[STÖMB] - The Grey
[STÖMB] - The Grey
Autoproduction / Dooweet
Style : Instrumental Progressive Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/stombofficial
01. The Complex / 02. Rise From Nothing / 03. Veins Of Asphalt / 04. Corrosion Junture / 05. The Crossing / 06. Under The Grey / 07. Terminal City / 08. The New Coming / 09. Genome Decline / 10. Only An Echo
Du côté de Paris, en 2012, quatre gars se mettent en tête de former un projet qui débouche en 2013 sur un premier EP avant de voir débarquer The Grey, premier album de [STÖMB]. Soyons clair de suite, ce groupe va très vite faire parler de lui car si aujourd’hui c’est plutôt un public Djent, Mathcore qui semble être visé, sa musique va bien au-delà de la simple branlette que ces styles ont l’habitude de nous servir. Il suffit de voir la structure des morceaux qui pioche très franchement dans la scène Progressive, et le son des guitares rappelle un peu la scène Progressive scandinave, par exemple il ne serait pas étonnant que ces gars là aient déjà entendu du PAIN OF SALVATION, du MESHUGGAH pour ne citer que les têtes de liste, et d’ailleurs le gras dans les guitares est un indice assez troublant. Au niveau production, les gaillards ont géré les prises de son en totale autonomie et là… ben chapeau bas Messieurs, quel équilibre dans le son, et avec les différentes sonorités inhabituelles ("Rise From Nothing") ce n’était pas un pari gagné d’avance, la suite du processus a été confié à des mains extérieures et le résultat est absolument indiscutable. Ce son de batterie est juste ce qu’il faut, pas survitaminé, pas faiblard, de plus le jeu d’Olivier est très dynamique, ce qui permet à cette musique totalement instrumentale de dégager un côté percutant très appréciable. Le groupe a misé sur une variation des ambiances et des tempi, l’enchainement entre le posé "Rise From Nothing" et le plus remuant "Veins Of Asphalt" (ce solo en plein milieu est excellent !) est très intelligent car beaucoup de titres atteignant les 7 à 8 minutes, l’ennui pourrait très vite guetter l’auditeur. Toutefois, il est vrai que sur certains titres comme "Corrosion Juncture" ou "Terminal City", plus ambiancé et à la structure plus malléable, on peine un peu plus à rentrer dans l’univers de [STÖMB] mais c’est tant mieux car c’est signe que le groupe sait également se faire plus mystérieux, réclamant de la part de son auditoire une attention un peu plus poussée sur certains titres ou passages, alors qu’un titre comme "The New Coming" se laisse écouter sans mal. On regrettera finalement que la durée de l’album, un poil long pour ce style pour lequel il faut une attention particulière, un titre en moins aurait permis à cet album de respirer un peu plus et donner envie à l’auditeur d’y revenir plus régulièrement. En attendant, ce premier album dévoile un groupe au potentiel énorme, un groupe à surveiller de très près.
Chronique : Aymerick Painless


