• ANATHEMA - The Optimist
    Kscope Music
    Style : Rock/Pop
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.anathema.ws

    ANATHEMA - The Optimist



    01. 32.63N 117.14W / 02. Leaving It Behind / 03. Endless Ways / 04. The Optimist / 05. San Francisco / 06. Springfield / 07. Ghosts / 08. Can't Let Go / 09. Close Your Eyes / 10. Wildfires / 11. Back To The Start

    Un des plus grands mystères est en passe d'être résolu, qu'a-t-il bien pu arriver à la personne qui était au volant du véhicule que l'on voit sur la pochette de l'album A Fine Day To Exit d'ANATHEMA ? Pourtant depuis, les téléphones ont évolués et ne ressemblent plus à ce que l'on y voyait et les tableaux de bord des véhicules ne ressemblent plus du tout à celui de cet album et qui ressemblait étrangement à celui d'une R5. Mais surtout, ANATHEMA également a changé avec des albums de moins en moins Metal et même de moins en moins sombres. D'ailleurs, Distant Satellites montrait clairement une voie Alternative lorgnant sur le Trip Hop bien amorcée par un We Are Here Because We Are Here qui était porté par l'envie du groupe Anglais de se démarquer du fardeau de son passé.

    Vous l'aurez peut-être compris mais The Optimist est la suite conceptuelle de A Fine Day To Exit et les clins d’œil sont d'ailleurs assez réguliers, tant sur l'introduction "32.63N 117.14W" ou la fin d'"Endless Ways" mais si cette information ne vous est pas parvenue, ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas perdu. Tout d'abord, là où ce fameux album sentait la mélancolie à plein nez, ici c'est plutôt du feel good et le voyage lumineux qui est mis en avant, avec l'instrumental "San Francisco" par exemple qui précède un "Springfield" où la voix de Lee Douglas brille énormément, et avec ce nouvel album on imagine une fin heureuse à l'histoire du protagoniste de l'histoire qui nous est contée.

    Cependant, dans la formule, les frères Cavanagh n'ont pas tellement changé de formule, le côté progressif est toujours palpable mais on pourrait rapprocher cet album de A Natural Disaster avec ses recherches électroniques de l'époque et les morceaux revêtent plus une structure électronique que Rock progressif, de même on sent un chemin parallèle à celui d'un Steven Wilson et de sa carrière solo qui semble se diriger vers le Rock Pop so british. Avec les 11 titres de cet album, c'est la sophistication, la sobriété et la bien séance qui trônent, on pourrait presque imaginer ANATHEMA chanter dans un restaurant huppé de Paris, à la place d'un pianiste (souvent mégalo à mort en plus !) bref, si vous cherchez de la violence, de l'esprit torturé, ce n'est pas par ici.

    Une fois que cela est accepté, on se laisse transporter par le talent de composition, des "Leaving It Behind", "Endless Ways", "The Optimist" ou "Ghosts" sont juste magnifiques et pourront parler à tous les publics, du Rock à la Pop, et puis le cas de "Can't Let Go" et son chant qui rappellerait un Laurent Voulzy alors que la batterie hypnotique, martelant un rythme soutenu et dansant, ANATHEMA a réussi sa mue et même si, à titre personnel, j’adhère moins à cette nouvelle orientation, avec le recul et l'acceptation de laisser filer son amour "musical" de l'adolescence pour le laisser grandir et s'épanouir, il faut reconnaitre que The Optimist possède bien des arguments pour s'imposer au-delà des carcans du Metal, même si les bobos bien-pensants ne laisseront jamais une chance à ce groupe à cause de son passé, une station comme RFM, pourquoi pas ? Alors je sais que ça peut faire peur, mais à force de dire que le public Metal n'est pas qu'une bande de brutaux barbares assoiffés de sang, il va bien falloir envoyer des signes forts de notre bonne éducation au monde extérieur, The Optimist peut en être un très fort.

