• IHSAHN - Telemark

    Candlelight Records

    Style : Extrême Progressive Metal

    Origine : Norvège

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/ihsahnmusic

     

    IHSAHN - Telemark

     

    01. Stridig / 02. Nord / 03. Telemark / 04. Rock And Roll Is Dead (Lenny Kravitz cover) / 05. Wrathchild (Iron Maiden cover)

     

    Figure emblématique du Black metal, Ihsahn (de son vrai nom Vegard Sverre Tveitan) est un multi-instrumentiste et chanteur aux multiples facettes. Que ce soit avec EMPEROR (je me délecte toujours à l'écoute de l'album In The Nightside Eclipse sorti en 1994), considéré comme les pionniers du Black Metal Symphonique, ou bien avec PECCATUM (Metal Avant-gardiste), groupe composé de son épouse Ihriel ainsi que du frère de celle-ci. En 2006, le norvégien sort son premier effort The Adversary, (PECCATUM splitte également cette année là), délivrant un subtil mélange de metal progressif, de Black Metal et de Folk.

    Véritable bourreau de travail, Ihsahn tient un cahier des charges très strict, il sort généralement un album tous les deux ans en plus de continuer à travailler de concert avec sa femme sur d'autres projets. Il trouve également le temps, en 2014, de réamorcer la bombe EMPEROR pour divers concerts et festivals.

    Après un dernier album (Àmr en 2018) en demi-teinte (l'électro n'est pas au gout de tout le monde), Telemark saura-t-il ravir le cœur des puristes du norvégien ? L'EP est composé de cinq titres, les deux derniers étant des reprises de LENNY KRAVITZ ("Rock And Roll Is Dead") et de IRON MAIDEN ("Wrathchild"). Les deux titres ne sont pas dénués de nouveautés par rapport aux originaux, notamment sur les couplets interprétés par la voix caverneuse habituelle du chanteur ainsi que le fameux saxophone alto ponctuellement présent dans les compos du groupe depuis l'album After (interprété par Jørgen Munkeby du groupe SHINING) mais ces morceaux ne constituent pas la réelle trame de cette nouvelle mixture. Le titre fait référence à la comté norvégienne qui a vu grandir Ihsahn et en ce qui concerne les trois titres originaux, ils sont interprétés dans sa langue natale, c'est une première dans sa carrière.

    "Stridig" ouvre l'EP avec une intro assez sombre et énigmatique, la tension monte progressivement jusqu'aux premiers riffs lourds laissant apparaître le chant d'Ishahn, jouissivement bourru et affolant. Une pincée folklorique, des cuivres, quelques breaks diaboliquement maîtrisés, le tout mené tambour battant par une rythmique brutalement progressive, propose une entrée en matière riche et prometteuse. "Nord" se veut tout aussi alambiqué et largement influencé par le Black Metal nordique. Beaucoup plus mélodique que le titre précédent, épousant parfaitement la ligne de chant, les voix claires apportent une fraîcheur, sans pour autant dénaturer la filiation du genre. Les divers solos adroitement mis en place reflètent une énième fois un grand savoir faire dans le travail de composition est de grand, s'en est presque addictif avec le temps. Le titre éponyme "Telemark", dernière pièce originale de l'EP, lourde et gracieuse, avec son intro assez longue laissant place au saxophone et au travail de guitare fortement influencé par le violon. Les cris d'Ihsahn retentissent, les gros riffs nerveux et la batterie puissante changent littéralement le tempo du morceau, nous sommes complètement immerger par l'atmosphère exaltante qui se dégage à ce moment du morceau. Enluminé par le folklore nordique et furieusement efficace, j'ai presque le sentiment d'avoir foulé le sol norvégien aux cotés d'Ihsahn.

    IHSAHN captive par sa créativité et l'art de surprendre. Malgré des choix artistiques pas toujours compris du public, il reste néanmoins un compositeur talentueux n'ayant pas peur de se réinventer. Les reprises mise à part (je préfère indubitablement ses œuvres originales), Telemark est un voyage expérimental qui n'est pas rapiat en bonnes surprises. YES IHSAHN !

