SUPERTANKER - Songs From The Ashes
SUPERTANKER - Songs From The Ashes
Klonosphere
Style : Stoner Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.supertanker.bandcamp.com
01. Temple Of Sin / 02. Bellow Ground / 03. Black Age / 04. Meticulous Crime Against Ourselves / 05. Eternity / 06. Cold / 07. In Fall We Trust / 08. Inside / 09. Far / 10. Used / 11. Antihero / 12. We’re Dying By Our Hands / 13. I Can’t Live A Second Life
Né en 2007, SUPERTANKER aura mis du temps à se manifester, formant son line-up, composant ses propres titres et sillonnant les salles voulant bien l’accueillir, le groupe n’aura finalement pas tellement chômé. SUPERTANKER c’est un groupe Parisien qui a grandi dans les années 90, en tout cas à l’écoute de ce Songs From The Ashes, c’est clairement ce qu’il en ressort, DOWN n’est jamais bien loin, mais qui ne l’est pas dès lors qu’on touche au Stoner Metal, mais il est vrai que le mimétisme de Ced avec Phil ANSELMO est visible comme le nez rouge au milieu de la figure de Gérard DEPARDIEU, et si vous vous arrêtez à cet état de fait, aussi vrai que Dan FONDELIUS (COUNT RAVEN) est une copie carbone d’Ozzy OSBOURNE, vous risquez fort de passer à côté de quelque chose de plus intéressant car il y a un esprit PANTERA fort présent également, vous me direz avec raison que l’on ne s’éloigne quand même pas beaucoup, mais on y trouve des racines foncièrement plus Power Metal à la MACHINE HEAD et la lourdeur d’un CROWBAR. Les Français savent également, de façon très disparate, glisser des influences plus Rock à l’image d’ALICE IN CHAINS ("Temple Of Sin") ou Heavy à la BLACK LABEL SOCIETY ("Bellow Ground"). Enfin, avec une production loin d’être parfaite mais largement au-dessus de la moyenne, avec une bonne dynamique basse / batterie, un chant un poil mis en avant et des guitares qui ronronnent, le groupe ne cède pas à la facilité des intermèdes Sudistes ("Eternity" et son chant féminin en doublure du plus bel effet), SUPERTANKER nous offre de bons moments nullement simplistes et si l’album manque encore un peu de consistance, les titres passent mais n’accrochent pas totalement, on décèle déjà largement les capacités des Parisiens. Si Ced empruntait un peu plus sa voix posée, on obtiendrait un groupe avec une personnalité plus forte, certes plus Stoner Rock mais avec un son de guitare aussi dru, l’impact serait tout aussi efficace. Un bon premier album, encourageant, même si pour le moment, beaucoup de groupes sonnent déjà comme ça sans se démarquer non plus, reste à sortir la tête de la masse.
Chronique : Aymerick Painless

