• TREPALIUM - From The Ground

    Klonosphere / Season Of Mist

    Style : Groove Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/TREPALIUMBAND

     

    TREPALIUM - From The Ground

     

    01. From The Ground / 02. Twins Brawl / 03. Secretly Depressed / 04. Aimless Path (Part I) / 05. …To The Sun / 06. Feelin' Cold / 07. Everything Is Supposed To Be Ok

     

    Première sortie depuis l'arrivée de Renato Di Folco derrière le micro, From The Ground, revêt donc une importance toute particulière pour les fans de TREPALIUM, d'autant plus si on ajoute qu'il s'agit de la première sortie du groupe depuis 2014 ! Une chose n'a pas changé, c'est Thibaut Chaumont qui a assuré l'enregistrement, le mix et le mastering de ces 7 nouveaux morceaux, au Deviant Lab Studio.

    Pour ma part, j'avais laissé le groupe en 2012 avec leur dernier album en date, H.N.P., et autant être clair de suite, musicalement, le groupe a peu évolué. On retrouve cette habitude de faire appel au piano façon saloon ("From The Ground", "Aimless Path (Part I)") et ce sera tout de ce côté là pour ce nouvel opus. En effet, pas de trompette, de trombone et autres instruments auxquels le groupe a pu faire appel auparavant, les Français restent sur une formation Rock standard. Il faut dire que le Metal atypique composé par Harun Demiraslan est de suite reconnaissable et n'a pas forcément besoin d'autres instruments pour faire parler la poudre. Toutefois, dans cette apparence des plus brutes, TREPALIUM n'a jamais autant ressemblé à PANTERA, pas forcément une mauvaise chose mais lorsque l'on se rappelle de ce que le groupe pouvait proposer pour ratisser plus large tout en étant des plus inventifs et créatifs, on peut regretter ce léger pas de côté. D'autant plus que la voix de Renato, si elle n'est franchement pas mauvaise, est elle aussi bien plus standard que son prédécesseur, Cédric Kéké Punda.

    Il faut également ajouter que le groupe a décidé, volontairement ou pas, de réduire la durée de ses morceaux pour atteindre la plupart du temps les 3 minutes à peine, avec un compositeur identique et une patte identique, imaginez ce que donne le style en plus direct que ce qu'il proposait auparavant. On peut avoir l'impression, à la première écoute, que les morceaux sont tronqués ou non finis, mais c'est parce que notre esprit est habitué à un schéma plus long avec la musique du groupe, parce qu'une fois passé cet étonnement, il faut avouer que finalement cette caractéristique de From The Ground est plutôt salutaire. Certes, la durée dépasse à peine les 21 minutes mais la qualité étant toujours plus importante que la quantité, nous ne retiendrons pas cela à la charge du groupe qui s'en tire plutôt très bien ici. 

    Vous l'aurez compris, toujours cette facilité à faire sonner sa guitare de façon jazzy avec son Power Metal à la PANTERA, toujours cette capacité à utiliser le piano et des sonorités non conventionnelles dans le Metal, une production toujours aussi pointue, TREPALIUM ne surprendra personne si ce n'est par l'aspect étonnement simplifié de sa musique, mais n'est-ce pas là le plus étonnant finalement ? La facilité n'aurait-elle pas été de remplir avec des trompettes, xylophones et autres instruments pour rassurer des fans qui demandent à être surpris. Car, oui, avec ce groupe, il ne faut pas attendre quoique ce soit pour ne pas être déçu, ce sont eux qui mènent la danse, et là encore c'est le cas, même si avec From The Ground, bien plus de monde se retrouve invité à la danse.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    TREPALIUM - From The Ground

     

     

     


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  • ANVIL - Legal At Last

    AFM Records

    Style : Hard & Heavy

    Origine : Canada

    Sortie : 2020

    Site Web : www.anvilmetal.com

     

    ANVIL - Legal At Last

     

