RUNNING WILD - Resilient
RUNNING WILD – Resilient
SPV/Steamhammer
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.running-wild.de
01. Soldiers Of Fortune / 02. Resilient / 03. Adventure Highway / 04. The Drift / 05. Desert Rose / 06. Fireheart / 07. Run Riot / 08. Down To The Wire / 09. Crystal Gold / 10. Bloody Island
Après l’album du « retour » Shadowmaker, beaucoup d’entre nous avaient pu constater qu’il ne suffit pas d’annoncer la remise en activité d’un groupe légendaire pour sortir l’album de l’année, surtout quand le split officiel du groupe date à peine de quelques mois. Rock’n’Rolf avait pu le constater, avec ce chef d’œuvre du n’importe quoi à la pochette digne de Benny Hill qu’était Shadowmaker. Une seule pensée positive pouvait effleurer notre esprit imbibé : Resilient ne pouvait en aucun cas être pire que son prédécesseur. Première constatation : La pochette, bien que simpliste, ressemble à du RUNNING WILD et pas à une chauve souris écrasée par un monster truck. Seconde constatation : Il y a enfin quelques morceaux sympathiques sur cet album ! "Soldiers of Fortune", qui ouvre l’album, en est un bon exemple. "Resilient" ressemble en fait à un "Black Hand Inn" aux tempos ralentis et au son tout … Euh … très peu convaincant, dirons – nous. Bonne surprise, l’album compte un long morceau, "Bloody Island", à l’intro pirate et au refrain agréable. Soyons clairs : Resilient n’atteint jamais (et de loin) la qualité des grands albums de RUNNING WILD. Beaucoup trop de mid tempos (en fait il n’y a que ça, comparé à la première carrière du groupe), Rock’n’rolf a désormais troqué sa voix de doberman contre celle d’un caniche enroué et, n’en déplaise à Monsieur Kasparek, la présence obnubilante de la boîte à rythmes prête à sourire (tendez l’oreille, il reste des pains de programmation…). Il est clair que si RUNNING WILD avait sorti Resilient plutôt que Shadowmaker, son retour aurait été bien mieux accueilli. Il y a un mieux, c’est plus qu’évident, mais il reste un pas à franchir pour revenir ne serait-ce qu’au niveau de The Rivalry, tout un marathon pour celui de Death or Glory.
Note : 6/10
Chronique : Emil Maniak

