• TRUST - Dans le Même Sang
    Verycords
    Style : Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/trustofficiel

    TRUST - Dans Le Même Sang



    01. Ni Dieu, Ni Maître / 02. Démocrassie / 03. Fils de Pute, Tête de Liste / 04. Déjà Servi / 05. Le Gouvernement comme Il Respire / 06. J'm'en Fous Pas Mal / 07. L'Exterminateur / 08. Christique / 09. Dans le Même Sang / 10. Caliente / 11. Demande à ton Père, Demande à ta Mère / 12. F-Haine / 13. Où Sont Passés Les Anges

    Quand en 2016 on a vu passer l'annonce du retour de TRUST qui souhaitait célébrer ses quarante ans de carrière, on pouvait dignement émettre quelques doutes quant au bien fondé de cette reformation, mais après une tournée d'une centaine de dates à travers l'Hexagone affichant toutes sold out, force est de reconnaitre que ce retour était plus qu'attendu, un retour que le groupe immortalisera sur Live Hellfest 2017 capté dans la chaleur du plus gros festival français... L'étape suivante était bien sûr la réalisation d'un nouvel album, ce qui sera concrétisé avec ce Dans le Même Sang qui débarque en ce printemps 2018... et quel album !!!! Le TRUST que tout le monde aime est bel et bien de retour ! Fini les errances de l'indigne 13 à Table (et son DJ qui n'avait vraiment rien à foutre là !), TRUST revient à ses basiques, certes le groupe a évolué, mais comment pourrait-il en être autrement après quarante ans de carrière, le TRUST de Répression semble désormais bien loin, mais nous avons là un groupe particulièrement solide, uni comme jamais. Tous les ingrédients qui ont fait la réputation du groupe sont là, à commencer par les textes revendicatifs et corrosifs de Bernie Bonvoisin, qui ne seraient rien sans le talent de compositeur de Norbert "Nono" Krief. Bernie a toujours cette gouaille si caractérise et Nono délivre ici une prestation impériale, illuminant l'ensemble de ce Dans le Même Sang de ses soli incandescents, le tout soutenu par une mise en son du tonnerre, réalisée par l'incontournable Mike Fraser (AC/DC, METALLICA, AEROSMITH, KORITNI,...). Sur treize titres que contient ce nouvel opus, nous avons onze titres d'une efficacité redoutable, de "Ni Dieu, Ni Maître", qui ouvre l'album, à "Où Sont Passés Les Anges", qui le clôture, il n'y a quasiment rien à jeter, à part peut-être "J'm'en Fous pas Mal" et "Caliente" qui dénotent vraiment et font plus figure d'O.V.N.I. qu'autre chose sur ce Dans le Même Sang, pour le reste, aucun faux pas, tout tient solidement la route, cette cuvée 2018 est plus que digne d’intérêt et n'a nullement à rougir face aux incontournables d'antan... TRUST est à nouveau en ordre de marche et est déjà prêt à retourner sur les routes de France et de Navarre pour le plus grand bonheur de ses fans... Pour votre serviteur, ce sera à Tilloloy lors du Festival Retro C Trop, le 30 Juin prochain...

    Chronique : Nono666

    TRUST - Dans Le Même Sang

     


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  • DEAD CITY RUINS - Never Say Die
    AFM Records
    Style : Hard Rock/Stoner
    Origine: Australie
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/deadcityruins

    DEAD CITY RUINS - Never Say Die




    01. Devil Man / 02. Bones / 03. Dirty Water / 04. Rust And Ruin / 05. The River Song / 06. We Are One / 07. Destroyer / 08. Raise Your Hands / 09. Lake Of Fire

