Of The Abyss" qui tirent clairement sur un Black Metal très old-school et caverneux, ce qui contre-balance un peu mieux l'effet rouleau compresseur de ce qui se passe autour. Nefarious Seed Grows To Bring Forth Supremacy Of The Beast est un album brutal auquel il ne manque que quelques parties plus rentre dedans à la batterie, des parties plus simples à la CELTIC FROST pour mieux mettre en valeur les blasts et les roulements de caisse claire, un très bon retour aux affaires toutefois !

    Chronique : Aymerick Painless

    ANIMA DAMNATA - Nefarious Seeds Grows To Bring Forth Supremacy Of The Beast

     


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  • CoreLeoni - The Greatest Hits Part 1
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Suisse
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/coreleoni

    CoreLeoni - The Greatest Hits Part. 1



    01. Il Padrino / 02. Firedance / 03. Downtown / 04. Higher / 05. Get It While You Can / 06. In The Name / 07. Let It Be / 08. All I Care For / 09. Walk On Water / 10. Here Comes The Heat / 11. Tell No Lies / 12. Ride On / 13. Anytime Anywhere / 14. El Traidor / 15. All I Care For (Acoustic - Bonus Track)

    Sous le patronyme de CoreLeoni se cache l'association de Leo LEONI (GOTTHARD) et Ronnie ROMERO, chanteur qui, visiblement, à le vent en poupe ces temps-ci. Ce dernier, outre divers projets, fait partie de ce qu'il faut bien nommer RAINBOW, puisque Ritchie  Blackmore l'a décidé ainsi. S'y ajoute le batteur Hena HABEGGER (GOTTHARD), Jgor GIANOLA (UDO, JORN) à l'autre guitare, et Mila MERKER à la basse. Ce nom de CoreLeoni vaut son rapprochement avec les Corleone, une des familles de la mafia dans le film Le Parrain, dont on retrouve d'ailleurs le thème en ouverture d'album.

    A y réfléchir de plus près, on a effectivement l'impression de se faire voler à l'idée d'un nouveau groupe. En effet, CoreLeoni étant présenté comme tel, il s'agit en fait plutôt d'un « tribute band » aux anciens titres de GOTTHARD. Car, oui, hormis l'inédit "Walk On Water", les compositions sont toutes issues de l'époque  du regretté Steve LEE. Alors faut-il y voir une simple célébration coïncidant avec les 25 ans du premier album, comme le dit Leo LEONI... ou un désir de retour aux sources plus foncièrement Hard Rock qu'avec l'actuel chanteur Nick MAEDER ? La question peut en effet se poser car il faut bien reconnaître que le timbre de voix de Ronnie ROMERO se rapproche effectivement de celui de Steve LEE.

    Sinon, objectivement parlant, The Greatest Hits Part 1 est réussi par sa qualité d'interprétation et peut servir à découvrir ou redécouvrir les classiques du groupe suisse. Pratiquement que de purs joyaux de Hard Rock mélodique, à commencer par ce "Firedance" dont la rythmique et le solo sont plus qu'inspirés du géant de BLACK SABBATH "Heaven and Hell" (Ah cette ligne de basse !!!!). Déjà un grand moment, bien mis en avant, il faut le reconnaître, par Ronnie ROMERO... par contre, on se serait bien passer de l'introduction par la voix d'enfant en préambule ! Pas le temps de souffler que le dynamique "Downtown" déboule, suivi d'un "Higher" communicatif. "Get It While You Can" (aux intonations de "Crying In The Rain" d'un autre géant qu'on nommera WHITESNAKE) marque un peu le pas, avant de laisser la place à un "In The Name" de bonne facture mais en dessous des trois premiers morceaux. Deux ballades arrivent, là encore plus WHITESNAKE que ça c'est difficile ("Let It Be") et "All I Care For" apparait comme plus personnelle, néanmoins les deux nous offrent un bon moment. La seule nouvelle composition est enfin présentée ("Walk On Water") et ne dépareille pas du répertoire de GOTTHARD, avec peut-être quand même une petite touche Heavy en plus. Après ces répits, on repart avec le plus soutenu "Here Comes The Heat" puis un "Don't Tell No Lies" plus commun et, à la rigueur, le moins mémorable de la compilation. Mais c'est vite rattrapé avec les pépites que sont "Ride On" (le meilleur de tous ?) et "Anytime Anywhere" très riche en mélodie. Il est d'ailleurs repris ensuite en version espagnole sous le de "El Traidor" (le traître) ! Ce bonus track est suivi d'un autre, avec "All I Care For" en acoustique pour achever ce The Greatest Hits Part 1. Belle ambiance qui permet d'apprécier la voix de Ronnie ROMERO à sa juste valeur dans un registre plus pur.

