• HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls
    Frontiers Music Srl
    Style : Melodic Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.jameschristianmusic.com

    HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls



    01. Harlequin / 02. Oceans Divide / 03. Hit The Wall / 04. Saint Of The Lost Souls / 05. The Sun Will Never Set Again / 06. New Day Breakin' / 07. Reign Of Fire / 08. Concussion / 09. Art Of Letting Go / 10. Grains Of Sand / 11. The Other Option


    Depuis quelques temps, HOUSE OF LORDS aligne les albums de façon très régulière, c'est plutôt une bonne nouvelle tant la qualité est globalement au rendez-vous. Saint Of The Lost Souls ne décontenancera pas les fans, le style étant toujours le même, avec peut-être un ton d'ensemble plus léger et une plus grande dominance des claviers. Témoin cette longue intro du premier titre "Harlequin" signé Michele Luppi (actuel WHITESNAKE). L'autre différence est le remplacement du bassiste Chris Mc Carvill par Chris Tristram, ce dernier ayant notamment tourné avec JOE LYNN TURNER, LESLIE WEST, SLASH ou JACK RUSSELL'S GREAT WHITE. Les guitares de Jimi Bell sont du coup un peu plus en retrait qu'à l'habitude, ce qui n'empêche pourtant pas d'apprécier ses prestations à leur juste valeur. James Christian est égal à lui-même et reste toujours l'un des plus dignes représentants de ce Hard Rock/AOR aux mélodies subtiles, mais aussi parfois, il faut le reconnaitre, un peu sirupeuses. Saint Of The Lost Souls est aussi très bien produit et doté d'une belle pochette, faisant comme d'habitude écho à l'époque médiévale. Toutes les compositions sont de bonne tenue, avec un ensemble un peu plus équilibré qu'à l'accoutumée, moins sont dispensables et font office de remplissage. Pourtant, on pourra quand même avoir une préférence pour la première partie d'album, plus efficace et imparable mélodiquement. On pense notamment à "Harlequin", "Saint Of The Last Souls", "New Day Breakin" ou "Hit The Wall" qui feront à n'en pas douter de futurs classiques. Et il est vrai, par exemple, que "Reign Of Fire" possède un refrain bien lassant, et que la ballade "The Sun Will Never Set Again" est un brin décevante. Bref, voilà, serait-on tenter de dire, un album de plus de HOUSE OF LORDS... ni meilleur ni moins bon que les précédents, ce qui, en soit, est déjà un bel exploit.

    Chronique : Renegade88

    HOUSE OF LORDS - Saint Of The Lost Souls

     


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  • PLACE VENDOME - Close To The Sun
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock / AOR
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.michael-kiske.de

    PLACE VENDOME - Close To The Sun



    01. Close To The Sun / 02. Welcome To The Edge / 03. Hereafter / 04. Strong / 05. Across The Times / 06. Riding The Ghost / 07. Light Before The Dark / 08. Falling Star / 09. Breathing / 10. Yesterday Is Gone / 11. Helen / 12. Distant Skies

    Un nouvel album de PLACE VENDOME, dont les sorties sont métronomiques (2005, 2009, 2013, 2017), fait penser à une sorte de renouvellement automatique auquel on serait abonné. En effet, les parutions sont tellement prévisibles depuis le début que le projet perd un peu de son charme au fil du temps... Surtout que les contenus, sans être désagréables, perdent aussi ce côté « bonne surprise », avec une inspiration souvent en deçà par rapport à l'album précédent. Il semble donc qu'on tourne un peu en rond, bien que tout soit bien joué et, encore une fois, sans être médiocre. Une certaine routine s'est installée, on ne peut d'ailleurs s'empêcher de faire une similitude avec SUNSTORM, autre projet intéressant, avec Joe Lynn Turner. Les albums s'enchainant également régulièrement et, aussi, avec de moins en moins de passion, les deux groupes étant au passage, signés chez Frontiers Music ! Bref, on reste en terrain connu, et comme pour les pochettes, l'auditeur ne risque pas d'être déboussolé. Mais pour les frissons, il faut aller voir ailleurs... même si les solos de guitares sont là et que la voix de Michaël Kiske ne défaillit pas (on peut toutefois, à la longue, être agacé par ses aigus). Close To The Sun n'est donc ni bon ni mauvais, mais si à l'avenir on doit ressortir un album de PLACE VENDOME, ce ne sera sans doute pas celui-là. Ce dernier faisant partie des disques que l'on écoute à la sortie mais dont on ne revient pas beaucoup dessus, même des années plus tard. Honnête mais loin d'être indispensable.