    01. Legal At Last / 02. Nabbed In Nebraska / 03. Chemtrails / 04. Gasoline / 05. I'm Alive / 06. Talking To The Wall / 07. Glass House / 08. Plastic In Paradise / 09. Bottom Line / 10. Food For The Vulture / 11. Said And Done / 12. No Time

     

    Quoi de plus similaire à un album d'ANVIL qu'un autre album d'ANVIL ? Et ce n'est pas ce Legal At Last, dix-huitième réalisation du combo canadien, qui nous fera dire le contraire, proposant un Hard & Heavy certes basique mais néanmoins solide, notamment dans son exécution, mais qui sent parfois un peu le réchauffé. ANVIL utilise une recette mille fois éprouvée, aucune surprise, d'emblée on se retrouve en terrain connu, avec un morceau-titre puissant à l'efficacité indéniable, bientôt suivi d'un "Nabbed In Nebraska" fédérateur qui devrait faire son petit effet en live, et il en sera de même tout au long de ce cru 2020, alternant morceaux speed ("Chemtrails", "Food For The Vulture" à la fin bluesy surprenante, "No Time"), plus lourds ("Gasoline", "Plastic In Paradise", "Said And Done") ou plus foncièrement Hard Rock ("I'm Alive", "Bottom Line"), rien de révolutionnaire avec ce Legal At Last, vous l'aurez sans doute compris, juste un bon album, simple et direct, garanti sans OGM. De quoi combler les fans du band canadien... Et rien que ça, ce n'est déjà pas si mal !

     

    Chronique : Nono666

    ANVIL - Legal At Last

     

     

     

     


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  • DEMONS & WIZARDS - III

    Century Media Records

    Style : Power Metal

    Origine : Etats-Unis / Allemagne

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/demonsandwizardsofficial

     

    DEMONS & WIZARDS - III

     

    01. Diabolic / 02. Invincible / 03. Wolves In Winter / 04. Final Warning / 04. Timeless Spirit / 05. Dark Side Of Her Majesty / 06. Midas Disease / 07. New Dawn / 08. Universal Truth / 09. Split / 10. Children Of Cain

     

    DEMONS & WIZARDS est avant tout la collaboration entre le guitariste et fondateur du groupe ICED EARTH : Jon Schaffer, et  du chanteur Hansi Kürsch de BLIND GUARDIAN. Après deux albums assez bien accueillis, Demons & Wizards en 2000 et Touched By The Crimson King en 2005, il fallut attendre presque 14 ans pour que le nom du groupe resurgisse. Tout d'abord par la réédition  des deux opus précités en version remasterisée, ainsi que la présence du combo dans plusieurs festivals notamment au Hellfest édition 2019 avec une prestation monumentale. Le 13 décembre 2019 le groupe dévoile le single "Diabolic" ainsi que l'annonce  de leur futur album simplement appelé III prévu le 21 février 2020.

