• DEEP PURPLE - Infinite
    earMUSIC
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.deep-purple.com

    DEEP PURPLE - Infinite



    01. Time For Bedlam / 02. Hip Boots / 03. All I Got Is You / 04. One Night In Vegas / 05. Get Me Outta Here / 06. The Surprising / 07. Johnny's Band / 08. On Top Of The World / 09. Birds Of Prey / 10. Roadhouse Blues

    La sortie d'un nouvel album de DEEP PURPLE est forcément un évènement, tant la carrière du groupe en fait l'un des incontournables du Hard Rock. Évènement qui peut certes être plus mesuré depuis le départ du charismatique et taciturne Ritchie Blackmore (plus d'une vingtaine d'années tout de même !). Mais preuve en est que l'on en parle toujours, ce qui montre bien l'emprise de l'homme en noir sur ce qui était la réelle âme de la formation. Mais ne nous méprenons pas, Steve Morse est aussi un fabuleux guitariste... simplement, selon les sensibilités de chacun, DEEP PURPLE aura laissé quelques plumes au passage concernant son attrait. Même si l'on ne doute pas une seconde que les autres membres soient gagnants en sérénité.

    Pourtant, si l'on regarde les albums période Steve Morse, il faut reconnaître que le précédent, Now What ?!, avait surpris son monde de par sa qualité et sa diversité. Éléments un peu abandonnés sur Abandon justement et Bananas, Rapture Of The Deep lui, annonçant déjà ci-et-là la couleur d'un certain regain. Quant à Purpendicular, le premier sans Blackmore, il apportait un vrai sang neuf... d'autant plus qu'il avait l'avantage de succéder au plutôt médiocre The Battle Rages On.

    Infinite est donc le cinquième album de l'ère Morse, et on croise les doigts pour que ce ne soit pas le dernier ! Le contenu est, dans l'esprit, assez similaire à Now What ?!, l'effet de surprise en moins... L'expérimentation y est toujours présente (trop ?), à tel point qu'on a souvent du mal à y entendre de véritables compositions. L'ensemble y est aussi parfois franchement soporifique, le poids des années, assez légitime me direz-vous, oui... mais pas que. Néanmoins, dès l’entame de "Time For Bedlam", le rythme effréné nous ramène tout droit à la divine époque de Machine Head, avec des intonations dans les « licks » de guitares rappelant diablement Blackmore. Hélas, la suite sera plus conventionnelle, sans jamais être médiocre malgré tout, et c'est sans doute la caractéristique de ce Infinite... un album ni bon, ni mauvais. Le second titre "Hip Boots" en témoigne, avec pourtant un bon groove, mais dont on attend un décollage qui ne viendra pas. "All I Got Is You" renoue davantage avec la mélodie et ce côté nostalgique de par les lignes reconnaissables de Steve Morse. "One Night In Vegas" groove à nouveau et nous ramène à l'excellent "Bodyline" de l'album précédent, "Get Me Outta Here", quant à lui, se veut plus lourdaud et représente bien ce côté « le cul entre deux chaises » de l'album. Le reste se montre en majorité dans un genre plus progressif, avec "The Surprising" qui, certes comme son nom l'indique, surprend en partant dans tous les sens... mais qui peut aussi désorienter l'auditeur qui attend une vraie composition, avec de réelles mélodies. Les trois autres titres seront dans ce registre, hormis "Johnny's Band" qui se veut un peu plus direct et entrainant.

