• TOWERING - Obscuring Manifestation
    Dolorem Records
    Style : Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/toweringofficial

    TOWERING - Obscuring Manifestation



    01. Intro - A Ritual Of Descent / 02. The Poison Of Man / 03. Growing Seed Of Agony / 04. Monuments To Our End / 05. The Calling / 06. One With The Black Earth / 07. Becoming All - And Nothing

    Il est toujours étonnant de constater que certains musiciens aient pu passer en dehors des radars, navigant dans des eaux non balisées très certainement. C'est que les membres de TOWERING ne semblent pourtant pas être des jeunes diplômés fraîchement débarqués dans le milieu, alors la surprise d'un Obscuring Manifestation rend l’uppercut encore plus violent. Ce n'est pas que l'on juge de la qualité d'un groupe par le passé, glorieux ou non, de ses membres mais disons que si nous avions eu des signes avant coureur des capacités de ces gars, on aurait pu préparer nos mâchoires à l'impact inévitable qui les attend. Le groupe se forme en 2014 sous l'impulsion des deux guitaristes Christnacht et Thom J. Silver (ex-FUNERAL DESEKRATOR) qui sont vite rejoints par le batteur Wargod (BLAKULLA). Avec Necrovorator à la basse, le groupe publie une première démo qui va poser les bases du Death Metal des Français, qui est placé sous le signe de l'intensité et l'énergie d'un Death Metal old-school.

    Après un changement de batteur avec l'arrivée de Mortem en 2017, le groupe va façonner et personnaliser son Death Metal en y ajoutant des leads et en accentuant les cassures rythmiques pour une impression de furie dévastatrice. Les pierres du premier album, Obscuring Manifestation, sont posées et le résultat est à la hauteur des prétentions de départ. L'intensité : ce caractère ne souffre d'aucune contestation, le jeu de batterie très frénétique, je dirais même parfois épileptique ("Growing Seed Of Agony", "One With The Black Earth"), donne une intensité très noire à la musique de TOWERING déjà bien assombrie par des guitares à la production incisive. On navigue entre un Black Death Metal old-school à l'image de "The Poison Of Man" ou "The Calling" avec quelques touches parfois plus portées sur le Death Metal, comme avec le titre "Monuments To Our End" qui se fait très direct et rentre dedans.

    Avec une introduction assez longue, on pourrait penser que l'album va s'étirer en longueur, mais cet "Intro - A Ritual Of Descent" ne fait que vous aider à descendre dans la noirceur totale, terrain de jeu idyllique de ces Parisiens, car il faut vous prévenir que jusqu'à ce fameux titre comme point d'orgue de leur brutalité ici exposée, "The Calling", le titre "One With The Black Earth" bien plus posé, rampe sournoisement et vous asphyxie doucement avant une fin de morceau tirant sur le Black Metal. Le travail des guitares est ici bien mis en avant, très abouti, ce titre montre que TOWERING n'est pas qu'un quatuor de bourrins sans but précis, la furie menaçante du début laisse place ici à une ambiance sombre, plus malicieuse. D'ailleurs, le groupe prend généralement le temps de développer les ambiances sur ces différents titres, là où on aurait pu penser qu'en 4 minutes, le message pouvait peut-être gagner en efficacité, il aurait perdu en subtilité que le groupe a réussi à mettre dans les arrangements de guitares et les cassures rythmiques qui rendent les titres très dynamiques.

    Ceci dit, la production signée Andrew Guillotin (GLORIOR BELLI, MONOLITHE, TEMPLE OF BAAL) aux Hybreed Studios met également en valeur le travail du groupe. Agressive, mais audible, puissante mais non dénuée de saleté, bienvenue dans l'univers Black Death old-school de TOWERING, voilà une mise en son qui place clairement le groupe dans les valeurs à suivre de très très près, et c'est 100% français, il est important d'être fier des réussites de notre scène nationale et clairement, ce TOWERING est, à mes yeux, une fierté tant le travail intelligent abouti à un rendu qui va mettre à genoux bien des amateurs du style. On pourrait peut-être reprocher la construction du tracklisting de cet album avec deux titres plus ambiancé sur la fin de l'album, mais il faut plus y voir une progression vers la brutalité pour ensuite vous cueillir sournoisement dans les abîmes encore fumantes de votre corps putréfié.

