THE VERY END - Turn Off The World
THE VERY END - Turn Off The World
SPV/Steamhammer
Style : Death Metal Mélodique
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.theveryend.net
01. Splinters / 02. Iron Sky / 03. Infidel / 04. The Black Fix / 05. Maelstrom Calling / 06. Sixes and Nines / 07. The Last Mile / 08. Dreadnought / 09. Gravity / 10. Orphans of Emptiness / 11. To Feed And Hope
Lorsqu'on m'a demandé de rédiger une chronique du nouvel album de THE VERY END, Turn Off The World, j'étais assez septique pour la simple et bonne raison que je connaissais absolument pas le groupe (non, pas taper svp !). C'est donc à petits pas que j'ai découvert ce groupe Allemand dont le Death mélodique cache bien des surprises. L'album est produit par Waldemar Sorychta (ex- DESPAIR, ex-ENEMY OF THE SUN, ...) et le premier élément qui saute aux oreilles, c'est bien l'énergie ! Ces mecs tournent à la caféine et une irrésistible envie de jumper se fait sentir dés le premier morceau "Splinter". Viens ensuite un sentiment d'étonnement quand on prête l'oreille à toutes les excentricités musicales de cet album. Les voix tantôt criardes typées Metalcore sur "Orphans of Emptiness", le chant clair qui n'est pas sans rappeler l'épique du Power Metal sur "Maelstrom Calling" et "Dreadnought" ou encore la voix trafiquée robotique et l'accélération vertigineuse des 6 cordes et de la batterie qui nous renvoient volontiers à l'âge d'or de FEAR FACTORY. On finirait presque par se demander où est le Death mélodique dans tout ça. Et bien il se trouve surtout dans les morceaux "Sixies and Nine" ou de "Iron Sky". La technicité est également l'un des points forts de combo. Les compos sont carrées, complexes, entraînantes et variées. Les mid-tempos croisent les breaks, les blasts, les soli et les passages ballades. Le problème avec cet opus est, finalement, que dés la deuxième écoute, on prend conscience que l'ennui s'installe petit à petit. Les chansons paraissent de plus en plus longues, on finit par s'ennuyer ferme. Cet album est pourtant le troisième du groupe (VS. Life (2008) et Mercy & Misery (2011)). On serait donc en droit d'attendre une oeuvre plus mature, avec une identité musicale moins éparpillée et qui ne s'éssouffle pas au fur et à mesure des écoutes. C'est, au final, un bilan mitigé pour Turn Off The World et c'est bien dommage car ces Teutons ont tout ce qu'il faut dans les doigts et dans la voix pour sortir de vraies masterpieces.
Chronique par Germain
Note : 6.5/10

