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THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy

Publié le par Nono666

THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy
Season Of Mist
Style : Dark/Black Metal
Origine : France
Sortie : 2017
Site Web : www.thegreatoldonesband.com

THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy



01. Searching For R Olmstead / 02. Shadow Over Innsmouth / 03. When The Stars Align / 04. The Ritual / 05. Wanderings / 06. In Screams And Flames / 07. Mare Infinitum / 08. My Love For The Stars (Cthulu Fhtagn) (Bonus track)

Ressorties, les discordances littéraires de Lovecraft, les immondices indicibles et sacrées de R'lyeh, les monstruosités verdâtres et rampantes aux transcendances ignobles, et autres folies abominables que s'efforce, avec talent et passion, de traduire en musique THE GREAT OLD ONES, dont le troisième album, au premier abord, ne me parut pas si Lovecraftien que ça.

Et pourtant, leur présence, rampante et dégoûtante, n'a peut être jamais été aussi marquée ; différemment, certes, mais surtout, plus frontale, moins cachée, au détriment, et c'est dommage – mais on n'y fait qu'assez peu attention – de leur sinuosité, si prenante et angoissante, qui fit, à mon sens, le charme des premiers albums du groupe. La nuance, également, me semble être moins présente (sans cependant perdre une once de subtilité), la musique, plus monolithique : quant aux mid tempi, ils me semblent moins marquants et moins marqués, au détriment de tornades d'une violence plus pure et directe, malgré quelques passages d'une lourdeur sans nom ("When The Stars Align", "Mare Infinitum"...). Autant de points qui auraient pu me sortir de l'immersion noirâtre et ésotérique, propre aux albums du groupe, tant ils le caractérisaient et en faisaient le charme dissonant et venimeux, beauté tordue, aux doux relents de grandeur intemporelle ; il n'en est rien.

Et, au détour d'une harmonie lugubre et haineuse, sublimée d'un orgue aussi froid que solennel, la magie ritualiste opère : on est happés par les vagues furieuses de riffs – leur violence est inouïe et insensée –  consumés intérieurement par les ignescences néologismantes des noirceurs propres à l'inconnu, le plus inhumain et ravageur des trésors, lointain et fascinant, dont l'inaccessibilité si frappante amplifie la teneur destructrice, par les magies du mystère, et l'ivresse de l'étranger, leur seule inaccessibilité est l'amoindrissement de mes mots. Et les vocalises sans espoir me déchirent, et les glaciations guitaristiques me heurtent ; et les blastbeats effrénés m'agressent, et les mid-tempi me rassurent de leurs doucereuses harmonies. La perdition n'en est que plus métaphysique, entre tourments amnésiques, et ouragans de monstruosité, labyrinthes de pierres noires, aux grandeurs indicibles.

Et l'on parle, et l'on parle - qu'importe la métaphore, elle ne rendra pas justice aux diptyques qu'inaugure, avec talent et passion, les albums de THE GREAT OLD ONES, et je ne saurais faire mieux, armé de mes mots les moins piètres, et le moins injustes, que de vous conseiller, si ce n'est vous ordonner, de vous plonger, de manière nocturne et peu éclairée, dans la musique du groupe, autant que dans l'un des bouquins de Lovecraft ; encore faut il y trouver un but...

Chronique : Durchfall

THE GREAT OLD ONES - EOD - A Tale Of Dark Legacy

 

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