• SAMAEL - Hegemony
    Napalm Records
    Style : Industrial Metal
    Origine : Suisse
    Sortie : 2017
    Site Web : www.samael.info

    SAMAEL - Hegemony



    01. Hegemony / 02. Samael / 03. Angel Of Wrath / 04. Rite Of Renewal / 05. Red Planet / 06. Black Supremacy / 07. Murder Or Suicide / 08. This World / 09. Against All Enemies / 10. Land Of The Living / 11. Dictate Of Transparency / 12. Helter Skelter (THE BEATLES cover)

    Période anormalement longue de gestation d'un album chez les Suisses de SAMAEL, à tel point que l'on se demandait si le groupe n'était pas confronté à une panne d'inspiration. En effet, avec un retour à un propos un peu plus Black sur Lux Mundi en 2011, peut-être ne s'était il pas attiré la sympathie de son public qui avait plutôt accepté ce virage Industriel. Seulement, non, après 20 années passées au service de la musique Metal, Xy avait décidé en 2014 de s'octroyer une petite parenthèse pour écrire une musique symphonique pour la ville de Sion et, en 2015, le bassiste originel du groupe, Mas, s'en est allé pour être remplacé par Drop (SYBREED). Ensuite, les Suisses ont revisité leur classique Ceremony Of Opposites pour le jouer dans son intégralité au Canada, en Pologne, en Russie et sur des festivals Européens.

    C'est donc au printemps 2016 que Hegemony prend forme, ce nouvel album dont la production est signée Waldemar Sorychta avec un mixage de Stefan Glaumann avant que SAMAEL ne signe un nouveau contrat avec Napalm Records, l'aventure Nuclear Blast semblant bien terminée. Bref, le groupe n'a pas chômé finalement mais voilà, le temps passe vite, et fort heureusement, le temps n'a pas d'emprise sur le talent d'écriture de Xy et Vorph, et avec ce nouvel album, le duo nous offre une musique clairement tournée vers l'esprit Industrial Black Metal d'un Above avec une production électro qui renvoie plus vers Reign Of Light (2004), les guitares sont bien présentes dans le mix, cela semble immuable désormais dans l'équation sonore des Suisses et cela fonctionne parfaitement avec la froideur de la batterie programmée, les claviers d'une froideur habituelle aux Suisses, ces chœurs pour le côté grandiloquent. L'exemple parfait est ce "Black Supremacy" furieusement violent, des riffs de guitare bien aiguisés.

    Alors avec les groupes à l'identité aussi forte comme SAMAEL il est bien difficile de faire croire à quelqu'un n'ayant jamais accroché à l'approche du groupe qu'avec Hegemony ça va changer car non, la voix de Vorph, filtrée et chargée d'effet, fera toujours autant débat, l'utilisation de l'électronique à la place d'une batterie classique (même si Xy l'utilise de temps à autre comme sur "Murder Or Suicide"), l'omniprésence des claviers et des samples, tout cela éloigne une bonne partie du public Metal classique mais à contrario, le groupe peut se vanter d'avoir un public ultra fidèle car si jamais vous êtes tombés sous le charme à un moment donné, difficile de résister à cette nouvelle livraison.

    La mise en avant des guitares, le maintien des riffs typés Black ou plus largement Extrême Metal, des claviers froids mais sombres, une voix filtrée mais agressive et accrocheuse ("Red Planet", "Hegemony", "Black Supremacy" ou "Angel Of Wrath"), des titres suffisamment différents pour ne pas avoir la sensation que ce sont 12 fois les mêmes titres proposés là, l'efficacité d'un "Hegemony" est bien contrebalancée par un "This World" moins immédiat. SAMAEL ne retournera plus vers le Black Metal primaire qui l'a vu naitre, mais la variable d'ajustement entre un très bon album comme cet Hegemony et un album passable se trouve clairement dans l'utilisation de la guitare, de la basse et l'intensité que Vorph peut mettre dans son chant, ici on sent bien la colère et la haine comme expulsée, renvoyée à la face d'un monde que le frontman se plait à en dénoncer les abus dans ses paroles sous couvert d'un vocabulaire mystique ("Dictate Of Transparency"). D'ailleurs le trio formé par "Murder Or Suicide", "This World" et "Against All Enemies" représente bien cette prise de risque, un enchainement de morceaux sans refrain à hurler en concert et une rythmique un peu moins dansante, bien supportée par des relents de Black Metal.