    On soulignera tout de même la prestation vocale de Thom J. Silver qui crache ses paroles comme dans le Black Metal, la voix criée et non growlée avec des passages qui mènent à la limite de l'humanité. Également très intense, à l'image de la musique, le chant rappelle les débuts de DEATH. Ce premier album, Obscuring Manifestation, est indiqué par le label, Dolorem Records (qui n'en est pas à sa première sortie de très haut niveau, rappelez vous KAABALH), aux amateurs de AZARATH, SVART CROWN ou TEMPLE OF BAAL, ce qui me semble être plutôt juste, mais il vous reste à vous faire votre propre idée, la mienne est faite !

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    TOWERING - Obscuring Manifestation

     

     

     


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  • VADER - Thy Messenger
    Nuclear Blast
    Style : Death Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/vader

    VADER - Thy Messenger



    01. Grand Deceiver / 02. Litany / 03. Emptiness / 04. Despair / 05. Steeler (Judas Priest Cover)

    Sortie intermédiaire entre deux albums, ce nouvel EP de VADER, outre le fait de présenter trois nouvelles compos, a pour but premier de faire patienter les fans avant la sortie du nouvel album attendu pour l'automne, et au vu des cinq titres qui le composent, pas vraiment de soucis à se faire quant au futur des Polonais. D'emblée "Grand Deceiver" envoie du lourd, un titre rapide, puissant et d'une exécution sans faille comme VADER en a le secret. Nos Polonais reviennent visiblement en très grande forme, et ce n'est pas cette relecture de "Litany" qui va nous faire dire le contraire, ce morceau issu de l'album du même nom paru en 2000 se pare ici d'une coloration plus heavy que sa version d'origine. Le thrashy "Emptiness" et le typiquement Death "Despair" enfoncent le clou et nous assènent le coup de grâce avant cette très belle et très réussie reprise du "Steeler" de JUDAS PRIEST qui, loin d'être dénaturée, prend une petite touche Death pour mieux se fondre au sein de ce Thy Messenger certes assez court (eh oui, c'est un EP !!!) mais d'une efficacité redoutable. Mais pouvait-il vraiment en être autrement venant d'un groupe comme VADER... Sortie intermédiaire, oui, mais certainement pas au rabais... Vivement le nouvel album...

    Chronique : Nono666

    VADER - Thy Messenger

     

     

     


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  • PIG'S BLOOD - A Flock Slaughtered
    Godz Ov War Productions
    Style : Death Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/commandmoreblood

    PIG'S BLOOD - A Flock Slaughtered



    01. Gates Ripped Open (Scum Choking Out The Meek) / 02. Unnamable Death (Unspeakable One Honored) / 03. Violent Spirit of Decadence (Humiliating The False Triumphant) / 04. Anti-Kosmic Discord (Meaningless Self-Sacrifice) / 05. Maniacal Triumph's Embrace (Narcotic Lust) / 06. Bloodshed Hell (Interlude) / 07. A Flock Slaughtered (Unfettered Maniacs) / 08. Possessed By Nightfall (Violently Freeing Oneself From The Bonds Of Life) / 09. Aberration (Submit Or Perish) / 10. Enforced Agony (The Noose Tightened)

    Les Américains de PIG'S BLOOD ne sont pas vraiment là pour amener de la subtilité au débat, cela tombe bien la subtilité ce n'est pas toujours ce qui va le mieux au Death Metal. A Flock Slaughtered est le deuxième album du groupe dans lequel on retrouve le batteur de PREZIR, Brian Serzynski, pour quiconque suit l'actualité de Godz Ov War Productions, ou Charles Pastovic III, ex-guitariste de VIVISECTION, par exemple, cela vous donne une orientation du propos. Pour autant, il serait vraiment réducteur de ne considérer ce groupe que comme un rassemblement d'écervelés qui grognent, le premier album manquait clairement d'identité forte et surtout de moyens de production, on retrouve sensiblement la même recette mais avec une mise en son bien meilleure. La batterie est encore un peu faiblarde, mais on est là sur les standards du style, rien de dérangeant, la voix est bien plus perceptible et les guitares accrochent de suite l'oreille avec un gras qui colle parfaitement au nom du groupe.

    Avec le riff d'ouverture de "Gates Ripped Open", c'est un appel solennel à la réunification des publics Death Metal, c'est direct dans le crâne et cela renvoie directement vers EVIL INCARNATE avec un faux côté rampant qui pourrait également invoquer INCANTATION ! La frénésie s'empare du son du groupe sur "Violent Spirit Of Decadence (Humiliating The False Triumphant)", bien entrecoupée par un riff purement Death old-school, à la suédoise mais sans le son HM-2, ou "Possessed By Nightfall (Violently Freeing Oneself From The Bonds Of Life) qu'un VADER aurait pu pondre. Pas, ou très peu, de moment de répit, le groupe enchaine avec l'entêtant "Anti-Kosmic Discord (Meaningless Self-Sacrifice)" où l'ombre de DISMEMBER est à peine dissimulée, mais la voix nous ramène clairement vers la scène US.