    Sur le plan de la production, comme depuis plusieurs albums maintenant, rien à reprocher à ce groupe, tout y est parfait, une production très cosy, presque Jazz d'ailleurs, notamment par le traitement de la batterie chaude mais pas envahissante. Maintenant, si vous voulez mon avis de fan de la période Eternity ayant totalement adhéré à l'orientation prise sur We Are Here Because We Are Here, cet album confirme que le groupe est sur un chemin sans retour possible, je n'y retrouve pas l'ambiance de cet ANATHEMA que j'ai tant chéri mais, cela n'est pas nouveau puisque dès Weather Systems je ne me reconnais plus dans cette musique mais cela ne m'empêche pas de reconnaitre la qualité intrinsèque de cet album. Mais des pistes comme "Wildfires" ou "Back To The Start" et ses cordes sentant fort le bonheur mais surtout la facilité, même la ligne de chant, qui est souvent un point fort du groupe, se contente là de suivre les instruments, là ça sent trop la guimauve pour moi, sans parler de la fin de la piste avec des bruitages à n'en plus finir, on avait compris le clin d’œil à A Fine Day To Exit bien avant, il n'était pas nécessaire d'insister autant, bref, tout ceci n'enlève en rien la qualité extraordinaire de cet album, mais si comme moi, vous aimiez la mélancolie dans ce groupe, The Optimist sera source de frustration.

    Chronique : Aymerick Painless

    ANATHEMA - The Optimist

     


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  • HAREM SCAREM - United
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : Canada
    Sortie : 2017
    Site Web : www.haremscarem.net

    HAREM SCAREM - United



    01. United / 02. Here Today, Gone Tomorrow / 03. Gravity / 04. Sinking Ship / 05. One Of Life's Mysteries / 06. No Regrets / 07. Bite The Bullet / 08. Things I Know / 09. The Sky Is Falling / 10. Heaven And Earth / 11. Indestructible

    Un nouvel album d'HAREM SCAREM est toujours gage de qualité. Le groupe canadien se situe en effet dans un registre mélodique plutôt agréable qu'on qualifiera d'AOR, mais sans les grosses nappes de claviers souvent caractéristiques du genre. On se rapproche souvent de la Pop, mais les solos incisifs de Pete Lesperance, très présents, nous laissent malgré tout bien dans un registre Hard Rock.

    United contient de très bons moments, rien à redire là-dessus, il n'y a pas beaucoup de place pour l'ennui car l'ensemble est bien inspiré. Cependant, à la longue, et selon notre sensibilité auditive, il est possible de se lasser de quelques refrains un peu trop « sucrés », notamment de par l'association des deux voix. En effet, Darren Smith, le batteur, y supplante toujours le chanteur Harry Hess, chargeant parfois un peu trop l'écoute, d'où cette impression d'un côté « ritournelles pour midinettes » (le premier single "Sinking Ship" en est un parfait exemple) mais sans y voir non plus une critique péjorative au sens propre du terme. C'est leur style, c'est tout... et on accroche ou pas ! Et forcément, dans les compositions un peu moins denses comme "Bite The Bullet" ou "Gravity"... on reste plus de marbre. Par contre, avec des titres comme "No Regrets" (le meilleur sans doute), "Sky Is Falling" ou encore "Indestructible"... on se laisse facilement emporter, en sachant qu'on y reviendra dans le futur.

    Une bonne impression générale donc, mais pas assez entière pour une appréciation maximale, le sentiment étant un peu le même que pour Thirteen sorti en 2014, United contenant son lot de très bons titres, mais aussi d'autres un peu plus passe-partout. HAREM SCAREM reste une référence solide du genre, mais essentielle... c'est une autre question.

    Chronique : Renegade88

    HAREM SCAREM - United

     


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  • GUT-SCRAPERS - Getting Through
    Brennus Music
    Style : Hard Rock'n'Roll
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.gutscrapers.com

    GUT-SCRAPERS - Getting Through



    01. Thankful / 02. Getting Through / 03. Let Me Tell You / 04. The Road / 05. Ahead / 06. Let The Light / 07. Cat On The Roof / 08. Days Will Come / 09. No Way Back / 10. Ride / 11. Wind Of Hope

