• INEXORABLE - Sea Of Dead Consciousness
    Godz Ov War Productions
    Style : Old School Death Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.in-morte-sumus.de

    INEXORABLE - Sea Of Dead Consciousness



    01. I / 02. II / 03. III / 04. IV / 05. De Mysteriis Dom Sathanas (Mayhem Cover) / 06. I Feel Nothing (Immolation Cover) / 07. Black Magic Mushrooms (Mysticum Cover)

    L'existence d'INEXORABLE, groupe Allemand pratiquant un Death Metal des plus putride et cradingue, n'avait jusque là pas vraiment été porté à notre connaissance. Un rapide point d'histoire pour signaler que le duo a publié trois EPs en 2008, 2013 et 2015 et que c'est ce dernier, Sea Of Dead Consciousness, qui fait l'objet d'une réédition en CD chez Godz Ov War Productions.

    Par rapport à la première version cassette d'Unholy Prophecies, on retrouve les trois titres du groupe, simplement numérotés, accompagnés d'un titre bonus sobrement nommé "IV". Ensuite, on retrouve également les trois reprises aussi diverses que variées de MAYHEM, IMMOLATION et MYSTICUM. Au niveau de l'artwork, le design de la cassette a été réaménagé pour en faire une version CD très réussie, et sur ce point il faut avouer que régulièrement Godz Ov War savent mettre en valeur leurs sorties par ce biais. Lorsque l'on est attaché au format physique comme moi, c'est réellement un plus de découvrir l'ambiance qui se dégage de ce livret avec des paroles mais aussi des photos énigmatiques et parfaitement sombres mais qui colle surtout parfaitement avec la musique. Je n'en démords toujours pas, lorsque l'on tient entre ses mains ces petits feuillets on est plongé dans l'ambiance du groupe et on comprend beaucoup mieux l'intention qui est donnée, voilà un point d'une importance grande à mes yeux.

    Par contre, niveau production, pas de retouche sur cette version CD, c'est toujours le même son cradingue et même très proche d'une démo qui pourra rebuter les moins habitués d'entre vous et là il faut convenir que c'est presque trop inaudible pour appréhender cet EP sans souffrir. Mais tout de même pour resituer, INEXORABLE c'est l'approche Death Metal d'IMMOLATION, un Death Metal old-school mais assez technique, dissonant et biscornu avec le son crade et la folie créatrice, notamment au niveau des vocaux ("II", "IV") d'un MAYHEM

    Le groupe existant depuis 2001, on finit par se dire que cette production très pauvre est peut-être la signature volontaire du groupe et qu'il faut y voir là une intention et une volonté plus qu'une contrainte quelconque, d'ailleurs cela se confirme sur la reprise du titre "De Mysteriis Dom Sathanas" où la mise en son fonctionne parfaitement. Au passage, signalons la qualité de cette reprise du classique de MAYHEM (ça fait toujours un peu bizarre d'écrire qu'un titre de MAYHEM est un classique, on est en contradiction totale avec l'esprit Black mais passons !) de même pour celle de l'obscur "Black Magic Mushrooms" et son Industrial Black Metal parfaitement retranscrit ici, un peu trop peut-être justement. Sur les trois reprises s'est quand même contenté de rejouer les morceaux ne se les appropriant qu'à travers une production minimaliste, dommage !

    Au final, cet EP ne s'adresse pas à la majorité du public, même celui estampillé Black ou Death, il faut une culture et un background très underground pour en comprendre l'essence même, mais peut-être que ce Sea Of Dead Consciousness peut en être la porte d'entrée, le groupe possédant un esprit personnel et très marqué, cela en fait une expérience... chahutée !

    Chronique : Aymerick Painless

    INEXORABLE - Sea Of Dead Consciousness

     


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  • KINGDOM - Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment
    Godz Ov War Productions
    Style : Death Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2016
    Site Web : www.facebook.com/kingdomtempleofdeath

    KINGDOM - Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment



    01. Sepulchral Psalms / 02. Monolith Of Death / 03. Forsaken Tribe / 04. Kaplica Ducha Zniłego / 05. Abyss Of Torment / 06. Black Rain Upon The Mountain Of Doom / 07. Whispering The Incantation Of Eternal Life / 08. Cromlech (DARKTHRONE cover)

    Płock est une charmante petite ville Polonaise qui se trouve au cœur du pays et qui fait également partie de la voïvodie de Mazovie, en plus d'avoir la particularité d'être jumelée avec Auxerre. Et là, je sens que j'ai capté votre intérêt, non ? Mais ce n'est pas grave car la description Wikipedia n'est pas mon argument principal puisque dans cette même ville, en 2003, un trio se forme sous le nom de KINGDOM, non éculé, je vous l'accorde, et qui pratique un Death Metal qui se veut abyssal.