    "Diabolic" ouvre justement les hostilités de cette nouvelle œuvre, intro mélodique associée à des chœurs assez religieux, les riffs massifs de Schaffer entrent en piste et nous délivrent un morceau très heavy mélodique, voire progressif dans sa construction. Hansi allie parfaitement puissance et maîtrise dans une ambiance assez sombre, l'intervention de backing vocaux saturés ajoute une noirceur supplémentaire au morceau. On enchaîne avec "Invincible", on retrouve la dynamique habituelle du groupe: refrain accrocheur et rythme effréné... "Wolves In Winter" ne démord pas à la règle, Hansi dévoile un chant enragé assez surprenant accompagné par des riffs très speed et nerveux émanant de la main droite de Jon. "Final Warning" se veut très narratif et très incisif, ce n'est pas sans rappeler certains titres d'ICED EARTH (Something Wicked Part 1 et 2 par exemple). Toute la puissance et le travail de composition du duo trouvent leur force dans les titres plus longs, "Timeless Spirit" en est le parfait exemple. Magnifique guitare acoustique sur la première partie évoluant sur un final épique, le chant presque écorché vif de Kürsch est tout simplement sublime. La tension est omniprésente, magnifique ballade torturée qui prend aux tripes, agrémentée par un solo de Jake Dreyer (WITHERFALL / ICED EARTH) qui hérisse littéralement  nos poils. La grandiloquence du chanteur de BLIND GUARDIAN est à son apogée sur "Dark Side Of Her Majesty". Musicalement on retrouve la marque de fabrique de DEMONS & WIZARDS, néanmoins, emmenée par la prestation de Hansi, le résultat se veut incroyablement  efficace et pertinent. Et que serait le jeu de Schaffer sans les groupes qui l'ont influencé, il cite KISS comme principale inspiration lors d'une interview sur le podcast "Come To Where I'm From". Son amour du Hard Rock se fait tout de suite ressentir sur "Midas Disease" qui rend un très bel hommage au feu guitariste Malcolm Young (AC/DC). "New Dawn" est un morceau très typique de ce que nous a habitué le guitariste : heavy à souhait et refrain accrocheur. "Universal Truth" se veut, quant à lui, très sobre, laissant la part au chant avec une habileté déconcertante, Hansi sait parfaitement nous émoustiller par sa sensibilité à fleur de peau. Après ce lot d'émotions fortes, le côté thrashy de "Split" tombe à point nommé, la guitare saccadée qui castagne dans tous les sens, ponctuée une nouvelle fois par des solos de grande qualité. Le final "Children of Cain" délivre un morceau essentiellement acoustique enchaînant guitares et mandoline avec beaucoup de subtilité, autant dans la musicalité que dans l'effervescence du chant.

    III est plus qu'un side-project, ce n'est plus ICED EARTH avec le chanteur de BLIND GUARDIAN, l'identité et l'univers respectif des deux protagonistes y sont parfaitement équilibrés. Certes l'attente fût longue mais la symbiose du tandem nous dévoile la richesse d'un travail de composition accompli et plein de surprises. Une romance qui j'espère se pérennisera afin de nous donner une suite TRÈS prochainement!!

     

    Chronique : Bulga Juco

    DEMONS & WIZARDS - III

     

     

     

     

     


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  • H.E.A.T - H.E.A.T II

    earMUSIC

    Style : Melodic Hard Rock

    Origine : Suède

    Sortie : 2020

    Site Web : www.heatsweden.com

     

    H.E.A.T - H.E.A.T II

     

    01. Rock Your Body / 02. Dangerous Ground / 03. Come Clean / 04. Victory / 05. We Are Gods / 06. Adrenaline / 07. One By One / 08. Nothing To Say / 09. Heaven Must Have Won An Angel / 10. Under The Gun / 11. Rise

     

    Les amateurs de Metal mélodique sont nombreux mais la plupart du temps tournés vers le Heavy mélodique qui compte bon nombre de groupes dont de très très connus. Mais même si le genre n'est plus très prisé de nos jours, il y a pourtant eu des fans de Hard FM dans les 80's, et il reste encore quelques combos qui le pratique. H.E.A.T en fait encore partie et nous sort cette année son nouvel album qui continue contre vents et marées à faire ce qu'il sait faire de mieux. Autant dire qu'avec cet album, les amateurs ne seront pas déroutés ni surpris... sauf peut-être par la qualité de ses compos. Parce que cet album ne révolutionne pas le genre et on va y retrouver les recettes connues et utilisées par les plus grands groupes mais sans pour autant parler de "réchauffé".

    Pour preuve, "Rock Your Body" qui ouvre l'album aurait très bien pu se retrouver sur l'album Time To Burn du GIANT de Dan Huff, et on n'aurait rien trouvé à y redire. D'ailleurs on pourrait dire que cette référence est certainement celle qu'on peut avoir le plus en tête à l'écoute de H.E.A.T II, que ce soit au niveau de la qualité des compositions tout comme celle de la production. Un son en béton et superbement équilibré, des arrangements forts bien appropriés sans trop en faire, des claviers utilisés à bon escient, une basse qui ronronne tel un gros chat et des guitares qui rappellent qu'il s'agit bien d'un groupe de Metal.