    Ce dixième album montre donc un groupe dans une continuité de qualité et surtout là où SAMAEL avait en partie échoué sur Above et Lux Mundi en forçant le trait de leurs racines extrêmes, là le tout est bien mieux digéré et recraché sans vergogne ("Dictate Of Transparency", "Black Supremacy"), oserais-je dire qu'il s'agit du meilleur album, ou en tout cas celui qui synthétise le mieux les différentes périodes du groupe, depuis Passage (1996), je ne sais pas car un Solar Soul était plutôt réussi à mes yeux mais vous avez l'idée générale, si vos oreilles sont restées un long moment loin des beats entêtants de SAMAEL, Hegemony est la fenêtre par laquelle vous pouvez revenir sans rougir.

    Chronique : Aymerick Painless

    SAMAEL - Hegemony

     


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  • SINCARNATE - In Nomine Homini
    Hatework
    Style : Doom/Death Metal
    Origine : Roumanie
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/sincarnateband

    SINCARNATE - In Nomine Homini



    01. Attende Domine / 02. Agrat Bat Mahlat / 03. Curriculum Mortis / 04. She-Of-The-Left-Hand (Sophia Pistis) / 05. In Nomine Homini / 06. The Grand Inquisitor / 07. Lamentatio Christi / 08. Dies Illa / 09. L̄iviᾱṯᾱn

    baffe n.f. : Dérivé de l'onomatopée baf qui évoque ce qui est enflé, gonflé, goulu, l’ancien français buffe (« coup de poing, tape ») ou le latin médiéval buffa « id. ».

    Je me rappelle encore de la précédente... de baffe, venu de BATUSHKA, je ne m'étais pas méfié et c'est pourtant là où elles font le plus mal... les baffes, lorsqu'elles sont inattendues ! Alors on apprend un peu tous les jours, mais visiblement il y a des leçons plus difficiles à retenir, lorsqu'un groupe Roumain sort un nouvel album estampillé Death Metal avec des racines Black Metal et Doom Metal, on n'est pas forcément sur ses gardes, aïe, grosse erreur ! A la première écoute, tu te prends quelques taquets mais tu ne bronches pas, tu te dis que tu vas réussir à dompter cet adversaire qui donne tout dans le début du combat... penses-tu ? SINCARNATE n'est pas du genre à se coucher au premier round !

    Dès la deuxième écoute, des brûlots comme "Attende Domine", "Agrat Bat Mahlat", "In Nomine Homini" ou "L̄iviᾱṯᾱn" accrochent l'oreille et on commence à prendre conscience qu'on la perd justement, la conscience, on est dans les cordes et on se prend uppercut sur uppercut. Car oui le Death Metal de SINCARNATE n'est pas rapide mais il frappe fort, les parties de batterie sur la chanson titre sont claquantes, la basse à peine apaisante ne suffit pas, ni même les chœurs qui jalonnent ce titre mais aussi une bonne partie de l'album. La gestion des changements de rythme pour mieux saisir à la gorge l'auditeur est juste parfaitement équilibrée, et lorsque vous avez conscience de tout cela, alors un "The Grand Inquisitor" prend tout son sens avec ce riff mélodique entêtant bien encadré par les blasts de rigueur, de même que ce sublime "Dies Illa" qui renvoie un peu plus vers OFFICIUM TRISTE par exemple avant que la furie Death Metal ne reprenne ses droits.

    Vous l'avez compris le chant majoritairement guttural peut se faire plus Black, c'est à dire criard, plus posé également avec des parties parlées du plus bel effet. Les nombreux chœurs arrivent toujours à point nommé, et si la qualité d'écriture surprendra ceux qui, comme moi, découvre ce groupe, la qualité des arrangements est absolument impressionnante, il faut écouter le traitement réservé aux claviers sur l'excellent "In Nomine Homini", tout seul, cet instrument doit sonner comme un Bontempi du pauvre mais là c'est juste le son qu'il faut au moment qu'il faut, signe que SINCARNATE impose sa personnalité et ne se cache derrière aucune influence motrice, il serait d'ailleurs bien difficile de citer un groupe pouvant laisser présager de ce qui se passe sur cette galette nommée In Nomine Homini.