    Le troisième album, Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment, a vu le jour en septembre dernier via Godz Ov War Productions qui révèle à la lumière européenne, voire plus, l'underground de l'Europe de l'Est et plus particulièrement de la Pologne. Une petite séance de rattrapage s'imposant au vue de la qualité de cet album. Le Death Metal y est effectivement abyssal, crade, sombre, old-school à souhait, avec des leads tout aussi sombres et qui éclairent d'une lumière noire cet album qui ravira le amateurs de boucherie régulière !

    Le groupe sait planter le décor avec cette introduction "Sepulchral Psalms" enchainé à un "Monolith Of Death" furieux, qui saisit à la gorge, comme dans les meilleurs moments de BEHEMOTH ou HATE. Mais attention, car le groupe développe là une ambiance et une imagerie presque Black Metal, la voix cradingue de LWN y est certainement pour quelque chose mais il y a dans ces riffs bien plus que l'intention d'être brutal, il y a aussi la volonté d'insérer dans le crâne de l'auditeur une musique sournoisement rampante, cradingue et particulièrement dérangeante. A ce petit jeu là, le titre "Abyss Of Torment" est assez savoureux de noirceur, le groupe y montre plusieurs facettes avec une mise en avant de la basse dans ce son si claquant avant cette avalanche de furie qu'est "Black Rain Upon The Mountain Of Doom" et ses solos qui nous renvoient vers les grandes heures de SLAYER.

    KINGDOM sait gérer les temps immédiats et les temps plus sinueux d'un album, et si l'efficacité est toujours de mise, la compréhension du propos demande un temps plus ou moins long d'assimilation. Jusqu'ici le nom de ce groupe était plutôt resté aux frontières de la Pologne, mais les amateurs de Death Metal aimant l’uppercut direct tomberont vite dans le chaos initié par ce Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment relevé par la reprise du "Cromlech" de DARKTHRONE qui ne gâche rien à la fête. Si vous cherchez des titres brise-nuques, concentrez vous sur "Monolith Of Death" ou "Black Rain Upon The Mountain Of Doom", mais ne laissez pas de côté des titres comme "Abyss Of Torment" ou "Whispering The Incantation Of Eternal Life" qui montrent la capacité du groupe à proposer des structures fluides mais moins immédiates.

    On notera également la participation de SBCH (ex-chanteur de CENTURION) qui semble avoir fait partie de KINGDOM sous le nom de Sobiech, qui amène des vocaux cradingues sur la reprise de DARKTHRONE et sur "Black Rain Upon The Mountain Of Doom" pour un résultat réellement probant, une piste à creuser pour quelques apparitions ?

    La production de ce troisième album est à souligner, signée par un certain Mateu-Sz en Pologne, la batterie occupe la place d'artilleur et la voix semble avoir eu un traitement propre au Black Metal, pas réellement mise en avant, elle se confond dans cet ensemble mais marque bien l'esprit, une représentation sonore de l'âme de cette musique. 

    Alors, à la machine à café, lorsque vous évoquerez la ville de Płock en Pologne, parlez plutôt de KINGDOM, un groupe de Death Metal au style percutant plutôt que la géographie et l'histoire de cette ville, avec démonstration sonore en hurlant : paie moi un café ! Vous imposerez ainsi votre culture et votre autorité, ce qui ne fait jamais de mal.

    Chronique : Aymerick Painless

    KINGDOM - Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment

     


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  • CHEAP TRICK - We're All Alright !
    Universal Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.cheaptrick.com

    CHEAP TRICK - We're All Alright !



    01. You Got It Going On / 02. Long Time Coming / 03. Nowhere / 04. Radio Lover / 05. Lolita / 06. Brand New Name On An Old Tattoo / 07. Floating Down / 08. She's Alright / 09. Listen To Me / 10. The Rest Of My Life / 11. Blackberry Way (The Move Cover) (Deluxe Edition Bonus Track) / 12. Like A Fly (Deluxe Edition Bonus Track) / 13. If You Still Want My Love (Deluxe Edition Bonus Track)

