• GHOST - Prequelle
    Loma Vista Recordings
    Style : Pop(e) Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2018
    Site Web : www.ghost-official.com

    GHOST - Prequelle



    01. Ashes / 02. Rats / 03. Faith / 04. See The Light / 05. Miasma / 06. Dance Macabre / 07. Pro Memoria / 08. Witch Image / 09. Helvetesfonster / 10. Life Eternal

    Le pape est mort, vive le… Cardinal ?! - Nombreuses sont les interrogations suite à « l'enlèvement » de Papa Emeritus III survenu en début d'année lors du Pope Star Tour. Nous nous attendions logiquement à l'intronisation d'un Papa Emeritus IV, quelle surprise d'apprendre que c'est un certain Cardinal Copia qui aura la lourde tâche d'assurer le poste de leader des Nameless ghouls (line up complétement changé pour l'album).

    Lors d'une récente déclaration, Tobias FORGE (leader et compositeur du groupe) a déclaré que la pape actuel, Papa Nihil alias Papa Emeritus Zero, étant trop vieux, prend sous son aile le Cardinal Copia afin d'en faire son digne successeur.

    Plusieurs mois après ce retournement de situation, Prequelle est révélé au public. Ce quatrième album de GHOST est certainement le plus sombre au vu de l'univers dépeint dans les lyrics. Les thèmes abordés traitent de la peste, de l'apocalypse, ainsi que plusieurs évènements préjudiciables à l'humanité.

    La production est de très grande qualité et Tobias  délivre un travail de composition et d'interprétation tout à fait remarquable. Quelle stupéfaction de découvrir deux titres "OVNI" entièrement musicaux, une première pour le combo suédois. Il s'agit des titres "Miasma" et "Helvetesfonster",  de surcroît très progressifs, laissant libre cours au piano avec brio, mais également un saxophone sur "Miasma". On rêve, on voyage, on en oublie même que notre « futur pape » n'officie pas derrière son micro tellement ses/ces morceaux sont transcendants.

    Il n'en est pas moins intéressant de voir l'évolution du chant de FORGE sur cet opus, c'est parfaitement maitrisé et varié au fur et à mesure de l'écoute. GHOST est une usine à tubes : des mélodies catchy et très 80's ("Dance Macabre", "Witch Image") allant jusqu'aux riffs heavy ("Rats"), des refrains fédérateurs ("See The Light", "Faith") sans oublier cette douceur propre à certains anciens morceaux ("He Is" par exemple) sur les titres "Life Eternal" ou encore "Pro Memoria". Il manquerait juste cette touche "Doom" commune à Opus Eponymous et Infestissumam qui faisait le charme des débuts du groupe.

    Pour conclure, GHOST propose une œuvre conceptuelle à la limite d'un Rock Opéra où chaque élément est à sa place et continue de nous épater tant dans l'écriture que dans la qualité des titres proposés.

    Chronique : Bulga Juco

    GHOST - Prequelle

     


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  • IMMORTAL - Northern Chaos Gods
    Nuclear Blast
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2018
    Site Web : www.immortalofficial.com

    IMMORTAL - Northern Chaos Gods



    01. Northern Chaos Gods / 02. Into Battle Ride / 03. Gates To Blashyrkh / 04. Grim And Dark / 05. Called To Ice / 06. Where Mountains Rise / 07. Blacker Of Worlds / 08. Mighty Ravendark

    Si en 2015 le départ d'Abbath pouvait apparaître comme un coup dur pour IMMORTAL, force est de constater à l'écoute de ce Northern Chaos Gods que c'est tout l'inverse qui s'est produit. Recentré autour de Demonaz et Horgh, la basse est ici tenue par Peter Tagtgren (HYPOCRISY, PAIN) qui s'est également chargé de la production, le duo s'en est visiblement trouvé reboosté, retrouvant une inspiration qui lui faisait quelque peu défaut sur un All Shall Fall bien peu marquant sorti en 2009.