     

    Chronique : Bulga Juco

    IHSAHN - Telemark

     

     

     


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  • CHRONUS - Idols

    Listenable Records

    Style : Hard Rock

    Origine : Suède

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/chronusband

     

    CHRONUS - Idols

     

    01. Mountains Of Madness / 02. Heavy Is The Crown / 03. Shepherd / 04. My Heart Is Longing For You / 05. Ghosts / 06. Sun / 07. Pharos / 08. Black Water / 09. Memories / 10. Idols

     

    Originaire d'Helsingborg, en Suède, CHRONUS se forme en 2015, et sort son premier album éponyme en 2017. A sa tête Sebastian « The Baron » Axelsson. Rapidement je pense « Baron... ok, c’est sûrement un groupe qui surfe sur la vague GHOST avec, en figure de proue, un leader emblématique », donc crainte du copier/coller... mais comme vous le savez je suis plus intelligent que ça... Si, si, VOUS LE SAVEZ !! ... Alors je creuse un peu. Première écoute de leur nouvel album, Idols, avec le titre "Mountains Of Madness". Eh bien, grosse surprise... Vous aimez surement Ozzy Osbourne, leader charismatique de BLACK SABBATH et de son propre groupe ? Et vous connaissez peut-être également Torkjell Rod/Toschie, chanteur dAUDREY HORNE ? Shake, Shake, Shake - et boom !!! On obtient la voix de ce bon vieux Baron. On est sur du Heavy Rock bien entraînant, avec des refrains et des débuts de morceaux entêtants dès la première écoute ("My Heart Is Longing For You", "Memories" et "Shepherd" entre autres). Un très bon album, pas une grande invention de style en soit, du déjà vu... mais ça marche fort et bien.

     

    Chronique : Ben

    CHRONUS - Idols

     

     

     


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  • WOLFHEART - Wolves Of Karelia

    Napalm Records

    Style : Winter Metal

    Origine : Finlande

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/WolfheartRealm

     

    WOLFHEART - Wolves Of Karelia

     

    01. Hail Of Steel / 02. Horizon On Fire / 03. Reaper / 04. The Hammer / 05. Eye Of The Storm / 06. Born From Fire / 07. Arrows Of Chaos / 08. Ashes

     

    Hyvää huomenta* les metalheads ! (*bonjour en finnois)

     

    Début 2013, Tuomas Saukkonen (multi-instrumentiste, compositeur, chanteur, producteur) annonçait la dissolution de tous ses groupes : BEFORE THE DAWN, BLACK SUN AEON, DAWN OF SOLACE, THE FINAL HARVEST (au  poste de batteur) et ROUTASIELU afin de se concentrer sur un projet unique WOLFHEART. Comme à son habitude, Saukkonen enregistre l'intégralité des instruments et s'entoure de musiciens de sessions pour les prestations scéniques. Depuis Shadow World (2015), WOLFHEART devient réellement un groupe à part entière avec l'arrivée de Lauri Silvonen au poste de bassiste (BLOODRED HOURGLASS) et du batteur Joonas Kauppinen (ex-BEFORE THE DAWN). Après le très bon Constellations Of The Black Light sorti en 2018, le loup de Lahti et sa meute sortent de leur tanière afin de nous proposer Wolves Of Karelia.

    Catégorisant leur musique de Winter Metal, c'est avec cette ambiance glaciale  que le titre "Hail Of Steel" introduit le nouvel album. Après une bonne minute instrumentale, on se languit de cette montée en puissance nous emmenant progressivement sur un chemin sans retour. La batterie entre en jeu et la voix de Tuomas débarque, semant confusion et décimation sur son passage. La section rythmique démontre une agressivité et une maîtrise mûrement réfléchies, c'est sur un mélodieux et mélancolique solo guitare que s'achève notre premier voyage au Pays des mille lacs.

