• UNION JACK - Supersonic
    Beer Records / Guerilla Asso / Sick My Duck / Riot Ska / No Time Records
    Style : Punk Rock
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.unionjackxxx.free.fr

    UNION JACK - Supersonic



    01. Cynical Sound Club / 02. Oh Boogie / 03. Wordaholic / 04. Blackout / 05. Boomerang / 06. Purple Pride / 07. Human Zoo / 08. Bitter Taste / 09. Don't Look Back / 10. Summer Waves / 11. The Globe / 12. You and I / 13. Bones / 14. Hate To Say Goodbye

    En vingt ans de carrière, UNION JACK a sorti trois EPs, un split et trois albums, ce Supersonic compris. Et si le nombre d'albums peut paraître un peu léger au vue de la longévité du combo, force est de constater qu'UNION JACK est néanmoins assez régulier en matière de productions. Avec ce troisième effort, le groupe renoue avec un Punk vindicatif qui va droit à l'essentiel, l'énergie est ici mise au premier plan au travers de compos simples mais terriblement efficaces, directes et sans concession. Tout ici a été mis en œuvre pour faire mouche dès la première écoute grâce à des titres punchy ("Oh Boogie"), rageurs ("Boomerang", "Bones") et catchy ("Summer Waves") avec, pour particularité, cette alternance de chant qui, dans le cas présent, apporte une vraie complémentarité dans les parties vocales. Après, il faut bien reconnaitre que le style pratiqué par les Parisiens n'a rien de bien original, le point fort d'un tel disque étant sans conteste une efficacité de tous les instants, faisant de ce Supersonic, un album fougueux, sans temps mort, et fédérateur. Voilà donc une bien belle façon de fêter ses vingt ans !

    Chronique : Nono666

    UNION JACK - Supersonic

     


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  • DREAD SOVEREIGN - For Doom The Bell Tolls
    Ván Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Irlande
    Sortie : 2017
    Site Web : https://dreadsovereign.bandcamp.com

    DREAD SOVEREIGN - For Doom The Bell Tolls



    01. For Doom The Bell Tolls / 02. Twelve Bells Toll In Salem / 03. This World Is Doomed / 04. Draped In Sepulchral Fog / 05. The Spines Of Saturn / 06. Live Like An Angel, Die Like A Devil (Venom Cover)

    Trois ans après le très long All Hell’s Martyrs, les Irlandais de DREAD SOVEREIGN reviennent avec un For Doom The Bell Tolls au discours plus direct. Ce groupe abrite le chanteur de PRIMORDIAL et, depuis 2015, le batteur de MALTHUSIAN, également ex-ALTAR OF PLAGUES. Bref, ce ne sont pas là des débutants et pourtant ce premier album donnait vraiment l’impression de partir dans tous les sens, même au niveau vocal, Nemtheanga faisait feu de tout bois mais cela aux dépends de l’efficacité et de l’unité de cet album. Quelques temps plus tard, après une introduction qui a le mérite de planter le décor, voici "Twelve Bells Toll In Salem" sur lequel on retrouve cette voix claire caractéristique de l’Irlandais, musicalement le Doom pratiqué est du genre rampant et bien down tempo. On retrouve également le côté épique si cher au leader du groupe, avec une assise bien placée sur une basse omniprésente que le gaillard tient également ici. Et voilà comment DREAD SOVEREIGN réussit à mettre ce deuxième album sur les meilleurs rails possibles, ce premier quart d’heure d’un album atteignant difficilement les 35 minutes est juste majestueux. La question se pose sur la possibilité d’enchainer après cela, pour ça, c’est "This World Is Doomed", bien plus rock’n’roll, qui débarque, pourtant là aussi on retrouve cette voix si puissante, un refrain parfait mais toujours cette mélancolie planante qui règne sur tous les morceaux et qui assure une continuité. La petite surprise du chef débarque avec le bien nommé "The Spines Of Saturn" avec l’effet vocal spatial adapté, ce morceau, un peu plus léger, ouvre des perspectives sans perdre la cohérence par son côté dépouillé, du moins en apparence, car derrière les arrangements sont très sophistiqués. DREAD SOVEREIGN s’impose là comme un représentant de la scène Doom des plus intéressant, faisant vivre une fibre old-school dans une forme qui ne l’est pas totalement, il n’y a qu’à voir la batterie posée sur ce "The Spines Of Saturn", c’est rythmiquement pratiquement dansant et le traitement vocal peut également faire penser à une approche plus new wave tout en restant clairement dans le propos Doom Metal. Et comme pour bien insister sur le côté old-school du groupe, c’est "Live Like An Angel, Die Like A Devil", une reprise de VENOM, qui clôt cet album vraiment pas loin d’être parfait. Une cover qui dynamite plutôt bien cette fin d’album comme pour sortir de l’ambiance, en douceur, une façon de ramener l’auditeur à la vie. Un album hautement recommandé !