    Demonaz, tel le gardien des portes de Blashyrkh, se pose désormais en garant de l'identité IMMORTAL, qui renoue, sur ce neuvième album, avec son glorieux passé, nous ramenant à la grande époque de Battles In The North et autre Blizzard Beasts. Une sorte de retour aux sources qui voit le IMMORTAL version 2018 proposer un Black Metal sans concession, froid et haineux. Dès "Northern Chaos Gods" qui ouvre l'album, on se retrouve propulsé en plein blizzard, au cœur de forêts norvégiennes enneigées, les éléments se déchaînent, apportant une force épique à l'ensemble ("Grim And Dark"). Et ce n'est pas "Into Battle Ride" ou "Gates To Blashyrkh" qui vont calmer les choses. Le tempo est rapide et les vocaux redoutablement vindicatifs de Demonaz, éructés avec toute la haine et la puissance propre au style, vont finir d'apporter cette froideur typiquement Immortalienne avec en point d'orgue ce fantastique "Mighty Ravendark", morceau de bravoure de plus de neuf minutes, qui se révèle être la quintessence du style IMMORTAL.

    Se relever de la perte d'un chanteur aussi emblématique qu'Abbath n'était pas gagné d'avance, notre duo a su relever le défi et trouver les ressources nécessaires pour revenir au sommet de son art, plus inspiré et rageur que jamais ! Avec ce nouvel opus les Norvégiens frappent un grand coup, faisant de ce Northern Chaos Gods une vraie réussite ! Une tuerie comme le groupe n'en avait plus proposé depuis un bon moment ! Que les Dieux du Nord déchaînent le chaos à tout jamais !!!

    Chronique : Nono666

    IMMORTAL - Northern Chaos Gods

     

     

     


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  • KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground
    Godz Ov War Productions
    Style : Death Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/kingdomtempleofdeath

    KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground



    01. Walls Of Askalon / 02. Putrescent Remains / 03. Grobowiec ludzkości / 04. Niemy krzyk zagłady / 05. Black Light To The Rotten Wombs Of Disgrace / 06. Martwa ziemia / 07. Karma Slayer / 08. Blashyrkh (Immortal cover)

    Dans l'underground Death Metal, les Polonais de KINGDOM ne sont pas vraiment des bleus débarquant de nulle part. Auteurs de quatre albums avec une tendance à la régularité accrue, les trois Polonais, tous issus d'autres groupes de la scène nationale, sont de retour avec Putrescent Remains Of The Dead Ground, une ode au Death Metal old-school situé entre le MORBID ANGEL le plus clinique et le Death Metal à Polonaise avec VADER en porte étendard.

    Situant l'action maintenant car si Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment publié en 2016 confirmait des capacités du groupe à maintenir le niveau de qualité tout en étant plus présent, il y avait des pistes intéressantes que l'on retrouve ici. La construction de l'album tout d'abord, l'efficacité est de mise avec l'entrée en matière "Walls Of Askalon", on est là dans la frange CANNIBAL CORPSE / DEICIDE du Death Metal, frénétique, rapide et sombre, ça vous explose au visage. Viennent ensuite des titres plus rampants, moins directs comme ces "Putrescent Remains" ou "Grobowiec Ludzkości" où la nature Black Metal du groupe ressurgit de façon très naturelle, le tout très bien porté par la voix de LWN qui tire particulièrement sur ce style, alors lorsqu'en plus on applique sur cette voix une reverb' bien froide et un léger delay, impossible de ne pas faire pencher la musique du groupe vers le Black Metal, style que le trio apprécie particulièrement.