    Au final, CoreLroni s'avère donc être une collaboration bien fructueuse : reste à connaître au delà de son intérêt actuel sa future ambition.

    Chronique : Renegade88

    CoreLeoni - The Greatest Hits Part. 1

     


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  • PSYCHEDELIC WITCHCRAFT - Sound Of The Wind
    Listenable Records
    Style : Occult Heavy Rock/Doom
    Origine : Italie
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/PsychedelicWitchcraft

    PSYCHEDELIC WITCHCRAFT - Sound Of The Wind



    01. Maat / 02. Lord Of The War / 03. Wild We Go / 04. Sound Of The Wind / 05. Turn Me On / 06. Rising On The Edge / 07. The Warrens / 08. Sin Of Mine / 09. Let Me Be Myself / 10. Horizons

    Groupe italien originaire de Florence, PSYCHEDELIC WITCHCRAFT s'est formé en 2015, avec à sa tête la chanteuse Virginia Monti (désormais ex-DEAD WITCHES). S'inspirant des anciens dieux du Doom et du Blues que sont BLACK SABBATH, LED ZEPPELIN, JEFFERSON AIRPLANE ou FREE entre autres, nos amis transalpins mélangent le Blues, le Hard Rock classique et le Doom avec une imagerie lyrique occulte en profondeur.

    Le premier EP du groupe, Black Magic Man, a été publié en juillet 2015 via Taxi Driver Records, suscitant un certain intérêt au sein de la scène Stoner/Doom. En 2016, sortie de The Vision chez Soulseller Records, premier album qui aura notamment permis au groupe de tourner avec MOS GENERATOR, UFOMAMMUT, THE VINTAGE CARAVAN ou DEAD LORD. Et presque un an plus tard, en Janvier 2017, Magick Rites And Spells voit le jour, rassemblant toutes les pièces qui ne figuraient pas sur le premier album. Et depuis, changement de crèmerie avec l'arrivée en Novembre 2017 de PSYCHEDELIC WITCHCRAFT chez Listenable Records pour la sortie de ce magnifique Sound Of The Wind. Et tout cela magnifié par le travail de Brian Lucey (GHOST, TRIGGERFINGER,...).

    L'album s'ouvre avec "Maat", une intro acoustique créant une atmosphère magique, désordonnée mais qui devient vite ordonnée et harmonique, enchainant ensuite sur des morceaux rappelant les débuts de BLACK SABBATH. Le titre éponyme se veut clairement un hommage au "White Rabbit" du JEFFERSON AIRPLANE. On revoit sans se forcer Benicio Del Toro et Johnny Depp dans cet hôtel miteux sous acides et autres substances planantes (Las Vegas Parano) ! Le reste de ce Sound Of The Wind est une ode au Hard Rock et au Blues des années 70. Un album planant quoi  !

    Chronique : Ben

    PSYCHEDELIC WITCHCRAFT - Sound Of The Wind

     


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  • ABSQUE COR - Wędrówkę haniebnie zakończyć
    Godz Ov War Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2017
    Site Web : https://absquecor.bandcamp.com

    ABSQUE COR - Wędrówkę haniebnie zakończyć



    01. Jeden Księżyc Wciąż Wskazuje / 02. To Co W Człowieku Nieuniknione / 03. Zdecyduj Więc Sam Którą Wybierzesz Drogę / 04. Do Niezbawienia

    One-man band surgissant de nulle part, ABSQUE COR, qui semble signifier "sans coeur" en latin, se créé en 2015 dans la tête de Vos qui fait absolument tout ici jusqu'à l'enregistrement. Alors, cela semble courant dit comme ça mais lorsque l'on voit apparaître ce genre de projet on tend le dos soit le chant est à côté de la plaque, soit la batterie est une boite à rythme mal programmée, soit les guitares sont inaudibles, bref, il y a toujours un domaine qui pêche. Et bien là, ce Vos montre des capacités plus qu'intéressantes au chant, comme à la batterie, aux guitares, à la basse, à la production, la première surprise de l'album, le premier de la jeune carrière du groupe, est de taille et bien agréable.