    C'est dans cette dynamique alliant judicieusement violence et douceur que "Horizon On Fire" pointe le bout de son nez, avec une déferlante de technicité rappelant fortement certains groupes de Brutal Death, le tout saupoudré d'une couche de clavier atmosphérique. Efficacité et simplicité font également partie de l'univers du groupe, c'est le cas sur "Reaper", on va droit à l'essentiel avec des riffs plus épurés un tant soit peu folk. Le chaos resurgit avec "The Hammer", on retrouve l'essence même de la bestialité avec ses riffs percutants d'une précision irréprochable ponctués par le solo monstrueux de la nouvelle recrue Vagelis Karzis (ex-ROTTING CHRIST). Après ce bombardement, "Eye Of The Storm", morceau instrumental faisant la part belle à la guitare acoustique et au piano dépeint allègrement l'horreur d'un champ de bataille.

    La guerre n'est pas finie, "Born From Fire" tel un phénix renaissant de ses cendres nous replonge dans un Death Melo envoûtant qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin. Il est intéressant de constater que le combo intègre subtilement des sonorités Black Metal sur "Arrows Of Chaos", distillé par un son massif et puissant. La dernier sang arrive sur "Ashes" abordant une nouvelle fois avec brio un Death metal scandinave très coloré spécifiquement par l'incorporation d'instruments acoustiques.

    Tuomas Saukkonen fait partie des ces génies musicaux (je citerai pour ma part Devin Townsend et Ihsahn) qui, à chaque nouvelle œuvre, nous transcendent tant par leurs travaux que par leur savoir faire. Racontant la bravoure d'une nation pendant leur affrontement contre la Russie en 1939, les finlandais de WOLFHEART proposent un excellent album résultant d'un travail rigoureux et très soigné.

     

    Chronique : Bulga Juco

    WOLFHEART - Wolves Of Karelia

     

     

     

     


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  • KING WITCH – Body Of Light

    Listenable Records

    Style : Doom Metal

    Origine : Royaume-Uni

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/kingwitch

     

    KING WITCH - Body Of Light

     

    01. Body Of Light / 02. Of Rock And Stone / 03. Call Of The Hunter / 04. Return To Dust / 05. Order From Chaos / 06. Solstice I – She Burns / 07. Witches Mark / 08. Solstice II / 09. Beyond The Black Gate

     

    Pas trop la  pêche en ce moment avec ce confinement ? Tu veux un peu de lumière dans ta vie ? Et bien ne compte pas sur moi... car on va causer Doom aujourd’hui.

    KING WITCH est un groupe écossais formé début 2015 dans une caverne des vieilles rues d’Edimbourg. A sa tête, Laura Donnelly, une nouvelle prêtresse démoniaque. Un peu comme Jinx Dawson (COVEN), Alia O’Brien (BLOOD CEREMONY), j’en passe et des meilleures. Le chant de Laura me fait plus penser à la voix de Chantal Brown alias «  Oya  » de VODUN, groupe de Stoner londonien que je vous recommande chaudement d’ailleurs.

    Bref, revenons à nos têtes de boucs... Body Of Light est le deuxième album du groupe. Si vous aimez le Doom, ne vous fiez pas au titre éponyme de cet album : c’est un envol avant de redescendre dans les tréfonds les plus obscures de la terre. Attardez-vous plutôt sur... bah, tout le reste en fait... cet album est une vrai bonne découverte. Mention particulière à "Beyond The Black Gate" et "Return To Dust". Donc le point en moins, c’est que pour le premier titre... ouais, je suis vilain !

     

    Chronique : Ben

    KING WITCH - Body Of Light

     

     

     


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  • TESTAMENT - Titans Of Creation

    Nuclear Blast

    Style : Thrash Metal

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2020

    Site Web : www.testamentlegions.com

     

    TESTAMENT - Titans Of Creation

     

    01. Children Of The Next Level / 02. WWII / 03. Dream Deceiver / 04. Night Of The Witch / 05. City Of Angels / 06. Ishtars Gate / 07. Symptoms / 08. False Prophet / 09. The Healers / 10. Code Of Hammurabi / 11. Curse Of Osiris / 12. Catacombs

     

    Depuis leur signature en 2008 avec le label Nuclear Blast, les Américains de TESTAMENT nous délivrent un nouvel opus tous les quatre ans. Malgré une tournée avortée par la crise sanitaire actuelle et Chuck Billy testé positif au Coronavirus, un "nouveau testament" est de bon augure pour nous redonner foi en notre bon vieux Thrash Old School.