    CHEAP TRICK est et restera un groupe hors-norme, fantasque à souhait et ne se prenant jamais au sérieux, à l'image du guitariste Rick Nielsen. Ils se paient même le luxe de sortir ici, 40 ans tout pile après leur premier album, un We're All Alright ! d'une incroyable débauche d'énergie. Le précédent, Bang, Zoom, Crazy... Hello (paru en 2016, et oui, l'année dernière !), lorgnait déjà dans cette direction plus brute et sans concession. Mais là, on enfonce le clou, très peu de moments de répit, et point non plus de véritable ballade... celles et ceux qui attendaient un nouveau "The Flame" en sont du coup encore pour leurs frais. L'incroyable Robin Zander éructe comme jamais et n'a rien perdu de sa superbe voix, Tom Petersson fait résonner sa basse à merveille et Daxx Nielsen (fils de) est bien intégré... même si on regrette toujours l'absence de Bun E. Carlos. La pochette, en noir et blanc, rappelle celle de leur album éponyme, mais n'y voyons pas un signe de boucle bouclée... prions-le ! Mais à l'écoute de ce nouvel opus, on se dit que ce n'est pas possible, tant CHEAP TRICK n'a jamais semblé autant en forme, d'où vraiment cette impression de seconde jeunesse. Au bout d'une telle carrière, c'est même un cas de médecine tant on se demande comment tout cela est possible ! Sans compter leurs prestations scéniques, jamais avares du temps passé sur scène, et avec une setlist variant d'un concert à un autre. Oui, CHEAP TRICK, encore une fois, est un groupe à part, la poignée de fans en France lui rendront hommage et se rueront sur ce must tandis que les autres resteront honteusement indifférents. Rien à jeter sur ce We're All Alright ! au titre diablement positif, même les bonus de la version deluxe sont dignes d'intérêt. D'ailleurs sur la reprise très Beatlesienne de "Blackberry Way" du groupe THE MOVE (composée en 1968 par Roy Wood), Robin Zander fait penser plus que jamais à Paul Mac Cartney... d'où la confirmation que CHEAP TRICK soit parfois identifié comme un croisement entre le Hard Rock et les BEATLES.

    Un album brut de pomme donc, et même s'il est beaucoup moins commercial que ses prédécesseurs, il contient quand même des passages plus fins comme le fabuleux "Floating Down", le poignant "The Rest Of My Life" ou l'addictif single "Lolita". Une note maximale d'un fan inconditionnel, aussi en guise de révérence à leur féconde discographie... mais franchement pas usurpée au final. Il ne reste maintenant qu'une chose à ajouter, merci CHEAP TRICK car grâce à vous : "We're all alright !".

    Chronique : Renegade88

    CHEAP TRICK - We're All Alright !

     


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  • AVATARIUM - Hurricanes And Halos
    Nuclear Blast
    Style : Occult Rock
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.avatariumofficial.se

    AVATARIUM - Hurricanes And Halos



    01. Into The Fire / Into The Storm / 02. The Starless Sleep / 03. Road To Jerusalem / 04. Medusa Child / 05. The Sky At The Bottom Of The Sea / 06. When Breath Turns To Air / 07. A Kiss (From The End Of The World) / 08. Hurricanes And Halos

    Énième projet de Leif Edling à l'origine, petit à petit, le groupe mené par Jennie-Ann Smith et Marcus Jidell semble prendre un peu d'autonomie, ce qui permet à ce troisième album, Hurricanes And Halos, de nous montrer un visage légèrement différent de ses deux aînés.

    Au niveau de la composition tout d'abord, si le bassiste est toujours présent et productif, des titres comme "Road To Jerusalem" et "When Breath Turns To Air" sont signés du duo guitariste / chanteuse pour un résultat qui nous renvoie vers LED ZEPPELIN, notamment le premier titre. Mais les autres morceaux signés Leif Edling annoncent également un virage qui peut évoquer GHOST ("The Starless Sleep" et son refrain Pop à mort) mais surtout URIAH HEEP et toute cette scène Rock des années 70 à laquelle se mélange un esprit Pop Suédoise et ABBA en tête (le refrain de "Medusa Child"). Cela peut s'expliquer par le traitement des claviers, en effet, out Carl Westholm, compagnon de route historique de Leif Edling, pour laisser la place à un organiste, Rikard Nilsson, et le résultat final est saisissant !

    Et puis, il y a les lignes de chant de Jennie-Ann qui sortent un peu du carcan Doom / Occult Rock dans lequel l'excellent premier album l'avait mis alors qu'elle est capable de varier, sa voix se fait plus douce en apparence mais bien plus malsaine en fait. Avec ce troisième album, la transformation est en route et semble être sur la bonne voie même s'il ne faudrait pas trop lorgner du côté de la Pop comme GHOST peut être tenté de le faire, au risque de se retrouver le cul entre deux chaises. La production, elle, n'est pas réellement énorme, plutôt minimaliste, elle correspond parfaitement au contenu musical, même si la batterie se retrouve un peu en fond de scène, ce qui est dommage car Lars Sköld sait toujours proposer des choses intéressantes.

    Avec des titres immédiats comme "Into The Fire / Into The Storm" ou "Sky At The Bottom Of The Sea", le groupe s'assure la bienveillance du public qui cherche la chanson qui reste dans le crâne, alors qu'avec "Medusa Child", les amateurs de Progressif, de Doom, de Rock 70's y trouveront leur compte, de même que sur "A Kiss (From The End Of The World)", deux facettes complémentaires qui n'ont jamais aussi bien cohabité que sur cet album qui surclasse un Girl With The Raven Mask qui annonçait cela mais auquel il manquait cette prise de risque que l'on retrouve là.