    Avec GUT-SCRAPERS la recette est simple : on frappe d'abord, on cause après ! En effet, le fougueux combo Nîmois pratique ce qu'il appelle le Rock'n'Loud, un Rock bien puissant et énergique capable de fédérer aussi bien l'amateur de Blues, de Southern Rock que le fan de Metal. Leur nouvel album, Getting Through, ne dévie pas de la trajectoire tracée par Gimme Your Soul, leur premier méfait paru en 2013, affirmant encore un peu plus l'identité du combo français. Riffs pêchus, mélodies entrainantes et travaillées, refrains imparables,... tout y est pour faire de cet album direct et sans concessions un must du genre. GUT-SCRAPERS nous balance onze titres endiablés qui ne s'encombrent guère de fioritures, des titres comme "Thankful", "Let The Light" ou "Days Will Come", d'une efficacité à toute épreuve, font mouche à tous les coups... Alors si vous aimez le Hard Rock'n'Roll qui déménage, et des groupes comme AC/DC, AIRBOURNE ou LYNYRD SKYNYRD, vous savez ce qu'il vous reste à faire, il serait vraiment dommage de passer à côté d'un tel album ! Du Rock'n'Roll high energy, à découvrir en live le 17 Juillet prochain en ouverture de SCORPIONS aux Arènes de Nîmes...

    Chronique : Nono666

    GUT-SCRAPERS - Getting Through

     


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  • PALLBEARER - Heartless
    Nuclear Blast / Profound Lore Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.pallbearerdoom.com

    PALLBEARER - Heartless



    01. I Saw The End / 02. Thorns / 03. Lie Of Survival / 04. Dancing In Madness / 05. Cruel Road / 06. Heartless / 07. A Plea For Understanding

    Depuis 2012 et leur premier album, la musique de PALLBEARER a interpellé quelque chose en moi, une lourdeur, une noirceur, associées à une mélodie entêtante, un choix de chant plus qu'audacieux, un choix qui divise d'ailleurs, signe de l'originalité. Pourtant, déjà Foundations Of Burden était pour moi un ton en dessous de Sorrow And Extinction, un peu plus réfléchi et donc plus structuré.

    Toutefois, l'apparition de ce troisième album, Heartless, paru chez Nuclear Blast, suscite en moi des interrogations, refroidi que j'ai été par l'expérience de WHILE HEAVEN WEPT, absolument excellent et duquel j'ai été tellement déçu de l'album paru chez le grand label Allemand après des années d'underground qui semblaient parfaitement coller à la peau du groupe. PALLBEARER saurait-il gérer cette pression d'un grand label et tout ce que cela implique. A cette question, la réponse est oui, oui et oui ! Mais... parce qu'il y a un mais... au dépend d'un choix qui suscitera l'adhésion ou non de son public. Et ce choix est une musique qui tire franchement sur le Post Rock, et quelques lignes de chant dont on a l'impression que la recherche de complication a été le moteur. Pourtant, l'ouverture avec le sublime "I Saw The End" nous permet de nous replonger directement dans l'univers des Américains, un titre parfaitement calibré mais qui fait incroyablement mouche, le chant y est magnifique, les lignes de guitares harmonisées, sublimes, avec ce côté PARADISE LOST d'une mélancolie forte. Avec "Thorns" on entre déjà dans un titre bien moins facile d'accès et les lignes de chant n'y sont pas étrangères mais la lourdeur, notamment au début du morceau, ne nous éloigne pas tellement du propos habituel du groupe.

    Avec "Lie Of Survival", son introduction mélodique parfaitement posée, son chant très lumineux qui varie entre un WHILE HEAVEN WEPT avec quelques réminiscences d'ALICE IN CHAINS, et puis surtout cette impression que certaines lignes n'étaient pas indispensables, comme lorsque Brett Campbell monte dans les aigus, cela parait déjà moins fluide. Alors, OK, on est là dans le chipotage, n'importe quel groupe de Doom qui débarque avec un tel premier album serait vite affublé de l'étiquette de « Découverte Doom de l'Année », mais voilà PALLBEARER a déjà tellement montré que l'on en attend un peu plus. Par contre, côté production, clairement, le groupe a franchi un pas, finies les petites productions, tout y est incroyablement équilibré, et rien que "Dancing In Madness", avec son côté Progressive Rock, est un petit bijou de qualité sonore, ces cymbales qui résonnent, mais pas trop, ces guitares aux effets subtils et ces claviers présents mais pas envahissants jusqu'à ce que la guitare lead, pleine de feeling, fasse son entrée, c'est le trip, les yeux fermés, on s'oublie rapidement !