    Pourtant, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi suis-je resté aussi longtemps dans les cordes sans me rendre compte de ce qui se tramait, et la réponse ne tient que dans la production. Le mixage de l'album est extrêmement intéressant, ne serait-ce que sur les niveaux des claviers, la batterie, elle, est bien présente mais manque un peu d'espace dans le spectre sonore, les guitares manquent de peps et de gnaque mais sont loin d'être ridicules, certaines parties vocales paraissent un peu brutes et auraient peut-être méritées une production un peu plus fine pour pouvoir s'exprimer pleinement. C'est peut-être cet aspect qui pourrait freiner l'ascension de cet album vers des sphères plus grandes, mais l'audace et la qualité sont bien là. Un album à découvrir d'urgence !

    Chronique : Aymerick Painless

    SINCARNATE - In Nomine Homini

     


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  • FLOTSAM AND JETSAM - Flotsam And Jetsam
    AFM Records
    Style : Thrash Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2016
    Site Web : www.flotsam-and-jetsam.com

    FLOTSAM AND JETSAM - Flotsam And Jetsam



    01. Seventh Seal / 02. Life Is A Mess / 03. Taser / 04. Iron Maiden / 05. Verge Of Tragedy / 06. Creeper / 07. L.O.T.D. / 08. The Incantation / 09. Monkey Wrench / 10. Time To Go / 11. Smoking Gun / 12. Forbidden Territories

    Que du bonheur  ! Cet album des Ricains de FLOTSAM AND JETSAM est une pure réussite. On retrouve le groupe au meilleur de sa forme. Ça sonne comme le dernier album que j’avais vraiment adoré d’eux, je veux parler de Cuatro sorti en 1992. Oui, je sais cet album n’est pas celui qui a reçu les meilleures critiques dans la carrière du groupe et pourtant personnellement je trouve que c’est une bombe. Bref, je retrouve ces rythmiques qui font headbanguer à s’en rompre les cervicales, ce chant à la signature vocale absolument inimitable et franchement, je kiffe ma race  ! La chanson "Iron Maiden" est un superbe hommage à la Vierge de Fer britannique, reine de la NWOBHM. Tout y est au niveau des couplets  : la rythmique en cavalcade, la mélodie vocale même le timbre d’Erik A.K. et ensuite, après le refrain, c’est les guitares qui nous font le coup des tierces. Bref, un titre qui porte parfaitement son nom. L’intro de "Seventh Seal", le titre qui ouvre l’album, ondule rythmiquement tel un cobra allant frapper sa proie. Et quand déboule le chant, on comprend que ce titre va nous envenimer. Et ce n’est pas la partie solo où les guitares se livrent un duel qui nous fera dire le contraire. Ça part sur les chapeaux de roue et on attend déjà impatiemment la suite en espérant continuer à être sous le charme. Le début du titre suivant, "Life Is A Mess", fait immanquablement penser à Dave Mustaine et MEGADETH mais ce ressenti s’éteint dès que le titre part. Le refrain tue, même s’il sonne déjà entendu. Avec cet album sobrement intitulé du nom du groupe, les West Coast US thrasheurs reviennent au premier plan. Et pour thrasher, on peut dire que ça n’hésite pas une seconde, c’est dans ta face à tous les étages. Et quand les tempi ralentissent et passent en binaire c’est pour permettre à nos nuques de se reposer quelques secondes comme sur le pré refrain de "Taser" où pourtant au niveau des grosses caisses ça continue en double mais c’est la caisse claire qui ralentie. Classique comme plan, mais d’une efficacité redoutable. Cet album est à classer dans la très bonne catégorie des albums du genre et tout amateur de Thrash US se doit de l’acquérir sans plus attendre. J’adore le rythme de batterie sur l’intro de "Creeper" avec son coup de charley en l’air. Encore un titre marquant de l’album. Un peu moins d’heure de pur Thrash US comme je l’aime, du bonheur  !!! Cet album est bourré de petites allusions musicales à d’autres groupes, comme "The Incantation", l’intro instrumentale du titre "Monkey Wrench", qui est du pur TESTAMENT. Pas mal de refrains sont assez soignés avec de bonnes mélodies vocales qui retiennent bien l’attention et font ressortir le travail d’Erik A.K.

