• PATRIA - Magna Adversia
    Soulseller Records
    Style : Black Metal
    Origine : Bresil
    Sortie : 2017
    Site Web : www.patriaofficial.com

    PATRIA - Magna Adversia



    01. Infidels / 02. Axis / 03. Heartless / 04. A Two Way Path / 05. Communion / 06. Now I Bleed / 07. Arsonist / 08. The Oath / 09. Porcelain Idols / 10. Magna Adversia

    C’est la deuxième fois que je chronique un album de PATRIAIndividualism (2014) m’avait déjà explosé dans les oreilles, mais je dois dire que là, c’est le summum ! PATRIA est un groupe plutôt prolifique depuis 2008 et sa première démo . Il nous vient de l’extrême sud du Brésil et  nous offre ici son sixième album.

    Le premier titre "Infidels" est plutôt engageant : mid tempo, assez mélodique, quelques passages martiales, petit arpège à la DISSECTION sympathique et soli bien senti. "Axis" est beaucoup plus prenant et intense. Le morceau commence doucement, avec un arpège très court, puis devient plus agressif, tout en restant mélodique. Arrive pourtant, en milieu de morceau, un riff magnifique ! Les guitares se dévoilent et s’entremêlent, tout en grâce et en finesse. J’en ai encore des frissons ! Je ne suis pas  franchement fan de l’intro de "Heartless", plutôt kitsch. En revanche, lorsque le morceau décolle, c’est juste fantastique. Le début est brutal, puis des mélodies superbes nous explosent en pleine face ! La rythmique est bien sentie, avec de bonnes « accroches », les transitions sont fluides et la voix est magnifique, le tout sur fond de double kick qui envoie. "Heartless" se termine tout en douceur… Voilà un morceau dont je vais me souvenir encore longtemps. Les chansons s’enchainent, avec un jeu de batterie tout simplement parfait et des mélodies à vous « déscotcher » de votre canapé. Les leads guitares sont impressionnants et j’adhère complètement à ce style de musique, pleine de riffs accrocheurs. "Porcelain Idols" a un riff de départ à vous couper littéralement le souffle. Le blast est génial, suivi d’un mid tempo avec une belle couverture de double et des mélodies qui s’entrecroisent. Franchement, à cet instant, je me dis que Magna Adversia n’est pas prêt de quitter mes oreilles !
     
    L’album a été mixé et masterisé au Crosound Studio de Bergen, en Norvège (BORKNAGAR), ce qui nous donne un son très bien et dense. Les voix sont à peine mises en avant à mon goût. Et les guitares sont bien mises en valeur. Les thèmes sont peu originaux : on colle au Black Metal classique : cérémonies noires, lumières astrales sombres et transcendantales… Niveau visuel, c’est pas mieux :  « corpses paints » et torches dans la forêt. Un peu périmé pour moi, bien qu’efficace.
     
    Magna Adversia est un album complexe, avec plusieurs niveaux d’écoute. Certaines accroches faciles nous font aimer dés le départ, mais il y a d’autres niveaux plus  inaccessibles, qui font qu’à chaque écoute on découvre, on apprécie, on est transporté. La beauté des mélodies y est sans doute pour quelque chose. Cet album est, d’après moi, une pure réussite : finesse des guitares, jeu de batterie plus qu’efficace, production excellente. Les soli sont magnifiques, les mélodies vous coupent le souffle et franchement, j’ai été transporté bien loin du Brésil avec cet album : dans les forêts enneigées… et j’ai adoré ! On l’écoute, on l’apprécie, on en veut encore. Magna Adversia prouve cette fois-ci que PATRIA est un groupe qui compte dans la scène Black Metal... J’attends déjà le prochain !