    Voilà donc le choix de se tourner vers le génie ou le barbant (j'entends même certains souffler le terme « chiant » !). Le camp est choisi dans cette chronique, au vu de la note, assez moyenne... sans être catastrophique d'après la féconde discographie de DEEP PURPLE. Pour finir, parlons quand même de "Birds Of Prey" qui fait l'écho d'« ÉNORME » morceau de l'album dans le magazine numéro un officiel du Hard Rock. Cette chronique non officielle y faisant une objection... preuve en est du bain de jouvence procuré par "Roadhouse Blues" qui le succède en clôturant Infinite. Ce dernier, bien qu'étant une reprise des DOORS aurait dû, en effet, être en bonus, mais elle a le mérite de nous réveiller de la torpeur ambiante... et ça, ce n'est pas forcément bon signe ! Infinite nous dira, avec le temps, s'il fait partie de la catégorie des albums qui restent... mais le doute s'est déjà bien installé.

    Chronique : Renegade88

    DEEP PURPLE - Infinite

     


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  • ECLIPSE - Monumentum
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.eclipsemania.com

    ECLIPSE - Monumentum



    01.  Vertigo / 02. Never Look Back / 03. Killing Me / 04. The Downfall Of Eden / 05. Hurt / 06. Jaded / 07. Born To Lead / 08. For Better Or For Worse / 09. No Way Back / 10. Night Comes Crawling / 11. Black Rain

    ECLIPSE, cette formation suédoise qu'on a toujours tendance à qualifier de jeune groupe, existe quand même depuis 2001 ! Bon, c'est sûr qu'à côté de certains dinosaures (dans le sens poli du terme et non péjoratif), ce n'est pas si vieux. Six albums au compteur donc maintenant, et un style qui œuvre dans un registre Hard mélodique à tendance FM, mais avec des guitares toujours mordantes. Monumentum ne déroge pas à la règle, et ne présente apparemment rien de nouveau. Mais ce n'est vraiment pas de la plus haute importance tant que la qualité est au rendez-vous. Et de qualité, il est bien question tout au long de cet album sacrément inspiré et très bien interprété. Il ne faut bien sûr pas en abuser non plus, car à force d'écoutes répétées, ECLIPSE peut ressembler à une espèce de BON JOVI sous amphétamines qui peut faire mal à la tête ! Mais la puissance de la voix, allié à celle des guitares bien en avant, nous éloigne d'ailleurs finalement bien vite de cette furtive comparaison.

    Pour le détail des titres, c'est au choix, l'ensemble tenant parfaitement la route sans réel faux pas. Allez, un petit bémol pour le refrain de "Never Look Back", malgré de bons couplets... mais bon, c'est vraiment pour chercher la petite bête. Sinon, rien à jeter, bien que parfois certaines compostions sonnent un peu trop similaires les unes envers les autres. On retiendra des points d'orgues comme "Killing Me" (qui, en d'autres mentalités des radios, ferait un hit évident), "Hurt" (ballade émouvante), "Jaded" (simple et entrainante), ou encore "For Better Or For Worse" (classique mais efficace). Pourquoi pas, au final, la note maximale ? Sans doute en réserve par rapport aux autres albums, cette chronique étant (et oui au bout de 16 ans d'existence !) une découverte. Bien agréable découverte d'ailleurs et assez semblable à celle d'autres "petits jeunes" que composent le groupe VEGA.

    Chronique : Renegade88

    ECLIPSE - Monumentum

     


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  • ONCE HUMAN - Evolution
    earMUSIC
    Style : Melodic Death Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/oncehuman

    ONCE HUMAN - Evolution



    01. Flock Of Flesh / 02. Eye Of Chaos / 03. Mass Murder Frenzy / 04. Gravity / 05. Dark Matter / 06. Paragon / 07. Drain / 08. Killers For The Cure / 09. Passenger