    Chronique : Horace Pinker

    FLOTSAM AND JETSAM - Flotsam And Jetsam

     


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  • HIGHWAY - IV
    Autoproduction / Dooweet
    Style : Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.highwayrocks.com

    HIGHWAY - IV



    01. Brotherhood / 02. Pole Dancing Song / 03. Wake Up (feat. Jeff Scott Soto) / 04. Boogie Wave / 05. Damned Me / 06. Concession Time / 07. Psycho-Lover / 08. The Danger Zone / 09. Say Your Prayers / 10. Knock It Off / 11. Chemical Trip / 12. Separate Ways

    HIGHWAY, voila un nom qui parlera sans doute aux plus assidus d'entre-vous. En effet, Heavy Sound vous a déjà parlé du groupe à l'occasion de la sortie de son album précédent, United States Of Rock'n'Roll, en 2011.

    En 2017, le combo montpelliérain nous revient avec IV, un quatrième album une nouvelle fois 100% Rock 'n' Roll qui ne dépareillera nullement dans la discographie des Français. Bien au contraire, cette nouvelle réalisation, qui s'est tout de même faite attendre six ans, affirme encore un peu plus le style pratiqué par HIGHWAY, se faisant plus mature et plus soigné, mais n'allez surtout pas croire que le groupe se ramollit avec les années, que nenni ! L'énergie qui le caractérise tant est toujours bien présente, elle semble juste un peu plus canalisée. Avec IV, on est bien en présence d'un Hard Rock pur jus, puissant, mélodique et organique, porté par des rythmes entrainants et des refrains entêtants. Il n'y a qu'a écouter cette tuerie qu'est "Wake Up", titre auquel participe un certain Jeff Scott Soto, pour s'en convaincre ; et il en sera de même tout au long des douze titres que compte cette galette. On headbangue, on tape du pied, impossible de résister à ce IV, impossible tout simplement de résister à ce Rock 'n' Roll détonnant, simple mais terriblement efficace, où chaque titre semble conçu pour faire mouche à tous les coups.

    Chronique : Nono666

    HIGHWAY - IV

     


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  • THE HAUNTED  - Strength In Numbers
    Century Media Records
    Style : Thrash / Death mélodique
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.the-haunted.com

    THE HAUNTED - Strength In Numbers



    01. Fill The Darkness With Black / 02. Brute Force / 03. Spark / 04. Preachers Of Death / 05. Strength In Numbers / 06. Tighten The Noose / 07. This Is The End / 08. The Fall / 09. Means To An End / 10. Monuments / 11. Illusions (Bonus Track) / 12. Sinister (Bonus Track)

    Trois ans jour pour jour après la sortie d’un Exit Wounds solide mais guère transcendant – la faute à quelques longueurs et à une inspiration aléatoire – THE HAUNTED balance Strength In Numbers qui nous semble d’entrée de jeu plus digne de son rang. Seulement dix titres ici contre quatorze sur le grand frère, un choix judicieux qui permet de renforcer l’effet coup-de-boule, même si la durée de chaque pièce a légèrement augmenté. Après une intro relativement posée, THE HAUNTED remet directement les pendules à l’heure avec "Brute Force", morceau Thrash à souhait dominé par un Marco Aro (chant) impérial et enragé comme jamais. S’ensuit "Spark" qui maintient la pression malgré un riff peu original et, à ce stade, on se dit que si tout l’album est du même tonneau, on va en prendre plein la gueule. Ce n’est malheureusement pas le cas puisqu’on trouve, disséminés sur Strength In Numbers, et en particulier sur son dernier tiers, pas mal de passages moins inspirés, voire qui sentent carrément le réchauffé. On préfèrera donc vous parler de ce qui nous a plu, comme le morceau titre et son pont fulgurant et saccadé très savoureux ou un "Tighten The Noose" qui ne fait pas dans la dentelle avec son cri introductif, et qui renvoie aux premiers efforts du groupe. "Preachers Of Death" et "This Is The End" se chargent quant à eux de distiller un groove implacable sur des tempi plus modérés. Au final, même si Strength In Numbers ne s’avère pas être le coup d’éclat espéré, il tire tout de même davantage son épingle du jeu que son prédécesseur grâce à sa concision, comme évoqué plus haut, mais aussi à la faveur d’un sequencing bien étudié et, surtout, d’un Marco Aro très en verve, véritable homme fort de ce disque. En tout cas, si THE HAUNTED continue sur cette lancée, son prochain album devrait faire très mal. En attendant, nous tenons déjà ici largement de quoi faire oublier les trois albums très dispensables publiés par le groupe avant le retour de Aro.