    Comme pour son prédécesseur, Brotherhood Of The Snake (2016), Titans Of Creation est produit par Eric Peterson (guitare) et Chuck Billy (chant) et une nouvelle fois mixé et masterisé par Andy Sneap (HELL, JUDAS PRIEST en live depuis 2018). Avec un son puissant et nerveux comme sur le dernier album, "Children Of The Next Level" ouvre les hostilités avec une efficacité sans pareil. Du bon Thrash qui fait plaisir aux esgourdes. Le travail des guitares est bougrement efficace, la rythmique est en béton armé : Steve DiGiorgio (basse Fretless) et le génialissime batteur Gene "The Atomic Clock" Hoglan étaient déjà partenaire de rythme dans DEATH. Chuck ne déroge pas à la règle avec un chant toujours aussi puissant malgré l'approche de la soixantaine. Quelle ne fût pas ma surprise sur "WWIII" de subodorer cette teinte Black Metal pour un résultat des plus probant. "Dream Deceiver" et ses solis de guitare très heavy harmonisés par un refrain accrocheur et fédérateur... un petit pogo dans le salon ça vous tente ? Pour ce qui est des claques, "Night Of The Witch" n'est pas avare, une jolie castagne thrashy agrémentée par les backings vocaux saturés de Peterson. La tension redescend sur "City Of Angels", moins d'astiquage de manche pour laisser la place à DiGiorgio avec un solo de basse dont il a le secret. Le bassiste nous démontre une énième fois son groove incomparable sur "Ishtar's Gate" suivi de près par son comparse Hoglan toujours aussi irréprochable dans sa technicité derrière les futs. Les aficionados du genre seront ravis des morceaux "Symptoms" et "False Prophet" délivrant justement ce côté Old School et enragé de la Bay Area. "The Healers" fait partie de ces morceaux où la batterie est tellement explosive que tu dis "WHAT THE F...!!!!". Gene y est démentiel, une agressivité et une précision de fer... BLAST BEAT !!!!!! Le petit effet wah-wah sur la basse pour l'ouverture de "Code Of Hammurabi" nous envoie directement sur un titre  percutant, toujours accentué par le chant rigoureusement travaillé de Billy. Après moultes suées et approchant gentiment de la fin de l'écoute, on n'imagine pas une seconde se reprendre un scud en pleine face, et pourtant "Curse Of Osiris" nous tartine d'une bestialité magistrale. Comme disait John Coffey dans La Ligne Verte : « Je suis fatigué patron », place au calme avec l'outro musicale "Catacombs" qui nous apporte cette petite douceur dans cette course effrénée contre les dieux de l'Olympe.

    Avec un line-up fort en expérience, TESTAMENT réussit un essai presque parfait. Pas simple de se réinventer dans un mouvement qui a vu émerger tant de groupes légendaires, Titans Of Creation mérite haut la main sa place dans le panthéon du Thrash.

     

    Chronique : Bulga Juco

    TESTAMENT - Titans Of Creation

     

     

     

     


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  • TREPALIUM - From The Ground

    Klonosphere / Season Of Mist

    Style : Groove Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/TREPALIUMBAND

     

    TREPALIUM - From The Ground

     

    01. From The Ground / 02. Twins Brawl / 03. Secretly Depressed / 04. Aimless Path (Part I) / 05. …To The Sun / 06. Feelin' Cold / 07. Everything Is Supposed To Be Ok

     

    Première sortie depuis l'arrivée de Renato Di Folco derrière le micro, From The Ground, revêt donc une importance toute particulière pour les fans de TREPALIUM, d'autant plus si on ajoute qu'il s'agit de la première sortie du groupe depuis 2014 ! Une chose n'a pas changé, c'est Thibaut Chaumont qui a assuré l'enregistrement, le mix et le mastering de ces 7 nouveaux morceaux, au Deviant Lab Studio.