    Chronique : Renegade88

    PLACE VENDOME - Close To The Sun

     


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  • EX DEO - The Immortal Wars
    Napalm Records
    Style : Epic/Symphonic/Melodic Death Metal
    Origine : Canada
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/exdeo

    EX DEO - The Immortal Wars



    01. The Rise Of Hannibal / 02. Hispania (The Siege Of Saguntum) / 03. Crossing Of The Alps / 04. Suavetaurilia (Intermezzo) / 05. Cato Major: Carthago Delenda Est! / 06. Ad Victoriam (The Battle Of Zama) / 07. The Spoils Of War / 08. The Roman

    EX DEO est une valeur sure qui nous vient du Québec et, pour ceux qui l’ignorent encore, EX DEO est aussi le side-project de Maurizio Iacono de KATAKLYSM. Que du lourd donc ! Le thème reste inchangé par rapport aux précédents albums : toujours la Rome antique et ses batailles. Ça fleure bon l’identité européenne. Les textes sont en anglais et tournent autour des conquêtes, des guerres et des batailles romaines, mais surtout d’Hannibal (petit rappel : c’est le célèbre général carthaginois, considéré comme l’un des plus grands tacticiens militaires de l’histoire, autour de 200 av JC). La batterie est ravagée, la double pédale va très vite et vous explose en pleine face. Les voix sont dynamitées et agressives. Musicalement, on est complètement dans le Death Metal mélodique : mélodie & brutalité. This Is War !!!

    L’album débute avec "The Rise Of Hannibal" et une intro basée sur des chœurs qui nous rappellent des musiques de film. Puis, on rentre dans le vif du sujet avec ces riffs agressifs et sur vitaminés, entrecoupés de breaks de basse, de roulements à la caisse claire et de passages « parlés ». C’est évidemment très martial et guerrier, les basses font trembler mon plancher ! "Hispania (The Siege of Saguntum)" flirte bon avec le Black Metal et démarre par un riff mélodieux, entrecoupé de « synthés » orientaux (là, je dois dire que je ne suis pas fan). Mais les riffs sont très beaux et Hannibal oblige. EX DEO nous offre une fois de plus une musique brutale et guerrière, agrémentée de samples, de chœurs et de synthé rappelant les musiques de films épiques. Ce genre de samples reste un peu kitsch à mon goût, mais ça colle bien au thème. La thématique est assez précise ici et tourne plutôt autour d’Hannibal. Avec, entre autre, le siège de Sagonte, la traversée des Alpes par Hannibal, ou encore la bataille de  Zama. Ce thème est extrêmement intéressant, historiquement et culturellement. EX DEO nous baigne dans notre histoire, dans l’histoire de l’Europe, de nos ancêtres, en pleine conquête, et on s’y croit complètement ! C’est, du coup, rempli de sens et de symboles ! Moi qui suis habituée au Black Metal et à ses thèmes périmés de « satanisme occulto-médiéval- hiboux dans les bois », je revis ! La cover est bien sûr en adéquation avec le thème : une peinture d’Hannibal et d’un éléphant (mort). Cette cover est un hommage direct au passage des Alpes par Hannibal et son armée ! Bien que difficile, le franchissement des Alpes par une armée n'est pas exceptionnel dans l'Antiquité. C'est la présence des éléphants qui a contribué à sa célébrité. "Crossing Of The Alps" commence d’ailleurs par un sample de barrissement d’éléphant et d’une armée (je suppose).

    The Immortal Wars est une merveille de brutalité et de mélodie ! Les morceaux s’enchaînent, presque comme des hymnes à la guerre ! Le chant est un appel direct au combat, à la violence, tel le discours du général avant l’assaut final. On adhère complètement à l’univers « Rome Antique » du groupe. Cet album est à écouter de toute urgence, à dévorer même !

