• EKTOMORF - Reborn

    Napalm Records

    Style : Groove/Thrash Metal

    Origine : Hongrie

    Sortie : 2021

    Site Web : www.facebook.com/EKTOMORF.official

     

    EKTOMORF - Reborn

     

    01. Ebullition / 02. Reborn / 03. And The Dead Will Walk / 04. Fear Me / 05. Where The Hate Conceives / 06. The Worst Is Yet To Come / 07. Forsaken / 08. Smashing The Past

     

    Vingt cinq ans d'existence pour le combo Groove/Thrash originaire de Mezőkovácsháza autour du chanteur charismatique Zoltán "Zoli/Zotya" Farkas qui, au fil des albums, marque de son empreinte son style et son rang au niveau international! Après le déjà incontournable Fury en 2018, que dire si ce n'est que du positif de ce quinzième album des Hongrois d'EKTOMORF. Le titre de l'album résume tout : Reborn ! Et en premier lieu, le changement de label, dorénavant sur le mondialement connu label Napalm Records. Déjà explicite ! L'album déverse une flambée de titres destructeurs et sans fioritures. Zoltán Farkas adopte un nouveau concept étant donné que l'album résume un tant soit peu des côtés plus personnels aux dires du susnommé. Ce qui, somme toute, n'est qu'un détail ! Le groupe tient à garder ses racines propres. Fini les comparaisons ! EKTOMORF, souvent comparé avec SEPULTURA, SOULFLY ou GOJIRA, a depuis très longtemps obtenu une identité qui lui appartient, sans bien sûr renier ses pairs.

    Sans l'ombre d'un doute, ce nouvel album est percutant du début à la fin. D'entrée, "Ebullition" et "Reborn" donnent le ton. EKTOMORF n'est pas là pour faire dans la demi-mesure ! "Smashing The Past" est brutal et jouissif, et "And The Dead Will Walk" l'est tout autant, avec son côté très heavy et les riffs tranchants de Zoli et Szebasztián Simon. A noter que sur le morceau-titre, les arpèges courts mais bien placés donnent cette petite touche mélodique qui ne peut déplaire et qui en fait l'une des compositions phare de cette nouvelle réalisation. Ce titre s'impose désormais comme l'un des incontournables de leur future tournée. EKTOMORF pourrait faire partie d'un Big Four d'Europe de l'Est, avec à ses côtés les polonais de VADER et de BEHEMOTH, complété par les roumains de ALTAR. Pourquoi pas ! Après cette crise sanitaire qui cloue les groupes sur place, une tournée regroupant ces quatre géants Européens pourrait unir les fans sur le même terrain. Imaginez vous une jam session sur l'instrumental de l'album, l'excellent "Forsaken" !

    Ce Reborn est un nouveau chapitre dans la discographie des Hongrois qui ne laissera personne indifférent. Reborn est un régal du premier au dernier titre. Musiciens inflexibles et percutants qui font de ce nouvel album une réussite parfaite! Un incontournable de ce début 2021 ! L'artwork de la pochette en est une autre ! En conclusion , je vous le recommande vivement.

     

    Chronique : Phil Pkms Neuville

    EKTOMORF - Reborn

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • LOUDBLAST - Manifesto

    Listenable Records

    Style : Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/Loudblast.official

     

    LOUDBLAST - Manifesto

     

    01. Todestrieb / 02. Relentless Horror / 03. Erasing Reality / 04. The Promethean Fire / 05. Preaching Spiritual Infirmity / 06. Invoking To Justify / 07. Festering Pyre / 08. Into The Greatest Of Unknowns / 09. Solace In Hell / 10. Infamy Be To You

     