    Tout comme l'album précédent, c'est le même Mateu-Sz qui a pris en charge l'enregistrement, le mixage et le mastering de cette galette pour un résultat massif mais terriblement emprunt de nostalgie fin 80's, début 90's. Tout comme l'album précédent et les autres aussi d'ailleurs, le groupe alterne l'expression en anglais et en polonais, de façon plus prononcée ici avec trois titres dans leur langue maternelle dont ce "Grobowiec Ludzkości" au riff principal entêtant, certainement aussi, le titre le plus arrangé. Tout comme l'album précédent, on remarque quelques lignes de chant bien crades signées SBCH (comme sur l'album précédent) sur des "Putrescent Remains" et surtout sur "Martwa Ziemia" pour le même résultat, une folie dégénérative et vraiment intéressante dans le rendu. Enfin, tout comme sur les albums précédents, KINGDOM finit sur une reprise et après ANGELCORPSE ou DARKTHRONE, c'est le classique "Blashyrkh" d'IMMORTAL qui est envoyé.

    Alliant un Death Metal assez brutal, à l'image des "Walls Of Askalon" ou l'expéditif "Karma Slayer", à un Death metal plus mid-tempo sur "Grobowiec Ludzkości" ou l'instrumental "Niemy krzyk zagłady" particulièrement réussi également, à un esprit Black Metal dans le fond, KINGDOM confirme assez largement ses capacités à gagner les territoires européens et le tout avec une régularité constante dans la qualité de ce qu'ils proposent. Les amateurs de Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment ne seront pas dépaysés à l'écoute de ce Putrescent Remains Of The Dead Ground tout aussi recommandé.

    Chronique : Aymerick Painless

    KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground

     

     


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  • CLIF MAGNESS - Lucky Dog
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Rock / AOR
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : http://cliftonmagness.com

    CLIF MAGNESS - Lucky Dog



    01. Ain't No Way / 02. Don't Look Now / 03. Unbroken / 04. Like You / 05. Love Needs A Heart / 06. Nobody But You / 07. Maybe / 08. Shout / 09. Rain / 10. All Over My Mind / 11. My Heart

    Alors que l'on croyait CLIF MAGNESS disparu des radars depuis longtemps, c'est avec une grande surprise que l'on retrouve cet artiste sur le devant de la scène en 2018, mais c'était sans compter sur l'insistance des fans du monde entier et la pression de Frontiers Music, qui nous propose ce nouvel album, Lucky Dog.

    Ce deuxième travail solo apporte un son plus contemporain, offrant une bonne variété de paysages sonores qui ne manqueront pas de capter l'intérêt de tout auditeur. CLIF MAGNESS obtient son groove Hard Rock avec le titre "Ain't No Way", "Shout", peut-être ma chanson préférée ici, avec sa guitare pointue et un refrain de tueur. Avec des titres comme " All Over My Mind" et "Maybe", Magness nous offre des parties plus légères, avec de la guitare acoustique et du piano, contre des parties plus fortes et avec de grosses percussions. Les grands tambours sur "All Over My Mind" sont magnifiques. Au sein de "Nobody But You", Magness se laisse tomber dans un bel harmonica. Enfin, sur l'hymne Rock AOR accrocheur "Love Needs A Heart", il est accompagné de Robin BECK pour un superbe duo.

    Dans l'ensemble, Lucky Dog est un savoureux plateau de Rock mélodique de la part de ce musicien talentueux et très accompli. Facilement recommandé même si plus Rock qu'AOR, ce Lucky Dog n'en est pas moins un bel album. Et bien que le choix du premier single soit un peu trompeur, ce second effort solo reste plutôt cohérent. CLIF MAGNESS est un compositeur exceptionnel, un excellent chanteur et un guitariste très habile. D'ailleurs je vous conseille fortement son premier album solo, qui est une merveille, tout comme l'album du groupe PLANET 3 où Clif y tient le micro.

    Chronique : David L.