    Chronique : Aymerick Painless

    DREAD SOVEREIGN - For Doom The Bell Tolls

     


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  • HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.jameschristianmusic.com

    HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls



    01. Harlequin / 02. Oceans Divide / 03. Hit The Wall / 04. Saint Of The Lost Souls / 05. The Sun Will Never Set Again / 06. New Day Breakin' / 07. Reign Of Fire / 08. Concussion / 09. Art Of Letting Go / 10. Grains Of Sand / 11. The Other Option


    Depuis quelques temps, HOUSE OF LORDS aligne les albums de façon très régulière, c'est plutôt une bonne nouvelle tant la qualité est globalement au rendez-vous. Saint Of The Lost Souls ne décontenancera pas les fans, le style étant toujours le même, avec peut-être un ton d'ensemble plus léger et une plus grande dominance des claviers. Témoin cette longue intro du premier titre "Harlequin" signé Michele Luppi (actuel WHITESNAKE). L'autre différence est le remplacement du bassiste Chris Mc Carvill par Chris Tristram, ce dernier ayant notamment tourné avec JOE LYNN TURNER, LESLIE WEST, SLASH ou JACK RUSSELL'S GREAT WHITE. Les guitares de Jimi Bell sont du coup un peu plus en retrait qu'à l'habitude, ce qui n'empêche pourtant pas d'apprécier ses prestations à leur juste valeur. James Christian est égal à lui-même et reste toujours l'un des plus dignes représentants de ce Hard Rock/AOR aux mélodies subtiles, mais aussi parfois, il faut le reconnaitre, un peu sirupeuses. Saint Of The Lost Souls est aussi très bien produit et doté d'une belle pochette, faisant comme d'habitude écho à l'époque médiévale. Toutes les compositions sont de bonne tenue, avec un ensemble un peu plus équilibré qu'à l'accoutumée, moins sont dispensables et font office de remplissage. Pourtant, on pourra quand même avoir une préférence pour la première partie d'album, plus efficace et imparable mélodiquement. On pense notamment à "Harlequin", "Saint Of The Last Souls", "New Day Breakin" ou "Hit The Wall" qui feront à n'en pas douter de futurs classiques. Et il est vrai, par exemple, que "Reign Of Fire" possède un refrain bien lassant, et que la ballade "The Sun Will Never Set Again" est un brin décevante. Bref, voilà, serait-on tenter de dire, un album de plus de HOUSE OF LORDS... ni meilleur ni moins bon que les précédents, ce qui, en soit, est déjà un bel exploit.

    Chronique : Renegade88

    HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls

     


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  • PLACE VENDOME - Close To The Sun
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock / AOR
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.michael-kiske.de

    PLACE VENDOME - Close To The Sun



    01. Close To The Sun / 02. Welcome To The Edge / 03. Hereafter / 04. Strong / 05. Across The Times / 06. Riding The Ghost / 07. Light Before The Dark / 08. Falling Star / 09. Breathing / 10. Yesterday Is Gone / 11. Helen / 12. Distant Skies