    Second album pour ONCE HUMAN, le nouveau groupe de Logan Mader (ex-SOULFLY, ex-MACHINE HEAD), Evolution reste stylistiquement dans la droite lignée de son prédécesseur, The Life I Remember, sorti il y a un peu plus d'un an, à savoir un Death mélodique auquel s'ajoute parfois une touche de Groove Metal ("Flock Of Flesh"). On pense assez souvent à ARCH ENEMY, ceci en grande partie dû au chant de Lauren Hart, vraiment très proche vocalement d'Angela Gossow. Mais la miss sait aussi parsemer ses interventions de chant clair, c'est notamment le cas de titres tels que "Paragon", "Drain" ou "Passenger", un point lui permettant ainsi de se démarquer quelque peu de son modèle. Mais ARCH ENEMY n'est pas l'unique influence décelable sur ce Evolution, en effet, FEAR FACTORY semble également avoir été une source d'inspiration assez importante pour ONCE HUMAN, et un titre comme "Dark Matter" par exemple, nous ramène incontestablement vers le groupe de Dino Cazares. Et si l'originalité n'est peut-être pas la qualité première de nos Américains, ce nouvel album voit ONCE HUMAN gagner en assurance, notamment en terme d'écriture, proposant des compos bien plus abouties que sur le premier album, ce qui devrait permettre à Logan Mader et sa bande de s'affirmer quelque peu... Fort d'un potentiel qui continue de grossir au fil des sorties, ONCE HUMAN nous livre, avec Evolution, un album suffisamment solide pour convaincre les amateurs du genre... Voilà donc un groupe à surveiller de très près !

    Chronique : Nono666

    ONCE HUMAN - Evolution

     


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  • DOCTOR LIVINGSTONE - Triumphus Haeretici
    Osmose Productions   
    Style : Avantgarde Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/doctorlivingstone218

    DOCTOR LIVINGSTONE - Triumphus Haeretici


     
    01. Codex Haeretici / 02. Lux Delenda Est / 03. Dancing With Horses / 04. Give Them Tragedies / 05. Opus Magnum / 06. ASMD / 07. The Muck Of The Land / 08. Fuck You With A View / 09. Peisithanatos / 10. The Grand Finale (Fin de l'ordre) / 11. I'll Have Some More Apple Pie Please / 12. Messiahs and Pariahs / 13. A Little Something For You / 14. Egregore

    Que dire...que dire... Je suis dubitative ! Si on fait abstraction de cette intro affreuse de 16 minutes qui va littéralement vous pousser au suicide, l’album n’est pas si mal. Alors parlons-en de cette intro. Une introduction est le premier contact entre l’auditeur et le musicien. On peut dire qu’ici, c’est... spécial. Et encore, je suis gentille ! Du tam-tam, du... je ne sais quoi ! C’est tribal, c’est primitif, et moi, ça m’emmerde ! Et je reste polie. 16 minutes de  bruits venant du fin fond de l’Amazonie ou de je ne sais où. J’ai cru mourir, débrancher, me balancer par la fenêtre et tout cela a nécessité une tonne de Doliprane. Ok, je suppose que c’est sensé être un truc ritualiste ou sataniste... et là je me dis, au secours, on est en 2017 les mecs !

    Bon, une fois l’intro subie et passée, je retrouve le groupe que j’aime : violent, avec du blast qui défonce et  des riffs qui envoient. Mais franchement, on semble loin de Contemptus Saeculi (sorti en 2014) qui déchirait ! Et pourtant, pas si loin... Quelques belles mélodies, une musique violente et agressive, entrecoupée de samples et de passages « ritualistes ». Et c’est là que le bas blesse (en tous cas, pour moi). Les passages ritualistes, je n’adhère pas ! Les « tchak tchak tsss... » très peu pour moi. A la rigueur, en musique d’ambiance pour Cannibal Holocaust, mais pas dans mes oreilles ! De plus, même si ils sont présents, les beaux riffs se font rares. Et des riffs superbes, il y en a. Des passages intenses, à vous couper le souffle, aussi. Alors voilà, lorsque j’ai écouté cet album pour la première fois, j’aurai mis 2/10. Puis, en insistant, et après avoir définitivement balancé l’intro à la poubelle, j’avais décidé de mettre 6/10. Et là, ça fait trois semaines que je l’écoute, et croyez moi ou pas, je vais mettre 8/10, car finalement, c’est bien, et même très bien !