    Seul petit bémol, c'est que la scène Rétro Rock des 70's est tellement surchargée que l'on risque de prendre AVATARIUM pour des arrivistes alors que c'est la musique qui lui sied le mieux au vue de la qualité de cet album. Ce son d'orgue déjà très entendu (John Lord sort de ce corps !) nous évoque forcément des souvenirs qui n'occultent pas ce sentiment un peu désagréable mais voilà c'est catchy, excellemment écrit et construit, seule l'épreuve du temps me semble un peu compliquée pour ce type d'album, l'avenir nous en dira plus mais pour le présent cet album est clairement une grande réussite doublée d'une agréable surprise sur la capacité du groupe à évoluer vers quelque chose de plus personnel.

    Chronique : Aymerick Painless

    AVATARIUM - Hurricanes And Halos

     


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  • VALLENFYRE - Fear Those Who Fear Him
    Century Media Records
    Style : Death Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Vallenfyre

    VALLENFYRE - Fear Those Who Fear Him



    01. Born To Decay / 02. Messiah / 03. Degeneration / 04. An Apathetic Grave / 05. Nihilist / 06. Amongst The Filth / 07. Kill All Your Masters / 08. The Merciless Tides / 09. Dead World Breathes / 10. Soldier Of Christ / 11. Cursed From The Womb / 12. Temple Of Rats

    Bon on ne va pas revenir sur l’historique de ce super groupe, ni sur les circonstances qui ont amené Sir Greg Mackintosh à fonder VALLENFYRE, retournez donc à vos livres d’histoire pour ceux qui n’ont pas suivi. Non mais c’est vrai quoi, il faut toujours répéter pour les cancres du fond… bref ! Toujours est-il que l’histoire a un peu évolué depuis le premier album A Fragile King, le line-up déjà puisque c’est Waltteri Väyrynen (également cogneur chez PARADISE LOST) qui tient les fûts en lieu et place d’Adrien Erlandson, démissionnaire faute de temps pour mener de front ses 47 groupes ! Mais out également le bassiste Scoot pour qui le rythme de VALLENFYRE n’est plus compatible avec son rythme de vie personnel, le groupe faisant désormais appel à des musiciens live pour la basse et la guitare rythmique.

    Et oui, car nos amis anglais ont parcouru du chemin, et le collectif que l’on regardait d’un air méprisant du coin de l’œil est devenu un groupe de Death Metal aux albums de qualité et aux prestations scéniques remarquées, qui l’aurait cru… moi-même, pourtant fervent admirateur du guitariste de PARADISE LOST, j’avais des doutes quant à la qualité de ce projet, bien vite rassuré à la sortie des premières notes ! Ensuite, le propos de Fear Those Who Fear Him se veut bien plus Doom Death Metal que son aîné qui sentait le souffre, l’urgence, avec un esprit Crust savoureux mais qui aurait senti le réchauffé si le groupe s’était contenté de continuer sur cette voie. Il n’empêche que si "Born To Decay" introduit l’album avec une montée en intensité, "Messiah" et "Degeneration" reprennent la route là où nous en étions avec Splinters, c’est violent, simple, efficace, en deux mots… Death Metal ! Avec "An Apathetic Grave", on retrouve un VALLENFYRE plus mélodique et ce titre n’aurait franchement pas dépareillé sur The Plague Within, le dernier album en date de PARADISE LOST, son lead de guitare si caractéristique ne trompe pas.

    Mais déjà l’heure de remettre le pied au plancher avec "Nihilist" aux saveurs Crust Death Metal du plus bel effet, son de guitare toujours finement aiguisé à la mode suédoise, une voix caverneuse toujours aussi habitée, une batterie qui résonne en fond de tête mais également sur le lob frontal, c’est tout le corps qui résonne à cet hymne putride ! Aucun doute, nous avons affaire là à un excellent cru, plus équilibré que Splinters qui était l’éjaculation précoce ou l’éclatement d’un bouton d’acné, c’est soudain et ça laisse une trainée que l’on ne souhaite pas vraiment se prendre. Cet album est plus réfléchi, plus construit, ce qui ne veut pas dire meilleur mais différent, et c’est là la force de ce collectif amateurs de Death Metal old-school, VALLENFYRE ce n’est pas seulement un Death Metal mélodique, un Death Metal punkisant ou juste morbide (ah, cet ultime "Temple Of Rats") mais l’enchainement "Nihilist" / "Amongst The Filth" / "Kill All Your Masters" est juste jouissif (écoutez moi cette batterie sur ce dernier titre, pouahhhh !). Alors même s’il faut du temps pour assimiler cette déferlante d’énergie suintante, les premières écoutes donnent déjà le ton.
     
    Cet album est peut-être un peu moins calibré dans le sens où les fameux leads à la Greg Mackintosh sont ici moins présents, à l’image d’un "The Merciless Tide" ou "Amongst The Filth" qui nous renvoient plus vers ENTOMBED ou DISMEMBER mais conservent cette cohérence qui permet de passer de vomissements Death Metal de deux minutes comme  "Messiah", "Nihilist" ou "Kill All Your Masters" à des titres plus construits, plus progressifs, où une ambiance pesante s’installe, comme sur "An Apathetic Grave" ou "The Merciless Tide", le groupe assume ses deux facettes pleinement et le meilleur exemple est cette explosion qu’est "Dead World Breathes".