    Chronique : Fanny

    EX DEO - The Immortal Wars

     


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  • PATRIA - Magna Adversia
    Soulseller Records
    Style : Black Metal
    Origine : Bresil
    Sortie : 2017
    Site Web : www.patriaofficial.com

    PATRIA - Magna Adversia



    01. Infidels / 02. Axis / 03. Heartless / 04. A Two Way Path / 05. Communion / 06. Now I Bleed / 07. Arsonist / 08. The Oath / 09. Porcelain Idols / 10. Magna Adversia

    C’est la deuxième fois que je chronique un album de PATRIAIndividualism (2014) m’avait déjà explosé dans les oreilles, mais je dois dire que là, c’est le summum ! PATRIA est un groupe plutôt prolifique depuis 2008 et sa première démo . Il nous vient de l’extrême sud du Brésil et  nous offre ici son sixième album.

    Le premier titre "Infidels" est plutôt engageant : mid tempo, assez mélodique, quelques passages martiales, petit arpège à la DISSECTION sympathique et soli bien senti. "Axis" est beaucoup plus prenant et intense. Le morceau commence doucement, avec un arpège très court, puis devient plus agressif, tout en restant mélodique. Arrive pourtant, en milieu de morceau, un riff magnifique ! Les guitares se dévoilent et s’entremêlent, tout en grâce et en finesse. J’en ai encore des frissons ! Je ne suis pas  franchement fan de l’intro de "Heartless", plutôt kitsch. En revanche, lorsque le morceau décolle, c’est juste fantastique. Le début est brutal, puis des mélodies superbes nous explosent en pleine face ! La rythmique est bien sentie, avec de bonnes « accroches », les transitions sont fluides et la voix est magnifique, le tout sur fond de double kick qui envoie. "Heartless" se termine tout en douceur… Voilà un morceau dont je vais me souvenir encore longtemps. Les chansons s’enchainent, avec un jeu de batterie tout simplement parfait et des mélodies à vous « déscotcher » de votre canapé. Les leads guitares sont impressionnants et j’adhère complètement à ce style de musique, pleine de riffs accrocheurs. "Porcelain Idols" a un riff de départ à vous couper littéralement le souffle. Le blast est génial, suivi d’un mid tempo avec une belle couverture de double et des mélodies qui s’entrecroisent. Franchement, à cet instant, je me dis que Magna Adversia n’est pas prêt de quitter mes oreilles !
     
    L’album a été mixé et masterisé au Crosound Studio de Bergen, en Norvège (BORKNAGAR), ce qui nous donne un son très bien et dense. Les voix sont à peine mises en avant à mon goût. Et les guitares sont bien mises en valeur. Les thèmes sont peu originaux : on colle au Black Metal classique : cérémonies noires, lumières astrales sombres et transcendantales… Niveau visuel, c’est pas mieux :  « corpses paints » et torches dans la forêt. Un peu périmé pour moi, bien qu’efficace.
     
    Magna Adversia est un album complexe, avec plusieurs niveaux d’écoute. Certaines accroches faciles nous font aimer dés le départ, mais il y a d’autres niveaux plus  inaccessibles, qui font qu’à chaque écoute on découvre, on apprécie, on est transporté. La beauté des mélodies y est sans doute pour quelque chose. Cet album est, d’après moi, une pure réussite : finesse des guitares, jeu de batterie plus qu’efficace, production excellente. Les soli sont magnifiques, les mélodies vous coupent le souffle et franchement, j’ai été transporté bien loin du Brésil avec cet album : dans les forêts enneigées… et j’ai adoré ! On l’écoute, on l’apprécie, on en veut encore. Magna Adversia prouve cette fois-ci que PATRIA est un groupe qui compte dans la scène Black Metal... J’attends déjà le prochain !