    Alors si vous n’avez rien compris à ma chronique, c’est normal car moi, je n’ai rien compris à cet album ! Je vais donc essayé de résumer ma pensée : une intro à chier, des interludes tribaux de merde, mais des blasts à vous coupez le souffle, une violence et une intensité dérangeante et quelques riffs dévastateurs ! Alors plus d’une heure de musique, c’est long, mais j’ai personnellement jeté une certaine quantité de trucs pourris... reste une quarantaine de minutes de musique vraiment bonne. "Lux Delenda Est" est excellente et ravageuse. Ça envoie vraiment et il y a de très beaux riffs ! "Dancing With Horses" est également très malsaine et superbe. "Give Them Tragedies" est aussi très bonne, même si la fin m’a donné des boutons ! "Fuck You, With A View" est un chef d’œuvre de puissance et d’intensité, tout comme "A Little Something For You" ! En revanche, l’outro de l’album, "Egregore", m’a encore plus fait vomir qu’une cuite à la téquila ! Alors, dans l’ensemble, c’est un excellent album, avec des passages d’une incroyable intensité, et des interludes aussi merdiques qu’un dépucelage dans une cave du 93 !

    Chronique : Fanny

    DOCTOR LIVINGSTONE - Triumphus Haeretici

     


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  • PRIMAL AGE - A Silent Wound
    Deadlight Entertainment
    Style : Hardcore Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/PRIMALAGE

    PRIMAL AGE - A Silent Wound



    01. Whistleblowers vs W.H.O. (World Health Organization) / 02. A Silent Wound (feat. Felipe Chehuan - CONFRONTO) / 03. Counterfeiters Of The Science / 04. To Jeff... (SLAYER medley - feat. Koba - LOYAL TO THE GRAVE & Julien Truchan - BENIGHTED)

    PRIMAL AGE, qui affiche maintenant plus de vingt ans de carrière, n'a visiblement rien perdu de sa force de frappe, balançant un Hardcore sauvage qui fracassera quiconque osera se pencher sur ce EP. A mi chemin entre Hardcore pur et Metal, les Normands donnent dans une efficacité de tous les instants, ça envoie sérieusement le bois, pas de répit, PRIMAL AGE prend l'auditeur à la gorge pour ne plus le lâcher. Direct, brutal et hyper puissant, ce A Silent Wound « 100% in your face » frappe là où ça fait mal, et le pire c'est qu'on aime ça... Le groupe nous livre ici trois nouveaux titres, et "To Jeff...", un hommage au regretté Jeff Hanneman (guitariste de SLAYER est-il besoin de le préciser) auquel participe notamment Julien Truchan de BENIGHTED et Koba du groupe Japonais LOYAL TO THE GRAVE. Dès le premier titre, "Whistleblowers vs W.H.O. (World Health Organization)", on se rend vite compte que PRIMAL AGE a la rage, ne déviant à aucun moment de la trajectoire qu'on lui connait, nos Rouennais bastonnent sévère, et ce n'est pas le morceau-titre qui va calmer les choses, bien au contraire ! On a même l'impression que ça monte en puissance crescendo pour finir par nous achever totalement avec un "Counterfeiters Of The Science" terriblement dévastateur. Toujours aussi enragé, PRIMAL AGE ravage tout sur son passage avec ce EP explosif et violent, intense et d'une efficacité imparable. Voila donc de quoi satisfaire les amateurs du genre qui, avec une telle galette, ne pourront qu'être comblés !