    Pour ma part, j'avais laissé le groupe en 2012 avec leur dernier album en date, H.N.P., et autant être clair de suite, musicalement, le groupe a peu évolué. On retrouve cette habitude de faire appel au piano façon saloon ("From The Ground", "Aimless Path (Part I)") et ce sera tout de ce côté là pour ce nouvel opus. En effet, pas de trompette, de trombone et autres instruments auxquels le groupe a pu faire appel auparavant, les Français restent sur une formation Rock standard. Il faut dire que le Metal atypique composé par Harun Demiraslan est de suite reconnaissable et n'a pas forcément besoin d'autres instruments pour faire parler la poudre. Toutefois, dans cette apparence des plus brutes, TREPALIUM n'a jamais autant ressemblé à PANTERA, pas forcément une mauvaise chose mais lorsque l'on se rappelle de ce que le groupe pouvait proposer pour ratisser plus large tout en étant des plus inventifs et créatifs, on peut regretter ce léger pas de côté. D'autant plus que la voix de Renato, si elle n'est franchement pas mauvaise, est elle aussi bien plus standard que son prédécesseur, Cédric Kéké Punda.

    Il faut également ajouter que le groupe a décidé, volontairement ou pas, de réduire la durée de ses morceaux pour atteindre la plupart du temps les 3 minutes à peine, avec un compositeur identique et une patte identique, imaginez ce que donne le style en plus direct que ce qu'il proposait auparavant. On peut avoir l'impression, à la première écoute, que les morceaux sont tronqués ou non finis, mais c'est parce que notre esprit est habitué à un schéma plus long avec la musique du groupe, parce qu'une fois passé cet étonnement, il faut avouer que finalement cette caractéristique de From The Ground est plutôt salutaire. Certes, la durée dépasse à peine les 21 minutes mais la qualité étant toujours plus importante que la quantité, nous ne retiendrons pas cela à la charge du groupe qui s'en tire plutôt très bien ici. 

    Vous l'aurez compris, toujours cette facilité à faire sonner sa guitare de façon jazzy avec son Power Metal à la PANTERA, toujours cette capacité à utiliser le piano et des sonorités non conventionnelles dans le Metal, une production toujours aussi pointue, TREPALIUM ne surprendra personne si ce n'est par l'aspect étonnement simplifié de sa musique, mais n'est-ce pas là le plus étonnant finalement ? La facilité n'aurait-elle pas été de remplir avec des trompettes, xylophones et autres instruments pour rassurer des fans qui demandent à être surpris. Car, oui, avec ce groupe, il ne faut pas attendre quoique ce soit pour ne pas être déçu, ce sont eux qui mènent la danse, et là encore c'est le cas, même si avec From The Ground, bien plus de monde se retrouve invité à la danse.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    TREPALIUM - From The Ground

     

     

     


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  • ANVIL - Legal At Last

    AFM Records

    Style : Hard & Heavy

    Origine : Canada

    Sortie : 2020

    Site Web : www.anvilmetal.com

     

    ANVIL - Legal At Last

     

    01. Legal At Last / 02. Nabbed In Nebraska / 03. Chemtrails / 04. Gasoline / 05. I'm Alive / 06. Talking To The Wall / 07. Glass House / 08. Plastic In Paradise / 09. Bottom Line / 10. Food For The Vulture / 11. Said And Done / 12. No Time

     