    Chronique : Fanny

    PATRIA - Magna Adversia

     


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  • THE OBSESSED - Sacred
    Relapse Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.theobsessedofficial.com

    THE OBSESSED - Sacred



    01. Sodden Jackal / 02. Punk Crusher / 03. Sacred / 04. Haywire / 05. Perseverance Of Futility / 06. It’s Only Money / 07. Cold Blood / 08. Stranger Things / 09. Razor Wire / 10. My Daughter My Son / 11. Be The Night / 12. Interlude // 13. On So Long (Bonus Track) / 14. Crossroader Blues (Bonus Track)

    Lorsqu'un projet revient sur le devant de la scène de façon aussi épisodique, on peut se demander quel est le but réel de cette entreprise. Dans le cas de Wino et de THE OBSESSED, c'est assez clair, le chanteur, également guitariste ici, revient sous ce nom lorsqu'une séparation avec SAINT VITUS intervient, et ce fut le cas l'an passé avec le retour de Scott Reagers derrière le micro des Américains. Bref, toujours est-il que le dernier album en date de THE OBSESSED est sorti en 1994, il y a 23 ans.

    Alors, si le groupe est étiqueté Doom Metal, la vérité est autre lorsque l'on s'attarde sur les différentes productions du groupe, enfin de Wino et de ses acolytes du moment, car si des références au Doom Metal tel que SAINT VITUS peut en proposer sont présentes à chaque fois, et c'est encore le cas ici avec des titres comme "Sacred", "Perseverence Of Futility" ou l'excellent bonus track "On So Long" disponible sur la version LP de l'album, le reste tire sur un Heavy old-school ("Haywire", "Stranger Things") ou un Hard Rock crasseux comme le premier single "Razor Wire" aussi entêtant qu'efficace. C'est ce qui fait d'ailleurs que les premières écoutes sont difficiles car la route suivie par Wino, Dave Sherman et Brian Constantino, n'est pas très lisible, et si vous optez pour la version LP, vous avez également le titre "Crossroader Blues" qui porte bien son nom avec ce Hard Bluesy cradingue à souhait, la palette de couleurs du groupe est extrêmement vaste. Mais, il n'y a pas de surprises ou de tromperies, Wino a toujours été très clair sur ses intentions avec THE OBSESSED, sauf qu'à vouloir aller chercher un peu partout, on finit par avoir un titre comme "Stranger Things" extrêmement surprenant par son côté grand public où Wino essaie de chanter mais le résultat est assez convenu, tout comme cet instrumental "Cold Blood" que Wino traine dans ses bagages depuis des années, et cela s'entend, l'homme était jeune et on obtient un titre sympathique mais qui manque d'intérêt. Sorti de cela, si le groupe ne nous surprend pas, on y trouve quelques très bons moments de Heavy et de Doom Metal, avec une production simple et efficace, et pour être tout à fait complet, la version LP, ou digitale, avec les deux titres bonus, est vraiment à conseiller tant ces deux morceaux figurent parmi les meilleurs de cet album où on trouve également un réenregistrement du titre "Sodden Jackal" originellement sorti en 1983 sur le single The Obsessed.

    Alors depuis l'enregistrement de cet album, le groupe s'est de nouveau recomposé, passant par une très courte période de quatuor, aujourd'hui c'est ni plus ni moins que Reid Raley (DEADBIRD, ex-NACHTMYSTIUM, ex-RWAKE) à la basse et Brian Constantino, toujours là lui, qui a déjà accompagné Wino au sein de SPIRIT CARAVAN. Ce Sacred s'adressera donc essentiellement aux fans purs et durs du bonhomme car si la qualité est tout à fait acceptable, on est loin d'un chef d’œuvre... à la limite, étant donné le silence discographique de SAINT VITUS (hormis les albums live !), on peut y voir un substitut !