    Chronique : Nono666

    PRIMAL AGE - A Silent Wound

     


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  • CREEPING FEAR - Onward To Apocalypse
    Dolorem Records
    Style : Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/creepingfear

    CREEPING FEAR - Onward To Apocalypse



    01. Life Denied / 02. Divine Casualties / 03. Swallowed By Death / 04. Trenches Of Desolation / 05. Onward To Apocalypse / 06. Spreading Disease / 07. As Vultures Fly, Battlefield Bleeds / 08. Soiled, Tainted And Merciless / 09. Disposable Existence

    Groupe Francilien créé en 2011, CREEPING FEAR nous revient trois ans après le EP Execution World avec son premier album, Onward To Apocalypse. Au programme, un Death Metal brutal sans concession, incisif et violent, qui reprend à son compte les codes propre au Death des 90's, pouvant évoquer des groupes comme MORBID ANGEL, DYING FETUS ou SUFFOCATION. Alors bien sûr, le style pratiqué par nos Français n'est sans doute pas des plus original, et s'il se veut empreint d'un esprit « old school », s'inscrit bien dans son époque grâce, notamment, à une mise en son parfaite, équilibrée et puissante, œuvre de l'incontournable Francis Caste (Studio Sainte Marthe). L'offensive est lancée avec un "Life Denied" dévastateur qui poutre sévère et le groupe ne relâchera guère la pression avant "Disposable Existence" qui clôture ce redoutable manifeste de Brutal Death Metal incisif et groovy. Mais ne croyez pas que le groupe se contente de bourriner sans relâche, si c'est effectivement valable pour des titres tels que "Life Denied" ou "Spreading Disease" clairement basés sur la vitesse d'exécution, un morceau comme "Trenches Of Desolation", par exemple, nous entraine dans un registre beaucoup plus lourd, lorgnant même vers le Doom, sans toutefois perdre de sa hargne, ce qui sera également le cas du morceau-titre, lent et oppressant, assurant ainsi une certaine diversité à un album qui aurait rapidement pu se révéler linéaire. Relativement solide, ce Onwards To Apocalypse place CREEPING FEAR parmi les groupes français les plus prometteurs du genre. Les amateurs de sauvagerie et de brutalité parfaitement maitrisées ne pourront qu'adhérer à ce recueil de douceurs apocalyptiques !

    Chronique : Nono666

    CREEPING FEAR - Onward To Apocalypse

     


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  • UNION JACK - Supersonic
    Beer Records / Guerilla Asso / Sick My Duck / Riot Ska / No Time Records
    Style : Punk Rock
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.unionjackxxx.free.fr

    UNION JACK - Supersonic



    01. Cynical Sound Club / 02. Oh Boogie / 03. Wordaholic / 04. Blackout / 05. Boomerang / 06. Purple Pride / 07. Human Zoo / 08. Bitter Taste / 09. Don't Look Back / 10. Summer Waves / 11. The Globe / 12. You and I / 13. Bones / 14. Hate To Say Goodbye

    En vingt ans de carrière, UNION JACK a sorti trois EPs, un split et trois albums, ce Supersonic compris. Et si le nombre d'albums peut paraître un peu léger au vue de la longévité du combo, force est de constater qu'UNION JACK est néanmoins assez régulier en matière de productions. Avec ce troisième effort, le groupe renoue avec un Punk vindicatif qui va droit à l'essentiel, l'énergie est ici mise au premier plan au travers de compos simples mais terriblement efficaces, directes et sans concession. Tout ici a été mis en œuvre pour faire mouche dès la première écoute grâce à des titres punchy ("Oh Boogie"), rageurs ("Boomerang", "Bones") et catchy ("Summer Waves") avec, pour particularité, cette alternance de chant qui, dans le cas présent, apporte une vraie complémentarité dans les parties vocales. Après, il faut bien reconnaitre que le style pratiqué par les Parisiens n'a rien de bien original, le point fort d'un tel disque étant sans conteste une efficacité de tous les instants, faisant de ce Supersonic, un album fougueux, sans temps mort, et fédérateur. Voilà donc une bien belle façon de fêter ses vingt ans !