    Encore un bon groupe qui nous vient tout droit d’Australie. Décidément, ça pulule là-bas. Ce troisième album de DEAD CITY RUINS est une jolie découverte pour ma part. Un opus résolument Hard Rock avec certains morceaux qui frôlent le Stoner. Autant vous dire que c’est la playlist idéal pour un bon road trip. On débute avec "Devil Man" qui nous emmène sur les routes désertiques non loin de Melbourne, terre d’origine de cette joyeuse troupe. Un son gras qui sent bon le kérosène. Une lignée de trois titres similaires en riff et rythme, comprenant le single "Bones", qui nous dépose au pied d’un "Rust And Ruin" beaucoup plus posé. Avec la voix de Jake Wiffen et la guitare de Thomas Cain qui nous font de belles prouesses. La suite et fin de ce Never Say Die est la même que le début de cet EP, avec un bon Hard Rock qui donne envie d’enfourcher sa moto et rouler dans le Bush ou l’Outback. Alors si l’Australie a encore des groupes comme ça a nous faire découvrir,  je suis preneur. Bon, allez, je vous laisse, ma moto est chaude !

    Chronique : Ben

    DEAD CITY RUINS - Never Say Die

     

     

     


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  • WARFIST + EXCIDIUM - Laws Of Perversion & Filth
    Godz Ov War Productions
    Style : Blackened Thrash/Death Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/warfisthorde
    www.facebook.com/excidiumdivision

    WARFIST + EXCIDIUM - Laws Of Perversion & Filth



    01. WARFIST  - The Tomb Of Defire / 02. WARFIST - Debauchery (Dirty Little Bitch) / 03. WARFIST - Sadistic Whorefick / 04. WARFIST - Angel Death (DODHEIMSGARD cover) / 05. EXCIDIUM - Suicidal Perspectives / 06. EXCIDIUM - Denial / 07. EXCIDIUM - Veil Of Stagnation / 08. EXCIDIUM - Karmageddon Warriors (IMPALED NAZARENE cover)

    J'apprécie particulièrement le format split album, split EP ou même split 7" et notamment lorsqu'il s'agit de Metal old-school rassemblant allègrement Thrash Metal, Death Metal et Black Metal et l'exemple de ce split entre WARFIST (Black Thrash Metal, Pologne) et EXCIDIUM (Black Death Metal, Pologne) permet d'entendre les différences qu'il peut y avoir entre deux groupes pratiquant sensiblement le même style. Pas d'histoire de compétition ici entre les deux groupes, même si on imagine bien que les deux parties ont mis leurs meilleurs titres ici mais deux écoles différentes pour un même but, vous botter le cul sévèrement.

    Pour cela, WARFIST utilise un Black Thrash Metal extrêmement cradingue, tant dans la production que dans l'intention, les Polonais ne s'attardent jamais en chemin, des titres assez courts dans la pure tradition du style, la voix est éraillée et les guitares bien ciselées, l'agression sonore parvient sans mal à ses fins au niveau des oreilles qui ont besoin d'un certain laps de temps pour s'habituer à ce gain très medium dans la production. Le groupe est en mode butor et finit par un "Angel Death" de DODHEIMSGARD qui lui va particulièrement bien. L'esprit des débuts de SLAYER est bien présent sur les trois morceaux du groupe avec ces solos frénétiques popularisés par Jeff Hanneman et Kerry King.

    Avec les titres d'EXCIDIUM, la production gagne en clarté et en volume, on sent une envie d'imposer une violence plus massive, et si avec "Suicidal Perspectives", l'écart entre les deux groupes se fait sentir dans les styles pratiqués, EXCIDIUM insufflant une partie Death Metal dans ce Black Metal, pour un ensemble qui me rappelle les débuts de CRADLE OF FILTH (sans l'aspect symphonique bien entendu) et cela n'est pas étranger au chant de Cuntreaper qui peut s'approcher du Dani Filth de l'époque régulièrement. Avec "Denial" les points communs entre les deux groupes se font bien plus nombreux, l'esprit de SLAYER ressurgit là aussi sauf que WARFIST se fait porteur du discours le plus direct là où EXCIDIUM développe un peu plus ses idées et laisse quelques leads transpercer ces riffs guerriers à souhait.