    Chronique : Aymerick Painless

    THE OBSESSED - Sacred

     


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  • TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard FM
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Tokyo-Motor-Fist

    TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist



    01. Pickin’ Up The Pieces / 02. Love Me Insane / 03. Shameless / 04. Love / 05. Black And Blue / 06. You’re My Revolution / 07. Don’t Let Me Go / 08. Put Me To Shame / 09. Done To Me / 10. Get You Off My Mind / 11. Fallin’ Apart

    A peine un an sépare la sortie du dernier album solo de Ted POLEY de ce nouveau projet du chanteur. TOKYO MOTOR FIST possède d'ailleurs un registre proche de ce que proposait Beyond The Fade, un brin plus Hard par endroit. Ceci est peut-être dû à l'association avec Steve BROWN (TRIXTER) aux guitares et compositions de cet album éponyme. Association pas très étonnante du reste puisque leurs deux groupes respectifs (TRIXTER donc, et DANGER DANGER) tournaient dans les mêmes clubs au début de leurs carrières respectives. Ce qui est plus surprenant par contre sont les deux autres musiciens qui composent TOKYO MOTOR FIST, à savoir Chuck BURGI à la batterie et Greg SMITH à la basse... donnant du coup un air de supergroupe à la formation. Pour rappel, tous deux sont des ex-membres de RAINBOW (entre autres), le premier sur Bent Out Of Shape (l'ultime avec Joe Lynn TURNER) et le second sur Stranger In Us All (le seul avec Doogie WHITE). Le bassiste fait actuellement partie de la bande au fantasque mais mythique Ted NUGENT, quant au batteur il participe à la tournée du populaire mais excellent Billy JOEL. Mais à part cela, encore une fois, pas de surprise au niveau du contenu tant on règne en terrain connu. TOKYO MOTOR FIST proposant un Hard Rock mélodique, soft et enjoué, on pense souvent à DEF LEPPARD (l'intro de "Pickin' Up The Pieces" ou encore sur la belle ballade "Love"). Pas de titres à foncièrement zapper, pas un album forcément indispensable dans l'épreuve du temps mais qui s'écoute bien. Ce qui n'est déjà pas un mince exploit parmi les nombreuses sorties du genre. Attention toutefois de ne pas trop en abuser, car comme l'ensemble est assez sucré... on pourrait frôler une désagréable indigestion !

    Chronique : Renegade88

    TOKYO MOTOR FIST - Tokyo Motor Fist

     


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  • THUNDER - Rip It Up
    earMUSIC
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.thunderonline.com

    THUNDER - Rip It Up



    01. No One Gets Out Alive / 02. Rip It Up / 03. She Likes The Cocaine / 04. Right From The Start / 05. Shakedown / 06. Tie-Break Hurricane / 07. In Another Life / 08. The Chosen One / 09. The Enemy Inside / 10. Tumbling Down / 11. There's Always A Loser

    Rip It Up déboule tout juste deux ans après Wonder Days pour la plus grande satisfaction des fans du groupe british. A l'Ouest rien de nouveau, THUNDER fait du THUNDER, et c'est sans doute très bien ainsi, à en voir les commentaires unanimes pour ce nouvel album. Il semblerait toutefois que le tempo général soit plus ralenti ici, les titres foncièrement rentre-dedans et plus Rock'n'Roll manquant à l'appel. En effet, pas de "Serpentine" ou de "The Thing I Want"... cependant, du Rock toujours bien « burné » comme on dit, aucun doute là-dessus. La voix de Danny BOWES étant toujours bel et bien là pour le rappeler ! Après, tout est question d'appréciation générale concernant les compositions en elles-mêmes, la place de THUNDER en tant que « seconds couteaux » résultant souvent pour certains d'un manque d'accroche. En effet, on pourra encore regretter le manque de présence de morceaux comme les mélodiques "Tie-break Hurricane", "Tumbling Down" ou "The Chosen One". Ces derniers étant davantage inspirés que d'autres, comme par exemple les plus répétitifs et moyens "The Enemy Inside", "Rip It Up" ou "No One Gets Out Alive". Bref, vous l'aurez compris, les fans purs et durs de THUNDER se rueront sur ce Rip It Up, les autres écouteront poliment en tapant du pied. Les goûts et les couleurs ne se discutant pas... après, on ne va pas reprocher à THUNDER son authenticité dans un monde où tout est le plus souvent bien artificiel.