    C'est donc dans ces moments là où le groupe réussit encore à faire de cet album quelque chose de spécial mais il manque encore tout ce qu'il y a autour pour rendre le truc absolument parfait, peut-être moins chercher à se compliquer la tâche et, pour être direct, sur les sept titres présentés là, seul "Cruel Road" apparait comme étant bien en dessous du reste (surtout à cause du chant au début du titre qui est là vraiment « too much » si ce n'est ce refrain facilement mémorisable) car pour le reste, l'étiquette Doom Metal est assez réductrice et PALLBEARER nous offre de nouveau une galette de subtilité, de mélodicité pure, presque trop pure et trop lumineuse comparée à ce que l'on pouvait connaitre de ce groupe sur les deux premiers opus.

    Donc oui, le groupe a réussi sa transition vers un gros label établi, oui, le groupe a réussi à se renouveler sans trancher franchement avec ses racines et oui, cet Heartless est une réussite. Ensuite, pour la forme, un mot sur "Heartless" et "A Plea For Understanding", mais quoi en dire de plus ? Si ce n'est qu'ils apparaissent comme étant deux des meilleurs titres de cet album, alors, balancer un début d'album comme celui-ci et se payer le luxe de finir sur ces deux pépites n'est pas anodin, Nuclear Blast a eu le nez très creux en signant ces Américains, et la tournée Américaine, dont quelques dates avec GOJIRA, et surtout la tournée Européenne en première partie de PARADISE LOST devraient définitivement installer le groupe là où il mérite d'être, à condition que le rendu live soit fidèle à ce que le quatuor fait sur disque...

    Chronique : Aymerick Painless

    PALLBEARER - Heartless

     


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  • DISBELIEF - The Symbol Of Death
    Listenable Records
    Style : Death Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.disbelief.de

    DISBELIEF - The Symbol Of Death



    01. Full Of Terrors / 02. The Unsuspecting One / 03. The Symbol Of Death / 04. Embrace The Blaze / 05. To Defy Control / 06. Rest In Peace / 07. Evil Ghosts / 08. One By One / 09. Nothing To Heal / 10. The Circle / 11. Into Glory Ride / 12. Shattered / 13. Anthem For The Doomed

    Malgré ses vingt-sept ans de carrière et quelques dix albums au compteur, DISBELIEF n'a jamais vraiment réussi à s'imposer aux côtés des leaders de la scène Death Metal, la faute sans doute à de trop nombreux mouvements de personnel qui l'ont surement pas mal handicapé dans sa progression, et ce The Symbol Of Death ne déroge pas à la règle, débarquant sept ans après Heal! sorti en 2010. Si le combo allemand a toujours eu pour habitude de pratiquer un Death mid tempo de bonne facture, lourd et puissant, quelques albums un peu plus faibles ont aussi émaillé son parcours, on pense notamment à Infected (1998) ou Protected Hell (2009) moins inspirés dirons nous. Mais attardons nous plutôt sur ce The Symbol Of Death, nouveau méfait du combo de Gundernhausen, qui nous intéresse aujourd'hui. Premier constat, malgré le délai qui sépare l'album de son prédécesseur, et le fait que Karsten "Jagger" Jäger soit le dernier membre d'origine encore présent, l'identité du groupe est toujours bien présente. On retrouve ici ce Death Metal écrasant et poisseux duquel émane une réelle puissance destructrice à travers des compos mid tempi ravageuses ("Full Of Terrors", "The Unsuspecting One", "The Symbol Of Death", "Rest In Peace", "Nothing To Heal"). Si la qualité est bien présente tout au long de ce The Symbol Of Death, ce dixième album souffre toutefois d'une durée un peu longue, s'enfiler 64 minutes d'un Death « rouleau compresseur » comme c'est le cas ici n'est pas forcément chose aisée et peut, sur la longueur, se révéler un peu indigeste... peut-être aurait-il gagné en impact avec deux ou trois titres de moins, notamment les plus moyens "To Defy Control", "Evil Ghosts" ou "One By One" qui semblent en deçà de ce que les Allemands sont capables de proposer. Toutefois on saluera la persévérance de DISBELIEF qui, malgré les embuches, ne lâche pas l'affaire et continue sa route coute que coute... et visiblement ce n'est pas finit puisque le guitariste Alexander Hagenauer a récemment quitté le groupe à son tour... mais comme le dit si bien Jagger : « DISBELIEF en a vu d'autres ! ».