    La progression est notable entre les deux albums, même si il est évident que la production fait beaucoup sur ce deuxième opus, le groupe envoie pourtant quelques leads qu'un SLAYER des débuts n'aurait pas renier - "Unnamable Death (Unspeakable One Honored) -, si vous avez découvert OSSUARIUM récemment, vous devez avoir une idée de ce que PIG'S BLOOD a l'intention de vous matraquer dans le crâne. Les riffs sont simples, bruts, directs et sans fioritures, la vieille école, ambiance oppressante bien appuyée par ces grognements de cochon sur une voix d'égorgé vif, variation de tempo, le tout avec force, une force qui vous maintient au sol pour un peu plus d'une demie-heure. Car c'est aussi ça la force de cet album, 30 minutes d'un Death putride, glauque, sombre et puant avec un petit interlude en plein milieu qui déboule sur le riff de la chanson titre, un riff d'ouverture que l'on ne peut pas faire plus classique dans le style. Le groupe ne s’embarrasse pas de détails qui pourraient laisser échapper quelques fautes de goûts comme beaucoup de groupes malheureusement.

    La performance est donc clairement réussie, les titres sont excellemment construits, certes l'originalité n'est pas de mise mais quelle qualité d'écriture, même si on pourra regretter parfois la tentative de passer en bourrin comme sur les couplets de "A Flock Slaughtered (Unfettered Maniacs)" qui auraient peut-être mérité un peu plus de subtilité à la batterie que cette bouillie de cymbales. A Flock Slaughtered valide totalement ce que le groupe avait construit sur le premier album éponyme publié en 2017 en s'ouvrant à un public un peu plus large en faisant le pari d'une production un peu plus costaud.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    PIG'S BLOOD - A Flock Slaughtered

     

     


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  • VOZ DE NENHUM - Sublimation
    Aesthetic Death
    Style : Black Metal / Noise
    Origine : Chypre
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/vozdenenhum

    VOZ DE NENHUM - Sublimation



    01. Ia'Iaxa / 02. Hornbearer / 03. Nails / 04. Chains / 05. They / 06. Voidsworn

    Les grands compositeurs sont parfois perçus comme des fous, des excentriques, des gens atteints de problèmes mentaux. Certains entendent des voix, des mélodies, des mots, dans leur tête qu'ils tentent de retranscrire en musique. Pour ce qui est du groupe qui nous intéresse aujourd'hui, VOZ DE NENHUM, j'aimerais clairement pas être dans la tête des géniteurs parce que c'est aussi génial que c'est barré !

    Tout d'abord, le groupe est formé par Manuel Rodrigues - batterie (ENTHRONED, NIGHTBRINGER), V. Hate aux claviers, Adonis Kilonis - chant (FROZEN WINDS), Hermes (ex-NECROSADIST) et Dictator - Chant, Guitares, Programmation (NECROSADIST, ex-SEPULCHRAL TEMPLE), cela vient donc de plusieurs horizons, c'est ce que l'on va constater à l'écoute de ce premier opus. En effet, si "Ia'laxa" renvoie vers un 1349, "Hornbearer" commence déjà à s'en éloigner, et pour l'excellent "Nails" on en est carrément loin, mais pourtant une ambiance générale tient le tout, quelque chose oscillant entre Noise, un courant alternatif sur une base Black Metal toujours sous-jacente, à tel point que retrouver le batteur de NIGHTBRINGER n'est qu'une demie surprise par exemple. Alex Dictator semble être la clé de voute du projet, celui qui insuffle cette énergie noire absolument dévastatrice à l'image d'un "Chains" assez difficile à décrire tant on passe par différents styles que l'on pourrait penser opposés les uns aux autres. Le début assez posé mais toujours pesant, un chant assez mélodieux avant un mouvement Noise qui déboule sur une partie très nerveuse, la désorganisation organisée règne parfaitement ici et on y trouve même une certaine forme de logique dans la construction de la structure du morceau.

    On pourrait rapprocher cet album de BETHLEHEM parfois dans la démarche, un mix de Black Metal, de Doom, de Noise et de Metal en général, quelque chose de déstabilisant mais rassurant pour quiconque penserait que le Metal extrême a déjà tout exploité, VOZ DE NENHUM trace sa voie et sa voix avec trois chants distincts, l'un typiquement Black ("Ia'laxa"), l'autre plus mélodique ("Nails") et un chant à la MAYHEM ("Voidsworn") et d'ailleurs, on pourrait penser également que Grand Declaration Of War des Norvégiens a pu être une source d'inspiration dans la démarche adoptée ici.