    Sans grandes prétentions, ce split album fait le job pour lequel il a été pensé j'imagine, faire connaître les deux groupes auprès du public de l'un et de l'autre et offrir une galette qui siéra parfaitement à vos soirées barbecue bien arrosées.

    Chronique : Aymerick Painless

    WARFIST + EXCIDIUM - Laws Of Perversion & Filth

     


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  • KING WITCH - Under The Mountain
    Listenable Records
    Style : Heavy/Doom Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/kingwitch

    KING WITCH - Under The Mountain



    01. Beneath The Waves / 02. Carnal Sacrifice / 03. Solitary / 04. Under The Mountain / 05. Approaching The End / 06. Ancients / 07. Hunger / 08. Possession / 09. Black Dog Blues


    "Suscitant des comparaisons allant de BLACK SABBATH et CANDLEMASS à MASTODON et HIGH ON FIRE…". La bio de KING WITCH ratisse large, même si ces noms peuvent effectivement venir à l’esprit à l’écoute de ce premier méfait longue durée des écossais. Premier album donc, mais qui ne sonne en rien comme l’œuvre d’un groupe qui se cherche, tant on a le sentiment que le combo a soigneusement préparé son coup. En effet, Under The Mountain propose un Heavy Metal qui oscille judicieusement, et de façon équilibrée, entre vitesse et lourdeur. Mais contrairement à une certaine tendance sévissant dans les sphères Doom, KING WITCH n’a aucunement recours à une production vintage ou une simple resucée des riffs qui ont fait la gloire du style, bien que l’héritage des « parrains » soit bien présent. Son propos est bien ancré dans le présent, dans le style comme dans le son ! Seule la voix puissante de Laura Donnelly se trouve un peu gâchée par une envahissante réverb. La façon qu’a la vocaliste d’utiliser son vibrato un peu partout pourra par ailleurs en laisser certains sur la touche. Peut-être l’influence de Messiah Marcolin, l’ex-chanteur emblématique de CANDLEMASS ? Passé ce reproche, et comme le démontre le mid tempo "Beneath The Waves" qui ouvre l’album, certains titres sont dotés de refrains fort accrocheurs. Mais ce sont surtout les riffs que l’on retient, parfois dès la première écoute. S’il est besoin d’un exemple, "Possession" est un véritable feu d’artifice dans ce domaine ! Un premier album très réussi donc, qui fait d’emblée de KING WITCH un groupe à suivre. Dommage que la tournée européenne en cours soit un peu courte, mais cet album devrait rapidement leur permettre de reprendre la route.

    Chronique : Morbid S.

    KING WITCH - Under The Mountain

     


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  • TENTATION / IRON SLAUGHT - 665 - Les Hordes Métalliques
    La Fin Du Monde / Impious Desecration Records
    Style : Heavy Metal / Epic Speed Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : Tentation / Iron Slaught

    TENTATION / IRON SLAUGHT - 665: Les Hordes Métalliques



    01. Tentation - Illusion / 02. Tentation - Juge Sanglant / 03. Tentation - Souviens-toi / 04. Tentation - Les Anges de Balthazar (Ponce Pilate cover) / 05. Tentation - Shaman / 06. Iron Slaught - Knights Arrival / 07. Iron Slaught - Code Of Steel / 08. Iron Slaught - Bigorra / 09. Iron Slaught - Screams From The Grave (Abattoir cover)

    Les Perpignanais de TENTATION et les Tarbais d'IRON SLAUGHT s'associent le temps du split 665 - Les Hordes Métalliques, croisant leurs univers respectifs, Heavy old school pour les premiers et Epic Speed/Power Metal pour les seconds.