    CLIF MAGNESS - Lucky Dog

     

     


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  • LELAHELL - Alif
    Metal Age Productions
    Style : Death Metal
    Origine : Algérie
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/Lelahell

    LELAHELL - Alif



    01. Paramnesia / 02. Ignis Fatuus / 03. Thou Shalt Not Kill / 04. Ribat Essalem / 05. Adam The First / 06. The Fifth / 07. Insiraf / Martyr / 08. Litham (The Reach Of The Kal Asuf) / 09. Parasits / 10. Impunity Of The Mutants

    Quatre ans après la sortie de Al Insane…The (Re)birth Of Abderrahmane, les Algériens de LELAHELL nous livrent Alif via le label Slovaque Metal Age Productions. L'album a été mixé et masterisé par les frères WIESLAWSKI, en Pologne, au célèbre Hertz Studio (Behemoth, Decapitated, Hate, Vader) et l'artwork a été réalisé par K Illustrations (Aborted, Dew Scented Sodom). Alléchante cette présentation n'est-ce pas ? Il faut également savoir que la batterie a été enregistré par l'illustre Hannes GROSSMANN (Obscura, Blotted Science, ex-Necrophagist). S'offrir les services d'un invité aussi prestigieux annonce d'ores et déjà la couleur de ce nouveau LELAHELL.

    Ce nouvel opus est centré sur le jeune Abderrahmane, cette fois-ci la trame principale raconte l'évolution de cet enfant : ses premiers pas, l'apprentissage de la lecture mais bien évidemment lorsqu'il prend conscience de la dangerosité du monde dans lequel il grandit. LELAHELL nous donne l'opportunité de nous plonger dans le second chapitre du livre d'Abderrahmane. Mais qu'en est il de la bande sonore de cette œuvre ?

    Le premier titre, "Paramnesia", démontre une nouvelle fois qu’avec LELAHELL on ne fait pas dans la dentelle. Une entrée en matière directe et soignée. Redouane AOUAMEUR (Chant, guitare, basse) n'en est pas à son coup d'essai, il a déjà officié dans plusieurs groupes de la scène Metal Algérienne. Je vous invite par ailleurs à découvrir le documentaire Highway To Lelahell.

    Malgré la jeune existence du groupe, il n'a rien à envier aux pionniers du genre : riffs survitaminés, rythmiques techniques, blast beats démentiels, des solos de guitares méticuleusement placés ("Adam The First", "Ribat Essalem"…). De plus, l'incorporation du folklore traditionnel Algérien apporte cette chaleur qui est en parfaite adéquation avec le concept de Alif. Avec ses compositions pointilleuses alliées à une production renommée, LELAHELL est monté en puissance depuis son premier EP, et le résultat est de très grande qualité.

    Chronique : Bulga Juco

    LELAHELL - Alif

     

     

     


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  • DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv
    InsideOut Music
    Style : Progressive Metal
    Origine : Canada
    Sortie : 2018
    Site Web : www.hevydevy.com

    DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv



    By Request With Orchestra

    01. Truth / 02. Stormbending / 03. Om / 04. Failure / 05. By Your Command / 06. Gaia / 07. Deadhead / 08. Canada / 09. Bad Devil / 10. Higher / 11. A Simple Lullalby / 12. Deep Peace

    Ocean Machine

    01. Seventh Wave / 02. Life / 03. Night / 04. Hide Nowhere / 05. Sister / 06. 3 A.M. / 07. Voices In The Fan / 08. Greetings / 09. Regulator / 10. Funeral / 11. Bastard / 12. The Death Of Music / 13. Things Beyond Things

     
    Inutile de présenter Devin TOWNSEND, le multi-instrumentiste canadien (STRAPPING YOUNG LAD, STEVE VAI, DEVIN TOWNSEND BAND, DEVIN TOWNSEND PROJECT,…) qui, à l'occasion des 20 ans de l'album Ocean Machine : Biomech, vient poser les flight cases du DEVIN TOWNSEND PROJECT en Bulgarie, dans l'enceinte de l'ancien théâtre Romain de Plovdiv (Filmé et enregistré le 22 septembre 2017). Comme à son habitude le Canadien nous démontre qu'il est aussi époustouflant en live qu'en studio. Le live se divise en deux parties : la première n'est autre qu'un florilège des morceaux de DTP choisis par les fans pour ce concert, interprété avec l'orchestre du Plovdiv State Orchestra.