    Et si le titre d'ouverture est déjà fort plaisant, la suite va enfoncer le clou pour vous laisser des hits en tête qui vous donneront envie de les repasser sitôt l'écoute terminée. Oui, je parle bien de hits tellement cet album en regorge: "Dangerous Ground", bien enlevé, "Come Clean", magnifique mid-tempo, un "Victory" fédérateur qui cartonnera en concert, "Adrenaline" qui donne l'envie de chanter à tue-tête, "One By One" et "Heaven Must Have Won An Angel" entêtant, ainsi que le "Under The Gun" & "Rise" qui concluent superbement l'album. On n'oubliera pas la ballade de rigueur "Nothing To Say" un peu en deçà du reste, ainsi que "We Are Gods", plus lourd et bluesy, mais qui reste de belle facture.

    En conclusion, si vous aimez le genre, ce H.E.A.T II est fait pour vous. Personnellement, il y a longtemps qu'un album de Hard FM ne m'avait fait cet effet.

     

    Chronique : Helldoween

    H.E.A.T - H.E.A.T II

     

     

     

     

     


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  • SLAVE ONE - Omega Disciples

    Dolorem Records

    Style : Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/SlaveOneMetal

     

    SLAVE ONE - Omega Disciples

     

    01. Lightless Perspectives / 02. Debris / 03. Dissident Flesh / 04. Carbon Mantra / 05. Shapers Of The Inconsistent Horizon / 06. Ce Que Dit La Bouche De L'ombre / 07. Les Disciples De l'Omega / 08. Suffocating The Stars

     

    Les français de SLAVE ONE sont de retour avec Omega Disciples, un deuxième album qui intronise le nouveau chanteur, Cyril, également impliqué dans BRENNKELT, groupe dans lequel étaient également impliqués les trois autres membres du groupe.

    Sur ce nouvel opus, le chant de Cyril ne se différencie pas totalement de ce que le groupe proposait auparavant, si ce n'est cette voix légèrement plus caverneuse qui va parfaitement bien avec la musique de ce groupe qui a su évoluer entre ses deux albums. Car, en effet, si on reconnait la touche technique qui émaille cet Omega Disciples ("Debris" par exemple), on relève surtout ce son plus massif et une ambiance bien plus sombre qui révèle totalement le chant. D'autant plus lorsqu'une voix légèrement parlée se fait entendre derrière un léger filtre pour une ambiance malsaine (avec Warchangel de RITUALIZATION au chant en tant qui'invité sur "Dissident Flesh" vous avez un indice sur le taux de crasse de cet album). Rien qu'à ce niveau, le groupe a clairement grand,i et surtout beaucoup travaillé, on y perçoit une touche un peu plus old-school qui tire sur les DEICIDE et autres SIX FEET UNDER, clairement une réussite majeure de cet album.

    Ce que SLAVE ONE a retiré de technique parfaitement (parfois trop?) audible, il l'a mis dans un feeling qui atténue le côté rigide de ce Death Metal qui ne demande qu'à respirer, "Carbon Mantra" en est un parfait exemple. Cette guitare rythmique qui brise des nuques avec un lead plus mélodique et surtout moins syncopé pour rendre le tout plus coulant. Voilà une des recettes de cet album qui lorgne un peu plus vers BEHEMOTH ou HATE que ce que le groupe nous avait proposé jusque là. Même si, attention, on n'est pas dans du mimétisme du groupe polonais mais une ambiance qui y ressemble parfois permet aux français de gagner en férocité ce qu'il avait auparavant en brutalité technique, finalement assez stérile en termes d'impact psychologique sur l'auditeur.

    Les titres "Shapers Of The Inconsistent Horizon" et "Ce Que Dit La Bouche De L'Ombre" sont peut-être les meilleurs que le groupe ait composé, juste équilibre entre la nature profonde du groupe dans un Death Metal old-school et sans concession où la technique au manche fait des étincelles, et une part de mélodie bien sentie dans des leads et quelques solos parfaitement placés et au feeling imparable. Ajoutez à cela une production massive signée Julien Desjardin (je ne le connaissais pas avant cet album, excellent travail !) qui a réalisé le mix et le mastering assurant une place de choix à une basse en clé de voûte de cet ensemble et qui se permet même parfois de se mettre en avant sur de courts instants.