    Alors bien entendu, tout ceci n’est pas d’une originalité fantasmagorique, mais là n’est pas l’ambition, et cela ne semble pas du tout forcé, comme si tout cela se retrouvait dans chacun des membres et que ceux-ci l’aient un peu enterré le temps de se consacrer à l’évolution de leur groupe principal mais qui resurgirait là comme une ex oubliée. On dit souvent que le troisième album montre si le groupe est taillé pour durer car c’est celui avec lequel il se régénère avec des nouvelles idées, là c’est du domaine de l’uppercut dans les dents façon Tony Yoka mes amis et on est bien au-delà d’un simple frémissement suite à une vague de nostalgie Death Metal comme on a pu le voir récemment, si les codes sont parfaitement identifiables, le propos reste d’une personnalité hors pair, même la production de Kurt Ballou a su se régénérer pour faire de cet album une pustule purulente abominable mais que l’on se plait à caresser.

    Chronique : Aymerick Painless

    VALLENFYRE - Fear Those Who Fear Him

     


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  • SNAKECHARMER - Second Skin
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.snakecharmer.org

    SNAKECHARMER - Second Skin



    01. Sounds Like A Plan / 02. That Kind Of Love / 03. Are You Ready To Fly / 04. Follow Me Under / 05. I'll Take You As You Are / 06. Hell Of A Way To Live / 07. Fade Away / 08. Dress It Up / 09. Punching Above My Weight / 10. Forgive And Forget / 11. Where Do We Go From Here

    Second essai pour SNAKECHARMER qui se veut être, comme son nom l'évoque, un descendant de WHITESNAKE. Le problème est que Micky Moody ayant quitté le navire au bout du premier album, il ne laisse que Neil Murray en digne représentant de l'époque dite « originale » du serpent blanc. De plus, ce dernier a tellement collaboré au sein d'autres formations, qu'il n'est peut-être plus aussi emblématique du nom que cela... Enfin bref  passons sur l'essentiel, à savoir le contenu !

    Tout est bien interprété, aucun doute là-dessus, les musiciens sont tous plus ou moins connus du circuit et sont très bons dans leurs domaines respectifs. Chris Ousey possède une voix à la Paul Rodgers, selon beaucoup d'avis mais on pourrait rajouter une référence beaucoup moins connue, à savoir celle de Mike Wilson, le dernier vocaliste de MAMA'S BOYS. D'ailleurs, Relativity, leur album ultime, œuvrait dans un style bluesy proche de ce Second Skin, mais autant le dire tout de suite, en beaucoup plus varié et réussi. En effet, on s'ennuie ici à de trop fréquentes occasions, beaucoup de mid-tempo pas très inspirés représentant la majeure partie de l'album. A commencer par le single d'avant-première "That Kind Of Love" qui est d'une platitude assez déconcertante pour un projet d'une telle envergure. On est loin, mais très loin de nos espérances quant à la comparaison avec la grande époque du groupe à Coverdale. Et c'est hélas pas le seul, puisqu'on peut citer "Are You Ready To Fly", avec un refrain qui ne donne pas vraiment envie de s'envoler mais plutôt de s'endormir. Il y a aussi "Forgive And Forget" qui sera à la rigueur pardonné, mais oublié par contre c'est certain ! Vraiment rien de motivant dans un titre comme ça... Mais arrêtons ce titre à titre désagréable, surtout lorsque l'on voulait vraiment apprécier ce Second Skin en bon fan de WHITESNAKE qui se respecte. Contentons-nous de sauver quand même un excellent morceau ("Follow Me Under") qui est un bain de jouvence dans cet ennuyeux marasme. Plus énergique et surtout bien plus inspiré mélodiquement. Hors du lot aussi, la ballade mélancolique "Fade Away" qui là atteint pleinement sa cible dans ce qu'on attendait de SNAKECHARMER. De plus, le solo rappelle avec bonheur le plus que regretté THIN LIZZY. Tout en feeling, enfin ! C'est vraiment ce qui manque à cet album, un feeling, une âme quoi... D'autres compositions sont plutôt agréables comme le (justement) léger "Pushing Above My Weight" ou encore l'ouvrant "Sounds Like A Plan" avec son phrasé de guitare rappelant "Big Gun" d'AC/DC... mais l'ensemble est vraiment trop moyen pour ne pas faire de Second Skin une œuvre destinée à prendre la poussière, car manquant trop cruellement de venin. Dommage quand même à l'écoute de quelques morceaux... SNAKECHARMER pouvait sûrement beaucoup mieux faire...