    On reconnaît dès les premières notes la marque de fabrique de Townsend : le wall of sound (technique de production qui consiste à superposer plusieurs couches atmosphériques). L'orchestre de Plovdiv vient ensuite se greffer et là c'est le moment de vérité avec le premier riff de guitare de "Truth" (avez-vous remarqué le jeu de mots). Les morceaux s'enchaînent avec une fraîcheur et une interprétation toujours aussi irréprochable. L'orchestration apporte une dynamique qui nous donne la sensation de redécouvrir les classiques du groupe avec une certaine théâtralité. Une première partie riche en émotion, avec un Devin toujours aussi précis et perfectionniste, que ce soit dans son interprétation vocale mais également dans sa qualité de jeu.

    La deuxième partie est composée de l'intégralité de Ocean Machine, mais cette fois-ci sans l'intervention de l'orchestre. Mais est-ce vraiment nécessaire de refaire une chronique de cet album qui, d'apparence, ne démontre pas une technicité propre à ce que faisait STRAPPING YOUNG LAD, néanmoins la complexité de composition est dans l'association des autres instruments. C'est toujours un plaisir d'écouter cet opus qui marqua un tournant dans la carrière de Devin. Il y a un chez lui cette sincérité qui nous fait frissonner et voyager tout au long de ce set, le titre "Life" en est le parfait exemple. Les musiciens sont d'une précision chirurgicale, quand on écoute Devin Townsend sur ce Live At Ancient Roman Theater Plovdiv, nous n'avons pas l'impression que cet album est sorti il y a 20 ans. La nuance est infime entre l'album studio et cette interprétation live de grande qualité.

    Au final, nous avons là un live épique qui ravira aussi bien les plus anciens fans du Hevy Devy que les plus jeunes headbangers. De plus, Devin a annoncé récemment que le successeur de Transcendance (2016) était déjà en travaux, alors voila de quoi patienter en attendant cette future sortie...

    Chronique : Bulga Juco

    DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv

     

     

     

     


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  • ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back
    Spinefarm Records
    Style : Stoner Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2018
    Site Web : www.orangegoblinofficial.com

    ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back




    01. Sons Of Salem / 02. The Wolf Bites Back / 03. Renegade / 04. Swords Of Fire / 05. Ghosts Of The Primitive / 06. In Bocca al Lupo / 07. Suicide Division / 08. The Stranger / 09. Burn The Ships / 10. Zeitgeist



    Salut les amis ! Alors ? On a passé un bon Hellfest ? C’était bien, hein ? Comme chaque année bien sûr ! On en reparle très vite… Pour cette chronique, je vous présente LA découverte live de cette année pour ma part.

    ORANGE GOBLIN revient avec un neuvième opus, The Wolf Bites Back, et ça tabasse !!! Les Anglais nous offrent encore 40 minutes de pur plaisir (performant les garçons !). Le grand Ben Ward appelle ses disciples dès les premières notes, et nous sommes tout ouïe. « Rise Up , Sons of Salem !!! ». Oui, oui, c’est bon, on est chaud là ! Envoie du lourd ! Et c’est parti... du gros Stoner tout au long de cet album, avec les morceaux "Renegade" ou "Ghosts Of The Primitive" qui donnent envie de bousculer son voisin. Mais aussi "The Stranger", beaucoup plus bluesy tout en restant très lourd. A la fin c’est toujours pareil... « bah... déjà fini ?? » et on se le remet deux, trois, voire quatre fois, et ça passe toujours aussi bien... on parle toujours de l’album hein ?