    Un nouvel album de PLACE VENDOME, dont les sorties sont métronomiques (2005, 2009, 2013, 2017), fait penser à une sorte de renouvellement automatique auquel on serait abonné. En effet, les parutions sont tellement prévisibles depuis le début que le projet perd un peu de son charme au fil du temps... Surtout que les contenus, sans être désagréables, perdent aussi ce côté « bonne surprise », avec une inspiration souvent en deçà par rapport à l'album précédent. Il semble donc qu'on tourne un peu en rond, bien que tout soit bien joué et, encore une fois, sans être médiocre. Une certaine routine s'est installée, on ne peut d'ailleurs s'empêcher de faire une similitude avec SUNSTORM, autre projet intéressant, avec Joe Lynn Turner. Les albums s'enchainant également régulièrement et, aussi, avec de moins en moins de passion, les deux groupes étant au passage, signés chez Frontiers Music ! Bref, on reste en terrain connu, et comme pour les pochettes, l'auditeur ne risque pas d'être déboussolé. Mais pour les frissons, il faut aller voir ailleurs... même si les solos de guitares sont là et que la voix de Michaël Kiske ne défaillit pas (on peut toutefois, à la longue, être agacé par ses aigus). Close To The Sun n'est donc ni bon ni mauvais, mais si à l'avenir on doit ressortir un album de PLACE VENDOME, ce ne sera sans doute pas celui-là. Ce dernier faisant partie des disques que l'on écoute à la sortie mais dont on ne revient pas beaucoup dessus, même des années plus tard. Honnête mais loin d'être indispensable.

    Chronique : Renegade88

    PLACE VENDOME - Close To The Sun

     


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  • EX DEO - The Immortal Wars
    Napalm Records
    Style : Epic/Symphonic/Melodic Death Metal
    Origine : Canada
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/exdeo

    EX DEO - The Immortal Wars



    01. The Rise Of Hannibal / 02. Hispania (The Siege Of Saguntum) / 03. Crossing Of The Alps / 04. Suavetaurilia (Intermezzo) / 05. Cato Major: Carthago Delenda Est! / 06. Ad Victoriam (The Battle Of Zama) / 07. The Spoils Of War / 08. The Roman

    EX DEO est une valeur sure qui nous vient du Québec et, pour ceux qui l’ignorent encore, EX DEO est aussi le side-project de Maurizio Iacono de KATAKLYSM. Que du lourd donc ! Le thème reste inchangé par rapport aux précédents albums : toujours la Rome antique et ses batailles. Ça fleure bon l’identité européenne. Les textes sont en anglais et tournent autour des conquêtes, des guerres et des batailles romaines, mais surtout d’Hannibal (petit rappel : c’est le célèbre général carthaginois, considéré comme l’un des plus grands tacticiens militaires de l’histoire, autour de 200 av JC). La batterie est ravagée, la double pédale va très vite et vous explose en pleine face. Les voix sont dynamitées et agressives. Musicalement, on est complètement dans le Death Metal mélodique : mélodie & brutalité. This Is War !!!

    L’album débute avec "The Rise Of Hannibal" et une intro basée sur des chœurs qui nous rappellent des musiques de film. Puis, on rentre dans le vif du sujet avec ces riffs agressifs et sur vitaminés, entrecoupés de breaks de basse, de roulements à la caisse claire et de passages « parlés ». C’est évidemment très martial et guerrier, les basses font trembler mon plancher ! "Hispania (The Siege of Saguntum)" flirte bon avec le Black Metal et démarre par un riff mélodieux, entrecoupé de « synthés » orientaux (là, je dois dire que je ne suis pas fan). Mais les riffs sont très beaux et Hannibal oblige. EX DEO nous offre une fois de plus une musique brutale et guerrière, agrémentée de samples, de chœurs et de synthé rappelant les musiques de films épiques. Ce genre de samples reste un peu kitsch à mon goût, mais ça colle bien au thème. La thématique est assez précise ici et tourne plutôt autour d’Hannibal. Avec, entre autre, le siège de Sagonte, la traversée des Alpes par Hannibal, ou encore la bataille de  Zama. Ce thème est extrêmement intéressant, historiquement et culturellement. EX DEO nous baigne dans notre histoire, dans l’histoire de l’Europe, de nos ancêtres, en pleine conquête, et on s’y croit complètement ! C’est, du coup, rempli de sens et de symboles ! Moi qui suis habituée au Black Metal et à ses thèmes périmés de « satanisme occulto-médiéval- hiboux dans les bois », je revis ! La cover est bien sûr en adéquation avec le thème : une peinture d’Hannibal et d’un éléphant (mort). Cette cover est un hommage direct au passage des Alpes par Hannibal et son armée ! Bien que difficile, le franchissement des Alpes par une armée n'est pas exceptionnel dans l'Antiquité. C'est la présence des éléphants qui a contribué à sa célébrité. "Crossing Of The Alps" commence d’ailleurs par un sample de barrissement d’éléphant et d’une armée (je suppose).