    Avec une mélancolie en toile de fond, Vos nous tisse là une ambiance bien sombre où les guitares s'entremêlent, alternant leads plus mélodiques avec des blasts au rendu mid-tempo et des passages que l'on pourrait croire sortis d'un album de Post-Black Metal ("To co w człowieku nieuniknione") et son introduction très acoustique, ce son de batterie très vivant qui déboule sur un blast Black Metal tout ce qu'il y a de plus traditionnel, la voix clamée nous rappelle beaucoup ce qu'ACHERONTAS peut faire, un mélange de chant de voix clamée et de chant hurlé qui renvoie l'impression que le gars derrière le micro crache sa haine à votre face, une sensation auditive qui trouve écho dans ce son de guitare assez naturel, en mode plug & play, on notera quelques légers effets sur les parties de guitares claires, un peu de reverb' pour embellir tout cela mais c'est surtout le travail de riffing qui fait tout le boulot.

    Avec 31 minutes en 4 titres, on pourrait penser que notre ami Vos a joué la carte de la sécurité et tire sur la quantité, chose qu'on ne peut qu'apprécier car ici, rien n'est de trop et puis à la fin de "Do niezbawienia" on a cette sensation que tout a été dit, pas de sensation de manque, juste l'envie de relancer la galette car, disons le clairement, ce premier album est une petite réussite qui ne manque pas de parties plus mosh à l'image de ce "Zdecyduj więc sam, którą wybierzesz drogę" où le travail à la caisse claire donne une dynamique particulière bien mise en valeur par les toms et ces parties assez aériennes, et si les riffs sont frénétiques, on est là sur une frange Melodic Black Metal relevée par des parties rythmiques bien rentre dedans pour bien secouer l'auditeur. Des premiers albums de cette trempe, on en rencontre rarement, ABSQUE COR réussit là une entrée en matière avec un Wędrówkę haniebnie zakończyć dont il faut retenir le nom.

    Chronique : Aymerick Painless

    ABSQUE COR - Wędrówkę haniebnie zakończyć

     


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  • MAGNUM - Lost On The Road To Eternity
    SPV/Steamhammer
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2018
    Site Web : www.magnumonline.co.uk

    MAGNUM - Lost On The Road To Eternity



    01. Peaches And Cream / 02. Show Me Your Hands / 03. Storm Baby / 04. Welcome To The Cosmic Cabaret / 05. Lost On The Road To Eternity / 06. Without Love / 07. Tell Me What You've Got To Say / 08. Ya Wanna Be Someone / 09. Forbidden Masquerade / 10. Glory To Ashes / 11. King Of The World

    Comme annoncé un peu avant l'inutile compilation de ballades The Valley Of Tears sortie l'année dernière, Mark STANWAY ne fait plus partie de MAGNUM. Pour les fans ultimes du groupe, c'est quand même une petite révolution tant l'emblématique claviériste était indissociable au dinosaure anglais. D'autant plus qu'il avait ce capital sympathie, lors des tournées, en étant toujours avenant lors de sa rencontre avec le public. Il est donc remplacé au pied levé par Rick BENTON, connu surtout dans le milieu spécialisé pour être directeur musical de nombreux spectacles. Il fait également partie de la formation de Rebecca DOWNES, assurant d'ailleurs du coup quelques dates en compagnie de MAGNUM. Bon, reconnaissons quand même que s'il n'a pas, scéniquement parlant, le charisme de son prédécesseur, la différence n'est pas flagrante sur ce Lost On The Road To Eternity. Et même de reconnaître quelques nuances bienvenues ci-et là, mais au niveau des compositions, on sait bien de toute façon que Tony CLARKIN reste le seul instigateur.