    Chronique : Renegade88

    THUNDER - Rip It Up

     


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  • ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death
    Cooking Vinyl
    Style : Country / Blues / Folk
    Origine : Pologne
    Sortie : 2017
    Site Web : www.meandthatman.com

    ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death



    01. My Church Is Black / 02. Nightride / 03. On The Road / 04. Cross My Heart And Hope To Die / 05. Better The Devil I Know / 06. Of Sirens, Vampires And Lovers / 07. Magdalene / 08. Love & Death / 09. One Day / 10. Shaman Blues / 11. Voodoo Queen / 12. Get Outta This Place / 13. Ain't Much Loving

    Tout le monde connait Adam Darski alias Nergal, leader emblématique de BEHEMOTH. On le retrouve aujourd'hui au sein de ME AND THAT MAN, side project qu'il partage avec John Porter, musicien Anglo-Polonais issu du milieu Rock traditionnel. A mille lieues de la folie dévastatrice et de la violence de BEHEMOTH, le duo nous propose ici une musique épurée que l'on rapprochera plus aisément de la Country ou de la Folk que du Metal extrême si cher à BEHEMOTH. Nergal chante ici en voix claire, se livrant à nu au travers de chansons simples aux influences allant de Johnny Cash, Leonard Cohen ou Neil Young d'où s'échappe une sincérité et une fraicheur bienvenue. Certes rien de révolutionnaire ici, tous les morceaux n'accrochent pas forcément l'oreille car peut-être un peu trop linéaires, ou trop proches des influences citées précédemment ("Of Sirens, Vampires And Lovers", "Magdalene", "Love And Death"), mais d'autres, à l'aura et à l'authenticité plus affirmée, ne souffrent d'aucune contestation, c'est notamment le cas du bluesy "Nightride" où la voix pleine de trémolos de Nergal opère avec charme, tout comme l'harmonica et le refrain entêtant de "My Church Is Black", sorte de hit noir et primitif, et comment ne pas citer également l'entrainant "On The Road" à la voix chargée en émotion, ou le lancinant et addictif "Cross My Heart And Hope To Die" et sa chorale d'enfants. "Better The Devil I Know" est, lui aussi, d'une grande richesse, malgré une apparente simplicité, mais c'est à partir de ce moment où le rythme s'accélère quelque peu que l'opus se révèle un peu moins attractif car plus passe partout, et il faudra attendre le Country "One Day" ou le musclé "Shaman Blues" pour retrouver un regain d'intérêt, sans oublier un "Voodoo Queen" aux relents western, ou cette ballade mélancolique qu'est "Ain't Much Loving". Au final, ME AND THAT MAN nous livre là un premier effort qui n'est sans doute pas parfait, mais la fraicheur, la simplicité et l'authenticité qui s'en dégage, couplé à quelques véritables perles, font de ce Songs Of Love And Death, un album plutôt réussi qui met en avant une autre facette de ce surprenant et lugubre Polonais qu'est Adam Darski.

    Chronique : Papa Bordg

    ME AND THAT MAN - Songs Of Love And Death

     


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  • NIGHT RANGER - Don't Let Up
    Frontiers Music Srl
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.nightranger.com

    NIGHT RANGER - Don't Let Up

    01. Somehow Someway / 02. Running Out Of Time / 03. Truth / 04. Day And Night / 05. Don’t Let Up / 06. Won’t Be Your Fool Again / 07. Say What You Want / 08. We Can Work It Out / 09. Comfort Me / 10. Jamie / 11. Nothing Left Of Yesterday