    Quoi de plus similaire à un album d'ANVIL qu'un autre album d'ANVIL ? Et ce n'est pas ce Legal At Last, dix-huitième réalisation du combo canadien, qui nous fera dire le contraire, proposant un Hard & Heavy certes basique mais néanmoins solide, notamment dans son exécution, mais qui sent parfois un peu le réchauffé. ANVIL utilise une recette mille fois éprouvée, aucune surprise, d'emblée on se retrouve en terrain connu, avec un morceau-titre puissant à l'efficacité indéniable, bientôt suivi d'un "Nabbed In Nebraska" fédérateur qui devrait faire son petit effet en live, et il en sera de même tout au long de ce cru 2020, alternant morceaux speed ("Chemtrails", "Food For The Vulture" à la fin bluesy surprenante, "No Time"), plus lourds ("Gasoline", "Plastic In Paradise", "Said And Done") ou plus foncièrement Hard Rock ("I'm Alive", "Bottom Line"), rien de révolutionnaire avec ce Legal At Last, vous l'aurez sans doute compris, juste un bon album, simple et direct, garanti sans OGM. De quoi combler les fans du band canadien... Et rien que ça, ce n'est déjà pas si mal !

     

    Chronique : Nono666

    ANVIL - Legal At Last

     

     

     

     


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  • DEMONS & WIZARDS - III

    Century Media Records

    Style : Power Metal

    Origine : Etats-Unis / Allemagne

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/demonsandwizardsofficial

     

    DEMONS & WIZARDS - III

     

    01. Diabolic / 02. Invincible / 03. Wolves In Winter / 04. Final Warning / 04. Timeless Spirit / 05. Dark Side Of Her Majesty / 06. Midas Disease / 07. New Dawn / 08. Universal Truth / 09. Split / 10. Children Of Cain

     

    DEMONS & WIZARDS est avant tout la collaboration entre le guitariste et fondateur du groupe ICED EARTH : Jon Schaffer, et  du chanteur Hansi Kürsch de BLIND GUARDIAN. Après deux albums assez bien accueillis, Demons & Wizards en 2000 et Touched By The Crimson King en 2005, il fallut attendre presque 14 ans pour que le nom du groupe resurgisse. Tout d'abord par la réédition  des deux opus précités en version remasterisée, ainsi que la présence du combo dans plusieurs festivals notamment au Hellfest édition 2019 avec une prestation monumentale. Le 13 décembre 2019 le groupe dévoile le single "Diabolic" ainsi que l'annonce  de leur futur album simplement appelé III prévu le 21 février 2020.

    "Diabolic" ouvre justement les hostilités de cette nouvelle œuvre, intro mélodique associée à des chœurs assez religieux, les riffs massifs de Schaffer entrent en piste et nous délivrent un morceau très heavy mélodique, voire progressif dans sa construction. Hansi allie parfaitement puissance et maîtrise dans une ambiance assez sombre, l'intervention de backing vocaux saturés ajoute une noirceur supplémentaire au morceau. On enchaîne avec "Invincible", on retrouve la dynamique habituelle du groupe: refrain accrocheur et rythme effréné... "Wolves In Winter" ne démord pas à la règle, Hansi dévoile un chant enragé assez surprenant accompagné par des riffs très speed et nerveux émanant de la main droite de Jon. "Final Warning" se veut très narratif et très incisif, ce n'est pas sans rappeler certains titres d'ICED EARTH (Something Wicked Part 1 et 2 par exemple). Toute la puissance et le travail de composition du duo trouvent leur force dans les titres plus longs, "Timeless Spirit" en est le parfait exemple. Magnifique guitare acoustique sur la première partie évoluant sur un final épique, le chant presque écorché vif de Kürsch est tout simplement sublime. La tension est omniprésente, magnifique ballade torturée qui prend aux tripes, agrémentée par un solo de Jake Dreyer (WITHERFALL / ICED EARTH) qui hérisse littéralement  nos poils. La grandiloquence du chanteur de BLIND GUARDIAN est à son apogée sur "Dark Side Of Her Majesty". Musicalement on retrouve la marque de fabrique de DEMONS & WIZARDS, néanmoins, emmenée par la prestation de Hansi, le résultat se veut incroyablement  efficace et pertinent. Et que serait le jeu de Schaffer sans les groupes qui l'ont influencé, il cite KISS comme principale inspiration lors d'une interview sur le podcast "Come To Where I'm From". Son amour du Hard Rock se fait tout de suite ressentir sur "Midas Disease" qui rend un très bel hommage au feu guitariste Malcolm Young (AC/DC). "New Dawn" est un morceau très typique de ce que nous a habitué le guitariste : heavy à souhait et refrain accrocheur. "Universal Truth" se veut, quant à lui, très sobre, laissant la part au chant avec une habileté déconcertante, Hansi sait parfaitement nous émoustiller par sa sensibilité à fleur de peau. Après ce lot d'émotions fortes, le côté thrashy de "Split" tombe à point nommé, la guitare saccadée qui castagne dans tous les sens, ponctuée une nouvelle fois par des solos de grande qualité. Le final "Children of Cain" délivre un morceau essentiellement acoustique enchaînant guitares et mandoline avec beaucoup de subtilité, autant dans la musicalité que dans l'effervescence du chant.