    Avec "Illusion" qui ouvre les hostilités, TENTATION nous ramène direct au cœur des 80's, à une époque où les fers de lance du French Heavy Metal se nommaient SORTILEGE, BLASPHEME, H-BOMB ou HIGH POWER, le parallèle est saisissant tant on croirait les compos de nos Pyrénéens issus de l'âge d'or du style, un parallèle qui n'en sera qu'encore un peu plus renforcé avec la reprise "Les Anges de Balthazar" des cultissimes PONCE PILATE. Tout ici est terriblement « classique » et « traditionnel » ("Juge Sanglant", "Shaman"), nous ramenant il y a près de 35 ans en arrière... Et ce n'est pas IRON SLAUGHT qui va inverser la tendance, si les Tarbais ne donnent pas forcément dans le même style, se faisant souvent plus speed et plus nerveux, mais aussi plus épique et guerrier, que leurs camarades de TENTATION, ils n'en adoptent pas moins la même démarche « traditionnelle » et « passéiste » (ceci est loin d'être une critique !) pour un résultat qui se veut des plus convaincant et qui envoie sérieusement !

    Au final, nous tenons là un split album plus que recommandable qui ne pourra que séduire les amateurs de Heavy/Speed Metal dans la grande tradition du genre. Excellent travail de la part de ces deux groupes hautement prometteurs qui, on l'espère, nous proposerons chacun un album individuel dans un avenir assez proche.

    Chronique : Nono666

    TENTATION / IRON SLAUGHT - 665: Les Hordes Métalliques

     


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  • PALACE OF THE KING - Get Right With Your Maker
    Golden Robot Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Australie
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/palaceofthekingmusic

    PALACE OF THE KING - Get Right With Your Maker



    01. I Am The Storm / 02. It’s Been A Long Time Coming / 03. Sold Me Down The River / 04. A Dog With A Bone / 05. Said The Spider To The Bird / 06. Love Through The Fire / 07. The Serpent / 08. Horizon / 09. Fly Like An Evil / 10. Back On My Feet Again

    Welcome to the Palace Of The King ! Avec cette nouvelle galette, le groupe australien, qui a fait la première partie d'AIRBOURNE sur leur dernière tournée, continue sur sa lancée pour devenir un des grands du Hard Rock.

    Leur single "I Am The Storm" lance les festivités de cet excellent album. Avec en bonus, un petit hommage à THE DOORS (bruits d’orage et clavier Moog). La suite de ce Get Right With Your Maker se traduira par des refrains entêtants et des envolées vocales du maître de cérémonie Tim Henwood. Un quatrième opus qui ressemble beaucoup a son prédécesseur Valles Marineris sorti en 2016. A noter que le groupe est en tournée en Europe en ce début d’année. Allez y, ça vaut le coup, parole de votre serviteur !

    Chronique : Ben

    PALACE OF THE KING - Get Right With Your Maker

     


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  • SUMMON - Parazv Il Zilittv
    Iron Bonehead Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Portugal
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/Summonband

    SUMMON - Parazv Il Zilittv



    01. Whisper Of The Black Moon / 02. Howling Graves / 03. Cult Of Abomination / 04. Shapes Of Darkness Transcending / 05. Below Death Splendour / 06. Parazv Il Zilittv / 07. Impetuous Sacrifice Of Thy Wom / 08. In Odorem Mortis / 09. ... From Beyond