    Chronique : Nono666

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  • DREAD SOVEREIGN - For Doom The Bell Tolls
    Ván Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Irlande
    Sortie : 2017
    Site Web : https://dreadsovereign.bandcamp.com

    DREAD SOVEREIGN - For Doom The Bell Tolls



    01. For Doom The Bell Tolls / 02. Twelve Bells Toll In Salem / 03. This World Is Doomed / 04. Draped In Sepulchral Fog / 05. The Spines Of Saturn / 06. Live Like An Angel, Die Like A Devil (Venom Cover)

    Trois ans après le très long All Hell’s Martyrs, les Irlandais de DREAD SOVEREIGN reviennent avec un For Doom The Bell Tolls au discours plus direct. Ce groupe abrite le chanteur de PRIMORDIAL et, depuis 2015, le batteur de MALTHUSIAN, également ex-ALTAR OF PLAGUES. Bref, ce ne sont pas là des débutants et pourtant ce premier album donnait vraiment l’impression de partir dans tous les sens, même au niveau vocal, Nemtheanga faisait feu de tout bois mais cela aux dépends de l’efficacité et de l’unité de cet album. Quelques temps plus tard, après une introduction qui a le mérite de planter le décor, voici "Twelve Bells Toll In Salem" sur lequel on retrouve cette voix claire caractéristique de l’Irlandais, musicalement le Doom pratiqué est du genre rampant et bien down tempo. On retrouve également le côté épique si cher au leader du groupe, avec une assise bien placée sur une basse omniprésente que le gaillard tient également ici. Et voilà comment DREAD SOVEREIGN réussit à mettre ce deuxième album sur les meilleurs rails possibles, ce premier quart d’heure d’un album atteignant difficilement les 35 minutes est juste majestueux. La question se pose sur la possibilité d’enchainer après cela, pour ça, c’est "This World Is Doomed", bien plus rock’n’roll, qui débarque, pourtant là aussi on retrouve cette voix si puissante, un refrain parfait mais toujours cette mélancolie planante qui règne sur tous les morceaux et qui assure une continuité. La petite surprise du chef débarque avec le bien nommé "The Spines Of Saturn" avec l’effet vocal spatial adapté, ce morceau, un peu plus léger, ouvre des perspectives sans perdre la cohérence par son côté dépouillé, du moins en apparence, car derrière les arrangements sont très sophistiqués. DREAD SOVEREIGN s’impose là comme un représentant de la scène Doom des plus intéressant, faisant vivre une fibre old-school dans une forme qui ne l’est pas totalement, il n’y a qu’à voir la batterie posée sur ce "The Spines Of Saturn", c’est rythmiquement pratiquement dansant et le traitement vocal peut également faire penser à une approche plus new wave tout en restant clairement dans le propos Doom Metal. Et comme pour bien insister sur le côté old-school du groupe, c’est "Live Like An Angel, Die Like A Devil", une reprise de VENOM, qui clôt cet album vraiment pas loin d’être parfait. Une cover qui dynamite plutôt bien cette fin d’album comme pour sortir de l’ambiance, en douceur, une façon de ramener l’auditeur à la vie. Un album hautement recommandé !

    Chronique : Aymerick Painless

    DREAD SOVEREIGN - For Doom The Bell Tolls

     


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  • HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.jameschristianmusic.com

    HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls



    01. Harlequin / 02. Oceans Divide / 03. Hit The Wall / 04. Saint Of The Lost Souls / 05. The Sun Will Never Set Again / 06. New Day Breakin' / 07. Reign Of Fire / 08. Concussion / 09. Art Of Letting Go / 10. Grains Of Sand / 11. The Other Option