    Chronique : Morbid S.

    THE HAUNTED - Strength In Numbers

     


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  • SLAVE ONE  -  An Abstract And Metaphysical Approach To Deceit
    Dolorem Records
    Style : Technical Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/SlaveOneMetal

    SLAVE ONE - An Abstract And Metaphysical Approach To Deceit



    01. Tunguska / 02. Through Illuminated Void And Meditative Resonance / 03. Uroboric / 04. Blessings Upon The Throne Of Tyranny (Dimmu Borgir Cover)

    An Abstract And Metaphysical Approach To Deceit commence très fort, très rapide et très brutal  ! C’est la guerre. Vous n’avez rien compris au titre ? Moi non plus, rassurez-vous. Mais la musique parle d’elle-même : rapidité, technicité et complexité.
     
    SLAVE ONE nous vient du Loiret, département Ô combien riche en formations de Metal extrême et de qualité (et oui !). Le groupe a été fondé en 2009, après deux démos, il sort un album  : Disclosed Dioptric Principle en 2016 (déjà chroniqué par mes soins). Il récidive donc ici, avec ce magistral EP d’une vingtaine de minutes, sorti en 2017, produit lui aussi par le label français Dolorem Records.
     
    "Tunguska" est le premier morceau, et il met les bouchées doubles ! Oserais-je dire qu’il vous explose aux oreilles tel le fameux événement de Toungouska ? Ok, alors moi non plus je ne connaissais pas, mais comme Google est mon ami, j’ai trouvé : « l’événement de la Toungouska est une explosion survenue en 1908 en Sibérie  centrale. L'onde de choc fut équivalente à plusieurs centaines de bombes nucléaires et a détruit la forêt sur un rayon de  20 kilomètres. Plusieurs hypothèses scientifiques ont été émises sur l'origine du phénomène : météorite,  foudre,  méthane  échappé de conduits volcaniques… ». Ceci étant dit, passons à la musique. D’une très grande technicité et d’une très grande richesse, ce morceau est très complexe. On navigue, on oscille entre Death ultra technique et parties plus sombres. Un excellent travail de composition, ciselé et détaillé. "Through Illuminated Void And Meditative Resonance" commence plus calmement que le titre précédent, avec un arpège noir et mélancolique. L’accalmie n’a été que de quelques secondes car la suite du morceau ne tarde pas à nous rappeler que nous sommes en train d’écouter du Death Metal, un chouia progressif peut-être. Les rythmiques sont variées, les ambiances froides et puissantes, et pourtant, parfois tout en légèreté et en complexité. On passe d’un plan à l’autre sans ménager l’auditeur, avec ce «  je ne sais quoi  » de malsain. "Uroboric" (je ne savais même pas que ce mot existait), le troisième morceau, est plus mélodique. Les voix restent caverneuses et la batterie est ultra rapide. Ce morceau est sans aucun doute mon préféré du EP : mélodieux et déterminé, empreint d’une technicité exemplaire. Le EP se termine par une reprise de DIMMU BORGIR, qui l’eut cru  ! "Blessings Upon The Throne Of Tyranny" (enfin un titre que je comprends !). Je ne suis pas fan de DIMMU BORGIR à la base. Alors  pour l’occasion, je me suis penchée sur la version originale (et je ne suis toujours pas fan) et franchement, la version de SLAVE ONE est beaucoup mieux, moins « nian nian », plus « progressive », moins démoniaque (et oui, les démons, ça a tendance à me gonfler sérieusement)  et plus moderne. Du coup, j’ai bien aimé le côté mécanique, robotique et actuel. Voilà qui clôture bien un EP très réussi.
     