    Formé en 2016 au Portugal, le trio qui se présente sous le nom de SUMMON n'en a pas dévoilé beaucoup plus sur ses intentions à part cet EP, Aesthetic Of Demise, paru chez Iron Bonehead l'an passé. Comme souvent, le line-up est constitué d'initiales, les musiciens sont encapuchonnés, tout l’attirail du Post-Black Metal est présent, sauf que musicalement, on en est loin, c'est bien un Black Metal caverneux, crade et chaotique au possible qui nous est envoyé en pleine face, non sans avoir pris le soin de brouiller les pistes avec cette introduction énigmatique "Whisper Of The Black Moon". Dans l'esprit, on est clairement dans l'école Suédoise du Black Metal, voix hantée, très lointaine, bourrée de delay et de reverb, un growl baveux continu qui s'entre-mêle avec divers cris pour un résultat horrifique plutôt convaincant, même si la mise en son pêche un peu par son imprécision. Et dans ce domaine, c'est instrumentalement que l'on constate le plus cet effet franchement désagréable sur les premières écoutes, mais comme je suis du genre tenace, j'ai tenu à percer cette mystérieuse entité sonore absolument immonde. Le fait est, également, que lorsque l'on commence à percevoir ce qui se passe dans la grotte de ces Portugais, ces derniers y mettent fin, souvent sans prévenir, d'ailleurs, reflétant un esprit Punk qui a souvent su trouver un écho favorable dans l'école Black Metal. Derrière ce son très chaotique avec l'impression caverneuse, on retrouve ces dissonances guitaristiques chères à l'école Suédoise et que les Islandais utilisent également beaucoup. Cette alternance de brutalité sauvage et de moments plus ambiancés ("Cult Of Abomination") se brise à la faveur du tocsin ou d'un autre morceau. Le discours est toutefois assez convenu dans la brutalité, l'image que le groupe tente de véhiculer également mais voilà il y a cette crasse poisseuse qui s'extirpe de la production qui donne un côté assez unique au groupe ou ces morceaux qui semblent n'être basés que sur une idée des plus simplistes à l'image de ce "Shapes Of Darkness Transcending" ou "Below Death Splendour" mais finalement, on finit par rentrer dans l'univers de ce groupe qui pose là les jalons d'un Black Metal que l'on a pas l'habitude de voir venir du Portugal mais plutôt d'un pays nordique, oui bien plus au nord. SUMMON semble donc vouloir faire perdurer une certaine forme du Black Metal et y réussit plutôt pas mal, une production un peu plus précise sur les guitares serait tout de même un plus appréciable, et sortir également de ce schéma de riffs lancinants servant de base à des incantations vocales déjà beaucoup entendues. Cela dit, on prend avec plaisir cette noirceur venue du sud qui nous éclate à la figure lorsque le rythme se fait plus sauvage, notamment avec ce travail à la caisse claire ("Parazv II Zilittv") ou cet "In Odorem Mortis" qui tire franchement plus sur un Death Metal obscure tout à fait à propos et qui permet de varier un peu le rythme et la coloration des morceaux de ce premier album.

    Chronique : Aymerick Painless

    SUMMON - Parazv Il Zilittv

     


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  • MONSTER MAGNET - Mindfucker
    Napalm Records
    Style : Stoner/Hard Rock
    Origine: États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/monstermagnet

    MONSTER MAGNET - Mindfucker




    01. Rocket Freak / 02. Soul / 03. Mindfucker / 04. I’m God / 05. Drowning / 06. Ejection / 07. Want Some / 08. Brainwashed / 09. All Day Midnight / 10. When The Hammer Comes Down

    Tch, Tch, Tch, Tch... (ouais je fais très mal les cymbales !). On se met direct dans une ambiance Rock’n’Roll avec cette nouvelle galette des Monsters du Stoner. Pas de grande surprise pour le contenu de ce Mindfucker (sauf une !) mais c’est toujours un plaisir d’écouter la voix de Dave Wyndorf. Des guitares posées et grasses avec une ambiance désertique. De "Rocket Freak" à "Ejection", le groupe garde cette habitude à flirter avec le Rock et le Hard Rock comme ils savent très bien faire depuis bientôt 30 ans (ça ne nous rajeunit pas tout ça !). Après avoir bien headbangué et bougé dans tout les sens, on nous demande si on en veut plus ?? Bah oui, pardi ! Et la petite surprise du chef avec "Brainwashed", un morceau très Rockabilly, qui sent bon la gomina et la vieille Plymouth des 50’s. Puis on revient a la base pour terminer cet album. Donc oui, à l’heure actuelle, l’ami Dave a raison, c’est bien lui le dieu du Stoner. “You’re God !”