    Six ans après le très sombre mais néanmoins réussi Burial Ground qui confirmait le retour en grande forme opéré avec Frozen Moments Between Life And Death sorti en 2011, LOUDBLAST, fort d'un line-up renforcé où sont venus se greffer Jérôme Point Canovas (ex-NO RETURN) à la guitare et Frédéric Leclercq (KREATOR, SINSAENUM, ex-DRAGONFORCE, ex-HEAVENLY) à la basse, nous revient avec son huitième album, Manifesto, et le moins que l'on puisse dire c'est que la bande à Bubu enfonce sérieusement le clou avec un nouvel opus terriblement dévastateur ! Doté d'un son puissant parfaitement adapté, concocté par l'incontournable HK Krauss du Vamacara Studio, qui donne une patate incroyable à ce Death destructeur, ce Manifesto se veut plus direct que ne l'était son prédécesseur, et ça envoie du lourd, du sacrément lourd même, à l'image de ce "Todestrieb" qui ouvre l'album et donne d'emblée le ton d'un disque sans concession, furieusement rageur et nerveux ("Relentless Horror", "Erasing Reality", "The Promethean Fire") qui nous prouve que LOUDBLAST n'a rien perdu de son savoir-faire ! Pas même l'absence d'Hervé Coquerel, blessé avant l'enregistrement et remplacé par Kevin Foley, ne viendra dénaturer le jeu de batterie, parfaitement respecté par l'ex-BENIGHTED. Méchamment burné, ce Manifesto est incontestablement un grand album de LOUDBLAST ! Et si la tendance générale est bien à la distribution de mandales, nos Lillois nous livrent un disque relativement varié où la brutalité ambiante côtoie la mélodie ("Solace In Hell") et la pesanteur ("Infamy Be To You"), comme une sorte de rencontre entre Sublime Dementia, Cross The Threshold et Burial Ground, nous offrant la parfaite synthèse de ce que le groupe a sorti de mieux en trente cinq ans de carrière !

     

    Chronique : Nono666 

    LOUDBLAST - Manifesto

     

     

     

     


    votre commentaire
  • VADER - Solitude In Madness

    Nuclear Blast

    Style : Death Metal

    Origine : Pologne

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/vader

     

    VADER - Solitude In Madness

     

    01. Shock And Awe / 02. Into Oblivion / 03. Despair / 04. Incineration Of The Gods / 05. Sanctification Denied / 06. And Satan Wept / 07. Emptiness / 08. Final Declaration / 09. Dancing In The Slaughterhouse / 10. Stigma Of Divinity / 11. Bones

     

    C'est avec un immense plaisir que nous retrouvons VADER, représentant inévitable de la vague Death Metal, sur cet  album qui résume la signification de 2020. Solitude In Madness...solitude dans la folie. 

    VADER qui a toujours produit au bénéfice de ses fans acharnés ainsi que pour tous les autres, amateurs de Death Metal de grande envergure... Superbe continuation de ce groupe de Death polonais qui, bien que souvent comparé, n'a jamais été égalé en 37 ans d'existence.

    Depuis le premier titre "Shock And Awe" jusqu'à "Bones", qui clôture l'album, c'est une véritable perle qui nous résume l'année du chaos. Pas besoin d'épiloguer davantage à propos de VADER.

     

    Chronique : Nad Jans 

    VADER - Solitude In Madness

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • IXION - L'Adieu Aux Étoiles

    Finisterian Dead End

    Genre : Atmospheric Doom Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.ixiondoom.com

     

    IXION - L'Adieu Aux Etoiles

     

    01. Stellar Crown / 02. Havoc / 03. The Great Achievement / 04. Progeny / 05. The Black Veil / 06. Pulsing Worlds / 07. Farewell

     

    La tête dans les étoiles, le regard rivé vers un horizon sans fin. Comme si les yeux essayaient d'atteindre le bout d'un espace infini où quelques points lumineux s'agitent et virevoltent au rythme d'une musique que les oreilles ne perçoivent pas. Un sonar résonne dans le lointain, la preuve d'une existence autre qu'humaine ou l'écho de notre propre pollution sonore qui prend appui sur la "couronne stellaire", amplifiant le signal pour mieux nous alerter ? La douceur du vent vient mettre en pause la rugosité d'un espace inhospitalier mais que nous essayons pourtant d'apprivoiser. En six minutes et quelques clignements de paupière, nous voici immergés dans un repos apaisant, les liens nous tirant vers la brutale routine se défont doucement et l'esprit peut enfin laisser les "ravages" du temps qui courent inexorablement, retomber sur un sol qui nous appelle encore de sa gravité naturelle. Les marteaux font vibrer ces cordes, ces liens, comme pour les briser plus vite encore alors qu'une voix de coton provient de cet endroit duquel notre regard n'a pas dévié malgré quelques cris nous rappelant cette oppression d'une vie remplie de vide.