    The Immortal Wars est une merveille de brutalité et de mélodie ! Les morceaux s’enchaînent, presque comme des hymnes à la guerre ! Le chant est un appel direct au combat, à la violence, tel le discours du général avant l’assaut final. On adhère complètement à l’univers « Rome Antique » du groupe. Cet album est à écouter de toute urgence, à dévorer même !

    Chronique : Fanny

    EX DEO - The Immortal Wars

     


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  • PATRIA - Magna Adversia
    Soulseller Records
    Style : Black Metal
    Origine : Bresil
    Sortie : 2017
    Site Web : www.patriaofficial.com

    PATRIA - Magna Adversia



    01. Infidels / 02. Axis / 03. Heartless / 04. A Two Way Path / 05. Communion / 06. Now I Bleed / 07. Arsonist / 08. The Oath / 09. Porcelain Idols / 10. Magna Adversia

    C’est la deuxième fois que je chronique un album de PATRIAIndividualism (2014) m’avait déjà explosé dans les oreilles, mais je dois dire que là, c’est le summum ! PATRIA est un groupe plutôt prolifique depuis 2008 et sa première démo . Il nous vient de l’extrême sud du Brésil et  nous offre ici son sixième album.

    Le premier titre "Infidels" est plutôt engageant : mid tempo, assez mélodique, quelques passages martiales, petit arpège à la DISSECTION sympathique et soli bien senti. "Axis" est beaucoup plus prenant et intense. Le morceau commence doucement, avec un arpège très court, puis devient plus agressif, tout en restant mélodique. Arrive pourtant, en milieu de morceau, un riff magnifique ! Les guitares se dévoilent et s’entremêlent, tout en grâce et en finesse. J’en ai encore des frissons ! Je ne suis pas  franchement fan de l’intro de "Heartless", plutôt kitsch. En revanche, lorsque le morceau décolle, c’est juste fantastique. Le début est brutal, puis des mélodies superbes nous explosent en pleine face ! La rythmique est bien sentie, avec de bonnes « accroches », les transitions sont fluides et la voix est magnifique, le tout sur fond de double kick qui envoie. "Heartless" se termine tout en douceur… Voilà un morceau dont je vais me souvenir encore longtemps. Les chansons s’enchainent, avec un jeu de batterie tout simplement parfait et des mélodies à vous « déscotcher » de votre canapé. Les leads guitares sont impressionnants et j’adhère complètement à ce style de musique, pleine de riffs accrocheurs. "Porcelain Idols" a un riff de départ à vous couper littéralement le souffle. Le blast est génial, suivi d’un mid tempo avec une belle couverture de double et des mélodies qui s’entrecroisent. Franchement, à cet instant, je me dis que Magna Adversia n’est pas prêt de quitter mes oreilles !
     
    L’album a été mixé et masterisé au Crosound Studio de Bergen, en Norvège (BORKNAGAR), ce qui nous donne un son très bien et dense. Les voix sont à peine mises en avant à mon goût. Et les guitares sont bien mises en valeur. Les thèmes sont peu originaux : on colle au Black Metal classique : cérémonies noires, lumières astrales sombres et transcendantales… Niveau visuel, c’est pas mieux :  « corpses paints » et torches dans la forêt. Un peu périmé pour moi, bien qu’efficace.
     