    Chronique : Ben

    MONSTER MAGNET - Mindfucker

     


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  • ROTTING KINGDOM - Rotting Kingdom
    Godz Ov War Productions
    Style : Doom/Death Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : https://rottingkingdom.bandcamp.com

    ROTTING KINGDOM - Rotting Kingdom



    01. Adrift In A Sea Of Souls / 02. Castle Of Decay / 03. Demons In Stained Glass

    Premier EP éponyme de ce quintet venu du Kentucky, au sein duquel on retrouve le trio original de TOMBSTALKER (Thrash Death Metal) accompagné du chanteur de PYROMANCER (Black Death Metal) également signé chez Godz Ov War Productions et Clay Rice, actif au sein d'un groupe de Stoner Doom Metal, STAMPEDE, et un de Black Metal, ARKTOS. Tout cela pour signifier que ce n'est pas un hasard de retrouver là des musiciens venant d'autres scènes pour former ces 3 titres alliant Doom Metal, mélodicité aussi bien Death que Black Metal, avec cette voix caverneuse profondément Doom Death sur laquelle un grain particulièrement typé Black Metal est reconnaissable chez Anton Escobar, chanteur de cette formation ROTTING KINGDOM.

    Parue à l'origine à l'été 2017 en digital, cette sortie est rapidement repérée par Morbid Records qui en propose une version cassette, puis par Godz Ov War Productions qui en fait une version CD, certainement par le biais de PYROMANCER, et enfin, une version vinyle a également vu le jour via Boris Records. Si, par moments, un rapprochement avec l'école NOVEMBERS DOOM ("Adrift In A Sea Of Souls") peut se faire, la domination du Death dans l'équation fait toutefois de ce ROTTING KINGDOM, un groupe à la personnalité clairement affirmée dès ces trois premiers titres où les leads mélodiques présentent une ambiance bien sombre, et surtout les Américains ajoutent une dynamique loin des riffs rampant Doom Metal, on est là dans le côté énergique du Doom. Rotting Kingdom est donc à classer dans le Doom Death Metal mais il ne faut pas en attendre une vision strictement consensuelle du style et pourtant le groupe ne s'éloigne jamais vraiment des codes établis, une intelligence d'écriture et d'arrangement comme cette guitare purement Doom sur l'introduction d'"Adrift In A Sea Of Souls" et la conclusion de "Demons In Stained Glass".

    Cet EP pourrait vraiment frôler la perfection avec une production peut-être un peu plus soignée sur la batterie mais on est là dans le chipotage car comme très régulièrement en ce moment, Godz Ov War Productions a eu le nez fin sur cette sortie également. EP hautement recommandé, vous l'aurez compris.

    Chronique : Aymerick Painless

    ROTTING KINGDOM - Rotting Kingdom

     


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  • MICHAEL SCHENKER FEST - Resurrection
    Nuclear Blast
    Style : Hard Rock
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2018
    Site Web : www.michaelschenkerhimself.com

    MICHAEL SCHENKER FEST - Resurrection



    01. Heart And Soul / 02. Warrior / 03. Take Me To The Church / 04. Night Moods / 05. The Girl With The Stars In Her Eyes / 06. Everest / 07. Messin’ Around / 08. Time Knows When It´s Time / 09. Anchors Away / 10. Salvation / 11. Livin‘ A Life Worth Livin‘ / 12. The Last Supper

    On s'en doutait depuis les récentes tournées avec de multiples chanteurs, un album se devait de sortir pour sceller et confirmer ces retrouvailles. Michaël SCHENKER rappelle donc les trois plus connus que sont Gary BARDEN, Graham BONNET et Robin MCAULEY tout en conservant le dernier participant en date, Doogie WHITE. L'appellation se transforme même en MICHAEL SCHENKER FEST, bon, disons-le tout de suite, c'est un petit festin auquel on a droit pour cette résurrection si alléchante. En effet les compositions ne sont souvent pas à la hauteur de l'attente suscitée par cette réunion, non pas que ce soit mauvais, mais simplement trop prévisible faute à des refrains manquant de reliefs. Les douze titres passent pourtant plutôt bien mais il manque cette accroche et cette profondeur qui rendaient la plupart des œuvres de MSG indispensables.