    III est plus qu'un side-project, ce n'est plus ICED EARTH avec le chanteur de BLIND GUARDIAN, l'identité et l'univers respectif des deux protagonistes y sont parfaitement équilibrés. Certes l'attente fût longue mais la symbiose du tandem nous dévoile la richesse d'un travail de composition accompli et plein de surprises. Une romance qui j'espère se pérennisera afin de nous donner une suite TRÈS prochainement!!

     

    Chronique : Bulga Juco

    DEMONS & WIZARDS - III

     

     

     

     

     


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  • H.E.A.T - H.E.A.T II

    earMUSIC

    Style : Melodic Hard Rock

    Origine : Suède

    Sortie : 2020

    Site Web : www.heatsweden.com

     

    H.E.A.T - H.E.A.T II

     

    01. Rock Your Body / 02. Dangerous Ground / 03. Come Clean / 04. Victory / 05. We Are Gods / 06. Adrenaline / 07. One By One / 08. Nothing To Say / 09. Heaven Must Have Won An Angel / 10. Under The Gun / 11. Rise

     

    Les amateurs de Metal mélodique sont nombreux mais la plupart du temps tournés vers le Heavy mélodique qui compte bon nombre de groupes dont de très très connus. Mais même si le genre n'est plus très prisé de nos jours, il y a pourtant eu des fans de Hard FM dans les 80's, et il reste encore quelques combos qui le pratique. H.E.A.T en fait encore partie et nous sort cette année son nouvel album qui continue contre vents et marées à faire ce qu'il sait faire de mieux. Autant dire qu'avec cet album, les amateurs ne seront pas déroutés ni surpris... sauf peut-être par la qualité de ses compos. Parce que cet album ne révolutionne pas le genre et on va y retrouver les recettes connues et utilisées par les plus grands groupes mais sans pour autant parler de "réchauffé".

    Pour preuve, "Rock Your Body" qui ouvre l'album aurait très bien pu se retrouver sur l'album Time To Burn du GIANT de Dan Huff, et on n'aurait rien trouvé à y redire. D'ailleurs on pourrait dire que cette référence est certainement celle qu'on peut avoir le plus en tête à l'écoute de H.E.A.T II, que ce soit au niveau de la qualité des compositions tout comme celle de la production. Un son en béton et superbement équilibré, des arrangements forts bien appropriés sans trop en faire, des claviers utilisés à bon escient, une basse qui ronronne tel un gros chat et des guitares qui rappellent qu'il s'agit bien d'un groupe de Metal.

    Et si le titre d'ouverture est déjà fort plaisant, la suite va enfoncer le clou pour vous laisser des hits en tête qui vous donneront envie de les repasser sitôt l'écoute terminée. Oui, je parle bien de hits tellement cet album en regorge: "Dangerous Ground", bien enlevé, "Come Clean", magnifique mid-tempo, un "Victory" fédérateur qui cartonnera en concert, "Adrenaline" qui donne l'envie de chanter à tue-tête, "One By One" et "Heaven Must Have Won An Angel" entêtant, ainsi que le "Under The Gun" & "Rise" qui concluent superbement l'album. On n'oubliera pas la ballade de rigueur "Nothing To Say" un peu en deçà du reste, ainsi que "We Are Gods", plus lourd et bluesy, mais qui reste de belle facture.