    Où nous mène ce chemin, ce voyage ? Qu'est-ce que je cherche dans cet endroit si froid ? Prouver que la brutalité terrestre martelée comme le glas sonnant ma fin, renvoyant des ondes pleines de noirceur, peut être compatible avec la douceur d'un voyage initiatique et introspectif, est-ce là ma "grande réalisation" ? Ou bien est-ce de pouvoir emmener avec moi, ma "progéniture", la guider sur ce que je suppose être un futur meilleur ? Pourtant, cette "progéniture" que l'on croirait venir du passé, de par son apparence et son parlé, garde un lien fort avec une réalité pesante m'empêchant de perdre totalement pied et jetant un "voile noir" à travers lequel tout n'est que douceur et offre une nouvelle perception sur le fond de mes rétines. Comment pouvait-on prévoir qu'un voile aussi sombre puisse rendre la vision si belle, si douce ?

    J'entends la nuit qui s'éteint comme ces lumières dansantes alors que le monde palpite de nouveau, que les "mondes palpitent" et que je regagne une enveloppe oppressante rappelant son cœur à l'exercice au rythme de palpitations aussi irrégulières que salutaires. Car si le voyage émerveille les yeux, ce qui me lie ici bas éblouit l'esprit, c'est que la brutalité n'est qu'une question de perspective. Ceci dit, il me faudra dire "adieu", un ultime au revoir comme pour clôturer un chapitre qui pourrait être unique. Ici ce réveil referme un quatrième voyage, un chemin que l'on aime emprunter, on y retrouve une ambiance connue et commune avec les trois premiers, en cela, ceux qui sont déjà venus par ici seront en terrain conquis. Qui aurait pu imaginer que celui qui dessinait l'Inquisition, le Nihilisme, pouvait aussi bien illustrer ce prince Grec nommé IXION ? Alors si cet "adieu" est empli de tristesse, comme tous les ultimes au revoir, ils sont surtout porteur de tant de réussite qu'IXION traduit là par ces quelques mots : L'Adieu aux Étoiles.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    IXION - L'Adieu Aux Etoiles

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • SHATTERED HOPE - Vespers

    Solitude Productions

    Style : Death Doom Metal

    Origine : Grèce

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/shatteredhopeband

     

    SHATTERED HOPE - Vespers

     

    01. In Cold Blood / 02. Verge / 03. Συριγμός / 04. Towards The Land Of Deception / 05. The Judas Tree

     

    Après un long silence de six années, tout juste entrecoupé par la participation au tribute à CANDLEMASS réalisé par Metal Hammer en 2016, revoilà les Grecs de SHATTERED HOPE et leur Funeral Doom Death Metal. Vespers est le troisième album du groupe, souvent associé aux ESOTERIC, MOURNING BELOVETH ou SHAPE OF DESPAIR. Toutefois, avec ce nouvel album, le discours des Grecs se tourne plus résolument vers l'énergie du Death Metal même s'il est toujours jouer ici à un tempo qui ferait fuir ne serait-ce que les amateurs des titres lents d'ASPHYX. Et cela commence avec le titre d'ouverture "In Cold Blood" très loin des terres planes que le Funeral Doom Death Metal nous laisse voir régulièrement. Il y a d'abord ce genre bien plus rythmé que la moyenne du style, on est là à l'école des MOURNING BELOVETH, on pense totalement à cette démo Autumnal Fires, ça s'étire mais la musique et l'ambiance dégagée ne se délient pas par la même occasion. Bien entendu, nous avons cette guitare qui s'occupe de la chape de plomb qui est posée sur cet album alors que l'autre énumère les notes mélodiques rendant une partition que l'on peut siffloter mais qui ne donne pas le sourire jusqu'aux oreilles pour autant. D'une efficacité et d'une cohésion très pertinente, il faut avouer que la production choisie pour la basse aide aussi à garder cette tension, cet instrument est particulièrement mis en valeur par l'attaque des cordes là où généralement les notes de cet instrument, dans ce style, glissent comme un pet sur des draps de satin !