    Les trois premiers morceaux sont certainement les meilleurs, après, malheureusement, on décroche quelque peu avec quelques sursauts ci-et-là mais insuffisant pour faire de l'album un futur concurrent aux indécrottables Assault Attack, MSG ou Temple Of Rock dans les plus récents. "Heart And Soul" déboule pourtant à cent à l'heure et laisse présager d'une meilleure suite, la voix de Robin MCAULEY n'a pas pris une ride et fait plaisir à retrouver. L'apparition sur le solo de Kirk HAMMETT (METALLICA) est sympathique mais reste anecdotique pour le résultat. "Warrior", présenté en avant-première, est plutôt solide malgré un refrain minimaliste. Il fait partie de ces morceaux épiques dont Michaël à le secret, même si le phrasé de guitare principal rappelle fortement celui de "The Tower" sur le bon The Unforgiven avec Kelly KEELING. "Take Me To The Church" est peut-être le meilleur moment de l'album avec un Doogie WHITE qui pose bien sa voix et n'en fait pas des tonnes. Bon riff de départ avec "Night Moods" pour servir Graham BONNET, certainement le plus charismatique chanteur au sein de MSG bien que sa collaboration fut très furtive. Hélas le refrain est assez passe-partout. Doogie WHITE revient pour "The Girl With The Stars In Her Eyes" qui confirme la certaine facilité des refrains d'ensemble, on commence à s'ennuyer et à chercher l'étincelle... Elle ne viendra pas avec "Everest" qui, décidément, voit Graham BONNET pas très bien mis en valeur à l'occasion de cette réunion. Et de rappeler au passage que son album solo (The Book en 2016) était bien plus inspiré. "Messin' Around", avec Gary BARDEN, se veut plus entrainant et réussi. Et bien que ce Rock'n'roll sonne un brin daté, on retrouve un regain d'intérêt assez plaisant. De courte durée, car bien que le rythme soutenu rappelant "Heart And Soul" arrive avec "Time Knows When It's Time"... on déchante vite avec ce refrain assez horrible... pourtant Robin MCAULEY fait très bonne figure sur les bons couplets. "Anchors Way" débute bien et Doogie WHITE ne "braille" pas, mais encore une une fois le refrain est bien plat. Le gros point faible de ce Resurrection sont ces refrains insipides ! Passons sur l'instrumental "Salvation" bien fade pour un guitariste de cette trempe, une redite de ce que l'on a déjà entendu, et un rythme similaire à "Ulcer" de l'album Assault Attack. "Livin A Life Worth Livin'" reste encore dans le très conventionnel, oui, ça s'écoute, mais rien de bien mémorable. Gary BARDEN fait le taf mais on reste vraiment sur sa faim. On termine avec "The Last Supper" et les trois chanteurs, le niveau est à peine meilleur... le mal est déjà fait de toutes façons ! Et force est de constater que ce nouveau cru n'est vraiment pas à la hauteur des espérances et de l'évènement. Quant on pense au battage médiatique (toutes proportions gardées) de nos magazines spécialisés, le doute s'installe... Surtout qu'à l'époque des pourtant bien meilleurs Be Aware Of Scorpions et Arachnaphobiac (avec l'excellent mais inconnu Chris LOGAN), Michaël SCHENKER était bien délaissé avec des chroniques inexistantes ou alors incendiaires. On reverra quand même avec plaisir tout ce petit monde sur la tournée, en espérant que ce Resurrection ne soit pas trop représenté.

    Chronique : Renegade88

    MICHAEL SCHENKER FEST - Resurrection

     


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