    Chronique : Renegade88

    SNAKECHARMER - Second Skin

     


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  • GREAT WHITE - Full Circle
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.officialgreatwhite.com

    GREAT WHITE - Full Circle



    01. I'm Alright / 02. Movin' On / 03. This Is The Life / 04. Let Me In / 05. Moonshine / 06. Cry Of A Nation / 07. Give It Up / 08. Big Time / 09. Never Let You Down

    Voici le tant attendu deuxième album de GREAT WHITE, avec notre frenchie de chanteur Terry Ilous. La pilule étant maintenant davantage digérée concernant l'éviction de l'âme du grand blanc, on peut y jeter une oreille plus attentive. Il faut bien reconnaître qu'Elation, le premier album avec cette formation, a dû ressentir une indifférence, voire un dédain, lors de sa sortie. Pourtant, avec le recul, celui-ci n'était pas si mal, et beaucoup plus varié que ce Full Circle. D'ailleurs concernant cette observation, He Saw It Comin' de JACK RUSSELL'S GREAT WHITE, bien qu'assez controversé de par une orientation assez diverse, était lui aussi beaucoup plus ambitieux.

    Rien de médiocre, loin de là, mais une sensation de pilotage automatique se dégage tout au long de ces neuf titres (un peu maigre). Surtout que cinq années sont passées depuis ! L'ensemble reste dans le mid tempo, point de titre aussi percutant que l'introductif "(I've Got) Something For You" en 2012. On débute ici par un riff très typé AC/DC, pour prendre ensuite une direction plus familière à GREAT WHITE, mais "I'm Alright" ne décolle pas vraiment, faute à un refrain manquant d'inspiration. "Movin' On" poursuit dans un tempo Blues assez cher aux californiens, mais même constat, on reste sur notre faim. Il faut attendre "This Is The Life" pour retrouver un peu plus de finesse mélodique habituelle avec, cette fois, un refrain plus réussi. La ballade "Let Me In" arrive déjà et s'avère bien décevante avec ses faux-airs d'"Afterglow". On est loin des "The Angel Song", "Love Is Lie" ou même "Love Is Enough" plus proche de nous. Bon, passons puisque "Moonshine" arrive avec la seule pointe novatrice contenue dans l'album, ce dernier comportant des cuivres. Mais à part ça, ne nous emballons pas, on reste dans du déjà entendu. "Cry Of A Nation" est certainement plus intéressant et parvient à faire passer un peu plus d'émotion. "Give It Up", doté d'un riff Classic Rock recyclé, règne aussi en terrain connu, bien ... mais on recherche toujours l'étincelle qui ferait la différence. Le premier single "Big Time", dans un style d'intro à la "Face The Day", n'apporte rien de plus mais s'avère être un brin plus mordant. Et c'est déjà la fin avec un "Never Let You Down" bluesy qui conforte bien l'avis général concernant ce Full Circle... solide, mais ressemblant seulement à « l'album de plus » dans leur discographie.

    Mark Kendall semble être le gagnant grâce à ses interventions toujours lumineuses et un son bien caractéristique. Terry Ilous, quant à lui, s'est bien intégré à GREAT WHITE et ne démérite pas, même si l'on ne pourra jamais le comparer à Jack Russell... Full Circle est donc à posséder pour tous les fans, mais à cause de son côté vraiment trop linéaire et peu téméraire, on conseillera d'autres albums pour les novices. D'ailleurs même la pochette, avec ses tons gris, rappelle furieusement celle de Hooked...

    Chronique : Renegade88

    GREAT WHITE - Full Circle

     


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  • INGLORIOUS - Inglorious II
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.inglorious.com

    INGLORIOUS - Inglorious II



    01. I Don’t Need Your Loving / 02. Taking The Blame / 03. Tell Me Why / 04. Read All About It / 05. Change Is Coming / 06. Making Me Pay / 07. Hell Or High Water / 08. No Good For You / 09. I Got A Feeling / 10. Black Magic / 11. Faraway / 12. High Class Woman

    Un an s'est écoulé et déjà le deuxième album pour INGLORIOUS, ce jeune groupe prometteur, souvent comparé à de grandes références du Hard Rock. La critique va être un peu la même qu'au moment de la sortie du premier album, à savoir qu'effectivement on y trouve une indéniable qualité mais pas encore suffisante... Pourtant, tous les espoirs restent permis, sachant qu'en une courte durée, des avancées sont tout de même constatées avec satisfaction. Avec notamment, la voix de Nathan James, qui est un peu moins poussée, devenant, par la même occasion, plus remarquable. Du coup, la comparaison avec David Coverdale est encore plus évidente, notamment, par exemple, sur le bluesy "Making Me Pay". Et de se dire, au moment où Jorn Lande sort son nouvel album, que le norvégien va encore en prendre un coup au moral. Car il est vrai que depuis un bon nombre d'albums, ce dernier a bien perdu de sa superbe. Non vraiment, il faut reconnaître en Nathan James un certain talent et une identité propre malgré les similitudes citées plus haut.

