THE WINERY DOGS - The Winery Dogs
THE WINERY DOGS - The Winery Dogs
Loud & Proud Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/TheWineryDogs
01. Elevate / 02. Desire / 03. We Are One / 04. I'm No Angel / 05. The Other Side / 06. You Saved Me / 07. Not Hopeless / 08. One More Time / 09. Damaged / 10. Six Feet Deeper / 11. Criminal / 12. The Dying / 13. Regret
THE WINERY DOGS, qualifié de supergroupe avec des musiciens que l'on ne présente plus, sort donc son premier album. Il s'agit d'un Hard Rock assez classique qui peut souvent faire penser au Big Rock de MR. BIG, mais il serait peut-être assez réducteur de retenir uniquement cette facette tant le groupe possède par ailleurs un supplément d'âme sur certains morceaux. En effet, passé les premiers titres assez agréables mais somme toute plutôt prévisibles, l'oreille commence à se dresser réellement sur "The Other Side", bon morceau où le solo de guitare de Ritchie Kotzen fait merveille, sentiment quelque peu gâché cependant par un final un peu répétitif. Pas grave, le conduit auditif est réveillé maintenant et ne va pas le regretter pour la suite qui voit "You Saved Me" commencer par une belle intro toute en finesse à la basse accompagné encore par un phrasé de guitare joliment inspiré. "Not Hopeless" possède un refrain accrocheur et maintient toujours l'oreille en éveil avec en plus un solo de Billy Sheehan nous rappelant si besoin est, sa grande dextérité. Le groovy "One More Time" ne déçoit pas mais retombe un peu dans les travers de la première partie et son côte prévisible, notamment par un refrain pouvant se révéler bien lassant à la longue. Mais peu importe, le meilleur arrive enfin avec "Damaged", une des ballades de l'album, où la voix de Ritchie Kotzen sied à la perfection pour ce genre de compositions. "Six Feet Deeper" remet ensuite le couvert pour un dernier morceau rentre-dedans et encore une fois intéressant mais pas renversant non plus. "Criminal" déboule, et ce mille fois hélas seulement sur la version japonaise, ce qui est d'ailleurs assez honteux comme décision, ce dernier étant loin d'être un morceau dispensable tant il contient ce supplément d'âme évoqué plus haut, avec de plus un final en apothéose à la guitare. "The Dying" s'inscrit dans le même registre avec ce même feeling qui fait frissonner et nous fait penser par la même à un total état de grâce. Il possède de plus ce côté épique propre aux plus grands classiques du Rock, étant agrémenté de solos de guitares magistraux. "Regret" conclut de fort belle manière avec ce piano planant et accompagnant joliment cette cool ballade, nous faisant nous rendre compte que le gagnant de ce supergroupe est définitivement Ritchie Kotzen, imposant toute sa classe lors de cette dernière partie de l'album. Et au final, oui des regrets il en existe au vu de ces morceaux de bravoures que l'on aurait aimé plus nombreux par rapport à d'autres plus convenus. Pour le second album peut-être ? Enfin pour terminer, on peut également se poser la question de savoir si Billy Sheehan délaissera complètement ses acolytes de MR. BIG au profit de ces retrouvailles avec Ritchie Kotzen qui avait justement remplacé Paul Gilbert pour quelques albums au sein du groupe américain.
Chronique : Renegade88