    Et puis, le groupe ne tarde pas à dégainer LE titre qui fait plaisir ! Ce "Verge" avec le chant de Nikolaos Spanakis (hurleur de DØDSFERD sur le nom de Wrath) en plein milieu, là aussi, à des années lumières des codes du genre, ce chant, mi-mélodique, mi-plaintif, assez dérangeant amène clairement une touche personnelle à cet album qui vous permettra de renouer (si besoin en était) avec la vieille école du style. La production reste très organique, et le mastering de Greg Chandler (ESOTERIC et une bonne partie du catalogue Solitude Productions) offre une dynamique que cet homme sait donner à ses productions. Il y a ensuite ce titre en Grec, "Συριγμός" qui débute par un texte dans leur langue maternelle de Nikos Kazantzákis tiré de son roman Alexis Zorba qui est également un film, avant que le chant ne prenne la suite en anglais. Ce titre renoue avec le Death Metal rampant dévoilé sur "In Cold Blood" en ouverture d'album, ce qui en fait un titre aux deux visages. Le premier, qui pourrait évoquer un certain MOONSPELL des débuts, puis un deuxième, plus Doom Death Metal, s'éloignant du style Funeral. D'ailleurs, de Funeral, il ne reste pas grand chose sur ce Vespers en dehors de cet ultime "The Judas Tree" très posé, très rampant mais toujours avec une batterie dynamique, l'étiquette Death Doom Metal ne serait pas du tout hasardeuse.

    Ce long silence a donc permis à SHATTERED HOPE de proposer ce nouvel album qui est de loin la meilleure réalisation de ce groupe et qui mériterait vraiment que les amateurs de Doom Death Metal s'attarde sur lui. Dans le style, les fans du groupe n'y verront pas un grand changement, par contre la progression sur la production, tout aussi organique mais moins raw, plus travaillée, fait clairement la différence.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony

    SHATTERED HOPE - Vespers

     

     

     


    votre commentaire
  • WITCHES - The Fates 

    Mighty Spell Records

    Style : Thrash/Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.witches.fr

     

    WITCHES - The Fates

     

    01. We Are / 02. Inside / 03. Damned Skin Is Mine / 04. Black From Sorrow / 05. Feared And Adored / 06. Off The Flesh / 07. Let Stones Fall / 08. Last Wishes / 09. Death In The Middle Ages

     

    Une formation qui remonte à 1986, une première démo en 1988, un premier album en 1994, puis des sorties plutôt irrégulières et de nombreux changements de line-up auront sans doute pénalisés le groupe qui n'a jamais vraiment réussi à s'imposer. Ce n'est pourtant pas faute de réalisations de qualité (notamment The Hunt, en 2015, qui marquait une sorte de renaissance pour WITCHES). Pour cette cuvée 2020, qui coïncide avec les trente quatre ans du groupe, WITCHES nous revient indéniablement avec sa production la plus puissante à ce jour, un album concis, direct et brutal, qui voit le groupe de Sibylle Colin-Tocquaine nous balancer un Thrash/Death violent, sans concession et d'une efficacité à toute épreuve ("We Are", "Feared And Adored", "Off The Flesh"). En à peine une demi heure que dure ce The Fates, les bombes pleuvent sans aucun temps mort, WITCHES ne relâche quasiment jamais la pression et dévaste tout sur son passage pour notre plus grand plaisir ("Inside", "Let Stones Fall", "Death In The Middle Ages"). Toujours aussi affûtée et énervée malgré les années, notre sorcière en chef en a encore grave sous le pied pour nous offrir des albums de haute volée ! The Fates en est sans doute le plus bel exemple, se positionnant incontestablement comme le disque le plus solide de la discographie du combo.

     

    Chronique : Nono666

    WITCHES - The Fates

     

     

     

     


    votre commentaire
  • NEMEDIAN CHRONICLES - Nemedian Chronicles

    Autoproduction

    Style : Epic Power Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/nemedianchronicles

     

    NEMEDIAN CHRONICLES - Nemedian Chronicles

     

     

    01. Born On A Battlefield / 02. The Thing In The Crypt / 03. Monsterslayer / 04. The Song Of Red Sonja

     