    Chronique : Nono666

    DISBELIEF - The Symbol Of Death

     


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  • RAZZMATTAZZ - Diggin' For Gold
    Fastball Music
    Style : Hard Rock
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.razzmattazz.com

    RAZZMATTAZZ - Diggin' For Gold



    01. Diggin' For Gold / 02. Older Than Dirt / 03. Bad Girls Good Loving / 04. All Lights On Me / 05. Holy Molly / 06. City Of Dreams / 07. Expect No Mercy / 08. Back To You / 09. Yes I Like It / 10. Hole In The Wall / 11. Like A Shot Of A Gun / 12. That's All I Want

    RAZZMATTAZZ est un groupe allemand fondé en 2011, et Diggin' For Gold est leur troisième album. Le style œuvre dans un Hard Rock basique, qui disons-le tout de suite, est beaucoup trop commun pour sortir du lot. En effet, énormément de formations évoluent dans ce Hard Rock'n'roll souvent proche de ROSE TATTOO, AC/DC, ZZ TOP ou NAZARETH... le nom fait d'ailleurs penser à Razamanaz, le troisième album des Écossais ! Mais RAZZMATTAZZ est loin de posséder une identité comparable à ces grands noms du genre, ce qui les laissent planter au rang de la seconde division du Hard Rock. Bien sûr, l'ensemble n'est pas désagréable et ça joue plutôt bien, mais on se lasse rapidement de la plupart des morceaux qui ne franchissent pas souvent un haut niveau d'inspiration. On pense souvent même à ces groupes de première partie de concert, ne retenant l'attention que sur une courte période. Diggin' For Gold n'est donc pas d'un grand intérêt, il s'écoute poliment, sans plus... Au mieux, on tend bien l'oreille comme sur les plus travaillés et mélodiques "City Of Dreams" ou "Back To You" qui sauvent vraiment l'album. Dommage que la présence de titres plus inspirés comme ceux-là ne soient pas plus nombreux, cela aurait bien changé la donne. Mais non décidément, trop souvent on décroche faute de morceaux réellement captivants... Appréciation moyenne pour groupe moyen donc.

    Chronique : Renegade88

    RAZZMATTAZZ - Diggin' For Gold

     


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  • OPUS DIABOLI - Black Light Of Destruction
    Satanath Records / The Ritual Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Uruguay
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Opus-Diaboli

    OPUS DIABOLI - Black Light Of Destruction


     
    01. Ilmarinen / 02. Glory In Steel / 03. Luciferian Black Light / 04. Red Battlefield / 05. In Flames / 06. Better To Be A Mortal Than A Crucified Whore / 07. Rivers Of Blood / 08. Hymn Of Ragnarok

    J’ai découvert ce groupe il y a un peu plus d’un an, et il faut dire que cet album est simplement un pur chef d’œuvre ! Il n’y aurait rien à ajouter, mais je vais quand même développer et approfondir. OPUS DIABOLI nous vient d’Uruguay, avec L.W.Alexander (guitariste/chanteur) expatrié au Mexique : des pays peu connus pour le Black Metal. A tort, quand je pense à l’Amérique du Sud, pas mal de noms de groupes me viennent aux oreilles... il n’y a qu’à lire ma dernière chronique concernant PATRIA !

    Initialement composé de Samiel (basse), Abbadon (chant) et S. Blood (batterie), aux côtés de L.W. Alexander, le groupe a d’abord enregistré deux démos, puis deux albums, et a donné plusieurs concerts, avec entre autre GORGOROTH, MAYHEM, DARK FUNERAL... depuis 2005. OPUS DIABOLI a connu différents changements de line up, mais L.W. Alexander continue de mener le projet, en véritable leader « dictatorial », quoi qu’il arrive.
     
    Black Light Of Destruction est coproduit par Satanath Records et The Ritual Productions. C’est un pur bonheur d’intensité et de mélodies. Les morceaux ne sont pourtant pas tous logés à la même enseigne. Certains ne vous laisseront pas forcément de souvenirs impérissables : je pense notamment à "Luciferian Black Light" qui partait déjà avec un handicap à mes yeux, vu son thème trop « luciférien » à mon goût et qui ne brille pas par la majesté de ses riffs. Ou encore à "Rivers Of Blood", qui est plutôt bien, mais sans plus.