    Magna Adversia est un album complexe, avec plusieurs niveaux d’écoute. Certaines accroches faciles nous font aimer dés le départ, mais il y a d’autres niveaux plus  inaccessibles, qui font qu’à chaque écoute on découvre, on apprécie, on est transporté. La beauté des mélodies y est sans doute pour quelque chose. Cet album est, d’après moi, une pure réussite : finesse des guitares, jeu de batterie plus qu’efficace, production excellente. Les soli sont magnifiques, les mélodies vous coupent le souffle et franchement, j’ai été transporté bien loin du Brésil avec cet album : dans les forêts enneigées… et j’ai adoré ! On l’écoute, on l’apprécie, on en veut encore. Magna Adversia prouve cette fois-ci que PATRIA est un groupe qui compte dans la scène Black Metal... J’attends déjà le prochain !

    Chronique : Fanny

    PATRIA - Magna Adversia

     


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  • THE OBSESSED - Sacred
    Relapse Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.theobsessedofficial.com

    THE OBSESSED - Sacred



    01. Sodden Jackal / 02. Punk Crusher / 03. Sacred / 04. Haywire / 05. Perseverance Of Futility / 06. It’s Only Money / 07. Cold Blood / 08. Stranger Things / 09. Razor Wire / 10. My Daughter My Son / 11. Be The Night / 12. Interlude // 13. On So Long (Bonus Track) / 14. Crossroader Blues (Bonus Track)

    Lorsqu'un projet revient sur le devant de la scène de façon aussi épisodique, on peut se demander quel est le but réel de cette entreprise. Dans le cas de Wino et de THE OBSESSED, c'est assez clair, le chanteur, également guitariste ici, revient sous ce nom lorsqu'une séparation avec SAINT VITUS intervient, et ce fut le cas l'an passé avec le retour de Scott Reagers derrière le micro des Américains. Bref, toujours est-il que le dernier album en date de THE OBSESSED est sorti en 1994, il y a 23 ans.

    Alors, si le groupe est étiqueté Doom Metal, la vérité est autre lorsque l'on s'attarde sur les différentes productions du groupe, enfin de Wino et de ses acolytes du moment, car si des références au Doom Metal tel que SAINT VITUS peut en proposer sont présentes à chaque fois, et c'est encore le cas ici avec des titres comme "Sacred", "Perseverence Of Futility" ou l'excellent bonus track "On So Long" disponible sur la version LP de l'album, le reste tire sur un Heavy old-school ("Haywire", "Stranger Things") ou un Hard Rock crasseux comme le premier single "Razor Wire" aussi entêtant qu'efficace. C'est ce qui fait d'ailleurs que les premières écoutes sont difficiles car la route suivie par Wino, Dave Sherman et Brian Constantino, n'est pas très lisible, et si vous optez pour la version LP, vous avez également le titre "Crossroader Blues" qui porte bien son nom avec ce Hard Bluesy cradingue à souhait, la palette de couleurs du groupe est extrêmement vaste. Mais, il n'y a pas de surprises ou de tromperies, Wino a toujours été très clair sur ses intentions avec THE OBSESSED, sauf qu'à vouloir aller chercher un peu partout, on finit par avoir un titre comme "Stranger Things" extrêmement surprenant par son côté grand public où Wino essaie de chanter mais le résultat est assez convenu, tout comme cet instrumental "Cold Blood" que Wino traine dans ses bagages depuis des années, et cela s'entend, l'homme était jeune et on obtient un titre sympathique mais qui manque d'intérêt. Sorti de cela, si le groupe ne nous surprend pas, on y trouve quelques très bons moments de Heavy et de Doom Metal, avec une production simple et efficace, et pour être tout à fait complet, la version LP, ou digitale, avec les deux titres bonus, est vraiment à conseiller tant ces deux morceaux figurent parmi les meilleurs de cet album où on trouve également un réenregistrement du titre "Sodden Jackal" originellement sorti en 1983 sur le single The Obsessed.