    Jeune formation toulousaine créée en 2017, NEMEDIAN CHRONICLES nous livre en cette année 2020 sa première démo. Au programme, quatre titres d'un Power Metal épique que n'aurait pas renier le BLIND GUARDIAN de la fin des 80's, influence jusque dans le chant d'Alexandre dont le timbre n'est pas sans évoquer un certain Hansi Kürsch. Dès "Born On A Battlefield" qui ouvre les hostilités, nous sommes embarqué au cœur d'un univers guerrier où Conan le Cimmérien et Sonja la Rouge sont les héros. L'incisif "The Thing In The Crypt", quant à lui, ne cache pas la filiation avec le Speed Metal du HELLOWEEN de l'ère Keeper Of The Seven Keys tandis que "Monsterslayer" et son petit côté MANOWAR se fait plus lourd, mais tout aussi efficace, avant ce morceau de bravoure qu'est "The Song Of Red Sonja" qui vient démontrer toute l'habileté du groupe à proposer des morceaux de grande qualité qui mettent en avant un excellent travail de composition et d'arrangement, et un savoir-faire indéniable à pratiquer un Power Speed de haut niveau. Une bien belle carte de visite pour NEMEDIAN CHRONICLES dont on attend déjà le premier album avec la plus grande impatience.

     

    Chronique : Nono666

    NEMEDIAN CHRONICLES - Nemedian Chronicles

     

     

     


    votre commentaire
  • PARADISE LOST - Obsidian

    Nuclear Blast

    Style : Gothic Metal

    Origine : Royaume-Uni

    Sortie : 2020

    Site Web : www.paradiselost.co.uk

     

    PARADISE LOST - Obsidian

     

     

    01. Darker Thoughts / 02. Fall From Grace / 03. Ghosts / 04. The Devil Embraced / 05. Forsaken / 06. Serenity / 07. Ending Days / 08. Hope Dies Young / 09. Ravenghast

     

    Avec une certaine régularité, les anglais de PARADISE LOST reviennent semer leur Gothic Metal et semblent même avoir trouver une sorte de formule autour de laquelle ils brodent. Si The Plague Within (2015) avait marqué une rupture avec ses aînés, quelques signes avant coureur pouvaient être entendus sur Tragic Idol (2012) par exemple. L'album précédent, Medusa (2017), montrait un visage des anglais clairement tourné vers leurs côté le plus CELTIC FROST avec ces "Fearless Sky" ou "Gods Of Ancient" sans jamais tomber dans la caricature bien entendu, ces inspirations ne sont que des courants qui guident tout un album mais la patte de Gregor Mackintosh et la voix de Nick Holmes, de toute façon, forment la marque de fabrique de ce groupe.

    Il était donc prévisible que le duo de compositeur fasse un petit pas en arrière dans leur penchant Death Metal dans la recette formant leur Gothic Metal et pourtant, le premier single "Fall From Grace" renvoyait l'image d'une stagnation et avec le recul, le choix stratégique est plutôt réfléchi car avec "Ghosts" et cette ambiance Post-Punk sur l'introduction basse / batterie bien froide, les fans peuvent être surpris. Enfin "Darker Thoughts" et ses leads, ces growls réussis finira le travail de la mise en lumière de ce nouvel opus de PARADISE LOST.

    Mais vous vous doutez bien que le groupe n'aura pas dévoilé tous les atouts d'Obsidian en trois titres et dès "The Devil Embraced", on retrouve ce côté froid issu de la New Wave et leur amour pour DEPECHE MODE resurgit sur ce titre, une nouvelle fois, ce pré-refrain très mélodique nous rappelle que Nick Holmes a énormément progressé dans ce style avant que sa voix Death ne viennent casser l'harmonie paisible de ce titre, un lead typique du style de Greg Mackintosh amène au break qui nous renvoie vers Tragic Idol ou Faith Divides Us - Death Unites Us. L'inspiration est clairement au rendez-vous de ce début d'album et la suite ne va pas en rester là avec un appui massif sur le côté le plus Gothic de PARADISE LOST d'où surgissent encore quelques réminiscences Death bienvenues, un peu comme si les anglais avaient trouvé un équilibre mais surtout, c'est l'inspiration sur les leads de guitare (un petit rappel de Draconian Times sur "Forsaken" fait clairement plaisir) et des lignes de chant sont les atouts majeurs de cet album.

    Alors bien entendu, qui dit New Wave / Post-Punk dit traitement de la basse et là-dessus Steve Edmonson a toujours fait un travail remarquable, discret mais indispensable pierre de cet édifice il trouve là une place de premier choix. La froideur ressort tant dans le son de guitare que dans ce chant posé, qu'il soit mélodique, gothique ou growlé, Nick semble en avoir fini avec ce chant très Heavy qui avait pourtant sublimé les Icon ou Draconian Times mais aussi Requiem plus récemment. C'est aussi ce qui donne cette impression de stagnation, heureusement des titres comme "Ending Days" ou "Hope Dies Young" reviennent en grâce sur cet album, dans un style, qui là aussi, nous renvoie vers ce fameux Tragic Idol.