    Concernant les compositions, la réticence est un peu plus tenace, bien que tenant compte du court laps de temps entre les deux albums. L'ensemble étant un poil trop inégal pour y voir un incontournable en ce Inglorious II... Pourtant, l'entrée en matière est beaucoup plus réussie que sur le précédent, avec un "I Don't Need Your Loving" magique, et une intro qui ne l'est pas moins. Un très grand titre, sans conteste digne des plus grands, d'ailleurs le registre vocal ici n'est parfois pas très éloigné de Ronnie James Dio, certaines lignes faisant penser à une sorte de "Mistreated" version 2017. La meilleure compo d'INGLORIOUS à ce jour ! "Taking The Blame" se veut plus rentre-dedans et Nathan James se prend ici pour Glenn Hughes, sa voix étant davantage dans les aigus, très bon titre au demeurant. "Tell Me Why" vient  ralentir cette course effrénée, avec encore, néanmoins, un bon niveau. "Read All About It", bien que convenable, captive déjà un peu moins l'auditeur. "Change Is Coming" démarre dans les tonalités du premier titre, mais sans y retrouver une intensité comparable. Voilà donc où le bât blesse ... la difficulté à maintenir un intérêt égal tout au long de l'album. Car même si le suivant "Making Me Pay", déjà évoqué plus haut, nous replonge avec délice dans les années fastes du Rock et du Hard Rock... la seconde partie résistera moins à l'épreuve. On retiendra surtout "No Good For You", avec un riff digne du WHITESNAKE de la période à partir de l'album 1987. "Hell Or High Water", "Black Magic" et surtout "High Class Woman", si elles restent de bonnes compositions, n'ont pas l'étincelle supplémentaire nécessaire à en faire des références du futur. "I Got A Feeling" et la ballade au démarrage acoustique, "Faraway", ne resteront pas non plus forcément dans les esprits, même si, encore une fois, rien n'est aucunement mauvais.

    Un deuxième épisode donc assez fidèle au premier, avec ses airs de montagnes russes, soufflant un peu le chaud et le froid. Mais INGLORIOUS reste une jeune formation à suivre... et si le prochain contient quelques morceaux de la trempe de "I Don't Need Your Loving", ce sera déjà pas si mal ! On en reprendra volontiers.

    Chronique : Renegade88

    INGLORIOUS - Inglorious II

     


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  • ANATHEMA - The Optimist
    Kscope Music
    Style : Rock/Pop
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.anathema.ws

    ANATHEMA - The Optimist



    01. 32.63N 117.14W / 02. Leaving It Behind / 03. Endless Ways / 04. The Optimist / 05. San Francisco / 06. Springfield / 07. Ghosts / 08. Can't Let Go / 09. Close Your Eyes / 10. Wildfires / 11. Back To The Start

    Un des plus grands mystères est en passe d'être résolu, qu'a-t-il bien pu arriver à la personne qui était au volant du véhicule que l'on voit sur la pochette de l'album A Fine Day To Exit d'ANATHEMA ? Pourtant depuis, les téléphones ont évolués et ne ressemblent plus à ce que l'on y voyait et les tableaux de bord des véhicules ne ressemblent plus du tout à celui de cet album et qui ressemblait étrangement à celui d'une R5. Mais surtout, ANATHEMA également a changé avec des albums de moins en moins Metal et même de moins en moins sombres. D'ailleurs, Distant Satellites montrait clairement une voie Alternative lorgnant sur le Trip Hop bien amorcée par un We Are Here Because We Are Here qui était porté par l'envie du groupe Anglais de se démarquer du fardeau de son passé.

    Vous l'aurez peut-être compris mais The Optimist est la suite conceptuelle de A Fine Day To Exit et les clins d’œil sont d'ailleurs assez réguliers, tant sur l'introduction "32.63N 117.14W" ou la fin d'"Endless Ways" mais si cette information ne vous est pas parvenue, ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas perdu. Tout d'abord, là où ce fameux album sentait la mélancolie à plein nez, ici c'est plutôt du feel good et le voyage lumineux qui est mis en avant, avec l'instrumental "San Francisco" par exemple qui précède un "Springfield" où la voix de Lee Douglas brille énormément, et avec ce nouvel album on imagine une fin heureuse à l'histoire du protagoniste de l'histoire qui nous est contée.

    Cependant, dans la formule, les frères Cavanagh n'ont pas tellement changé de formule, le côté progressif est toujours palpable mais on pourrait rapprocher cet album de A Natural Disaster avec ses recherches électroniques de l'époque et les morceaux revêtent plus une structure électronique que Rock progressif, de même on sent un chemin parallèle à celui d'un Steven Wilson et de sa carrière solo qui semble se diriger vers le Rock Pop so british. Avec les 11 titres de cet album, c'est la sophistication, la sobriété et la bien séance qui trônent, on pourrait presque imaginer ANATHEMA chanter dans un restaurant huppé de Paris, à la place d'un pianiste (souvent mégalo à mort en plus !) bref, si vous cherchez de la violence, de l'esprit torturé, ce n'est pas par ici.