    Au final, l'album ne s'avère pas si compliqué que cela à assimiler, certes il ne faut pas rechercher le refrain parfait, mais si vous lisez encore ces mots, c'est que ce n'est pas vraiment ce qui vous fait vibrer, certes la production n'est pas des plus monstrueuses mais elle colle parfaitement à une sensibilité Black Metal. Le travail aux percussions, au chant, aux bruits noisy sont particulièrement réussis avec une guitare qui s'intègre dans ce chaos parfois à l'aide d'un bow comme une longue agonie ("Ia'laxa"). L'intelligence des arrangements sur ce Sublimation est ce qui permet d'affirmer que ces mecs sont quand même bien fous... ou géniaux !

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    VOZ DE NENHUM - Sublimation

     

     


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  • RAMMSTEIN - Rammstein
    Universal Music Group
    Style : Industrial Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2019
    Site Web : www.rammstein.de

    RAMMSTEIN - Rammstein



    01. Deutschland / 02. Radio / 03. Zeig dich / 04. Ausländer / 05. Sex / 06. Puppe / 07. Was ich liebe / 08. Diamant / 09. Weit weg / 10. Tattoo / 11. Hallomann

    Si une sortie était attendue, c'est bien celle-ci. Il aura donc fallu attendre dix ans, autant dire une éternité, pour voir enfin RAMMSTEIN nous livrer le successeur de Liebe Ist Für Alle Da, c'est maintenant chose faite avec ce septième album, éponyme, à la pochette des plus dépouillée : une simple allumette trônant au beau milieu d'un fond blanc pour un contenu au rendu, lui aussi, plutôt minimaliste. Et si nous tenons là l'album le plus calme des Allemands, ce Rammstein n'en est pas moins un très bon album qui devrait sans mal ravir les fans.

    Passé maître dans l'art de la provocation, une nouvelle fois RAMMSTEIN ne faillit pas à sa réputation et ouvre l'album avec un "Deutschland", excellent titre au demeurant, qui aura déjà fait couler beaucoup d'encre depuis la parution de son clip il y a quelques semaines. Un titre puissant, hyper convaincant, qui s'inscrit d'emblée comme l'un des meilleurs titres du combo germain, toutes périodes confondues. S'ensuit un "Radio" plus léger, quasi dansant, Pop et électro, qui pourra évoquer un groupe comme KRAFTWERK. "Zeig dich", "Weit weg" ou "Tattoo" se veulent plus « classiques » dans leur construction mais ne manquent nullement d'efficacité. "Ausländer", quant à lui, est sans doute le titre le plus mainstream de cet album, avec un esprit « fun » et une touche « dance » affirmée, possédant tous les atouts pour toucher un public très large. Autre pièce maitresse de ce nouvel opus (la première étant bien évidemment "Deutschland"), "Puppe" qui, après un début qui pourrait laisser croire à une ballade, laisse ensuite place au chant halluciné d'un Till schizophrène totalement déchaîné, une ambiance malsaine s'en dégage, à vous foutre des frissons... S'il n'y a pas à proprement parlé de mauvais titres sur ce Rammstein, "Was ich liebe", malgré un très bon refrain, se révèle peut-être plus « passe-partout » que le reste de l'album. Un album certes différent de ses prédécesseurs mais toujours aussi bon, à l'image de la courte ballade "Diamant", qui laisse une sensation de pureté, ou de "Hallomann" qui vient clore cette nouvelle réalisation des Allemands sur une touche oppressante.

    Donc vous l'aurez sans doute compris, RAMMSTEIN nous offre là un album très varié, et cette variété, je le conçois, pourra en déconcerter certains, mais si vous faites l'effort d'une écoute répétée, alors ce Rammstein se révèlera immanquablement à vous, car passée la surprise de ce grand éclectisme qui joue sur les contrastes, vous y découvrirez du grand RAMMSTEIN, entrainant et terriblement addictif. Dix ans ont passés, l'attente n'aura pas été vaine, RAMMSTEIN a su évoluer pour proposer quelque chose de neuf sans toutefois dénaturer son identité, on ne va tout de même pas l'en blâmer !

