THE OATH - The Oath
THE OATH – The Oath
Rise Above Records
Style : Heavy Doom Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/THEOATHOFFICIAL
01. All Must Die / 02. Silk Road / 03. Night Child / 04. Leaving Together / 05. Black Rainbow / 06. Silver And Dust / 07. Death Delight / 08. In Dream / 09. Psalm 7
Même si ces Allemandes réussissent à s’imposer avec le temps, elles auront toujours collée cette étiquette de suiveuses tant leur musique se veut inspirée par l’air du temps et cette vague revival 70’s. Ce premier album éponyme fait suite à un premier single qui aura su marquer les esprits et après une première mouture du line-up, les deux demoiselles ont décidé de rester en duo, de s’entourer de fin limiers en la personne de Leo SMEE (ex-CATHEDRAL) rien que ça, et Andy PRESTRIDGE cogneur d’ANGELWITCH, deux groupes signés chez Rise Above Records, là où on retrouve ce premier album, The Oath, la boucle est bouclée. Côté production, rien à redire sur le sujet, c’est clair, c’est dynamique et c’est l’œuvre de Martin EHRENCROMA également responsable de la production du dernier IN SOLITUDE par exemple. Côté musical, bien entendu, le parallèle avec BLOOD CEREMONY ou CAUCHEMAR risque d’être difficile à assumer mais ce premier opus présente bien des points positifs et l’inspiration en serait le premier car si, encore une fois, rien n’est très original ici, on passe avec plaisir d’un Heavy 70’s avec "All Must Die" à une ballade plus psyché à la JEX THOTH avec "Leaving Together", on pense à toute cette scène où se trouvent MOUNT SALEM, CASTLE, un nom inévitable à l’écoute de cet album, et bien d’autres. La variation musicale est aussi intéressante que la variation vocale et chaque titre se révèle avoir sa place sur cet album, toutefois, une certaine impression de longueur se fait sentir car il manque tout de même un brin de folie à tout cela, tout est formaté et s’inscrit parfaitement dans ce qui a déjà été fait, aucune incursion dans d’autres styles, voilà qui va certainement cantonner THE OATH à un public connaisseur et élitiste alors qu’un BLOOD CEREMONY avec son utilisation d’instruments inhabituels par exemple réussi bien mieux à se démarquer et on se demande si le duo sera en mesure de nous tenir en haleine sur plusieurs albums sans grain de folie. Cependant, sur cet album, c’est Simon BOUTELOUP (KADAVER) qui tient la basse et si son jeu est très bon et ressort plutôt bien sur des titres comme "Death Delight", l’apport d’un Leo SMEE pourrait être cet élément déclencheur qui mènerait sans doute ce groupe bien au-delà de ce premier album très bon mais difficilement répétable. Dans un domaine moins formaté, le dernier titre "Psalm 7" est un bon exemple, même si le coup du titre un peu plus barré en fin d’album est habituel, mais ici, il y a un côté Heavy Metal plus prononcé lorsque l’introduction plus psyché se termine, une construction plus inhabituelle pour THE OATH qui dynamise bien cette fin d’album. The Oath est donc très agréable, prometteur, si le duo ne se contente pas de suivre la trace de cet album mais réussi à aller au-delà.
Chronique : Aymerick Painless