    Une fois que cela est accepté, on se laisse transporter par le talent de composition, des "Leaving It Behind", "Endless Ways", "The Optimist" ou "Ghosts" sont juste magnifiques et pourront parler à tous les publics, du Rock à la Pop, et puis le cas de "Can't Let Go" et son chant qui rappellerait un Laurent Voulzy alors que la batterie hypnotique, martelant un rythme soutenu et dansant, ANATHEMA a réussi sa mue et même si, à titre personnel, j’adhère moins à cette nouvelle orientation, avec le recul et l'acceptation de laisser filer son amour "musical" de l'adolescence pour le laisser grandir et s'épanouir, il faut reconnaitre que The Optimist possède bien des arguments pour s'imposer au-delà des carcans du Metal, même si les bobos bien-pensants ne laisseront jamais une chance à ce groupe à cause de son passé, une station comme RFM, pourquoi pas ? Alors je sais que ça peut faire peur, mais à force de dire que le public Metal n'est pas qu'une bande de brutaux barbares assoiffés de sang, il va bien falloir envoyer des signes forts de notre bonne éducation au monde extérieur, The Optimist peut en être un très fort.

    Sur le plan de la production, comme depuis plusieurs albums maintenant, rien à reprocher à ce groupe, tout y est parfait, une production très cosy, presque Jazz d'ailleurs, notamment par le traitement de la batterie chaude mais pas envahissante. Maintenant, si vous voulez mon avis de fan de la période Eternity ayant totalement adhéré à l'orientation prise sur We Are Here Because We Are Here, cet album confirme que le groupe est sur un chemin sans retour possible, je n'y retrouve pas l'ambiance de cet ANATHEMA que j'ai tant chéri mais, cela n'est pas nouveau puisque dès Weather Systems je ne me reconnais plus dans cette musique mais cela ne m'empêche pas de reconnaitre la qualité intrinsèque de cet album. Mais des pistes comme "Wildfires" ou "Back To The Start" et ses cordes sentant fort le bonheur mais surtout la facilité, même la ligne de chant, qui est souvent un point fort du groupe, se contente là de suivre les instruments, là ça sent trop la guimauve pour moi, sans parler de la fin de la piste avec des bruitages à n'en plus finir, on avait compris le clin d’œil à A Fine Day To Exit bien avant, il n'était pas nécessaire d'insister autant, bref, tout ceci n'enlève en rien la qualité extraordinaire de cet album, mais si comme moi, vous aimiez la mélancolie dans ce groupe, The Optimist sera source de frustration.

    Chronique : Aymerick Painless

    ANATHEMA - The Optimist

     


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  • HAREM SCAREM - United
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : Canada
    Sortie : 2017
    Site Web : www.haremscarem.net

    HAREM SCAREM - United



    01. United / 02. Here Today, Gone Tomorrow / 03. Gravity / 04. Sinking Ship / 05. One Of Life's Mysteries / 06. No Regrets / 07. Bite The Bullet / 08. Things I Know / 09. The Sky Is Falling / 10. Heaven And Earth / 11. Indestructible

    Un nouvel album d'HAREM SCAREM est toujours gage de qualité. Le groupe canadien se situe en effet dans un registre mélodique plutôt agréable qu'on qualifiera d'AOR, mais sans les grosses nappes de claviers souvent caractéristiques du genre. On se rapproche souvent de la Pop, mais les solos incisifs de Pete Lesperance, très présents, nous laissent malgré tout bien dans un registre Hard Rock.

    United contient de très bons moments, rien à redire là-dessus, il n'y a pas beaucoup de place pour l'ennui car l'ensemble est bien inspiré. Cependant, à la longue, et selon notre sensibilité auditive, il est possible de se lasser de quelques refrains un peu trop « sucrés », notamment de par l'association des deux voix. En effet, Darren Smith, le batteur, y supplante toujours le chanteur Harry Hess, chargeant parfois un peu trop l'écoute, d'où cette impression d'un côté « ritournelles pour midinettes » (le premier single "Sinking Ship" en est un parfait exemple) mais sans y voir non plus une critique péjorative au sens propre du terme. C'est leur style, c'est tout... et on accroche ou pas ! Et forcément, dans les compositions un peu moins denses comme "Bite The Bullet" ou "Gravity"... on reste plus de marbre. Par contre, avec des titres comme "No Regrets" (le meilleur sans doute), "Sky Is Falling" ou encore "Indestructible"... on se laisse facilement emporter, en sachant qu'on y reviendra dans le futur.

    Une bonne impression générale donc, mais pas assez entière pour une appréciation maximale, le sentiment étant un peu le même que pour Thirteen sorti en 2014, United contenant son lot de très bons titres, mais aussi d'autres un peu plus passe-partout. HAREM SCAREM reste une référence solide du genre, mais essentielle... c'est une autre question.

    Chronique : Renegade88

    HAREM SCAREM - United

     


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