    En conclusion, si vous aimez le genre, ce H.E.A.T II est fait pour vous. Personnellement, il y a longtemps qu'un album de Hard FM ne m'avait fait cet effet.

     

    Chronique : Helldoween

    H.E.A.T - H.E.A.T II

     

     

     

     

     


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  • SLAVE ONE - Omega Disciples

    Dolorem Records

    Style : Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/SlaveOneMetal

     

    SLAVE ONE - Omega Disciples

     

    01. Lightless Perspectives / 02. Debris / 03. Dissident Flesh / 04. Carbon Mantra / 05. Shapers Of The Inconsistent Horizon / 06. Ce Que Dit La Bouche De L'ombre / 07. Les Disciples De l'Omega / 08. Suffocating The Stars

     

    Les français de SLAVE ONE sont de retour avec Omega Disciples, un deuxième album qui intronise le nouveau chanteur, Cyril, également impliqué dans BRENNKELT, groupe dans lequel étaient également impliqués les trois autres membres du groupe.

    Sur ce nouvel opus, le chant de Cyril ne se différencie pas totalement de ce que le groupe proposait auparavant, si ce n'est cette voix légèrement plus caverneuse qui va parfaitement bien avec la musique de ce groupe qui a su évoluer entre ses deux albums. Car, en effet, si on reconnait la touche technique qui émaille cet Omega Disciples ("Debris" par exemple), on relève surtout ce son plus massif et une ambiance bien plus sombre qui révèle totalement le chant. D'autant plus lorsqu'une voix légèrement parlée se fait entendre derrière un léger filtre pour une ambiance malsaine (avec Warchangel de RITUALIZATION au chant en tant qui'invité sur "Dissident Flesh" vous avez un indice sur le taux de crasse de cet album). Rien qu'à ce niveau, le groupe a clairement grand,i et surtout beaucoup travaillé, on y perçoit une touche un peu plus old-school qui tire sur les DEICIDE et autres SIX FEET UNDER, clairement une réussite majeure de cet album.

    Ce que SLAVE ONE a retiré de technique parfaitement (parfois trop?) audible, il l'a mis dans un feeling qui atténue le côté rigide de ce Death Metal qui ne demande qu'à respirer, "Carbon Mantra" en est un parfait exemple. Cette guitare rythmique qui brise des nuques avec un lead plus mélodique et surtout moins syncopé pour rendre le tout plus coulant. Voilà une des recettes de cet album qui lorgne un peu plus vers BEHEMOTH ou HATE que ce que le groupe nous avait proposé jusque là. Même si, attention, on n'est pas dans du mimétisme du groupe polonais mais une ambiance qui y ressemble parfois permet aux français de gagner en férocité ce qu'il avait auparavant en brutalité technique, finalement assez stérile en termes d'impact psychologique sur l'auditeur.

    Les titres "Shapers Of The Inconsistent Horizon" et "Ce Que Dit La Bouche De L'Ombre" sont peut-être les meilleurs que le groupe ait composé, juste équilibre entre la nature profonde du groupe dans un Death Metal old-school et sans concession où la technique au manche fait des étincelles, et une part de mélodie bien sentie dans des leads et quelques solos parfaitement placés et au feeling imparable. Ajoutez à cela une production massive signée Julien Desjardin (je ne le connaissais pas avant cet album, excellent travail !) qui a réalisé le mix et le mastering assurant une place de choix à une basse en clé de voûte de cet ensemble et qui se permet même parfois de se mettre en avant sur de courts instants.

    Dans la continuité d'un Disclosed Dioptric Principles paru en 2016, SLAVE ONE montre là son évolution sans dénaturer les bases solides qu'il avait alors construites, il affiche même une belle progression tant dans l'écriture que dans la mise en son. Si vous doutiez encore de la qualité de la scène Death française, Dolorem Records vous le rappelle une nouvelle fois avec cet album d'un groupe qui devrait prendre un envol certain.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    SLAVE ONE - Omega Disciples

     

     

     


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