    Dans la continuité d'un Disclosed Dioptric Principles paru en 2016, SLAVE ONE montre là son évolution sans dénaturer les bases solides qu'il avait alors construites, il affiche même une belle progression tant dans l'écriture que dans la mise en son. Si vous doutiez encore de la qualité de la scène Death française, Dolorem Records vous le rappelle une nouvelle fois avec cet album d'un groupe qui devrait prendre un envol certain.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    SLAVE ONE - Omega Disciples

     

     

     


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  • DEPRAVED - Raped Innocence

    M.U.S.I.C Records

    Style : Grind/Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site  Web : www.facebook.com/depravedfrance

     

    DEPRAVED - Raped Innocence

     

    01. Intro / 02. See My Suffering / 03. God Forgives I Don't / 04. The Mask Of Terror / 05. 50 Shade Of Blood / 06. Prisoner In My Mind / 07. No Time For Peace / 08. Mental Illness / 09. Corridor Of Insanity / 10. Mesmerize / 11. Asylum

     

    Après un rythme soutenu lors de leur première partie de carrière avant le split en 2004, DEPRAVED a largement ralenti la cadence depuis son retour aux affaires en 2011. Un album, Dive Into Psycho Terror, en 2014 et puis ce nouvel album en 2020. Ceux qui connaissent bien la scène old-school française ont forcément déjà entendu ce nom, ne serait-ce parce que les membres de DEPRAVED sont liés à ceux de MORTUARY puisque ayant partagé à un moment donné des membres en commun dont le dernier, Jean-Noel Verbecq, bassiste depuis la reformation mais qui doit laisser ses amis Grindeux pour se concentrer sur MORTUARY pour les prochaines échéances. Mais le bassiste a eu le temps de mettre en boite ces 11 titres qui naviguent entre Brutal Death Metal et un esprit Grind à la NAPALM DEATH, on est loin des éjaculations musicales précoces car les Lorrains prennent le temps de développer leurs morceaux comme un BOLT THROWER le ferait. Voilà, vous avez compris où DEPRAVED veut en venir. Un Grind Death lourd et parfois rampant ("The Mask Of Terror", "No Time For Peace") mais surtout une énergie presque Punk qui fleure bon les NAPALM DEATH, TERRORVISION et autres BRUJERIA. La production montre bien l'esprit old school qui habite les membres du groupe, pas de caisse claire survitaminée, pas de basse gonflée aux stéroïdes, des guitares au son naturel, tout comme le chant qui ne se prive pas pour varier un peu entre chant growlé, cris Grind et autres douceurs inhérentes au style. Toutefois, si le groupe a été absent durant 6 ans en studio, il ne faut pas attendre pour autant une totale révolution du genre même si ce Raped Innoncence laisse un peu plus de place à ce Death Metal lourd et rampant. On reconnait bien la patte du groupe avec ce style "dans l'urgence" qui transparaît si bien sur scène où les codes du Grind prennent un peu plus d'ampleur que sur album où la musique est tout de même assez travaillée. Ne serait-ce que ce "See My Suffering" et ces guitares doublées pour une mélodie certes brute mais qui donne un visage abouti à ce titre. On notera que le groupe est toujours aussi capable de proposer du Grind Death direct et brut avec des "Asylum", "Mesmerize" ou "God Forgives I Don't" dont le refrain rentre facilement en tête et promet de beaux moments en live car vous l'aurez compris, c'est bien sur les planches que la musique de DEPRAVED va révéler tout son côté vicieux, lourd et brutal, on imagine facilement Kristoff tourner comme un lion en cage sur le refrain de cette dernière. Tout en gardant son style, le groupe réussi avec Raped Innocence à apporter cette petite touche qui permet aux amateurs de Grind Death de ne pas s'ennuyer à l'écoute de cet album qui ne se plante pas là comme un pilier incontournable du genre mais comme un hommage respectueux et personnel à ce genre duquel DEPRAVED n'a jamais varié. "50 Shade Of Blood" amenant même un assez court passage où le mosh va pouvoir s'exprimer avant que la moulinette Grind ne conclue l'affaire, un titre à plusieurs ambiances, à l'image de cet album bien plus varié que ce que la première écoute pourrait laisser penser.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    DEPRAVED - Raped Innocence

