ZOLLE - Zolle
ZOLLE – Zolle
Supernatural Cat
Style : Instrumental Stoner Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.zolle.org
01. Trakthor / 02. Leequame / 03. Forko / 04. Mayale / 05. Man Ja To Ja ! / 06. Meloicow / 07. Heavy Letam / 08. Weetellah / 09. Trynchatowak / 10. Moongitruce
Premier album des Italiens de ZOLLE, un duo batterie/guitare acoquiné avec Urlo (UFOMAMMUT) qui en plus de participer à l’album, le sort sur son label Supernatural Cat. Cet album éponyme rassemble 10 titres au son plus que cradingue, on est en pleine mouvance Stoner voire Desert Rock à la KYUSS mais sur des formats assez courts puisque les morceaux oscillent entre 1 et 3 minutes. Dépourvu de chant, Zolle tient le secret de sa réussite sur des changements de riffs et de rythmes assez régulier, ce voyage initié par ces Rednecks autoproclamés ressemble à un Very Bad Trip tant il s’y passe de choses en peu de temps, les développements sont très courts et ne laisse pas le temps à l’ennui de s’installer. Alors, au-delà de l’esprit Desert Rock on y trouve aussi une référence Stoner très forte et notamment à un autre duo, EAGLE TWIN dont la production se rapproche un peu, c’est gras, ça bave de partout, les leads de guitare sont tranchants avec ce son que l’on croirait sorti d’un ampli Park 10W. Cependant, malgré quelques intentions louables comme ce son de fréquence basse sur "Leequame", l’ambiance plus aérienne de l’excellent dernier titre "Moongitruce" ou le xylophone renvoyant un semblant de n’importe quoi sur "Trynchatowak" pour finalement réussir à capter l’attention ou les harmonies de "Man Ja To Ja !", il faut beaucoup d’écoute et d’attention pour pénétrer la brumeuse ambiance qui règne sur cette galette et notamment avec des titres moins évidents comme "Weetellah" ou "Forko" et leur structure alambiquée. ZOLLE n’est pas un groupe facile d’accès et ils cultivent même cette différence pour un art libre et expérimental, le genre de groupe qui fait avancer les genres plus que de chercher à séduire, mais ce premier opus possède ce côté captivant que les amateurs de Stoner devraient apprécier malgré cette absence de chant qui privera bon nombre d’aficionados de repère, un premier pas encourageant, entre folie et… euh… folie !
Chronique : Aymerick Painless
Note : 7.5/10