    Depuis quelques temps, HOUSE OF LORDS aligne les albums de façon très régulière, c'est plutôt une bonne nouvelle tant la qualité est globalement au rendez-vous. Saint Of The Lost Souls ne décontenancera pas les fans, le style étant toujours le même, avec peut-être un ton d'ensemble plus léger et une plus grande dominance des claviers. Témoin cette longue intro du premier titre "Harlequin" signé Michele Luppi (actuel WHITESNAKE). L'autre différence est le remplacement du bassiste Chris Mc Carvill par Chris Tristram, ce dernier ayant notamment tourné avec JOE LYNN TURNER, LESLIE WEST, SLASH ou JACK RUSSELL'S GREAT WHITE. Les guitares de Jimi Bell sont du coup un peu plus en retrait qu'à l'habitude, ce qui n'empêche pourtant pas d'apprécier ses prestations à leur juste valeur. James Christian est égal à lui-même et reste toujours l'un des plus dignes représentants de ce Hard Rock/AOR aux mélodies subtiles, mais aussi parfois, il faut le reconnaitre, un peu sirupeuses. Saint Of The Lost Souls est aussi très bien produit et doté d'une belle pochette, faisant comme d'habitude écho à l'époque médiévale. Toutes les compositions sont de bonne tenue, avec un ensemble un peu plus équilibré qu'à l'accoutumée, moins sont dispensables et font office de remplissage. Pourtant, on pourra quand même avoir une préférence pour la première partie d'album, plus efficace et imparable mélodiquement. On pense notamment à "Harlequin", "Saint Of The Last Souls", "New Day Breakin" ou "Hit The Wall" qui feront à n'en pas douter de futurs classiques. Et il est vrai, par exemple, que "Reign Of Fire" possède un refrain bien lassant, et que la ballade "The Sun Will Never Set Again" est un brin décevante. Bref, voilà, serait-on tenter de dire, un album de plus de HOUSE OF LORDS... ni meilleur ni moins bon que les précédents, ce qui, en soit, est déjà un bel exploit.

    Chronique : Renegade88

    HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls

     


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  • PLACE VENDOME - Close To The Sun
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock / AOR
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.michael-kiske.de

    PLACE VENDOME - Close To The Sun



    01. Close To The Sun / 02. Welcome To The Edge / 03. Hereafter / 04. Strong / 05. Across The Times / 06. Riding The Ghost / 07. Light Before The Dark / 08. Falling Star / 09. Breathing / 10. Yesterday Is Gone / 11. Helen / 12. Distant Skies

    Un nouvel album de PLACE VENDOME, dont les sorties sont métronomiques (2005, 2009, 2013, 2017), fait penser à une sorte de renouvellement automatique auquel on serait abonné. En effet, les parutions sont tellement prévisibles depuis le début que le projet perd un peu de son charme au fil du temps... Surtout que les contenus, sans être désagréables, perdent aussi ce côté « bonne surprise », avec une inspiration souvent en deçà par rapport à l'album précédent. Il semble donc qu'on tourne un peu en rond, bien que tout soit bien joué et, encore une fois, sans être médiocre. Une certaine routine s'est installée, on ne peut d'ailleurs s'empêcher de faire une similitude avec SUNSTORM, autre projet intéressant, avec Joe Lynn Turner. Les albums s'enchainant également régulièrement et, aussi, avec de moins en moins de passion, les deux groupes étant au passage, signés chez Frontiers Music ! Bref, on reste en terrain connu, et comme pour les pochettes, l'auditeur ne risque pas d'être déboussolé. Mais pour les frissons, il faut aller voir ailleurs... même si les solos de guitares sont là et que la voix de Michaël Kiske ne défaillit pas (on peut toutefois, à la longue, être agacé par ses aigus). Close To The Sun n'est donc ni bon ni mauvais, mais si à l'avenir on doit ressortir un album de PLACE VENDOME, ce ne sera sans doute pas celui-là. Ce dernier faisant partie des disques que l'on écoute à la sortie mais dont on ne revient pas beaucoup dessus, même des années plus tard. Honnête mais loin d'être indispensable.

    Chronique : Renegade88

    PLACE VENDOME - Close To The Sun

     


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