    Autre remplacement, celui du batteur Harry JAMES (THUNDER) par Lee MORRIS (ex-PARADISE LOST)... assez surprenant comme choix, différence pas transcendante sur l'album mais apportant un sang neuf sur scène. A ce propos, rendons hommage sur la disparition passée assez inaperçue, hélas, de Jimmy COPLEY en mai 2017, batteur apparaissant sur l'excellent Princess Alice And The Broken Arrow (2007) et le très bon DVD live Livin' The Dream (2005).
     
    Pour l'album en lui-même, on peut dire que c'est un digne successeur de Sacred Blood Divine Lies, malgré ces changements de personnel. Le registre reste sensiblement le même, et contrairement à ce que pourrait laisser entrevoir le logo, ce n'est pas un retour aux sources mais une continuité. On nage entre morceaux épiques, mais aussi un peu pompeux par endroit de par des refrains un peu téléphonés on va dire. La voix de Bob CATLEY semble par contre mieux supporter l'épreuve du temps quand il ne s'évertue pas à trop forcer.

    "Peaches And Cream", qui ouvre l'album, a déjà des allures de classique avec son riff immédiat sur le refrain, dont on a déjà une bonne idée de ce que ça donnera sur scène. "Show Me Your Hands" déboule avec un rythme plus soutenu (toute proportion gardée bien sûr) et voit Rick BENTON se mettre en avant par de jolies interventions. "Stormy Baby" débute sur des notes similaires à l'immense "On A storyteller's Night", mais la comparaison s'arrête là. Ceci dit encore un très bon morceau avec ce riff sur le refrain remarquable. On continue dans le quasi parfait avec "Welcome To The Cosmic Cabaret", épique à souhait et s'étendant sur huit minutes. Mais la trilogie du début dépassera sans doute tout le reste... Le morceau-titre arrive avec la collaboration, et c'est une première, d'un invité. Il s'agit bien sûr de Tobias SAMMET (EDGUY, AVANTASIA), pas forcément le plus à son avantage selon les goûts de chacun... évidemment. Le single "Without Love", et son bon groove où Al BARROW peut enfin se mettre en avant, est bien sympathique mais, là encore, on ne retrouve pas le niveau du début d'album. A savoir que ce titre n'a rien à voir avec "Without Your Love", excellent bonus track du premier album Kingdom Of Madness et apparaissant aussi sur l'album acoustique Keepin' The Nite Light Burning. "Tell Me What You've Got To Say" nous ramène vers le MAGNUM épique, avec un très bon moment, mais rappelant le non moins excellent "Twelve Men Wise And Just" du précédent album. "Ya Wanna Be Someone" est doté, quant à lui, du refrain le moins réussi, ses "yeah yeah" n'étant pas forcément du meilleur goût. A part ça, bons couplets pour une composition tout de même honorable... sans le refrain ! "Forbidden Masquerade" n'est pas non plus une mauvaise composition mais les "yeah yeah" réapparaissant, doublés de "oh oh", rendent l'ensemble un brin indigeste. De plus, il y a un break, plus le final qui rappelle fortement celui de "Twelve Men Wise And Just". "Glory To Ashes" et "King Of The World" ferment la marche dans la même lignée, là où on aurait aimé un genre de "Burning River" ou " Princess In Rags (The Cult)" pour casser ce rythme un peu linéaire.

    En résumé, encore un bel album à mettre à l'actif de Tony CLARKIN, compositeur qui semble intarissable, même au fil de ces décennies. Cependant, au final, Lost On The Road To Eternity est un peu à l'image de son titre... un brin pompeux et long ! Dommage qu'on ne tienne pas la spontanéité des trois premiers titres... MAGNUM reste néanmoins une valeur sûre, et on ne manquera pas de les voir sur scène en espérant réentendre de nombreux chefs d’œuvres intemporels. Même si le groupe pourrait de plus en plus se rebaptiser CATLEY/CLARKIN, sans faire injure au valeureux Al BARROW et aux nouveaux membres.

    Chronique : Renegade88

    MAGNUM - Lost On The Road To Eternity

     


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