    Vous aimez le Death  ? Vous allez être servis ! Mais en prime, vous gagnez ce petit « je ne sais quoi » de noir et de torturé ! Cette touche en plus qui vous met mal à l’aise et qui fait que vous aimez le côté sombre du Metal  ! SLAVE ONE nous offre là un EP ultra technique, complexe, et bien composé, largement au dessus de leur précédent album, notamment au niveau de l’inspiration et de l’univers dans lequel il nous plonge. Les plans s’enchainent avec force et rapidité, et les 24 minutes du EP nous semblent tellement courtes. Ce EP est une vraie réussite que je vous engage à vous procurer de toute urgence. Pour moi, une révélation dans le Death Metal. Un EP qui marquera sans aucun doute l’année 2017…voire plus  !

    Chronique : Fanny

    SLAVE ONE - An Abstract And Metaphysical Approach To Deceit

     


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  • ARGUS - From Fields Of Fire
    Cruz Del Sur Music
    Style : Heavy/Doom Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.argusmetal.com

    ARGUS - From Fields Of Fire



    01. Into The Fields Of Fire / 02. Devils Of Your Time / 03. As A Thousand Thieves / 04. 216 / 05. You Are The Curse / 06. Infinite Lives, Infinite Doors / 07. Hour Of Longing / 08. No Right To Grieve / 09. From The Fields Of Fire

    Le nom de ce groupe commençait gentillement à me caresser l'oreille alors que CANDLEMASS et la scène Heavy Doom Metal commençait à tourner en rond. Avec la sortie de leur troisième album Beyond The Martyrs (2013), écouter et me pencher sur ce groupe américain est devenu inévitable tant on m'en disait du bien. Et puis, un soir de mars 2016, le destin va mettre ce groupe sur ma route lors d'un festival Rock 'n' Metal à Fismes organisé par Underground Investigation, et la prestation du groupe ne souffre d'aucun temps mort, c'est Heavy, agressif vocalement et terriblement efficace.

    C'est que les Américains ont beaucoup tourné pour promouvoir cet excellent troisième album, ce qui explique les 4 années entre le précédent et ce nouvel album, From Fields Of Fire, mais surtout le groupe a du faire face au changement d'un guitariste et du bassiste, et comme chacun sait, trouver des Doomers aux USA c'est comme trouver de l'eau dans le désert, y en a mais il faut bien chercher ! Mais voilà le groupe revenu sur pied, prêt à reprendre l'histoire là où elle s'était arrêter, et les harmonies de guitare à la MAIDEN, le chant si puissant de Butch Balich font encore les belles heures de cette nouvelle galette sacrément inspirée.

    Pourtant, durant les premières écoutes, le côté balisé de la musique d'ARGUS pourrait faire penser qu'il s'agit simplement d'un album du genre supplémentaire, certes c'est le cas, mais il y a une qualité indéniable ici qui fera frémir les passionnés du style. Les autres me direz vous ? Et bien les amateurs d'un Heavy Metal sombre trouveront également leur compte à condition qu'ils aiment le mid-tempo, les amateurs d'un Metal Progressif aussi, pourquoi pas, avec ce travail sur les arrangements qui fait le gage de qualité des albums estampillés ARGUS, la qualité de ces refrains où les parties de chant sont doublées, triplées... ("Infinite Lives, Infinite Doors", "Devils Of Your Time" ou "Hour Of Longing"), ces mélodies à mi-chemin entre mélancolie et lumière, cette batterie qui donne un rythme qui vous martèle la tête, Kevin Latchaw assure là un jeu puissant mais assez fin pour ne pas faire tâche dans le paysage des américains.

    Ceux qui ont apprécié Beyond The Martyrs retrouveront l'âme du groupe sur ce quatrième album, toujours équilibré entre moments posés et mélodiques et puissance Heavy qui donne envie de secouer la tête, ARGUS est une valeur sure en la matière et je vous vois venir avec votre question idiote... mais si, ne faites pas ceux qui n'assument pas... je l'ai entendu, à combien est la côte ? Vous me décevez beaucoup vous savez ? Vous me décevez beaucoup...