     

     

     


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  • CULT OF ERINYES - Æstivation

    Amor Fati Productions

    Style : Black Metal

    Origine : Belgique

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/cult.erinyes

     

    CULT OF ERINYES - Æstivation

     

    01. Death As Reward / 02. Corruption / 03. Broken Conclave / 04. Healer - Fever / 05. Nothing Is Owed To The Void / 06. Nihil Sacrum Est

     

    J'avais laissé les Belges de CULT OF ERINYES avec le premier album, A Place To Call My Unknown, paru en 2011 chez Les Acteurs De L'Ombre Productions. Un premier album franchement prometteur ! Et puis, ayant perdu de vue le groupe qui fila chez Code666 Records pour les deux albums suivants, j'avais même imaginé que le groupe avait splitté. En réalité, ce n'est pas tout à fait ça, le line-up du premier album avec Baal et Mastema se sépare en 2016, laissant Corvus seul à la manœuvre. Le troisième album sera d'ailleurs un beau melting-pot au niveau des musiciens puisque Mastema y pousse tout de même la chansonnette.

    Pour Æstivation, Corvus a revu cela en demandant à Déhà de tenir le micro. Le résultat ? Une voix crade et habitée comme tout ce que fait l'homme, ça ne fait pas dans la demie-mesure et, autant le dire de suite, cela va très bien à CULT OF ERINYES qui laisse derrière lui un passé presque gentillet en comparaison aux six titres de ce nouvel opus. Le tout commence sur un "Death As Reward" alternant l'ambiance cradingue et profondément malaisante et un blast Black Metal bien brutal et rentre dedans, le jeu des contrastes est ici très pertinent et percutant. Et cela se poursuit sur un "Corruption" absolument imparable et ce "Broken Conclave" d'une intensité qui trouve tout son écho dans cette voix d'écorché vif si caractéristique du travail de Déhà, encore une fois à la hauteur. Avec "Healer - Fever", les Belges réintroduisent ce qui illuminait le premier opus, ces leads ultra mélodiques bien sentis, sauf que dans le cas de ce morceau, ces passages sont entourés d'autres extrêmement noirs et bien plus bruts, que ce soit sur le début où cette partie dissonante où une voix clamée en français se fait entendre avant une nouvelle envolée plus mélodique qui prend des contours dissonants jusque dans les parties de basse.

    Sur le fond, CULT OF ERINYES n'a pas tellement changé sa formule. Tout d'abord, la production est bien plus percutante avec ce quatrième album, c'est clair, c'est puissant, mais c'est aussi incroyablement équilibré et crade. Rien que le traitement du chant déshumanisé au possible renvoie cette noirceur qui pouvait peut-être manquer au groupe à ses débuts, des voix clamées plutôt que le chant clair des débuts, bref le style s'est peaufiné. Ensuite, le travail sur les contrastes est bien plus extrême ici, les passages calmes le sont bien mais toujours aussi sales et dérangeants dans leur ambiance. Et enfin, les parties de Black Metal très franches sont d'une nervosité et d'une brutalité qui permet justement ce travail sur les contrastes exprimé plus haut. J'avais laissé le groupe en état d'adolescent prometteur, il me revient en grosse baraque capable de t’assommer d'un simple regard insistant... ce Æstivation est plus que conseillé aux amateurs d'un BLUT AUS NORD par exemple.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    CULT OF ERINYES - Æstivation

     

     

     


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  • LOFOFORA - Vanités

    At(h)ome

    Style : Rock / Metal / Punk / Hardcore

    Origine : France

    Sortie : 2019

    Site Web : www.lofofora.com

     

    LOFOFORA - Vanités

     