    Alors depuis l'enregistrement de cet album, le groupe s'est de nouveau recomposé, passant par une très courte période de quatuor, aujourd'hui c'est ni plus ni moins que Reid Raley (DEADBIRD, ex-NACHTMYSTIUM, ex-RWAKE) à la basse et Brian Constantino, toujours là lui, qui a déjà accompagné Wino au sein de SPIRIT CARAVAN. Ce Sacred s'adressera donc essentiellement aux fans purs et durs du bonhomme car si la qualité est tout à fait acceptable, on est loin d'un chef d’œuvre... à la limite, étant donné le silence discographique de SAINT VITUS (hormis les albums live !), on peut y voir un substitut !

    Chronique : Aymerick Painless

    THE OBSESSED - Sacred

     


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  • TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard FM
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Tokyo-Motor-Fist

    TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist



    01. Pickin’ Up The Pieces / 02. Love Me Insane / 03. Shameless / 04. Love / 05. Black And Blue / 06. You’re My Revolution / 07. Don’t Let Me Go / 08. Put Me To Shame / 09. Done To Me / 10. Get You Off My Mind / 11. Fallin’ Apart

    A peine un an sépare la sortie du dernier album solo de Ted POLEY de ce nouveau projet du chanteur. TOKYO MOTOR FIST possède d'ailleurs un registre proche de ce que proposait Beyond The Fade, un brin plus Hard par endroit. Ceci est peut-être dû à l'association avec Steve BROWN (TRIXTER) aux guitares et compositions de cet album éponyme. Association pas très étonnante du reste puisque leurs deux groupes respectifs (TRIXTER donc, et DANGER DANGER) tournaient dans les mêmes clubs au début de leurs carrières respectives. Ce qui est plus surprenant par contre sont les deux autres musiciens qui composent TOKYO MOTOR FIST, à savoir Chuck BURGI à la batterie et Greg SMITH à la basse... donnant du coup un air de supergroupe à la formation. Pour rappel, tous deux sont des ex-membres de RAINBOW (entre autres), le premier sur Bent Out Of Shape (l'ultime avec Joe Lynn TURNER) et le second sur Stranger In Us All (le seul avec Doogie WHITE). Le bassiste fait actuellement partie de la bande au fantasque mais mythique Ted NUGENT, quant au batteur il participe à la tournée du populaire mais excellent Billy JOEL. Mais à part cela, encore une fois, pas de surprise au niveau du contenu tant on règne en terrain connu. TOKYO MOTOR FIST proposant un Hard Rock mélodique, soft et enjoué, on pense souvent à DEF LEPPARD (l'intro de "Pickin' Up The Pieces" ou encore sur la belle ballade "Love"). Pas de titres à foncièrement zapper, pas un album forcément indispensable dans l'épreuve du temps mais qui s'écoute bien. Ce qui n'est déjà pas un mince exploit parmi les nombreuses sorties du genre. Attention toutefois de ne pas trop en abuser, car comme l'ensemble est assez sucré... on pourrait frôler une désagréable indigestion !

    Chronique : Renegade88

    TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist

     


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  • THUNDER - Rip It Up
    earMUSIC
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.thunderonline.com

    THUNDER - Rip It Up



    01. No One Gets Out Alive / 02. Rip It Up / 03. She Likes The Cocaine / 04. Right From The Start / 05. Shakedown / 06. Tie-Break Hurricane / 07. In Another Life / 08. The Chosen One / 09. The Enemy Inside / 10. Tumbling Down / 11. There's Always A Loser