    On s'est plus ou moins habitués au côté plus direct, et moins mélodique, de NIGHT RANGER depuis les albums des années 80. Une longue période creuse s'étant même installée depuis disons Big Life en 1987 ! L'inspiration faisant peu à peu défaut au groupe, rendant les sorties beaucoup moins attractives, à notre grande désarroi. Et même si il y avait toujours quelques morceaux à sauver, tout ça frôlait bien souvent l'indifférence... mais il faut dire que le précédent High Road, bien que pas parfait, contenait des passages portant un regain d'espoir (le formidable "I'm Coming Home" par exemple). Avec ce Don't Let Up, un pas supplémentaire vers la résurrection est franchi, bien que l'ensemble sonne toujours très direct et donc parfois moins mélodique. Néanmoins ici, même cette catégorie est intéressante, et de se dire qu'une telle débauche d'énergie au bout de 35 ans de carrière est diablement respectable ! Bien sûr, les amateurs de leur côté plus « fin » vont retenir immédiatement les incontournables que sont "Don't Let Up", "Truth", "Comfort Me" ou "We Can Work It Out"... et ce certainement à juste titre. Tous étant formidablement riches d'inspiration. Bonne production en plus..., ce douzième album de NIGHT RANGER demeure donc une bien belle surprise, assez inespérée, tous les titres passent bien l'épreuve et feront sans conteste de ce Don't Let Up un des piliers de leur discographie. Terminons en signalant l'arrivée de Keri Kelli (ALICE COOPER), en remplacement de Joel Hoekstra (parti chez WHITESNAKE), pour épauler les toujours excellentes parties de guitare de Brad Gillis. La paire Blades/Gillis, sans faire injure au reste du groupe, est donc revenue au top niveau. Il ne reste plus qu'à espérer une tournée européenne !

    Chronique : Renegade88

    NIGHT RANGER - Don't Let Up

     


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  • UNRULY CHILD - Can't Go Home
    Frontiers Music Srl
    Style : AOR/Melodic Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/unrulychildband

    UNRULY CHILD - Can't Go Home



    01. The Only One / 02. Four Eleven / 03. Driving Into The Future / 04. Get On Top / 05. See If She Floats / 06. She Can't Go Home / 07. Point Of View / 08. Ice Cold Sunshine / 09. When Love Is Here / 10. Sunlit Sky / 11. Someday Somehow

    Un nouvel album d'UNRULY CHILD est assez rare pour être souligné, sept albums en 25 ans, si l'on compte l'album de démos, Basement Demos. Marcie Free tient toujours le micro, ce qui garde une certaine stabilité au groupe désormais. Ce qui n'était pas forcément le cas à leurs débuts, en 1992, puisque après le premier album éponyme, Kelly Hansen et Philipp Bardowell s'étaient succédé à ce poste. Marcie Free possède toujours ce grain de voix remarquable que l'on a connu au sein de KING KOBRA en tant que Mark Free, heureusement que ce désir de changement de sexe n'ait en aucun cas affecté son organe vocal. Car même si ce fait peut choquer et laisser perplexe par rapport à un tel choix, le principal pour l'amateur de musique est bien là ! Le groupe du guitariste-compositeur Bruce Gowdy (ex-acolyte de Lenny Wolf au sein de STONE FURY) est donc plutôt unique en son genre car, à part Keith Caputo de LIFE OF AGONY, devenu Mina Caputo, UNRULY CHILD reste un des seuls groupes à posséder en son sein un transsexuel au chant. Mais revenons à l'essentiel et au contenu de ce Can't Go Home, de l'AOR très soft mais dont les mélodies finissent par vous rentrer dans le crâne pour ne plus en sortir. Pourtant, les premières écoutes sont assez surprenantes tant l'ensemble ne semble pas décoller, surtout que l'on peut ajouter un bon bémol à cette production froide et plate qui manque de relief. Mais à force de persévérance, il devient évident que l'album demeure une réussite, avec bon nombre de compositions bien inspirées. Can't Go Home respire aussi souvent la bonne humeur et la décontraction, contrairement à sa pochette triste et grise. Témoins ce titre d'ouverture "The Only One" ou "Point Of View" dévoilé en avant-première, toutes deux de futures pépites AOR à graver dans les mémoires. "Four Eleven" et "Driving Into The Future" poursuivent dans la même lignée avec autant de bonheur, remarquables d'inspiration pour peu qu'encore une fois, on ne soit pas réfractaire au style très soft du genre. Can't Go Home ne possède d'ailleurs aucun titre faible, peut-être pourra t'on classer, selon les appréciations, "When Love Is Here", "Get On Top" ou surtout "Sunlit Sky" un brin en dessous du reste... Avis donc aux amateurs d'AOR, le nouvel d'album d'UNRULY CHILD est à dompter !

    Chronique : Renegade88

    UNRULY CHILD - Can't Go Home

     


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