    Heureusement, il y a aussi un bon nombre de perles dans cet album. Tout commence par "Ilmarinen" qui place la barre franchement haut. En effet, ce morceau offre à nos oreilles une mélodie magnifique et ensorcelante qui vous emporte dès le départ. La rythmique est plutôt « middle ». Un break lent et intense au milieu, et une voix très habitée et écorchée qui donne tout son sens à cette musique prenante et envoutante. "Glory In Steel" est, elle aussi, poignante, avec des voix parlées et des mélodies très accrocheuses. "Better To Be A Mortal Than A Crucified Whore" est très puissante. Tout est intense dans ce morceau : les accords lourds, la batterie qui se pose et les voix qui restent très écorchées et agressives. Cet album, qui contient huit titres pour un peu plus de 45 minutes, se clôture par "Hymn Of Ragnarok" ! Un véritable chef d’œuvre du Black Metal. Le morceau nous envoie une dose de riffs mélodieux et agressifs, après un petit arpège en intro. Les parties s’enchaînent avec violence et intensité. Des voix parlées se mêlent aux cris hyper aigus de L.W. Alexander. La réussite de ce morceau est totale, un véritable hymne qui vous emporte.
     
    La production n’est pas sans défaut et plutôt minimaliste. Quant à la thématique, elle se situe entre mythologie nordique et paganisme, ce que je trouve dommage car culturellement, on est loin de l’Uruguay ! Un peu plus de patriotisme et moins de « léchage de bottes » scandinave ne m’aurait pas dérangé ! La cover est démoniaque et sataniste : un démon au milieu de la guerre et des flammes. Je trouve cela un peu « bateau » et déjà vu trop souvent. Mais Black Light Of Destruction reste un album puissant, avec des riffs recherchés et travaillés. Les arrangements sont soignés, et on a là une perle du Black Metal, toute en noirceur et évocation ! A écouter absolument !

    Chronique : Fanny

    OPUS DIABOLI - Black Light Of Destruction

     


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  • MALKAVIAN - Annihilating The Shades
    Finisterian Dead End
    Style : Power Thrash
    Origine : France
    Sortie 2017
    Site Web : www.facebook.com/Malkavianmetalfr

    MALKAVIAN - Annihilating The Shades



    01. Resurgence / 02. Altar Of The Damned / 3. Spit Away / 4. Ruins / 05. Annihilating The Shades / 06. The Great Overset / 07. Encryption Process / 08. KBA / 09. Void Of A Thousand Eyes

    2017 marque le retour de MALKAVIAN avec son second album, Annihilating The Shades. Si le précédent, The Worshipping Mass, paru en 2014, nous avait déjà fortement impressionné, ce n'était rien en comparaison de ce nouveau cru. Les Nantais enfoncent le clou bien comme il faut et Annihilating The Shades devrait, sans trop de mal, leur permettre de s'imposer aux côtés des meilleurs groupes de la scène Metal hexagonale comme GOJIRA ou DAGOBA. Dans un style résolument Power Thrash, MALKAVIAN se positionne désormais comme une des nouvelles valeurs sûres en la matière. D'emblée, ça dépote sévère, on pense à SLAYER ("Resurgence") mais aussi à des choses un peu plus modernes et groovy comme LAMB OF GOD ("Encryption Process"), mais si inspiration il y a, ces influences ne prennent jamais vraiment le pas sur la personnalité du combo, qui n'hésite jamais à varier son propos, passant de tempi super rapides ("Altar Of The Damned", "KBA") à des moments un peu plus lourds mais tout aussi percutants ("Ruins", "Void Of A Thousand Eyes"), le tout parfaitement produit par HK du Vamacara Studio qui a su doter ce Annihilating The Shades d'un son d'une puissance inouïe conférant à donner à l'ensemble un aspect particulièrement dévastateur. Il n'y a décidément pas grand chose à jeter sur ce nouvel album qui va vous asséner uppercut sur uppercut sans jamais défaillir.