    Rip It Up déboule tout juste deux ans après Wonder Days pour la plus grande satisfaction des fans du groupe british. A l'Ouest rien de nouveau, THUNDER fait du THUNDER, et c'est sans doute très bien ainsi, à en voir les commentaires unanimes pour ce nouvel album. Il semblerait toutefois que le tempo général soit plus ralenti ici, les titres foncièrement rentre-dedans et plus Rock'n'Roll manquant à l'appel. En effet, pas de "Serpentine" ou de "The Thing I Want"... cependant, du Rock toujours bien « burné » comme on dit, aucun doute là-dessus. La voix de Danny BOWES étant toujours bel et bien là pour le rappeler ! Après, tout est question d'appréciation générale concernant les compositions en elles-mêmes, la place de THUNDER en tant que « seconds couteaux » résultant souvent pour certains d'un manque d'accroche. En effet, on pourra encore regretter le manque de présence de morceaux comme les mélodiques "Tie-break Hurricane", "Tumbling Down" ou "The Chosen One". Ces derniers étant davantage inspirés que d'autres, comme par exemple les plus répétitifs et moyens "The Enemy Inside", "Rip It Up" ou "No One Gets Out Alive". Bref, vous l'aurez compris, les fans purs et durs de THUNDER se rueront sur ce Rip It Up, les autres écouteront poliment en tapant du pied. Les goûts et les couleurs ne se discutant pas... après, on ne va pas reprocher à THUNDER son authenticité dans un monde où tout est le plus souvent bien artificiel.

    Chronique : Renegade88

    THUNDER - Rip It Up

     


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  • ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death
    Cooking Vinyl
    Style : Country / Blues / Folk
    Origine : Pologne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.meandthatman.com

    ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death



    01. My Church Is Black / 02. Nightride / 03. On The Road / 04. Cross My Heart And Hope To Die / 05. Better The Devil I Know / 06. Of Sirens, Vampires And Lovers / 07. Magdalene / 08. Love & Death / 09. One Day / 10. Shaman Blues / 11. Voodoo Queen / 12. Get Outta This Place / 13. Ain't Much Loving

    Tout le monde connait Adam Darski alias Nergal, leader emblématique de BEHEMOTH. On le retrouve aujourd'hui au sein de ME AND THAT MAN, side project qu'il partage avec John Porter, musicien Anglo-Polonais issu du milieu Rock traditionnel. A mille lieues de la folie dévastatrice et de la violence de BEHEMOTH, le duo nous propose ici une musique épurée que l'on rapprochera plus aisément de la Country ou de la Folk que du Metal extrême si cher à BEHEMOTH. Nergal chante ici en voix claire, se livrant à nu au travers de chansons simples aux influences allant de Johnny Cash, Leonard Cohen ou Neil Young d'où s'échappe une sincérité et une fraicheur bienvenue. Certes rien de révolutionnaire ici, tous les morceaux n'accrochent pas forcément l'oreille car peut-être un peu trop linéaires, ou trop proches des influences citées précédemment ("Of Sirens, Vampires And Lovers", "Magdalene", "Love And Death"), mais d'autres, à l'aura et à l'authenticité plus affirmée, ne souffrent d'aucune contestation, c'est notamment le cas du bluesy "Nightride" où la voix pleine de trémolos de Nergal opère avec charme, tout comme l'harmonica et le refrain entêtant de "My Church Is Black", sorte de hit noir et primitif, et comment ne pas citer également l'entrainant "On The Road" à la voix chargée en émotion, ou le lancinant et addictif "Cross My Heart And Hope To Die" et sa chorale d'enfants. "Better The Devil I Know" est, lui aussi, d'une grande richesse, malgré une apparente simplicité, mais c'est à partir de ce moment où le rythme s'accélère quelque peu que l'opus se révèle un peu moins attractif car plus passe partout, et il faudra attendre le Country "One Day" ou le musclé "Shaman Blues" pour retrouver un regain d'intérêt, sans oublier un "Voodoo Queen" aux relents western, ou cette ballade mélancolique qu'est "Ain't Much Loving". Au final, ME AND THAT MAN nous livre là un premier effort qui n'est sans doute pas parfait, mais la fraicheur, la simplicité et l'authenticité qui s'en dégage, couplé à quelques véritables perles, font de ce Songs Of Love And Death, un album plutôt réussi qui met en avant une autre facette de ce surprenant et lugubre Polonais qu'est Adam Darski.

    Chronique : Papa Bordg

    ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death

     


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