    Chronique : Ben

    ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back

     

     

     

     


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  • GRAVECOVEN - Coughing Blood
    Godz Ov War Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/GraveCoven

    GRAVECOVEN - Coughing Blood



    01. Summoning Vengeance / 02. Furious Fires / 03. Spiritual Violence / 04. The Ecstasy Of Hatred

    Jusqu'ici disponibles en digital sur deux sorties distinctes, Coughing Blood et Coughing Blood 2, depuis 2015, les Américains nous proposent ces mêmes titres sur la version physique de ce premier EP nommé Coughing Blood. Après ROTTING KINGDOM, Godz Ov War Productions confirme donc son œil placé sur la scène américaine qui fourmille de groupes dont les racines sont à chercher du côté du vieux continent.

    Le duo emmené par Phillip Gallagher, qui s'occupe de tous les instruments, et James Rauh du chant, verse dans un Black Metal aux influences Doom certaines. Toutefois, si une accointance avec DEINONYCHUS pourrait être trouvée le temps du break de "Summoning Vengeance", elle s'arrête assez rapidement, le chant de James peut parfois évoquer un NIGHTBRINGER pour rester aux Etats-Unis ("Furious Fires", "The Ecstasy Of Hatred" et son rythme bien rentre dedans) alors que musicalement, le duo s'amuse avec les codes des deux genres prédominant, notamment sur un étonnant "Spiritual Violence" qui prend une tournure mélodique en plein milieu d'une avalanche de blasts et de growls caverneux, l'esprit est sombre mais très puissant. On reconnait là l'école américaine du Black Metal où la puissance répond à la crasse européenne et on voit surgir des affiliations à DRASTUS, vous voyez le tableau, on est loin de l'univers d'un BARATHRUM !

    La production étant des plus solide, notamment avec une force de percussion sur la caisse claire parfaitement audible, une guitare incisive qui assure la jonction entre le Black Metal et une lourdeur obtenue par le jeu des deux pistes de guitare, une plus précise que l'autre pour jouer sur toutes les dimensions, un choix judicieux qui confère aux quatre titres un caractère suintant tout en conservant la puissance originale. GRAVECOVEN ne va donc rien révolutionner là mais ce n'était pas le sujet, ces quatre titres présentés sur support CD permettent surtout au groupe de s'implanter un peu partout, tout en redonnant une nouvelle jeunesse à ces titres vraiment costauds. Une très belle entrée en matière.

    Chronique : Aymerick Painless

    GRAVECOVEN - Coughing Blood

     


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  • PSYCHANOIA - Unreal Seas
    Requiem Productions
    Style : Progressive Hard Rock/Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Psychanoia

    PSYCHANOÏA - Unreal Seas



    01. Melt Into Dawn / 02. This Between / 03. The Shadows In Me / 04. Thin Roads To Nowhere / 05. Find A Way / 06. The Letter / 07. My Hope / 08. Last Words

    Si PSYCHANOÏA était quelque peu passé sous le radar d'Heavy Sound lors de la sortie de ses deux premiers albums, nous avions néanmoins parlé des francs-Comtois en 2012 pour la sortie de la démo, qui nous présentait alors un avant gout de ce que serait ce troisième album, qui n'arrivera finalement qu'en... 2017.

    Constitué des membres de FOREIGN, groupe qui avait sorti le très bon The Symphony Of The Wandering Jew Part.1 en 2014, PSYCHANOÏA pratique un Rock/Metal progressif, riche et varié, qui ne manquera pas d'évoquer quelques références du genre comme MARILLION ("This Between"), PORCUPINE TREE ("Thin Roads To Nowhere") ou PAIN OF SALVATION ("My Hope"). Aérien et mélodique, le style de nos Français nous entraine à travers un bien agréable voyage où cohabitent passages planants ("Melt Into Dawn") ou plus atmosphériques ("Thin Roads To Nowhere"), naviguant, au gré des envies du combo, d'un registre plutôt Rock ("The Shadows In Me") à des choses plus progressives comme "Thin Roads To Nowhere", le tout porté par la voix d'un Ivan Jacquin au registre très versatile (les quelques growls présents sur "Last Words") parfois empreint d'une certaine théâtralité ("The Shadows In Me").