    Chronique : Nono666

    MALKAVIAN - Annihilating The Shades

     


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  • THE DOOMSDAY KINGDOM - The Doomsday Kingdom
    Nuclear Blast
    Style : Doom Heavy Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.doomsdaykingdom.se

    THE DOOMSDAY KINGDOM - The Doomsday Kingdom



    01. Silent Kingdom / 02. Never Machine / 03. A Spoonful Of Darkness / 04. See You Tomorrow / 05. The Sceptre / 06. Hand Of Hell / 07. The Silence / 08. The God Particle

    Et bien oui, lorsque l’on décide de ne plus tourner, on finit par s’emmerder sérieusement entre ses 4 murs, aussi confortables soient ils. C’est l’impression que donne Leif Edling, légende du Doom Metal, qui officie au sein de CANDLEMASS, AVATARIUM et désormais THE DOOMSDAY KINGDOM. Ce dernier projet est né en one-man band mais rapidement un groupe se forme autour du Suédois avec Marcus Jidell à la guitare, celui là même qui officie au sein d’AVATARIUM, Leif aime s’entourer de gens de confiance, Andreas Johanson à la batterie, également impliqué au sein de NARNIA ou ROYAL HUNT, et Niklas Stålvind au chant, le vocaliste de WOLF. Alors, avec un line-up pareil et surtout le chant de Niklas, il était évident que le propos serait proprement Heavy, et pourtant "Silent Kingdom" qui ouvre l’album nous entraine dans les heures les plus Heavy de CANDLEMASS alors que "Never Machine" nous renvoie peut-être plus à ABSTRAKT ALGEBRA. Mais lorsque débute "A Spoonful Of Darkness", le propos Heavy à la JUDAS PRIEST se fait plus présent, même si l’ambiance plaquée par les riffs de Leif Edling ne nous perd pas totalement (ce break si caractéristique), avec une cohérence forte à propos, ce premier album éponyme bascule tranquillement mais surement vers un Heavy Metal plus calibré, comme si l’album était bâti comme pour nous amener de CANDLEMASS, ce que les fans connaissent le mieux, à la vision plus Heavy Metal de l’univers du bassiste. Finalement, THE DOOMSDAY KINGDOM montre le cheminement qui a mené jusqu’à sa naissance, trop Heavy pour CANDLEMASS, pas assez 70’s pour AVATARIUM, trop classique pour KRUX, qui de toute façon n’est plus pour le moment, à la limite pourquoi pas sortir un nouvel album sous son propre nom ? Pas énormément d’importance me direz vous, mais l’esprit de Leif Edling semble être dans un tel chaos actuellement qu’il est bien difficile de comprendre où il veut en venir concrètement, l’envie de s’échapper, de se libérer du carcan qu’est CANDLEMASS et même AVATARIUM désormais, très certainement, car un titre comme "See You Tomorrow", aussi posé et lumineux, difficile de lui trouver une place sur les albums des groupes précités. Parlons un peu de la performance de Niklas Stålvind au chant, le vocaliste de WOLF fait également le lien avec ce qu’il propose avec son groupe en début d’album mais avec "The Sceptre", "The God Particle" et "Silence", qui sont un terrain de jeu parfait pour la voix du gaillard, Niklas y révèle des capacités bien plus personnelles, le premier aurait pu être aussi bien exploité par AVATARIUM, KRUX ou CANDLEMASS avec une production différente, les lignes de chant sont bien moins attendues et respirent l’authenticité, les meilleurs titres de l’album sans aucun doute. "Silence", de son côté nous renvoie furieusement vers AVATARIUM avec cette fin bien identifiable, avant ce "The God Particle" qui, lui, tire franchement vers KRUX. Alors voilà, on retrouve un peu tous les ingrédients des groupes de Leif Edling dans THE DOOMSDAY KINGDOM, et c’est bien normal me direz vous. Avec un début un peu moins conventionnel, ce premier album aurait franchement été d’une incroyable force. Tous les riffs ici sont marqués Leif Edling Copyright, aucun doute sur leur origine, mais cet album réussit à en tirer une autre substance que celle tirée par les autres albums des autres groupes du Suédois. Pas l’album du siècle, mais suffisamment costaud pour que les amateurs sans faille du gaillard se penchent sur cet album éponyme fort plaisant au final.