    Chronique : Aymerick Painless

    ARGUS - From Fields Of Fire

     


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  •  INSURRECTION - Extraction

     Galy Records

     Style : Death Metal

     Origine : Canada

     Sortie : 2017

     Site Web : www.insurrectionmetal.com  

    INSURRECTION - Extraction

     


    01. System Failure / 02. Onward To Extinction / 03. Pull The Plug / 04. Le Prix à Payer / 05. The Eulogy Of Hatred / 06. Parasite / 07. Le Pesant D'Or / 08. Misère Noire / 09. Assassins / 10. Data Extracted ... End Transmission (feat. Bruno Bernier / Obliveon)

     

    Extraction est le quatrième album d'INSURRECTION. Après Prologue (2008), Fracture (2010) et Prototype (2013), 4 ans auront été nécessaire au combo originaire de Gatineau, dans la province de Québec, pour venir à bout de ce nouvel essai.

    Pratiquant un Death Metal de fort bonne facture, parfois empreint d'une légère touche Thrash ("Assassins"), INSURRECTION nous livre avec Extraction, un album d'une puissance et d'une efficacité redoutable. Le rythme est soutenu d'un bout à l'autre de l'album, INSURRECTION ne relachant que rarement la pression, et quand finalement ça semble être le cas ("Pull The Plug"), ce n'est que pour mieux repartir la seconde d'après à l'assaut de nos pauvres oreilles qui n'en demandaient pas tant ! Mais ne croyez pas qu'INSURRECTION se contente de bourriner à tout va du début à la fin, nos Canadiens savent aussi faire preuve de plus de nuances, apportant de ci de là quelques touches mélodiques ("The Eulogy Of Hatred", "Data Extracted... End Transmission") ou autres cassures rythmiques ("Pull The Plug", "Parasite") qui leur permettent de varier un peu leur propos, évitant ainsi de lasser l'auditeur qui n'aura finalement que peu de répit tout au long de ce Extraction.

    INSURRECTION n'est peut-être pas le plus connu des combos Death Metal, toutefois il mérite grandement que l'on s'y intéresse de très près tant ce nouveau méfait discographique, hautement recommandable, se révèle au final être une bien belle réussite en la matière.

     

    Chronique : Nono666

     

    INSURRECTION - Extraction

     



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  • RIVERDOGS - California
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock / Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/riverdogsband

    RIVERDOGS - California



    01. American Dream / 02. The Revolution Starts Tonight / 03. Something Inside / 04. Golden Glow / 05. You're Too Rock and Roll / 06. The Heart Is A Mindless Bird / 07. Searching For A Signal / 08. Welcome To The New Disaster / 09. Ten Thousand Reasons / 10. Catalina / 11. I Don't Know Anything

    Retour de RIVERDOGS en 2017, un projet parallèle de Vivian CAMPBELL lorsque DEF LEPPARD n'est pas en activité. Et Dieu sait que le léopard sourd a souvent des temps de repos... Plus soft que le foncièrement Hard Rock et prometteur LAST IN LINE, RIVERDOGS est aussi, par ailleurs, beaucoup moins convaincant ici. L'ensemble s'écoute néanmoins avec un certain plaisir, mais il manque certainement un brin d'étincelle. D'autant que l'entrée en matière énergique qu'est "American Dreams" s'avère bien trompeuse, au vu du reste, subsistant dans des mid tempi qui ont souvent du mal à décoller. Rien de médiocre toutefois, surtout que la voix de Rob LAMOTHE est plutôt agréable et s'adapte bien au genre. Sans oublier la participation active de Vivian CAMPBELL même si les solos sont en général, forcément, moins incisifs que dans LAST IN LINE. Cela reste toutefois largement supérieur et plus satisfaisant au vu de la comparaison avec DEF LEPPARD. Pour en revenir à California en lui-même, c'est un album qui possède malgré tout un certain charme par endroit. Cependant, pas suffisant pour laisser un souvenir inoubliable d'ici quelques années... Il est difficile de ressortir un titre en particulier, tant les atmosphères sont assez similaires. Pire, on peut même s'ennuyer ferme sur des morceaux comme "Ten Thousand Reasons" ou "Searching For A Signal" qui, de plus, étant en deuxième partie d'album, peuvent faire friser l'indigestion. Une impression générale en demi-teinte en fait que ce nouveau RIVERDOGS, car d'autres compositions ne sont pas indignes d'intérêt non plus. On pensera notamment plus à la première moitié, sûrement grâce à une qualité d'inspiration supérieure, mais aussi au fait que l'on décroche ensuite au fur et à mesure à cause de ce rythme peu soutenu. California n'est certes pas un ratage complet, loin de là... mais son empathie d'ensemble l'empêche d'en faire un album hautement recommandable dans la discographie où le guitariste irlandais collabore... Quelques bons moments, point !