    Avec ce troisième album, PSYCHANOÏA démontre toute l'étendue de son savoir-faire via des compos parfaitement structurées et des plus inspirées, faisant de ce Unreal Seas un disque d'un très bon niveau, méritant toute l'attention des amateurs de Rock et Metal progressif, de MARILLION à ARENA en passant OPETH ou PAIN OF SALVATION.

    Chronique : Nono666

    PSYCHANOÏA - Unreal Seas

     


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  • MY INDIGO - My Indigo
    BMG
    Style : Alternative Pop
    Origine : Pays-Bas
    Sortie : 2018
    Site Web : www.my-indigo.com

    MY INDIGO - My Indigo



    01. My Indigo / 02. Indian Summer / 03. Out Of The Darkness / 04. Star Crossed Lovers / 05. Crash And Burn / 06. Someone Like You / 07. Black Velvet Sun / 08. Lesson Learned / 09. Safe And Sound / 10. Where Is My Love

    Sharon Den Adel s'offre une première parenthèse pour ce projet, MY INDIGO, dont le contenu est bien loin du Metal symphonique de WITHIN TEMPTATION. Cet album sera donc abordé avec plus ou moins d'objectivité selon l'auditeur, et il ne faut surtout pas s'attendre à un registre similaire à son groupe pour apprécier pleinement ce bel album.

    Les dix compositions sont toutes réussies, contrairement à ce qui a parfois été dit, le tout dans une ambiance certes pop et « easy listening » avec quelques effets ci-et là, mais créant souvent une ambiance inspirée de grande classe. A commencer par le premier single "Crash And Burn" et ses airs de trompettes dont les sonorités créent une atmosphère remarquable. Un atout évident pour ce titre, sans parler de la voix et des arrangements. Mais les morceaux contiennent tous un élément spécifique qui retient l'attention, et c'est là la grande force de cet album. Les instruments sont variés et apportent une diversité et un panel de couleurs assez magique, un peu à l'image de la pochette d'ailleurs. Pour être un peu rabat-joie, on peut quand même déplorer l'absence du moindre solo de guitare, même acoustique. Ceci dit ça passe largement, tant les apports de violons, de piano et autres effets plus l'étendue de la voix suffisent à maintenir une écoute plus qu'attentive... à condition de ne pas être hermétique au genre. Et de comprendre tout à fait que certains puissent être réfractaires à ces airs gentillets mais d'un autre côté tellement salvateurs. On ne pourra de toutes façons pas reprocher un manque de travail et de recherche tant toutes les compositions sont riches et inspirées. Bien sur, on ressort quelques préférences mais dans l'ensemble My Indigo est un album très homogène du début à la fin. Fin avec un "Where Is My Love" riche en intensité et dont le break fait rapprocher la voix Sharon d'une autre chanteuse quelque peu oubliée, ALANNAH MYLES. On ne sait si notre néerlandaise apprécie cette dernière... par contre lors de ses récentes interviews, elle cite des références comme KATE BUSH ou FLEETWOOD MAC... ce qui n'est pas mal non plus !

    En résumé, belle surprise que ce projet dont on attendra de voir ce qu'il donne à la longue, certains titres pouvant lasser comme "Lesson Learned" ou "Safe And Sound". Mais pour l'instant, si vous avez envie de sortir des sentiers battus et de vous évader en cette saison propice, My Indigo est fait pour vous... A consommer sans modération ni aprioris.

    Chronique : Renegade88

    MY INDIGO - My Indigo

     

     

     

     

     


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