    Chronique : Aymerick Painless

    THE DOOMSDAY KINGDOM - The Doomsday Kingdom

     


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  • FACE DOWN - Soylent Green
    Klonosphere
    Style : Southern Thrash
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/facedownmetal

    FACE DOWN - Soylent Green



    01. My Suit And My Gun / 02. Live On / 03. Give Me Your Bra / 04. Lost Paths / 05. Moleville / 06. The Hindrance / 07. No One / 08. Void / 09. Fading / 10. My Own Worst Enemy / 11. Paths Lust / 12. My Own Worst Enemy (demo version)

    On avait laissé nos petits frenchies de FACE DOWN en 2013 avec leur premier album, The Long Lost Future, qui mélangeait habilement le Groove Metal d'un PANTERA à un Stoner Metal hérité d'un CORROSION OF CONFORMITY ou d'un DOWN. Tout, jusqu'à l'artwork, montrait cette volonté de pratiquer un Southern Groove Metal, alors lorsque arrive ce deuxième album, Soylent Green, l'artwork nous suggère que le groupe a viré vers un revival Thrash Metal, un style sous-jacent dans l'univers du groupe et qui ne serait donc pas totalement hors sujet.

    L'ouverture de l'album confirme cette première impression, "My Suit And My Gun" donne clairement dans un Groove Metal aux racines Thrash bien ancrées. Mais "Live On" vient rebattre les cartes avec un titre clairement inspiré de CORROSION OF CONFORMITY (ce refrain ne masque pas du tout l'influence), pourtant l'esprit Groove Thrash Metal est toujours là, en toile de fond avec cette impression récurrente que le groupe se retrouve dans la même configuration que METALLICA (et certaines lignes de chant de Byron s'en inspirent assez largement également), le cul entre la période Load et les racines Thrash Metal, mais FACE DOWN sait gérer ses deux facettes mais aussi la dynamique d'un album. C'est ainsi que "Lost Paths" déboule après trois titres assez intenses, un titre qui respire un Blues plutôt moderne et qui montre un chant où l'accent franchouillard que l'on entend sur "My Suit And My Gun" disparait quelque peu, un beau moment qui voit les guitares à la fête, les arrangements et les idées sont assez fins.

    Ce Soylent Green oscille donc habilement entre Groove Thrash Metal et Stoner Metal piochant autant dans DOWN, PANTERA que CORROSION OF CONFORMITY, avec un petit soupçon, très léger, de Thrash Metal à la HAVOK, toutefois il manque quelques petites choses à FACE DOWN pour définitivement confirmer tout le bien que l'on pensait de ce groupe suite au premier album, et au premier EP de bonne tenue également. La production, pour commencer, notamment cette batterie qui manque un peu de relief, c'est mat, ça claque mais ça manque un peu de vie dans sa dynamique, de même sur les guitares, avec ce son assez neutre, là aussi c'est propre mais cela renvoie à n'importe quel groupe lambda. On remarque que le groupe a travaillé à une production propre et équilibrée, il reste maintenant à travailler sur la personnalité de ce son. Le chant ensuite, alors pas sur les lignes de chant car si celles-ci sont assez attendues, elles sont spontanées et collent parfaitement à l'univers du groupe, et puis les titres comme "Lost Paths" et "No One" montrent que Byron sait sortir des sentiers battus quand il le faut. Non, il s'agit plutôt de cet accent que l'on ressent parfois, sur les parties Groove surtout, une prononciation qui mériterait un peu plus d'attention, mais rien de rédhibitoire là non plus. Enfin, le fait qu'à la longue, l'album s’essouffle un peu sur la fin, pas tant par les titres qui la compose même si "My Own Worst Enemy" ou "Fading" n'offrent rien de plus que le reste, mais comme si la galette était un peu trop remplie, il manque clairement deux ou trois titres vraiment marquants, un peu comme "No One" peut le laisser entrevoir, des titres qui brisent les codes établis sur ce qui les entourent, mais certainement qu'avec une autre production, cet effet se ferait bien moins sentir.

    Alors, si FACE DOWN laisse remonter des racines Groove Thrash de manière plus direct, ses influences Stoner Metal sont là bien mieux digérées que sur The Long Lost Future  et ce nouvel opus permet au groupe de continuer sa progression, de l'affirmer !

    Chronique : Aymerick Painless

    FACE DOWN - Soylent Green

     


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