    Chronique : Renagade88

    RIVERDOGS - California

     

     


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  • CRADLE OF FILTH  - Cryptoriana – The Seductiveness Of Decay

    Nuclear Blast

    Style : Gothic Heavy / Black Metal

    Origine : Royaume-Uni

    Sortie : 2017

    Site Web : www.cradleoffilth.com

    CRADLE OF FILTH - Cryptoriana - The Seductiveness Of Decay

     

    01. Exquisite Torments Await / 02. Heartbreak And Seance / 03. Achingly Beautiful / 04. Wester Vespertine / 05. The Seductiveness Of Decay / 06. Vengeful Spirit / 07. You Will Know The Lion By His Claw / 08. Death And The Maiden / 09. The Night At Catafalque Manor / 10. Alison Hell (Annihilator Cover)

     

    Ils l’ont fait ! CRADLE OF FILTH a réussi à surpasser – ce n’est que mon humble avis – le très bon Hammer Of The Witches paru il y a deux ans. Cette chronique pourrait s’arrêter là, mais je vous dois bien quelques explications, alors allons-y ! Cryptoriana… est un disque assez similaire à son prédécesseur dans l’approche comme en témoigne son premier « véritable » morceau, "Heartbreak And Seance". Mais l’ensemble se veut encore un peu plus accrocheur et plus concis ; pas d’interlude ni d’outro ici. La production a été légèrement améliorée elle-aussi, avec un son de batterie plus agressif. Mais en prélude à ce premier single, on trouve "Exquisite Torments Await", un titre « bâtard », entre morceau très court et introduction (qui a dit "Ebony Dressed For Sunset" ?!). On ne peut pas plus parler de retour aux sources sur Cryptoriana que sur Hammer Of The Witches, mais il semble que CRADLE ait encore plus appuyé les clins d’œil à son passé cette fois-ci. Fraicheur retrouvée ou racolage auprès des vieux fans ? Impossible de le dire avec certitude, mais l’effet est garanti ! C’est encore plus frappant sur le très bon titre bonus "The Night At Catafalque Manor", ce qui est peut-être justement la raison qui lui a valu d’être écarté du pressage standard de l’album. Puisque nous parlons des bonus, figurera également au menu de la version digipak une reprise très respectueuse et convaincante de "Alison Hell", le classique d’ANNIHILATOR. Mais revenons au contenu principal : la suite de Cryptoriana – The Seductiveness of Decay offre son lot de rebondissements et l’immersion est presque totale. Le morceau-titre est particulièrement explosif et son lead de guitare entêtant (certes un pastiche d’IRON MAIDEN, mais…), "Vengeful Spirit" possède un refrain étonnamment simple mais accrocheur chanté par Liv Kristine (ex-THEATRE OF TRAGEDY, ex-LEAVES’ EYES) tandis que "You Will Know The Lion By His Claw" marque davantage par son romantisme grandiloquent. Ce ne sont là que quelques exemples car vraiment, aucun de ces huit titres n’est en dessous. Alors oui, aucun ne propose non plus de vraie surprise, et oui, ça tabasse encore un peu à tout va. Si ce monstre de Marthus (batterie) voulait bien calmer le jeu de temps à autre, l’ensemble y gagnerait en subtilité. Mais il est à présent clair que cette incarnation de CRADLE OF FILTH est la meilleure depuis des lustres, y compris sur scène. Malheureusement et sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, le combo anglais n’a jamais été réputé pour la stabilité de son line-up…

     

    Chronique : Morbid S.

     

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