    Au final, que pourrait-on reprocher à cet album si ce n'est que tout ce qui est fait là l'a déjà été dans le passé du groupe. Mais n'est-ce pas parce que le groupe a toujours cherché à évoluer, allant d'un extrême à l'autre de son style, donnant parfois l'impression de se chercher. PARADISE LOST reprend là une recette qu'il avait mise en place sur Faith Divides Us - Death Unites Us et Tragic Idol en n'oubliant pas ce qu'il a produit entre-temps, plus qu'un pas en arrière évoqué plus haut, il s'agit bien d'une nouvelle progression basée sur les acquis du passé. Tout comme Medusa, ce nouvel album demande du temps pour être appréhender, au contraire d'un The Plague Within très immédiat. Comme souvent avec le groupe, la première moitié de l'album est gavée de hits et réunie les titres les plus directs, la deuxième, plus introspective, demande un effort aux fans, et c'est bien ce qui fait le charme de ce groupe.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    PARADISE LOST - Obsidian

     

     

     


    votre commentaire
  • DIRTY DOGZ - Wheels On Fire

    Autoproduction

    Style : Hard Rock

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/dirtydogzband

     

    DIRTY DOGZ - Wheels On Fire

     

    01. New Bitch / 02. Fuckin' Misery / 03. Follow Us / 04. Pussy Wet / 05. Not Born To Lose / 06. Girls In The Night / 07. Go Back / 08. Come On Baby / 09. Rock N' Roll / 10. Wheels On Fire / 11. My Bloody Soul (Bonus Track)

     

    Après avoir fait leurs armes au sein de BLOODY ROSIE, tribute band au gang des frères Young, les Havrais ont décidés de passer à la vitesse supérieure en proposant leurs propres compositions. Pour se faire, ils forment le groupe DIRTY DOGZ dont l'influence, vous vous en doutez, est à rechercher du côté de la scène australienne avec des groupes comme AC/DC (tiens, comme c'est bizarre !!!), ROSE TATTOO, THE ANGELS ou AIRBOURNE... En gros, du Hard Rock simple et direct qui envoie bien comme il faut ! Et ce premier album de DIRTY DOGZ en est la preuve flagrante, un pur joyau Rock'N'Roll qui fait la part-belle à un Hard Rock fédérateur qui file une patate d'enfer ! Certes le groupe n'invente rien, on reste dans le basique, mais comment résister à des titres tels que "New Bitch", "Not Born To Lose" ou "Come On Baby" percutants en diable et qui font preuve d'une énergie redoutable... Aucun titre faible, aucun temps mort, ce Wheels On Fire est un pur concentré d’efficacité, le tout parfaitement exécuté et doté d'un son puissant qui donne un côté bien pêchu à l'ensemble. Chant éraillé, riffs incendiaires, rythmique en béton armé et refrains qui ne demandent qu'à être repris en chœur sont autant d'éléments qui confèrent à faire de ce premier album une belle réussite. Voilà qui est particulièrement prometteur quant à l'avenir de cette jeune formation... Alors si comme moi vous aimez les choses simples qui vous re-booste en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ruez vous sur ce Wheels On Fire, vous ne serez pas déçus !

     

    Chronique : Nono666

    DIRTY DOGZ - Wheels On Fire

     

     

     

     


    votre commentaire
  • BENIGHTED - Obscene Repressed

    Season Of Mist

    Style : Brutal Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/brutalbenighted

     

    BENIGHTED - "Obscene Repressed

     

    01. Obscene Repressed / 02. Nails / 03. Brutus / 04. The Starving Beast / 05. Smoke Through The Skull / 06. Implore The Negative / 07. Muzzle / 08. Casual Piece Of Meat / 09. Scarecrow / 10. Mom, I Love You The Wrong Way / 11. Undivided Dismemberment / 12. Bound To Facial Plague

     

    Si je vous parle de l'année 1998, quels événements vous viennent en tête ? La victoire des Bleus face au Brésil peut-être ou bien le passage aux 35 heures... STOP!!! On rembobine... silence... action !