    Chronique : Nono666

    RAMMSTEIN - Rammstein

     

     

     


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  • ARES KINGDOM - By The Light Of Their Destruction
    Nuclear War Now! Productions
    Style : Thrash/Death Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.areskingdom.com

    ARES KINGDOM - By The Light Of Their Destruction



    01. The Hydra Void / 02. Burn, Antares (Scorpius Diadem) / 03. Dark Waters Eridanus / 04. Eighteen Degrees Beneath / 05. Allegory / 06. The Bones Of All Men / 07. Iconologia / 08. Tails Chimera Est

    ARES KINGDOM c'est deux ex-ORDER FROM CHAOS, le batteur Mike Miller et le guitariste Chuck Keller, qui forment en trio un groupe en 1996 avec, à partir de 2001, le bassiste chanteur Alex Blume, ex-NEPENTHE, et le guitariste lead Doug Overbay qui a quitté le groupe en 2015 avant l'avant-dernier album, The Unburiable Dead. Cela devrait vous donner une idée de l'ambiance qui règne sur les disques du groupe, c'est crade, plutôt primaire, et sans volonté de révolutionner le genre !

    Ayant laissé le groupe en 2010 avec la sortie de leur deuxième album, Icendiary, je ne suis pas vraiment au fait de ce que le groupe a pu proposer entre temps. Cependant, je retrouve cette même ambiance brute, sale et primairement old-school, on baigne toujours dans un Thrash Death Metal clairement 80's aux contours Black assumés. Le groupe varie bien les tempos avec ce titre d'ouverture, "The Hydra Void", qui agît comme une énorme baffe en guise d'accueil, la batterie se fait nerveuse à défaut d'être totalement carrée, ce n'est pas le propos ici, le riff sur la fin lâche les chevaux et la caisse claire imprime un rythme que les cervicales ne peuvent pas suivre sans lésion ! On retrouve également cette production compressée, l'impression d'oppression est renforcée par ce biais de même que les guitares clairement envoyées vers les canaux low plutôt que medium. Le chant d'Alex Blume se fait toujours aussi efficace, le bassiste rend une copie très sale, peut-être la plus sale de la discographie du groupe, il faut dire que l'ambiance s'y prête. Le riff d'introduction de "Burn, Antares (Scorpius Diadem)" peut laisser penser qu'une mélodicité accrue va faire son entrée mais il n'en sera rien, le départ de guitariste lead a gommé cet aspect du groupe, les solos à la SLAYER qui transperçaient cette fureur noire ne sont plus aussi présents, il faut dire que ce n'était pas non plus l'élément principal du groupe, on les retrouve ici sur ce deuxième titre par exemple, dans une structure des plus efficaces, mais par contre, l'impression d'avoir la tête dans le sac pendant 40 minutes n'en est que plus forte !

    Ainsi si vous avez posé une oreille sur les Return To Dust ou Incendiary, ce nouvel opus devrait largement combler l'attente qui découlait depuis la sortie de leur troisième album. Certes, le groupe avait publié quatre EPs digitaux l'an dernier et en début de cette année, mais basés sur d'anciens titres, ce nouvel effort montre un trio brise nuque de grande qualité, avec des titres imparables même si convenus et d'une production dirons nous « originale ». Écoutez donc "Eighteen Degrees Beneath", vous verrez si ça rentre pas dans le crâne sans en avoir l'air, le côté bestial de la musique d'ARES KINGDOM est mis plus en avant mais au fur et à mesure des écoutes, le charme des riffs à l'esprit Punk opère sans mal pour une efficacité basée sur des changements de rythmes salutaires et parfaitement placés, une capacité à aller droit au but et la conservation d'une part mélodique, plutôt bien dissimulée dans les riffs directs, exprimée de façon plus primaire de part le fait qu'un seul guitariste est présent désormais. Le groupe n'offre aucun temps faible, tout juste "Allegory" permet une courte pause, mais l'ambiance encore bien nerveuse de cet intermède ne reposera pas l'auditeur avec ces "The Bones Of All Men", "Iconologia" et "Tails Chimera Est" d'une sauvagerie qui tranche très bien avec son introduction aux percussions. Le groupe entame donc un retour des plus bénéfiques sur le devant de la scène avec ce By The Light Of Their Destruction.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    ARES KINGDOM - By The Light Of Their Destruction

     

     

     


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  • LORD VICAR - The Black Powder
    The Church Within Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/lordvicar

    LORD VICAR - The Black Powder



    01. Sulphur, Charcoal and Saltpetre / 02. Descent / 03. World Encircled / 04. Levitation / 05. The Temple In The Bedrock / 06. Black Lines / 07. Impact / 08. Nightmare / 09. A Second Chance