    Chronique : Fanny

    PATRIA - Magna Adversia

     


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  • THE OBSESSED - Sacred
    Relapse Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.theobsessedofficial.com

    THE OBSESSED - Sacred



    01. Sodden Jackal / 02. Punk Crusher / 03. Sacred / 04. Haywire / 05. Perseverance Of Futility / 06. It’s Only Money / 07. Cold Blood / 08. Stranger Things / 09. Razor Wire / 10. My Daughter My Son / 11. Be The Night / 12. Interlude // 13. On So Long (Bonus Track) / 14. Crossroader Blues (Bonus Track)

    Lorsqu'un projet revient sur le devant de la scène de façon aussi épisodique, on peut se demander quel est le but réel de cette entreprise. Dans le cas de Wino et de THE OBSESSED, c'est assez clair, le chanteur, également guitariste ici, revient sous ce nom lorsqu'une séparation avec SAINT VITUS intervient, et ce fut le cas l'an passé avec le retour de Scott Reagers derrière le micro des Américains. Bref, toujours est-il que le dernier album en date de THE OBSESSED est sorti en 1994, il y a 23 ans.

    Alors, si le groupe est étiqueté Doom Metal, la vérité est autre lorsque l'on s'attarde sur les différentes productions du groupe, enfin de Wino et de ses acolytes du moment, car si des références au Doom Metal tel que SAINT VITUS peut en proposer sont présentes à chaque fois, et c'est encore le cas ici avec des titres comme "Sacred", "Perseverence Of Futility" ou l'excellent bonus track "On So Long" disponible sur la version LP de l'album, le reste tire sur un Heavy old-school ("Haywire", "Stranger Things") ou un Hard Rock crasseux comme le premier single "Razor Wire" aussi entêtant qu'efficace. C'est ce qui fait d'ailleurs que les premières écoutes sont difficiles car la route suivie par Wino, Dave Sherman et Brian Constantino, n'est pas très lisible, et si vous optez pour la version LP, vous avez également le titre "Crossroader Blues" qui porte bien son nom avec ce Hard Bluesy cradingue à souhait, la palette de couleurs du groupe est extrêmement vaste. Mais, il n'y a pas de surprises ou de tromperies, Wino a toujours été très clair sur ses intentions avec THE OBSESSED, sauf qu'à vouloir aller chercher un peu partout, on finit par avoir un titre comme "Stranger Things" extrêmement surprenant par son côté grand public où Wino essaie de chanter mais le résultat est assez convenu, tout comme cet instrumental "Cold Blood" que Wino traine dans ses bagages depuis des années, et cela s'entend, l'homme était jeune et on obtient un titre sympathique mais qui manque d'intérêt. Sorti de cela, si le groupe ne nous surprend pas, on y trouve quelques très bons moments de Heavy et de Doom Metal, avec une production simple et efficace, et pour être tout à fait complet, la version LP, ou digitale, avec les deux titres bonus, est vraiment à conseiller tant ces deux morceaux figurent parmi les meilleurs de cet album où on trouve également un réenregistrement du titre "Sodden Jackal" originellement sorti en 1983 sur le single The Obsessed.

    Alors depuis l'enregistrement de cet album, le groupe s'est de nouveau recomposé, passant par une très courte période de quatuor, aujourd'hui c'est ni plus ni moins que Reid Raley (DEADBIRD, ex-NACHTMYSTIUM, ex-RWAKE) à la basse et Brian Constantino, toujours là lui, qui a déjà accompagné Wino au sein de SPIRIT CARAVAN. Ce Sacred s'adressera donc essentiellement aux fans purs et durs du bonhomme car si la qualité est tout à fait acceptable, on est loin d'un chef d’œuvre... à la limite, étant donné le silence discographique de SAINT VITUS (hormis les albums live !), on peut y voir un substitut !

    Chronique : Aymerick Painless

    THE OBSESSED - Sacred

     


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  • TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard FM
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Tokyo-Motor-Fist

    TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist



    01. Pickin’ Up The Pieces / 02. Love Me Insane / 03. Shameless / 04. Love / 05. Black And Blue / 06. You’re My Revolution / 07. Don’t Let Me Go / 08. Put Me To Shame / 09. Done To Me / 10. Get You Off My Mind / 11. Fallin’ Apart

    A peine un an sépare la sortie du dernier album solo de Ted POLEY de ce nouveau projet du chanteur. TOKYO MOTOR FIST possède d'ailleurs un registre proche de ce que proposait Beyond The Fade, un brin plus Hard par endroit. Ceci est peut-être dû à l'association avec Steve BROWN (TRIXTER) aux guitares et compositions de cet album éponyme. Association pas très étonnante du reste puisque leurs deux groupes respectifs (TRIXTER donc, et DANGER DANGER) tournaient dans les mêmes clubs au début de leurs carrières respectives. Ce qui est plus surprenant par contre sont les deux autres musiciens qui composent TOKYO MOTOR FIST, à savoir Chuck BURGI à la batterie et Greg SMITH à la basse... donnant du coup un air de supergroupe à la formation. Pour rappel, tous deux sont des ex-membres de RAINBOW (entre autres), le premier sur Bent Out Of Shape (l'ultime avec Joe Lynn TURNER) et le second sur Stranger In Us All (le seul avec Doogie WHITE). Le bassiste fait actuellement partie de la bande au fantasque mais mythique Ted NUGENT, quant au batteur il participe à la tournée du populaire mais excellent Billy JOEL. Mais à part cela, encore une fois, pas de surprise au niveau du contenu tant on règne en terrain connu. TOKYO MOTOR FIST proposant un Hard Rock mélodique, soft et enjoué, on pense souvent à DEF LEPPARD (l'intro de "Pickin' Up The Pieces" ou encore sur la belle ballade "Love"). Pas de titres à foncièrement zapper, pas un album forcément indispensable dans l'épreuve du temps mais qui s'écoute bien. Ce qui n'est déjà pas un mince exploit parmi les nombreuses sorties du genre. Attention toutefois de ne pas trop en abuser, car comme l'ensemble est assez sucré... on pourrait frôler une désagréable indigestion !

    Chronique : Renegade88

    TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist

     


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  • THUNDER - Rip It Up
    earMUSIC
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.thunderonline.com

    THUNDER - Rip It Up



    01. No One Gets Out Alive / 02. Rip It Up / 03. She Likes The Cocaine / 04. Right From The Start / 05. Shakedown / 06. Tie-Break Hurricane / 07. In Another Life / 08. The Chosen One / 09. The Enemy Inside / 10. Tumbling Down / 11. There's Always A Loser

    Rip It Up déboule tout juste deux ans après Wonder Days pour la plus grande satisfaction des fans du groupe british. A l'Ouest rien de nouveau, THUNDER fait du THUNDER, et c'est sans doute très bien ainsi, à en voir les commentaires unanimes pour ce nouvel album. Il semblerait toutefois que le tempo général soit plus ralenti ici, les titres foncièrement rentre-dedans et plus Rock'n'Roll manquant à l'appel. En effet, pas de "Serpentine" ou de "The Thing I Want"... cependant, du Rock toujours bien « burné » comme on dit, aucun doute là-dessus. La voix de Danny BOWES étant toujours bel et bien là pour le rappeler ! Après, tout est question d'appréciation générale concernant les compositions en elles-mêmes, la place de THUNDER en tant que « seconds couteaux » résultant souvent pour certains d'un manque d'accroche. En effet, on pourra encore regretter le manque de présence de morceaux comme les mélodiques "Tie-break Hurricane", "Tumbling Down" ou "The Chosen One". Ces derniers étant davantage inspirés que d'autres, comme par exemple les plus répétitifs et moyens "The Enemy Inside", "Rip It Up" ou "No One Gets Out Alive". Bref, vous l'aurez compris, les fans purs et durs de THUNDER se rueront sur ce Rip It Up, les autres écouteront poliment en tapant du pied. Les goûts et les couleurs ne se discutant pas... après, on ne va pas reprocher à THUNDER son authenticité dans un monde où tout est le plus souvent bien artificiel.

    Chronique : Renegade88

    THUNDER - Rip It Up

     


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  • ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death
    Cooking Vinyl
    Style : Country / Blues / Folk
    Origine : Pologne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.meandthatman.com

    ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death



    01. My Church Is Black / 02. Nightride / 03. On The Road / 04. Cross My Heart And Hope To Die / 05. Better The Devil I Know / 06. Of Sirens, Vampires And Lovers / 07. Magdalene / 08. Love & Death / 09. One Day / 10. Shaman Blues / 11. Voodoo Queen / 12. Get Outta This Place / 13. Ain't Much Loving

    Tout le monde connait Adam Darski alias Nergal, leader emblématique de BEHEMOTH. On le retrouve aujourd'hui au sein de ME AND THAT MAN, side project qu'il partage avec John Porter, musicien Anglo-Polonais issu du milieu Rock traditionnel. A mille lieues de la folie dévastatrice et de la violence de BEHEMOTH, le duo nous propose ici une musique épurée que l'on rapprochera plus aisément de la Country ou de la Folk que du Metal extrême si cher à BEHEMOTH. Nergal chante ici en voix claire, se livrant à nu au travers de chansons simples aux influences allant de Johnny Cash, Leonard Cohen ou Neil Young d'où s'échappe une sincérité et une fraicheur bienvenue. Certes rien de révolutionnaire ici, tous les morceaux n'accrochent pas forcément l'oreille car peut-être un peu trop linéaires, ou trop proches des influences citées précédemment ("Of Sirens, Vampires And Lovers", "Magdalene", "Love And Death"), mais d'autres, à l'aura et à l'authenticité plus affirmée, ne souffrent d'aucune contestation, c'est notamment le cas du bluesy "Nightride" où la voix pleine de trémolos de Nergal opère avec charme, tout comme l'harmonica et le refrain entêtant de "My Church Is Black", sorte de hit noir et primitif, et comment ne pas citer également l'entrainant "On The Road" à la voix chargée en émotion, ou le lancinant et addictif "Cross My Heart And Hope To Die" et sa chorale d'enfants. "Better The Devil I Know" est, lui aussi, d'une grande richesse, malgré une apparente simplicité, mais c'est à partir de ce moment où le rythme s'accélère quelque peu que l'opus se révèle un peu moins attractif car plus passe partout, et il faudra attendre le Country "One Day" ou le musclé "Shaman Blues" pour retrouver un regain d'intérêt, sans oublier un "Voodoo Queen" aux relents western, ou cette ballade mélancolique qu'est "Ain't Much Loving". Au final, ME AND THAT MAN nous livre là un premier effort qui n'est sans doute pas parfait, mais la fraicheur, la simplicité et l'authenticité qui s'en dégage, couplé à quelques véritables perles, font de ce Songs Of Love And Death, un album plutôt réussi qui met en avant une autre facette de ce surprenant et lugubre Polonais qu'est Adam Darski.

    Chronique : Papa Bordg

    ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death

     


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  • NIGHT RANGER - Don't Let Up
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.nightranger.com

    NIGHT RANGER - Don't Let Up

    01. Somehow Someway / 02. Running Out Of Time / 03. Truth / 04. Day And Night / 05. Don’t Let Up / 06. Won’t Be Your Fool Again / 07. Say What You Want / 08. We Can Work It Out / 09. Comfort Me / 10. Jamie / 11. Nothing Left Of Yesterday

    On s'est plus ou moins habitués au côté plus direct, et moins mélodique, de NIGHT RANGER depuis les albums des années 80. Une longue période creuse s'étant même installée depuis disons Big Life en 1987 ! L'inspiration faisant peu à peu défaut au groupe, rendant les sorties beaucoup moins attractives, à notre grande désarroi. Et même si il y avait toujours quelques morceaux à sauver, tout ça frôlait bien souvent l'indifférence... mais il faut dire que le précédent High Road, bien que pas parfait, contenait des passages portant un regain d'espoir (le formidable "I'm Coming Home" par exemple). Avec ce Don't Let Up, un pas supplémentaire vers la résurrection est franchi, bien que l'ensemble sonne toujours très direct et donc parfois moins mélodique. Néanmoins ici, même cette catégorie est intéressante, et de se dire qu'une telle débauche d'énergie au bout de 35 ans de carrière est diablement respectable ! Bien sûr, les amateurs de leur côté plus « fin » vont retenir immédiatement les incontournables que sont "Don't Let Up", "Truth", "Comfort Me" ou "We Can Work It Out"... et ce certainement à juste titre. Tous étant formidablement riches d'inspiration. Bonne production en plus..., ce douzième album de NIGHT RANGER demeure donc une bien belle surprise, assez inespérée, tous les titres passent bien l'épreuve et feront sans conteste de ce Don't Let Up un des piliers de leur discographie. Terminons en signalant l'arrivée de Keri Kelli (ALICE COOPER), en remplacement de Joel Hoekstra (parti chez WHITESNAKE), pour épauler les toujours excellentes parties de guitare de Brad Gillis. La paire Blades/Gillis, sans faire injure au reste du groupe, est donc revenue au top niveau. Il ne reste plus qu'à espérer une tournée européenne !

    Chronique : Renegade88

    NIGHT RANGER - Don't Let Up

     


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  • UNRULY CHILD - Can't Go Home
    Frontiers Music Srl
    Style : AOR/Melodic Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/unrulychildband

    UNRULY CHILD - Can't Go Home



    01. The Only One / 02. Four Eleven / 03. Driving Into The Future / 04. Get On Top / 05. See If She Floats / 06. She Can't Go Home / 07. Point Of View / 08. Ice Cold Sunshine / 09. When Love Is Here / 10. Sunlit Sky / 11. Someday Somehow

    Un nouvel album d'UNRULY CHILD est assez rare pour être souligné, sept albums en 25 ans, si l'on compte l'album de démos, Basement Demos. Marcie Free tient toujours le micro, ce qui garde une certaine stabilité au groupe désormais. Ce qui n'était pas forcément le cas à leurs débuts, en 1992, puisque après le premier album éponyme, Kelly Hansen et Philipp Bardowell s'étaient succédé à ce poste. Marcie Free possède toujours ce grain de voix remarquable que l'on a connu au sein de KING KOBRA en tant que Mark Free, heureusement que ce désir de changement de sexe n'ait en aucun cas affecté son organe vocal. Car même si ce fait peut choquer et laisser perplexe par rapport à un tel choix, le principal pour l'amateur de musique est bien là ! Le groupe du guitariste-compositeur Bruce Gowdy (ex-acolyte de Lenny Wolf au sein de STONE FURY) est donc plutôt unique en son genre car, à part Keith Caputo de LIFE OF AGONY, devenu Mina Caputo, UNRULY CHILD reste un des seuls groupes à posséder en son sein un transsexuel au chant. Mais revenons à l'essentiel et au contenu de ce Can't Go Home, de l'AOR très soft mais dont les mélodies finissent par vous rentrer dans le crâne pour ne plus en sortir. Pourtant, les premières écoutes sont assez surprenantes tant l'ensemble ne semble pas décoller, surtout que l'on peut ajouter un bon bémol à cette production froide et plate qui manque de relief. Mais à force de persévérance, il devient évident que l'album demeure une réussite, avec bon nombre de compositions bien inspirées. Can't Go Home respire aussi souvent la bonne humeur et la décontraction, contrairement à sa pochette triste et grise. Témoins ce titre d'ouverture "The Only One" ou "Point Of View" dévoilé en avant-première, toutes deux de futures pépites AOR à graver dans les mémoires. "Four Eleven" et "Driving Into The Future" poursuivent dans la même lignée avec autant de bonheur, remarquables d'inspiration pour peu qu'encore une fois, on ne soit pas réfractaire au style très soft du genre. Can't Go Home ne possède d'ailleurs aucun titre faible, peut-être pourra t'on classer, selon les appréciations, "When Love Is Here", "Get On Top" ou surtout "Sunlit Sky" un brin en dessous du reste... Avis donc aux amateurs d'AOR, le nouvel d'album d'UNRULY CHILD est à dompter !

    Chronique : Renegade88

    UNRULY CHILD - Can't Go Home

     


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  • SAINTED SINNERS - Sainted Sinners
    El Puerto Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.saintedsinners.com

    SAINTED SINNERS - Sainted Sinners



    01. Knight Of The Long Knives / 02. Beauty In The Beast / 03. Maybe She's Got Balls / 04. We’re All Sainted Sinners / 05. Blue Lightning Man / 06. The Love That I Have Found / 07. Did You / 08. In Need / 09. Evangeline / 10. Shine Diamond Girl / 11. Truth Is A Lie

    SAINTED SINNERS est le nouveau projet de David Reece, éternel ex-chanteur d'ACCEPT sur l'injustement controversé Eat The Heat. Depuis cet album sorti en 1989, notre Américain s'est illustré au sein de nombreuses formations dont le succès d'estime ne fut, en général, malheureusement pas à la hauteur de son talent. Qui en effet peut se vanter de connaître vraiment ses albums solos, ceux de BANGALORE CHOIR, GYPSY ROSE ou TANGO DOWN par exemple ? Espérons que ce nouvel essai va, cette fois, davantage lui réussir, et pour ce faire, il s'est notamment accompagné du guitariste Frank Pané, apparaissant tout comme lui sur l'album Glorious de BONFIRE en 2015. Le style de SAINTED SINNERS est un peu différent de ses formations précédentes, qui se situaient plutôt dans un registre Hard mélodique à tendance FM. Qu'on se rassure, c'est toujours le cas pour la mélodie, mais dans un ensemble sonnant plus vintage, à l'image de la pochette d'ailleurs. On pense d'ailleurs au URIAH HEEP de David Byron dès l'ouvrant et magistral "Knight Of The Long Knives", regorgeant de nappes de claviers rappelant fortement Ken Hensley. Et disons le tout de suite, quel dommage que la suite ne soit pas du calibre de ce titre réunissant toutes les qualités d'un futur incontournable. On retiendra quand même dans le même genre le furieux "Blue Lightning Man" avec son intro calme en slide bien trompeuse, laissant place à un morceau tout en débauche d'énergie, faisant de ce dernier l'autre grand moment de l'album. Suivent de très près l'énergique "Beauty In The Beast" ou "In Need" qui voit David Reece se transformer en Billy Gibbons façon "La Grange" sur les couplets. Bien placé également, "Maybe She's Got Balls" avec un riff entêtant et une voix plus posée, faisant vérifier qu'elle n'a rien perdu de sa superbe. Le reste est un peu plus dispensable, sans toutefois être médiocre (surtout "Evangeline" ou "Shine Diamond Girl"), mais néanmoins laisse à cet album éponyme une appréciation générale honorable. Et au final, de voir en SAINTED SINNERS un premier jet auquel on aimerait entendre une suite, un peu comme celui de LAST IN LINE qui avait aussi ce côté inégal mais prometteur par ailleurs.

    Chronique : Renegade88

    SAINTED SINNERS - Sainted Sinners

     


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  • ALUNAH - Solennial
    Svart Records
    Style : Stoner/Doom Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.alunah.co.uk

    ALUNAH - Solennial



    01. The Dying Soil / 02. Light Of Winter / 03. Feast Of Torches / 04. The Reckoning Of Time / 05. Fire Of Thornborough Henge / 06. Petrichor / 07. Lugh's Assembly / 08. A Forest (The Cure cover)

    ALUNAH est un nom qui circule depuis quelques années maintenant dans le giron du Stoner Doom Metal. Personnellement j'ai toujours rapproché ce groupe d'un THE WOUNDED KINGS, peut-être à cause du chant féminin, allez savoir, des fois notre esprit prend des raccourcis à notre insu. Mais voilà, en approchant un peu plus sérieusement la bête, on se rend compte que les Anglais dégage une ambiance Occult Rock sans en épouser le son, JA-MAIS ! Du coup la voix de Sophie Day sonne comme une douce mélodie sur un fond pesant, et lorsque la voix masculine très monotone vient en soutien ("Feast Of Torches"), toute la lourdeur du propos ressurgit d'un seul coup.

    Musicalement, pas de quoi émerveiller un habitué du style, la musique lorgne sérieusement sur un ELECTRIC WIZARD, THE WOUNDED KINGS ou même un ACID KING. Mais quelques mélodies viennent embellir le tout, comme ce lead sur "Light Of Winter", la basse sur le pont de "Feat Of Torches", et le groupe garde une dynamique constante sans trainer les savates avec des riffs plus psychédéliques, certainement du à une production chargée en basse mais pas enfumée. On est là clairement sur l'héritage d'un BLACK SABBATH et mon raccourci qui voyait ALUNAH comme un sous-BLOOD CEREMONY finit de s'évanouir lorsqu'un certain son de guitare apparait sur ce quatrième album, Solennial. Clairement old school Heavy Metal sur le début de "The Reckoning Of Time", un titre plus posé qui permet au groupe de bien varier son propos, mais lorsque ce son de guitare élevé au chorus et à la réverb' déboule sur un "Petrichor", on comprend pourquoi le quatuor a opté pour la reprise du classique de THE CURE, "A Forest". Et c'est là le chainon manquant à ce qu'est ce groupe, toujours un propos très froid, pas de groove moderne, et voilà pourquoi les Anglais réussissent à sonner différemment. Bon malheureusement, puisqu'on en parle, la reprise de "A Forest" est, pour moi, la seule vraie fausse note de cet album, l'introduction reprend ce son de guitare si caractéristique, mais la batterie est trop vivante, et dès lors que le gros riff Doom par excellence arrive après cette introduction magique, on tombe de 47 étages pour finir par re-rentrer dans le morceau sur la fin, cette gestion de fin d'introduction méritait peut-être un peu mieux que ce riff bateau, dommage. Mais cela n'entache pas vraiment les sept titres qui ont précédés, le mélodique "Fire Of Thornborough Henge", le classieux "Lugh's Assembly", chaque titre est différent, apporte sa pierre à cet édifice qui relève la barre après un Awakening The Forest (2014) un poil en dessous des débuts du groupe, ou, plus exactement, moins unanime chez les fans, dirons nous.

    Au niveau de l'artwork, rien de bien innovant par rapport à ce qui a pu être fait par ALUNAH dans le passé, on y retrouve les codes du groupe, signe d'une continuité affirmée et voulue. Le groupe continue donc sa route, sereinement, et surtout avec beaucoup de qualité, un groupe à découvrir de toute urgence pour tous les amateurs de Stoner Doom Metal allant de BLACK SABBATH à THE WOUNDED KINGS.

    Chronique : Aymerick Painless

    ALUNAH - Solennial

     


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  • NEGURĂ BUNGET - ZI
    Lupus Lounge / Prophecy Productions
    Style : Atmospheric Pagan Black Metal
    Origine : Roumanie
    Sortie : 2016
    Site Web : www.negurabunget.com

    NEGURĂ BUNGET - ZI



    01. Tul-ni-că-rînd / 02. Grădina stelelor / 03. Brazdă dă foc / 04. Baciul Mosneag / 05. Stanciu Gruiul / 06. Marea Cea Mare

    Le printemps vient tout juste d'éclore, amenant avec lui son lot de lumière, de poésie, de beauté et de renaissance, mais malheureusement le ciel s'assombrira en ce jour du 21 Mars 2017, plongeant les fans de NEGURĂ BUNGET dans l'obscurité la plus totale avec la disparition de Gabriel Mafa, plus connu sous le nom de Negru, membre fondateur, batteur et artisan principal du combo roumain. Auteur de sept albums entre 1996 et 2016, ce maitre du Black folklorique qu'est NEGURĂ BUNGET s'illustrera avec quelques belles pièces comme l'irréel et faramineux Om (2006) qui restera sans doute comme l'un des chefs d’œuvre du genre. Negru a su, à travers son œuvre titanesque, amener, tout comme EMPEROR, une originalité magistrale à un registre qui avait quelque peu tendance à s'essouffler, parsemant le tout de sonorités folkloriques et progressives, s'inspirant des mythes et légendes de la culture de son pays : la Roumanie, provoquant ainsi chez l'auditeur de délectables voyages propices à l'imagination. Chez un tel homme, tout semble parfait ou presque tant sa profondeur d'âme résonne dans son humble travail.

    Inaugurée en 2015 avec Tau, la « trilogie Transylvanienne » se poursuit en Septembre 2016 avec Zi, un second volet qui sonne désormais comme l'ultime testament de NEGURĂ BUNGET, exprimant comme à son habitude le mysticisme transylvanien ancestral, l'harmonie qu'il y avait jadis entre l'homme et son milieu, abordant des thèmes liés aux cultes et rites pré-chrétiens qui ont habité cette région intra-carpatique depuis des lustres. Zi n'oubliant aucunement les réflexions sur la nature, le cosmos et l'univers nous entourant. Six titres pour presque 49 minutes qui viennent conclure une carrière riche et inouïe. Et même si ce Zi n'est peut-être pas le sommet du maitre, il se rajoute sans dédain à l'édifice déjà immense du groupe. On ne peut que rester contemplatif face à des joyaux tel que le sublime "Gradina Steletor" empli d'une émotion et d'une poésie folle, d'une douceur captivante dans un premier temps où le chant clair et mélancolique de Tibor Kati est extraordinaire, le tout soutenu par un subtil et passionnant mélange d'instruments traditionnels, de guitares apaisantes et de chuchotements... pour ensuite faire parler la colère, la rage et la force. La fin retrouvant son apaisement introductif sur une trame toujours belle et progressive portée par de somptueuses guitares. Tout simplement magique. Cette magie électro-acoustique perdurant comme une nuée d'étoiles sur "Brazda da foc", mélancolique et addictive, s'étirant sur presque dix minutes, avec des passages sidérants, naviguant et ballotant l'auditeur dans l'espace intersidéral de l'émotion absolue. Mais Zi se veut beaucoup plus teigneux et nerveux avec "Baciul Mosneag", connaissant lui aussi son lot d'émotions avec un passage lent et majestueux sur des claviers sombres et maléfiques, avant de s'offrir pleinement à la violence. Petrică Ionuţescu (Flute, Nai, Kaval, Tulnic, et autres instruments folkloriques) se distingue de nouveau sur l'extraordinaire intro de "Stanciu Gruiul" où le refrain en roumain est porteur de bonne humeur et de croisade, semblable au regard d'un marin dans toute sa démesure et sa débauche. Un hymne aux profondeurs marines. L'immensité des océans se retrouvant sur l'épique "Marea Cea Mare", voyage bourré de claviers profonds, complétement habité par le sublime des profondeurs abyssales. On peut y entendre la voix de Manuela Marchis de THY VEILS s'exprimer, apportant tendresse et grâce. Le passage atmosphérique, bercé par la basse et la voix claire, est sans pareil, fragile et indescriptible. Ces onze minutes closent ce sculptural Zi de façon parfaite, laissant une impression d'éternité s'en dégager inexorablement. Juste mémorable.

    Hélas, mille fois hélas, Zi n'aura pas de successeur, Negru n'ayant pas eu le temps de nous livrer le troisième volet de sa trilogie, laissant cette œuvre inachevée. Les larmes coulant comme un océan sur nos joues rougies et creusées par le malheur de son décès, il nous restera ses innombrables bijoux et ce dernier acte sublime d'un génie artistique parti trop tôt, qui nous manquera à jamais. Nous te saluons l'ami, repose en paix, nous t'aimerons toujours, et la honte serait de ne pas le dire. Adieu génie éternel ! 

    Chronique : Papa Bordg

    NEGURĂ BUNGET - ZI

     


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