    01. Bonne Guerre / 02. L’Exemple / 03. Les Fauves / 04. Le Refus / 05. Le Venin / 06. Le Futur / 07. Le Mâle / 08. Désastre / 09. X-it / 10. Les Seigneurs / 11. La Surface

     

    Après s'être présenté à nous dans le plus « simple appareil » (comprenez en mode acoustique) avec son album précédent, album qui a par ailleurs quelque peu divisé les fans, LOFOFORA rebranche les guitares pour son dixième opus, Vanités, et revient aux sources de son style habituel pour nous balancer cette fusion Rock / Metal / Punk / Hardcore qui a fait sa réputation. Le temps passant, et malgré les trente ans qu'affiche désormais le groupe, on sent toujours chez LOFO cette même envie d'en découdre, cette même agressivité dans le propos, nous offrant, une nouvelle fois, avec ce Vanités, un album enragé d'une intensité rare, ça envoie sévère, c'est énergique et puissant comme on l'aime, et le sieur Reuno n'a rien perdu de la verve qui le caractérise depuis toutes ces années. En d'autres termes, LOFOFORA nous livre avec Vanités un pur album de LOFOFORA, concis, énervé et hargneux, qui, à n'en point douter, ravira les amateurs du combo et devrait réconcilier ceux qui ont pu être déçus par le disque précédent.

     

    Chronique : Nono666

    LOFOFORA - Vanités

     

     

     

     


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  • REIDO - Anātman

    Aesthetic Death

    Style : Funeral Doom Metal

    Origine : Biélorussie

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/Reido-175046819224347

     

    REIDO - Anātman

     

     

    01. Deathwave / 02. The Serpent's Mission / 03. Dirt Fills My Mouth / 04. Liminal / 05. Anātman / 06. Vast Emptiness, No Holiness

     

    Anātman est le troisième album d'un groupe existant depuis 2002, REIDO, le groupe Biélorusse est donc du genre à prendre son temps puisque le précédent album -11- est sorti en 2011 ! Changement de maison de disques pour le groupe avec l'arrivée chez Aesthetic Death, tout aussi apte à distribuer le Funeral Doom Metal que ne l'était Slow Burn Records, l'ancien label du groupe. Avec cet album, le groupe ouvre donc une porte un peu plus grande vers l'Europe de l'Ouest.

    Une petite présentation du groupe est nécessaire, vous en conviendrez. Il agît en trio et propose un Funeral Doom Metal loin des clichés de la scène, puisque le grain des guitares se fait bien noir et gras, pas de nappes de clavier pour noyer le tout, le groupe joue la carte d'une ambiance sombre, ténébreuse et rageuse plus que contemplative ou même plaintive. Le batteur, Dmitry Kochein a intégré le groupe entre les deux derniers albums et si son jeu est plutôt standard pour le style, on sent une frappe lourde bien mise en son et intégrée au reste. La production de l'album, et notamment le mixage et le mastering, est l’œuvre du guitariste du groupe Anton Matveev, qui se contentait jusqu'à ce nouvel opus, de tenir la basse, laissant le reste à Alexander Kachar, la tête pensante du projet.

    L'heure de musique de cet album est d'ailleurs construite comme un voyage, le tout s'enchaîne et une fois l'entrée en matière réussie avec ce "The Serpent's Mission", on sent la progression noire de "Dirt Fills My Mouth" nous envahir, la voix chuchotée, une guitare presque claire contrastée par l'arrivée d'une guitare bien plus lourde, très Funeral dans l'esprit, REIDO évite pourtant l'écueil des nappes de clavier, lui préférant la mélodie dérangeante et lancinante à la guitare sous effet, là où un DAYLIGHT DIES se fera ambiant, REIDO se fait noir et accrocheur ! Pour comprendre l'univers du groupe, il suffit de se plonger dans l'artwork très réussi de cet Anātman signé Vladimir "Smerdulak" Chebakov (1914, HIDEOUS DIVINITY, SHRINE OF THE SERPENT).