    Gates Of Flesh, le précédent album de LORD VICAR, a été et est encore aujourd'hui un album de Doom Metal dont je ne me lasse pas, la finesse tant musicale que vocale tient également dans les petits détails qui font de cette simplicité toute la beauté. Car avouons le, la première écoute de cet album renvoie une sorte d'album lambda de Doom Metal avant que les charmes n'opèrent, « le diable se cache dans les détails » comme on dit ! La nature très posée de cet album en a fait quelque chose de spécial et d'à part, et refaire le même album n'aurait certainement pas eu de sens pour les Finlandais. Pourtant, comment ne pas reconnaitre de suite LORD VICAR lorsque le riff principal de "Sulphur, Charcoal and Saltpetre" résonne, ce son, ce grain, cette batterie, ce son de basse si particulier, et puis, accordons-nous là-dessus, la voix de Chritus, qui peut donner l'impression d'être à côté sur certaines lignes de chant mais qui, en fait, impose son rythme pour un équilibre absolument parfait et une justesse vocale qui n'est pas aisée de trouver sans sonner trop propre. LORD VICAR c'est cela, la limite entre le classique sans grande originalité mais diablement bien construit et exécuté et une finesse d'arrangement qui en fait un groupe vraiment unique. La production, à l'image de l'album précédent, est très organique, ce souffle que l'on entend sur les parties de batterie sont d'un bandant que je n'ai entendu que chez ce groupe à aujourd'hui, cette impression que le groupe joue dans la pièce, et ce sur n'importe quel lecteur (voiture, enceintes standard ou au casque), les amateurs de production comprendront la tâche réussie par les Finlandais, une nouvelle fois. Toutefois, on perçoit un son un peu plus gras sur les guitares qui va parfaitement au chant de Chritus qui se fait un peu plus hargneux sur cet album, le tout sans dénaturer sa façon de chanter.

    Le premier titre "Sulphur, Charcoal and Salpetre" est un voyage d'une vingtaine de minutes où le groupe ouvre les tiroirs avec une colonne vertébrale qui se trouve sur la partie de chant de Chritus sur les couplets qui se transforment et s'adaptent très légèrement en fonction du tiroir qui est ouvert, ainsi le Doom brut et frontal du début glisse tout d'un coup sur un Stoner où le fuzz déboule sur les leads de guitare. Certaines parties de chant doublées avec une voix plus neutre et grave donne un aspect plus solennel, ou avec une voix chuchotée pour un aspect plus inquiétant, une menace rampante insufflée aux passages le nécessitant, tout cela est travaillé et ficelé de mains de maître. Mais, en fait, derrière ce long titre, un premier enseignement, la musique de LORD VICAR sera plus frontale que sur l'album précédent, et les pépites directes que sont "Levitation" ou l'intenable "Impact" versent dans un Stoner largement dans la lignée des pères BLACK SABBATH. "Descent" nous renvoie vers l'album précédent en conservant l'ambiance du premier morceau, des lignes de chant plus symétriques et plus répétitives donnent un côté ambiant et rampant à ce morceau extrêmement intéressant mais nécessitant un certain nombre d'écoutes pour être apprivoisé, tout comme le suivant "World Encircled", le riff sombre d'introduction est accompagné d'une ligne de chant typique d'Ozzy Osbourne sur les débuts de SABBATH avant un refrain plus entraînant, là aussi la production sur le chant est remarquable de détails.

    Tout en conservant ce son et ce style donc, LORD VICAR va tout de même se mettre un peu en danger, tout d'abord avec le titre d'ouverture qui risque d'en rebuter plus d'un devant la complexité de la structure, le titre très direct, une sorte de hit single avec l'efficace "Impact", ou cette ballade merveilleusement bien chantée par un Chritus en état de grâce sur "Nightmare", là aussi tout réside dans l'équilibre entre le tempo de la ligne de chant et les notes dominantes à la guitare. Alors, certes, les titres comme "Black Lines" aux sonorités clairement Stoner, le labyrinthe que représentent des titres comme "The Temple In The Bedrock" et "A Second Chance" (mon dieu cette ligne de chant posée !), ajouté à la longueur surprenante d'un tel album (69 minutes !), ce pavé n'est pas facile à digérer et c'est peut-être le regret que l'on peut avoir, un "Black Lines" ou "The Temple In The Bedrock" mis de côté pour une sortie future aurait certainement rendu la galette plus digeste mais difficile d'en vouloir à ces Finlandais.

    Après l'arrêt de REVEREND BIZARRE, on ne donnait pas bien cher des futurs projets de leurs membres tant ils semblaient marqués au fer rouge, et pourtant comment ne pas valider ce choix tant au sein de ce LORD VICAR, le guitariste Kimi Kärki est moins à l'étroit, moins contraint à sonner comme le public attend qu'il sonne, tant le chant de Chritus n'a peut-être jamais autant été efficace qu'avec ce groupe, et pourtant j'aime beaucoup ce qu'il a fait avec GOATESS et ce qu'il fait avec PYTHON actuellement, bref, sous un habit de tradition, les quatre Finlandais s'en donnent à cœur joie et bousculent les lignes avec tact. The Black Powder est donc un nouvel album hautement recommandé, autant pour les amateurs d'un Doom lancinant et sombre que pour les amoureux d'un Stoner qui ne lorgne pas vers la frange Californienne du style, sobre, sombre, simple mais pas simpliste, le groupe montre une nouvelle fois sa capacité à se renouveler sans dévier de sa voie.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    LORD VICAR - The Black Powder

     

     


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  • DIABOLICAL - Eclipse
    Indie Recordings
    Style : Blackened Death Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2019
    Site Web : www.diabolical.se

    DIABOLICAL - Eclipse



    01. We Are Diabolical / 02. Betrayal / 03. Black Sun / 04. Failure / 05. Inception / 06. Hunter / 07. Tyranni / 08. The Fire Within / 09. Requiem

    S'il y a bien une entité qui semble injustement sous-estimée et dont on ne parle pas assez à mon goût, c'est bien DIABOLICAL. Un talent indéniable qu’il nous faut mieux connaître afin d'appréhender l’extrême richesse de l'univers musical, aussi méchant qu’hyper ambitieux, des Suédois. Créé en 1996 à Sundsvall, et après cinq albums, le groupe a acquis une solide expérience, aussi bien technique qu’artistique, et nous revient avec Eclipse, sa nouvelle réalisation. Abordant sur ce nouvel album la thématique de l’obscurité de l’humanité, DIABOLICAL entraine l’auditeur dans une sorte d'exploration de son propre côté diabolique, sur fond d’atmosphère dark et grandiloquente déployée sur les neuf morceaux d’un Black/Death symphonique qui pourrait servir de bande son à un film horrifique. Eclipse se veut moins violent que ses prédécesseurs, privilégiant plus les mid tempi aux ambiances ensorcelées, parfois bercées par de brèves lueurs d’espoir, comme sur les monumentaux et envoûtants "We Are Diabolical" ou "Betrayal", qui nous captivent dès le début d’Eclipse avec ces quelques accélérations divinatoires. DIABOLICAL reste malgré tout tranchant et bestial avec un "Failure" disposant d’un excellent refrain. La combinaison parfaite étant le superbe "Black Sun" aux chœurs splendides fusionnant parfaitement avec la voix gutturale de Sverker Widgren, apportant une dimension orchestrale que l’on retrouve presque tout au long de ce sixième volet des Suédois. Ce jumelage de voix prenant une envolée encore plus folle sur le presque « langoureux » "Inception". Côté ambiance, l’inquiétant "Hunter" n’est que délice, l’apport du piano donnant encore plus de profondeur à la musique de DIABOLICAL. La batterie de Pär Johansson, telle une valse morbide, nous fait tournoyer pour nous amener vers le ritualisé "Tyranni". Accalmie ambiante à l’esprit sacro-saint qui nous plonge dans le feu lent et intense de "The Fire Within" avant que "Requiem" ne vienne clore ce nouveau maléfice. Si Eclipse est un très bon album, il recèle toutefois une lacune, celle de ne rien proposer de bien original, du déjà fait, via ce mélange à l’inspiration plus que flagrante, à savoir DIMMU BORGIR pour le côté Black symphonique et OPETH pour les éclaircies sonores, ce qui pourra peut-être porter préjudice à l’œuvre et à sa durée de vie, mais à vif, ne nous posons pas encore ce genre de questions et savourons la beauté du côté obscure de la force.

    Chronique : Papa Bordg

    DIABOLICAL - Eclipse

     

     

     


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  • POPIÓŁ - Zabobony
    Godz Ov War Productions
    Style : Pagan Black Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/popiolofficial

    POPIÓŁ - Zabobony



    01. Wybiło / 02. Gdy słońce zgaśnie / 03. Wilcze jagody / 04. Ojcze nienasz / 05. Chmury / 06. A kysz / 07. Umarli / 08. Czerń

    Si Zabobony (Superstitions en polonais) est le premier album de ce nouveau groupe POPIÓŁ (qui signifie la cendre en polonais), les membres qui le forment doivent parler à certains d'entre vous puisque l'on y retrouve Michał Kowal (DQ) à la batterie actif dans BLAZE OF PERDITION, ex-ARKONA et des membres ou ex-membres de THY WORSHIPER comme Marcin Gąsiorowski (MAG), ici guitariste chanteur, Bartek (Bard), guitariste, et le bassiste chanteur Adam Tuchowski (Kubov). Le groupe pratique un Pagan Black Metal où l'aspect Pagan transpire surtout à travers une ambiance particulière insufflée par des passages plus acoustiques et par certaines paroles en lien avec la nature. Pour le reste, la production, la musique, le chant, on est quand même très proche d'un Black Metal soigné, aucun élément Folk n'est ici présent, par contre des chœurs masculins renforcent ce côté Pagan lorsqu'ils interviennent à l'image du titre "Gdy słońce zgaśnie". POPIÓŁ cultive cet héritage d'un ENSLAVED qui n'aurait pas cédé aux mélancolies progressistes des derniers albums, pour rester figer dans l'ère Blodhemn. Pourtant, difficile de taxer ces Polonais de vouloir piller le passé des Norvégiens sans vergogne, le groupe y dévoile une personnalité affirmée à l'image de ce long instrumental à la basse ("Wilcze jagody") qui pose une atmosphère assez sombre sans verser dans le grandiloquent, le minimalisme de cet instrumental tranche avec les points de détails qui émaillent cette plage, alors que l'autre plage calme, le titre "A Kysz" est déjà plus construit en tant qu'ensemble. Mais dès lors qu'il s'agit d'intensifier sa musique du côté Black plus ordinaire, le groupe nous envoie l'introduction d'un "Chmury" rageur avant un chant clair à plusieurs voix, très posé, guitare acoustique, percussions sur les toms très punchy, le groupe tisse un titre à tiroir qui ne manque pas d'énergie, bien appuyé par un chant rauque très brut. Si le montage du tracklisting peut étonner au premier abord, notamment le placement des ces plages plus atmosphériques, étant donné la longueur de l'album qui frise l'heure de musique assez intense, cette disposition finie par être salutaire pour la dynamique de ces huit titres. Dans sa production, réalisée au Satanic Audio, la guitare lead et les toms occupent le devant de la scène avec le chant, tant principal que les chœurs, la basse, elle, tient une place de choix également, véritable colonne vertébrale de cet album, c'est cet instrument qui fait le lien entre tous les titres de Zabobony.

    Ce premier album est de très loin une réussite, le côté Pagan n'est pas surjoué avec de grandiloquentes orchestrations et chants clairs mièvres, ça sent quand même pas mal la testostérone ici !

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    POPIÓŁ - Zabobony

     

     


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  • BRANT BJORK – Jacoozzi
    Heavy Psych Sound Records
    Style : Stoner
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/BrantBjorkOfficial

    BRANT BJORK - Jacoozzi



    01. Can't Out Run The Sun / 02. Guerrilla Funk / 03. Mexico City Blues / 04. Five Hundred Thousand Dollars / 05. Black & White Wonderland / 06. Oui / 07. Mixed Nuts / 08. Lost In Race / 09. Polarized / 10. Do You Love Your World?

    Aaaahhh on va recauser Stoner, ça faisant longtemps, hein ?? SI, CA FAISAIT LONGTEMPS !!!

    Laissez-moi vous parler de Brant Bjork. Membre fondateur de KYUSS, il en partira après le quatrième album, Welcome to The Sky Valley. Petite anecdote au passage : vous savez qui a aidé à faire décoller le groupe dans les années 90 ? Un certain Dave Grohl... décidément, j’aime profondément cet homme ! Brant s’en va donc écrire, produire et jouer pour FU MANCHU jusqu’en 2002. (Rien que ça... KYUSS et FU MANCHU...). Il fera également quelques albums en solo pendant cette période avec THE BROS et THE LOW DESERT PUNK BAND (mon projet solo préféré). Et nous voici donc en 2019. Brant est posé bien confortablement dans son Jacoozzi. A mes yeux, cet album ressemble à une version plus récente d’un bon vieux Santana. La bande son d’un bon road trip en voiture américaine sur les routes californiennes, avec le soleil qui se couche au loin... vous y êtes ?? Eh bien, voilà l’endroit parfait où écouter cette nouvelle galette. Un son à écouter en arrière-plan sans se mettre la tête à 100% dedans... des sonorités intéressantes, des touches funky à certains endroits ("Guerrila Funk", comme son nom l’indique), du Blues, du Psychédélique ("Black & White Wonderland")...

    Une belle bande son encore une fois  !

    Chronique : Ben

    BRANT BJORK - Jacoozzi

     

     


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