STANGALA - Klañv
STANGALA - Klañv
Finisterian Dead End
Style : Celtic Stoner Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.stangala.bandcamp.com
01. Bigoudened An Diaoul : Orinoù / 02. Hent Loar / 03. Lutuned An Noz / 04. Klañv / 05. N'Eus Ket Dremmwel Hiviz / 06. Jan / 07. Marv Int Ar Martoloded / 08. An Ankoù Hag Ar Vor
Formé en 2007, STANGALA nous propose là son deuxième album, ce qui constitue également l'occasion de faire connaissance avec eux car, si le premier album avait été sorti par les Russes de Solitude Productions, chez Heavy Sound, nous n'avions pas entendu parler des Bretons. Le groupe oeuvrait auparavant dans un Stoner Metal assez psychédélique, une sorte d'ELECTRIC WIZARD avec des influences Celtes bien prononcées. En 2016, STANGALA a toujours cette touche développée sur le premier opus et ce dès "Bigoudened An Diaoul : Orinoù" qui ouvre cet album, Klañv, avant que "Hent Loar" ne vienne écraser tout cela comme l'annonce la fin du premier titre. Les voix sont toujours plus ou moins noyées dans les guitares bien baveuses du groupe mais avec ce premier titre, une ambiance Free Jazz déboule, annoncée par des cordes, et on retrouve là l'esprit que le groupe avait proposé sur le titre "Boued Tousek Hag Traou Mat All" du premier album du même nom. Mais les Bretons poussent ici l'expérience avec "An Ankoù Har Ar Vor", un long titre qui clôt cet album dans une alternance Free Jazz / Doom écrasant alors qu'une guitare plus Rock'n'roll vient prendre le relais sur la fin du morceau. STANGALA n'a donc pas stagner et un titre come "Lutuned An Noz" introduit par des voix féminines avant un riff Crust/Punk/Death très surprenant où le chant est nettoyé au vitriol ou noyé dans un mix de Gothic Metal et de breaks aux cordes, une première vraie surprise très vite suivie de la chanson titre qui explore une ambiance plus Black Folk allant même jusqu'à proposer quelques lignes Black au chant, le groupe a ouvert son spectre mais revient sur les bases du premier album avec "Jan" ou "Marv Int Ar Martoloded". Si le groupe s'éloigne de l'influence d'ELECTRIC WIZARD, il risque tout de même de brouiller un peu les pistes pour ceux qui avaient découvert et apprécier le premier album, mais avec des sorties aussi disparates, c'est le risque, une évolution du groupe durant ces années d'écriture ou de végétation. Bien plus difficile d'accès, ce deuxième album nécessitera un temps d'adaptation d'autant plus que nos Bretons ont gardé une certaine crasse sur le son de guitare qui ne sert pas totalement les nouvelles couleurs du style de ce groupe qui reste tout de même un peu à part sur la scène Française et internationale. STANGALA se rapproche pour l'occasion un peu plus d'un BLACK SABBATH expérimental que d'un ELECTRIC WIZARD défoncé aux médicaments.
Chronique : Aymerick Painless