    Au milieu de cette déferlante noire, pourtant, le groupe se ménage une plage aux synthétiseurs le temps d'une large partie centrale de "Liminal", l'obscurité des fonds marins viennent en image à l'écoute de ce passage qui sublime la partie qui permet de relancer le morceau. Un retour progressif tout en subtilité, comme expliqué au début, le groupe aime prendre le temps et ce "Liminal" est en la concrétisation musicale.

    Il est certain que l'effet de surprise n'y est absolument pas, si ce n'est ce très court passage à effets électroniques bien pensé à la fin de la chanson titre, mais la qualité oui, c'est déjà bien suffisant pour que REIDO se fasse un nom chez nous. On pense à OPHIS par exemple à l'écoute de cet album, MOURNING BELOVETH, ESOTERIC également, et peut-être même à nos frenchies d'ATARAXIE et leurs débuts notamment. Anātman est donc un album tout à fait indiqué aux amateurs de Funeral Doom Metal, loin des albums agissant comme des somnifères, ce troisième album des Biélorusses garde une énergie noire et lancinante bien agréable. A découvrir...

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    REIDO - Anātman

     

     

     


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  • HELLSODOMY - Morbid Cult

    Saturnal Records

    Style : Old school Thrash/Death Metal

    Origine : Turquie

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/hllsdmy666

     

    HELLSODOMY - Morbid Cult

     

     

    01. Into Perversion / 02. Endless Demise / 03. Pestilence Of Black Blood / 04. Charged To Kill / 05. From The Seed To The Grave / 06. Hateclan / 07. Divided Souls / 08. Mortem In Comfort / 09. Dazed Victims / 10. Furious Chants / 11. Souls Devoured

     

    Au pays du blasphème ultime, quatre gars en recherche de sensations fortes se mirent en quête d'un nom si offensant qu'il serait si facile à retenir. Il en ressorti le nom de HELLSODOMY... un nom aussi classe que le glory hole particulier qui trône sur la pochette de leur deuxième album, Morbid Cult, paru en ce mois de décembre. Bien, une fois passée l'impact de la facilité apparente mise dans la recherche par ce groupe Turque, il reste tout de même à voir si côté musical, les gaillards vont également faire dans la facilité. Tout débute avec cette introduction "Into Perversion" qui calme de suite les curieux venus voir si on allait pouvoir rire un peu par ici. Que nenni, et cela se poursuit avec "Endless Demise", un début d'album bien rentre dedans. Avec "Pestilence Of Black Blood", le groupe introduit la notion subtile de Thrash Death Metal avec intelligence avant de poursuivre sur le début de "Charged To Kill". Le groupe se met vraiment à la frontière d'un Thrash Death Metal old-school et du Death Metal old-school à la VADER, allant même jusqu'à insérer ces fameux solos popularisés par SLAYER. "From The Seed To The Grave", par son côté immédiat et très brut, colle parfaitement au concept introduit par le nom du groupe, c'est bestial, ça enchaîne les plans rapides, mais où est passée la tendresse, pas sur cette galette visiblement, qui porte parfaitement son étiquette Death Metal. Certes, l'impression de déjà entendu peut être plus ou moins forte, un titre comme "Divided Souls" ne tranche pas par son originalité mais diable que c'est efficace et terriblement bien exécuté, les blasts tapissent bien le spectre sonore et les solos stridents surgissent comme un mal de dent terrible, un exercice de violence organisée convaincant ! Niveau production, on est dans les codes du genre, pas de batterie survitaminée, des guitares bien gavées de médiums lorsqu'elles partent en solo mais largement nourries de grain lorsqu'elles sont en rythmique, un chant avec une légère réverb, suffisamment en avant pour être distinct mais pas de trop. La fin de l'album est particulièrement réussie avec ce "Furious Chants" très direct, avec cette patte Thrashy décidément très appréciable, et puis ce malsain "Souls Devoured" dont on distingue quelques ambiances que SLAYER ne renierait pas, voilà de quoi donner envie de se remettre la galette entre les esgourdes. Un disque efficace donc, sans prétention, juste de la passion et des idées.

     

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