    C'est en mai 1998 dans la jolie ville de Saint-Etienne que Julien Truchan (chant) devint l'heureux papa du petit BENIGHTED, joli bébé métissé par le Black et le Death. Aujourd'hui l'enfant a bien grandi, 9 albums studio, membre actif de la scène underground française, tournée mondiale (dont plusieurs festivals bien connus des metalheads). L'avènement d'un album des Stéphanois est toujours un plaisir inconditionnel, malgré un genre musical stéréotypé, le groupe est enclin à proposer du matériel novateur et des thématiques nourries par l'expérience professionnelle de Julien (il est également infirmier psychiatrique). 

    Le dernier méfait de BENIGHTED est un concept-album centré sur le jeune Michael atteint d'une malformation physique (une gigantesque fente palatine : autrefois appelée "bec-de-lièvre") et de toute la complexité psychologique liée aux sentiments de honte, rejet, maltraitance physique... Le malaise interne du garçonnet se fait immédiatement ressentir dés les premières secondes du titre ouverture "Obscene Repressed", le calme avant la tempête en quelque sorte. Un cri qui sort de nulle part, le son extrêmement massif des guitares syncopés, batterie surexcitée, le chant basculant d'un style à un autre avec une habileté déconcertante. Bienvenue dans l'univers torturé de Michael. "Nails" et "Brutus" dégoulinent d'agressivité, les guitares sont tellement écorchées vives qu'elles propagent un  mal-être profond. Spectateur ou acteur ? Je ne sais plus... tant l'écoute m'a déjà profondément affecté.  

    BENIGHTED s'offre les services de Grimo (Sebastian Grihm) chanteur du groupe allemand CYTOTOXIN (Brutal Deathcore) sur "The Starving Beast". L'alternance des 2 chanteurs est totalement démentielle. "Smoke Through The Skull" est dans la même veine : rythme effréné, variation de style dans le jeu de guitare…de la pure violence contrôlée et totalement assumée. Après toute cette bestialité déconcertante, Jamey Jasta (HATEBREED) collabore avec Julien sur "Implore The Negative" une légère accalmie assez surprenante  s'installe et nous fait la surprise d'être constituée de riffs très mélodieux et d'un jeu de batterie "groovy" de la part de Kevin Paradis. "Muzzle" est débordant de testostérone et d'intervention aussi surprenante  qu'agréable, cette interlude jazzy du guitariste Emmanuel Dalle ne m'a pas laissé de marbre. L'angoisse est à son paroxysme sur "Casual Piece Of Meat", les hurlements assourdissants du chanteur sont d'une violence absolue. 

    "Scarecrow" pourrait être aisément  la bande originale d'un film d'horreur de part son ambiance malsaine à souhait. Kasten Jäger de DISBELIEF (Death Metal) s'ajoute aux invités de marque pour l'excellent "Mom, I Love You The Wrong Way", subtil association de mid-tempo et de cacophonie. Les musiciens délivrent une véritable démonstration de technicité sans faille, laissant complètement l'auditeur descendre doucement mais sûrement dans les abysses de la folie, ce n'est certainement pas le titre "Undivided Dismemberment" qui dérogera à cette règle. "Bound To Facial Plague" est la dose létale nécessaire pour endiguer ce déclin émotionnel. Le jeu de Kevin, rigoureusement soigné et travaillé, amplifie fortement l'image que l'on peut se faire de la démence de Michael.

    Ndlr : L'album Obscene Repressed est également disponible en version Deluxe Edition comprenant 2 titres bonus : "The Rope" et ses  criailleries acérées relativement Black Metal suivi de "Get This", reprise de SLIPKNOT, ultime déferlante de pure boucherie dans le bon sens du terme bien évidemment. Pour ma part, cette édition est indispensable pour s'immerger dans le contexte de l'album.

    20 ans de carrière et BENIGHTED est toujours aussi efficace et productif. Tel le bon vin, il se bonifie avec le temps apportant à chaque cuvée une note et une saveur différente.   

     

    "Des gens qui n'ont jamais de moments de folie. Quelle horreur que leur vie !" Charles BUKOWSKI.

     

    Chronique : Bulga Juco

    BENIGHTED - "Obscene Repressed

     

     

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique