• ACHERONTAS - Faustian Ethos
    Agonia Records
    Style : Occult Black Metal
    Origine : Grèce
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/AcherontasCoven

    ACHERONTAS - Faustian Ethos



    01. Τhe Fall Of The First Pillar / 02. Sorcery And The Apeiron / 03. Aeonic Alchemy (Act I) / 04. Faustian Ethos / 05. The Old Tree And The Wise Man / 06. The Alchemists Of The Radiant Sepulchre (Act II) / 07. Decline Of The West (O  Ιερεας και ο Ταφος) / 08. Vita Nuova

    Le Black Metal Occult tel que le pratique depuis dix ans ACHERONTAS représente un noyau dur en Grèce, représenté par les non moins excellent SERPENT NOIR ou ACRIMONIOUS alors que de l'autre côté de l'Atlantique c'est NIGHTBRINGER qui avait enclenché la manœuvre. Le style s'appuie sur un Black Metal typiquement 90's sur lequel une ambiance sombre et occulte supportée par quelques chœurs, lignes de chant et mélodies bien présents sur chaque opus de ces groupes qui nous exposent là leur rapport au mystique et à l'occultisme. En effet, ACHERONTAS exprime une spiritualité mystique que certains pourraient appeler magie mais il n'en est rien, on est plus là sur une façon de vivre sa spiritualité, et si le concept peut sembler vaseux aux non initiés, en se penchant sur les paroles, on est absorbé par la profondeur qu'elles mettent sous nos pieds, un vertige dans lequel les excellents Vamachara, Amenti ou Ma-Ion m'ont vite englouti.

    Alors, oui, à la première écoute du premier titre dévoilé "Sorcery And The Apeiron" on retrouve totalement l'ambiance des Grecs, pas vraiment de surprise mais c'est ce que l'on appelle un produit d'appel. Car ce dernier se veut bien plus vicieux qu'il n'en a l'air, les mélodies faciles en façade laissent place à des chœurs habités comme jamais, Acherontas, au chant, est dans l'ambiance et éructe son prêche comme un fou alors que le côté épique de la guitare lead nous amène directement vers une partie bien rentre dedans qui met en valeur la qualité de Dothur à la batterie. Pour être totalement franc, les parties de chant, les guitares et les ambiances sont tellement prenantes sur les albums de ce groupe que je n'avais pas encore saisi la subtilité du jeu de ce gars également cogneur de LYCHGATE. Les courtes rafales sur la caisse claire ("The Alchemists Of The Radiant Sepulchre (Act II)"), les roulements frénétiques sur les toms, préférant une mise en arrière des cymbales pour mieux les faire ressortir lorsque celles-ci apportent cette cacophonie recherchée, le travail effectué est simplement étonnant. Enfin, il y a la richesse du riffing, de la composition et des arrangements, lorsque l'on voit le rythme élevé des sorties de ce groupe sans que la qualité ne s'en ressente, cela force le respect.

    Bien entendu avec la multiplication des groupes du style, on a tendance à réentendre certains plans, certaines ficelles du style nous apparaissent un peu plus rapidement mais indéniablement ACHERONTAS, comme une bonne partie de la scène Grecque, possède une large distance d'avance. D'ailleurs, l'introduction "The Fall Of The First Pillar" prend un peu le schéma établi à contre-pieds, directement dans le vif du sujet, pas d'introduction ambiante, le groupe envoie la brutalité en ouverture pour ne jamais la laisser repartir car si on pouvait, sur certains albums comme Ma-Ion (Formulas Of Reptilian Unification) et Amarta अमर्त  (Formulas Of Reptilian Unification Part II), ressentir une prépondérance des plages ambiantes qui faisait tourner le propos en rond, ici, avec Faustian Ethos, c'est le visage direct du groupe qui nous est proposé, ce qui, remis dans le contexte de sa discographie, est un choix judicieux. Le titre, que l'on peut traduire par Le Pacte Morale, reprend un visage plus ambiancé sur la chanson titre où les pistes de guitare s'entremêlent, les lignes de chant chuchotées ou clamées donnent une couleur très solennelle à l'ensemble. C'est aussi cette narration très clamée que l'on va majoritairement retrouver sur la suite de l'album même si instrumentalement, le retour à un Black Metal des années 90 est assuré à grand renfort de blast.

    On retrouve également cette mélancolie rampante sur cet album et notamment avec "Decline Of The West (O  Ιερεας και ο Ταφος)" où la voix parlée lisse une musique très riche avec des leads de guitare superposés, une batterie hypnotique et une basse qui finit de tisser cette toile épaisse dont on ne semble pas pouvoir sortir et avec ces mêmes caractéristiques que les albums précédents du groupe, ACHERONTAS réussit une nouvelle fois à nous proposer un voyage introspectif des plus profonds qui finit sur un "Vita Nuova" de nouveau très 90's dans l'esprit, bouclant la boucle ouverte avec "The Fall Of The First Pillar" dans un esprit typiquement Black Metal.

    Si ce Faustian Ethos ne surprend pas par son contenu dans lequel on retrouve tous les éléments habituels des Grecs, on constate déjà un niveau de qualité de production maintenu, une qualité d'écriture maintenue également et c'est bien cette régularité à nous proposer des excellents albums année après année qui nous surprend le plus. Définitivement, ACHERONTAS est un groupe moteur qui n'a pas encore tout dit, album recommandé comme ses aînés !

    Chronique : Aymerick Painless

    ACHERONTAS - Faustian Ethos

     

     

     


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  • LUMBERJACKS - Alone?
    Autoproduction
    Style : Heavy Rock / Stoner
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/lumberjacksheavy

    LUMBERJACKS - Alone?



    01. Birds And Satellite / 02. Mystery Light / 03. Fervent Believer / 04. The Abduction / 05. The Girl With Four Boobs In The Crowd / 06. This Tiny Engine / 07. My Sleeping Beast / 08. A Last Chance To Change / 09. Last Message

    Quatre ans après le EP A Moment To Balance, LUMBERJACKS, combo originaire de la région parisienne, franchit une nouvelle étape et nous revient avec son premier album Alone?. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ça envoie bien comme il faut. Au programme, neuf titres Heavy Rock à tendance Stoner, ultra efficaces et bourrés d'énergie, neuf scuds à tête chercheuse qui ne manqueront pas d'atteindre leur cible, à savoir un public amateur de gros son et de guitares plombées aux riffs acérés. Ne s'encombrant guère de fioritures, nos bucherons nous balancent des compos imparables, entrainantes et groovy, dotées de refrains efficaces ("The Abduction", "This Tiny Engine") qui font mouche à tous les coups, et qui, à n'en point douter, devraient faire leur petit effet en live, domaine où le combo francilien semble déjà avoir acquis une certaine expérience. En définitive, nous tenons là un album relativement solide et enthousiasmant qui devrait, sans trop de mal, permettre à LUMBERJACKS de se faire une place de choix au sein de la scène Hard/Stoner/Heavy Rock française.

    Chronique : Nono666

    LUMBERJACKS - Alone?

     

     

     


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  • FM - Atomic Generation
    Frontiers Music Srl
    Style : Rock/AOR
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2018
    Site Web : www.fmofficial.com

    FM - Atomic Generation



    01. Black Magic / 02. Too Much Of A Good Thing / 03. Killed By Love / 04. In It For The Money / 05. Golden Days / 06. Playing Tricks On Me / 07. Make The Best Of What You Got / 08. Follow Your Heart / 09. Do You Love Me Enough / 10. Stronger / 11. Love Is The Law

    FM est toujours synonyme d'une belle qualité lors de ses nombreuses sorties d'albums, néanmoins le groupe anglais reste toujours un outsider au niveau de la renommée. Il possède certes son noyau de fans mais n'est pas si connu que ça aux yeux d'un plus large public ou même du Rock en général, pourtant tout y est du côté des compositions souvent accrocheuses pour les ondes. Atomic Generation ne déroge pas à la règle et possède même un côté davantage éclectique par rapport à ses prédécesseurs, tout en restant, bien sûr, pas très éloigné de son registre habituel. Pas de déception ici comme on a pu le lire quelques fois, l'inspiration, dans son ensemble, se situe même un cran au dessus de Heroes And Villains.

    Steve Overland, doté de cette voix si reconnaissable, fait toujours office d'un des chanteurs les plus sous-estimé de la planète. Mais il faut avouer qu'on le préfère dans des compositions plus AOR que foncièrement Rock. On peut citer en tête "Golden Days", parfaite ballade pour les radios, et on n'oubliera pas, par la même occasion, le guitariste Jim Kirkpatrick dont les interventions sont toujours inspirées. "Too Much Of A Good Thing" et encore plus "Follow Your Heart" font partie de ces morceaux de bravoure qui nous font penser que FM n'a pas voler son patronyme.

    Au rayon des surprises figure ce morceau riche en cuivres "Playing Tricks On Me", une des belles réussites de l'album. Le reste oscille souvent dans un Big Rock tout ce qu'il y a de plus écoutable... Un petit bémol tout de même pour "Make The Best Of What You Got" dont l'intro rappelle "The Only Thing That Looks Good On Me Is You " de Bryan Adams. "Stronger" aussi, en fin d'album, malgré son intro prometteuse aux claviers, n'est pas très inspiré, et la ballade acoustique finale n'apporte pas beaucoup plus qu'un bâillement de politesse. Une fin d'album un peu en queue de poisson qui vient quelque peu ternir cet Atomic Generation qui, toutefois, n'en demeure pas moins un très bon cru.

    FM poursuit donc sa route en maintenant une certaine attention de son public, et c'est déjà pas si mal.

    Chronique : Renegade88

    FM - Atomic Generation

     

     

     

     


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  • TRUST - Dans le Même Sang
    Verycords
    Style : Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/trustofficiel

    TRUST - Dans Le Même Sang



    01. Ni Dieu, Ni Maître / 02. Démocrassie / 03. Fils de Pute, Tête de Liste / 04. Déjà Servi / 05. Le Gouvernement comme Il Respire / 06. J'm'en Fous Pas Mal / 07. L'Exterminateur / 08. Christique / 09. Dans le Même Sang / 10. Caliente / 11. Demande à ton Père, Demande à ta Mère / 12. F-Haine / 13. Où Sont Passés Les Anges

    Quand en 2016 on a vu passer l'annonce du retour de TRUST qui souhaitait célébrer ses quarante ans de carrière, on pouvait dignement émettre quelques doutes quant au bien fondé de cette reformation, mais après une tournée d'une centaine de dates à travers l'Hexagone affichant toutes sold out, force est de reconnaitre que ce retour était plus qu'attendu, un retour que le groupe immortalisera sur Live Hellfest 2017 capté dans la chaleur du plus gros festival français... L'étape suivante était bien sûr la réalisation d'un nouvel album, ce qui sera concrétisé avec ce Dans le Même Sang qui débarque en ce printemps 2018... et quel album !!!! Le TRUST que tout le monde aime est bel et bien de retour ! Fini les errances de l'indigne 13 à Table (et son DJ qui n'avait vraiment rien à foutre là !), TRUST revient à ses basiques, certes le groupe a évolué, mais comment pourrait-il en être autrement après quarante ans de carrière, le TRUST de Répression semble désormais bien loin, mais nous avons là un groupe particulièrement solide, uni comme jamais. Tous les ingrédients qui ont fait la réputation du groupe sont là, à commencer par les textes revendicatifs et corrosifs de Bernie Bonvoisin, qui ne seraient rien sans le talent de compositeur de Norbert "Nono" Krief. Bernie a toujours cette gouaille si caractérise et Nono délivre ici une prestation impériale, illuminant l'ensemble de ce Dans le Même Sang de ses soli incandescents, le tout soutenu par une mise en son du tonnerre, réalisée par l'incontournable Mike Fraser (AC/DC, METALLICA, AEROSMITH, KORITNI,...). Sur treize titres que contient ce nouvel opus, nous avons onze titres d'une efficacité redoutable, de "Ni Dieu, Ni Maître", qui ouvre l'album, à "Où Sont Passés Les Anges", qui le clôture, il n'y a quasiment rien à jeter, à part peut-être "J'm'en Fous pas Mal" et "Caliente" qui dénotent vraiment et font plus figure d'O.V.N.I. qu'autre chose sur ce Dans le Même Sang, pour le reste, aucun faux pas, tout tient solidement la route, cette cuvée 2018 est plus que digne d’intérêt et n'a nullement à rougir face aux incontournables d'antan... TRUST est à nouveau en ordre de marche et est déjà prêt à retourner sur les routes de France et de Navarre pour le plus grand bonheur de ses fans... Pour votre serviteur, ce sera à Tilloloy lors du Festival Retro C Trop, le 30 Juin prochain...

    Chronique : Nono666

    TRUST - Dans Le Même Sang

     


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  • DEAD CITY RUINS - Never Say Die
    AFM Records
    Style : Hard Rock/Stoner
    Origine: Australie
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/deadcityruins

    DEAD CITY RUINS - Never Say Die




    01. Devil Man / 02. Bones / 03. Dirty Water / 04. Rust And Ruin / 05. The River Song / 06. We Are One / 07. Destroyer / 08. Raise Your Hands / 09. Lake Of Fire

    Encore un bon groupe qui nous vient tout droit d’Australie. Décidément, ça pulule là-bas. Ce troisième album de DEAD CITY RUINS est une jolie découverte pour ma part. Un opus résolument Hard Rock avec certains morceaux qui frôlent le Stoner. Autant vous dire que c’est la playlist idéal pour un bon road trip. On débute avec "Devil Man" qui nous emmène sur les routes désertiques non loin de Melbourne, terre d’origine de cette joyeuse troupe. Un son gras qui sent bon le kérosène. Une lignée de trois titres similaires en riff et rythme, comprenant le single "Bones", qui nous dépose au pied d’un "Rust And Ruin" beaucoup plus posé. Avec la voix de Jake Wiffen et la guitare de Thomas Cain qui nous font de belles prouesses. La suite et fin de ce Never Say Die est la même que le début de cet EP, avec un bon Hard Rock qui donne envie d’enfourcher sa moto et rouler dans le Bush ou l’Outback. Alors si l’Australie a encore des groupes comme ça a nous faire découvrir,  je suis preneur. Bon, allez, je vous laisse, ma moto est chaude !

    Chronique : Ben

    DEAD CITY RUINS - Never Say Die

     

     

     


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  • WARFIST + EXCIDIUM - Laws Of Perversion & Filth
    Godz Ov War Productions
    Style : Blackened Thrash/Death Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/warfisthorde
    www.facebook.com/excidiumdivision

    WARFIST + EXCIDIUM - Laws Of Perversion & Filth



    01. WARFIST  - The Tomb Of Defire / 02. WARFIST - Debauchery (Dirty Little Bitch) / 03. WARFIST - Sadistic Whorefick / 04. WARFIST - Angel Death (DODHEIMSGARD cover) / 05. EXCIDIUM - Suicidal Perspectives / 06. EXCIDIUM - Denial / 07. EXCIDIUM - Veil Of Stagnation / 08. EXCIDIUM - Karmageddon Warriors (IMPALED NAZARENE cover)

    J'apprécie particulièrement le format split album, split EP ou même split 7" et notamment lorsqu'il s'agit de Metal old-school rassemblant allègrement Thrash Metal, Death Metal et Black Metal et l'exemple de ce split entre WARFIST (Black Thrash Metal, Pologne) et EXCIDIUM (Black Death Metal, Pologne) permet d'entendre les différences qu'il peut y avoir entre deux groupes pratiquant sensiblement le même style. Pas d'histoire de compétition ici entre les deux groupes, même si on imagine bien que les deux parties ont mis leurs meilleurs titres ici mais deux écoles différentes pour un même but, vous botter le cul sévèrement.

    Pour cela, WARFIST utilise un Black Thrash Metal extrêmement cradingue, tant dans la production que dans l'intention, les Polonais ne s'attardent jamais en chemin, des titres assez courts dans la pure tradition du style, la voix est éraillée et les guitares bien ciselées, l'agression sonore parvient sans mal à ses fins au niveau des oreilles qui ont besoin d'un certain laps de temps pour s'habituer à ce gain très medium dans la production. Le groupe est en mode butor et finit par un "Angel Death" de DODHEIMSGARD qui lui va particulièrement bien. L'esprit des débuts de SLAYER est bien présent sur les trois morceaux du groupe avec ces solos frénétiques popularisés par Jeff Hanneman et Kerry King.

    Avec les titres d'EXCIDIUM, la production gagne en clarté et en volume, on sent une envie d'imposer une violence plus massive, et si avec "Suicidal Perspectives", l'écart entre les deux groupes se fait sentir dans les styles pratiqués, EXCIDIUM insufflant une partie Death Metal dans ce Black Metal, pour un ensemble qui me rappelle les débuts de CRADLE OF FILTH (sans l'aspect symphonique bien entendu) et cela n'est pas étranger au chant de Cuntreaper qui peut s'approcher du Dani Filth de l'époque régulièrement. Avec "Denial" les points communs entre les deux groupes se font bien plus nombreux, l'esprit de SLAYER ressurgit là aussi sauf que WARFIST se fait porteur du discours le plus direct là où EXCIDIUM développe un peu plus ses idées et laisse quelques leads transpercer ces riffs guerriers à souhait.

    Sans grandes prétentions, ce split album fait le job pour lequel il a été pensé j'imagine, faire connaître les deux groupes auprès du public de l'un et de l'autre et offrir une galette qui siéra parfaitement à vos soirées barbecue bien arrosées.

    Chronique : Aymerick Painless

    WARFIST + EXCIDIUM - Laws Of Perversion & Filth

     


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  • KING WITCH - Under The Mountain
    Listenable Records
    Style : Heavy/Doom Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/kingwitch

    KING WITCH - Under The Mountain



    01. Beneath The Waves / 02. Carnal Sacrifice / 03. Solitary / 04. Under The Mountain / 05. Approaching The End / 06. Ancients / 07. Hunger / 08. Possession / 09. Black Dog Blues


    "Suscitant des comparaisons allant de BLACK SABBATH et CANDLEMASS à MASTODON et HIGH ON FIRE…". La bio de KING WITCH ratisse large, même si ces noms peuvent effectivement venir à l’esprit à l’écoute de ce premier méfait longue durée des écossais. Premier album donc, mais qui ne sonne en rien comme l’œuvre d’un groupe qui se cherche, tant on a le sentiment que le combo a soigneusement préparé son coup. En effet, Under The Mountain propose un Heavy Metal qui oscille judicieusement, et de façon équilibrée, entre vitesse et lourdeur. Mais contrairement à une certaine tendance sévissant dans les sphères Doom, KING WITCH n’a aucunement recours à une production vintage ou une simple resucée des riffs qui ont fait la gloire du style, bien que l’héritage des « parrains » soit bien présent. Son propos est bien ancré dans le présent, dans le style comme dans le son ! Seule la voix puissante de Laura Donnelly se trouve un peu gâchée par une envahissante réverb. La façon qu’a la vocaliste d’utiliser son vibrato un peu partout pourra par ailleurs en laisser certains sur la touche. Peut-être l’influence de Messiah Marcolin, l’ex-chanteur emblématique de CANDLEMASS ? Passé ce reproche, et comme le démontre le mid tempo "Beneath The Waves" qui ouvre l’album, certains titres sont dotés de refrains fort accrocheurs. Mais ce sont surtout les riffs que l’on retient, parfois dès la première écoute. S’il est besoin d’un exemple, "Possession" est un véritable feu d’artifice dans ce domaine ! Un premier album très réussi donc, qui fait d’emblée de KING WITCH un groupe à suivre. Dommage que la tournée européenne en cours soit un peu courte, mais cet album devrait rapidement leur permettre de reprendre la route.

    Chronique : Morbid S.

    KING WITCH - Under The Mountain

     


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  • TENTATION / IRON SLAUGHT - 665 - Les Hordes Métalliques
    La Fin Du Monde / Impious Desecration Records
    Style : Heavy Metal / Epic Speed Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : Tentation / Iron Slaught

    TENTATION / IRON SLAUGHT - 665: Les Hordes Métalliques



    01. Tentation - Illusion / 02. Tentation - Juge Sanglant / 03. Tentation - Souviens-toi / 04. Tentation - Les Anges de Balthazar (Ponce Pilate cover) / 05. Tentation - Shaman / 06. Iron Slaught - Knights Arrival / 07. Iron Slaught - Code Of Steel / 08. Iron Slaught - Bigorra / 09. Iron Slaught - Screams From The Grave (Abattoir cover)

    Les Perpignanais de TENTATION et les Tarbais d'IRON SLAUGHT s'associent le temps du split 665 - Les Hordes Métalliques, croisant leurs univers respectifs, Heavy old school pour les premiers et Epic Speed/Power Metal pour les seconds.

    Avec "Illusion" qui ouvre les hostilités, TENTATION nous ramène direct au cœur des 80's, à une époque où les fers de lance du French Heavy Metal se nommaient SORTILEGE, BLASPHEME, H-BOMB ou HIGH POWER, le parallèle est saisissant tant on croirait les compos de nos Pyrénéens issus de l'âge d'or du style, un parallèle qui n'en sera qu'encore un peu plus renforcé avec la reprise "Les Anges de Balthazar" des cultissimes PONCE PILATE. Tout ici est terriblement « classique » et « traditionnel » ("Juge Sanglant", "Shaman"), nous ramenant il y a près de 35 ans en arrière... Et ce n'est pas IRON SLAUGHT qui va inverser la tendance, si les Tarbais ne donnent pas forcément dans le même style, se faisant souvent plus speed et plus nerveux, mais aussi plus épique et guerrier, que leurs camarades de TENTATION, ils n'en adoptent pas moins la même démarche « traditionnelle » et « passéiste » (ceci est loin d'être une critique !) pour un résultat qui se veut des plus convaincant et qui envoie sérieusement !

    Au final, nous tenons là un split album plus que recommandable qui ne pourra que séduire les amateurs de Heavy/Speed Metal dans la grande tradition du genre. Excellent travail de la part de ces deux groupes hautement prometteurs qui, on l'espère, nous proposerons chacun un album individuel dans un avenir assez proche.

    Chronique : Nono666

    TENTATION / IRON SLAUGHT - 665: Les Hordes Métalliques

     


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  • PALACE OF THE KING - Get Right With Your Maker
    Golden Robot Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Australie
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/palaceofthekingmusic

    PALACE OF THE KING - Get Right With Your Maker



    01. I Am The Storm / 02. It’s Been A Long Time Coming / 03. Sold Me Down The River / 04. A Dog With A Bone / 05. Said The Spider To The Bird / 06. Love Through The Fire / 07. The Serpent / 08. Horizon / 09. Fly Like An Evil / 10. Back On My Feet Again

    Welcome to the Palace Of The King ! Avec cette nouvelle galette, le groupe australien, qui a fait la première partie d'AIRBOURNE sur leur dernière tournée, continue sur sa lancée pour devenir un des grands du Hard Rock.

    Leur single "I Am The Storm" lance les festivités de cet excellent album. Avec en bonus, un petit hommage à THE DOORS (bruits d’orage et clavier Moog). La suite de ce Get Right With Your Maker se traduira par des refrains entêtants et des envolées vocales du maître de cérémonie Tim Henwood. Un quatrième opus qui ressemble beaucoup a son prédécesseur Valles Marineris sorti en 2016. A noter que le groupe est en tournée en Europe en ce début d’année. Allez y, ça vaut le coup, parole de votre serviteur !

    Chronique : Ben

    PALACE OF THE KING - Get Right With Your Maker

     


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  • SUMMON - Parazv Il Zilittv
    Iron Bonehead Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Portugal
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/Summonband

    SUMMON - Parazv Il Zilittv



    01. Whisper Of The Black Moon / 02. Howling Graves / 03. Cult Of Abomination / 04. Shapes Of Darkness Transcending / 05. Below Death Splendour / 06. Parazv Il Zilittv / 07. Impetuous Sacrifice Of Thy Wom / 08. In Odorem Mortis / 09. ... From Beyond

    Formé en 2016 au Portugal, le trio qui se présente sous le nom de SUMMON n'en a pas dévoilé beaucoup plus sur ses intentions à part cet EP, Aesthetic Of Demise, paru chez Iron Bonehead l'an passé. Comme souvent, le line-up est constitué d'initiales, les musiciens sont encapuchonnés, tout l’attirail du Post-Black Metal est présent, sauf que musicalement, on en est loin, c'est bien un Black Metal caverneux, crade et chaotique au possible qui nous est envoyé en pleine face, non sans avoir pris le soin de brouiller les pistes avec cette introduction énigmatique "Whisper Of The Black Moon". Dans l'esprit, on est clairement dans l'école Suédoise du Black Metal, voix hantée, très lointaine, bourrée de delay et de reverb, un growl baveux continu qui s'entre-mêle avec divers cris pour un résultat horrifique plutôt convaincant, même si la mise en son pêche un peu par son imprécision. Et dans ce domaine, c'est instrumentalement que l'on constate le plus cet effet franchement désagréable sur les premières écoutes, mais comme je suis du genre tenace, j'ai tenu à percer cette mystérieuse entité sonore absolument immonde. Le fait est, également, que lorsque l'on commence à percevoir ce qui se passe dans la grotte de ces Portugais, ces derniers y mettent fin, souvent sans prévenir, d'ailleurs, reflétant un esprit Punk qui a souvent su trouver un écho favorable dans l'école Black Metal. Derrière ce son très chaotique avec l'impression caverneuse, on retrouve ces dissonances guitaristiques chères à l'école Suédoise et que les Islandais utilisent également beaucoup. Cette alternance de brutalité sauvage et de moments plus ambiancés ("Cult Of Abomination") se brise à la faveur du tocsin ou d'un autre morceau. Le discours est toutefois assez convenu dans la brutalité, l'image que le groupe tente de véhiculer également mais voilà il y a cette crasse poisseuse qui s'extirpe de la production qui donne un côté assez unique au groupe ou ces morceaux qui semblent n'être basés que sur une idée des plus simplistes à l'image de ce "Shapes Of Darkness Transcending" ou "Below Death Splendour" mais finalement, on finit par rentrer dans l'univers de ce groupe qui pose là les jalons d'un Black Metal que l'on a pas l'habitude de voir venir du Portugal mais plutôt d'un pays nordique, oui bien plus au nord. SUMMON semble donc vouloir faire perdurer une certaine forme du Black Metal et y réussit plutôt pas mal, une production un peu plus précise sur les guitares serait tout de même un plus appréciable, et sortir également de ce schéma de riffs lancinants servant de base à des incantations vocales déjà beaucoup entendues. Cela dit, on prend avec plaisir cette noirceur venue du sud qui nous éclate à la figure lorsque le rythme se fait plus sauvage, notamment avec ce travail à la caisse claire ("Parazv II Zilittv") ou cet "In Odorem Mortis" qui tire franchement plus sur un Death Metal obscure tout à fait à propos et qui permet de varier un peu le rythme et la coloration des morceaux de ce premier album.

    Chronique : Aymerick Painless

    SUMMON - Parazv Il Zilittv

     


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