ROGASH - Supremacy Undone
ROGASH – Supremacy Undone
War Anthem Records
Style : Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/rogashmetal
01. Despise / 02. Desolate / 03. Less Emotion / 04. Forsaken / 05. Constant Calamity / 06. I, Voracity / 07. Spearheaded / 08. Soulrust / 09. Bloodgates Rising / 10. Gattung Mensch / 11. Apprehensious Edge / 12. Kingdom Of Grief / 13. Rogan Abomination / 14. Asunder
Formé en 2009, le groupe Allemand ROGASH publie rapidement un premier EP autoproduit avant de disparaitre quelque peu dans les méandres de l’underground. En 2014, le premier album du groupe voit enfin le jour, non sans avoir dû remanier son line-up dans l’intervalle. Résultat, si vous vous êtes penché sur ces Allemands en 2010, vous ne serez pas bien dépaysés en redécouvrant deux titres des 5 qui composaient alors le EP Rogan Era ("I, Voracity" et "Soulrust"). Le propos du groupe est assez classique en terme de Death Metal, on y retrouve des influences appuyées à VADER avec cette capacité à faire sonner ce Death Metal old-school mais aussi à le faire varier comme les Polonais l’ont fait plus récemment à l’image d’un "Apprehensious Edge" plus mid-tempo et surtout plus porté sur l’ambiance que sur le côté rageur du style. La voix linéaire et caverneuse d’Erik est bien contrebalancée par cette capacité à se renouveler d’un titre à l’autre, proposant quelques beaux leads ("Rogan Abomination", "Less Emotion") mais aussi son lot de Death direct et sans concession avec "Desolate" ou "Constant Calamity". On retrouve également en milieu d’album certaines intonations à la INCANTATION mais aussi une certaine lourdeur à la IMMOLATION, ROGASH n’est donc pas ce que l’on pourrait appeler un groupe de suiveurs et réussit à proposer une lecture assez personnelle du style malgré quelques maladresses sans grandes conséquences dont la plus préjudiciable pourrait être "Despise", une introduction bateau qui sent surtout le renfermé du studio et qui manque terriblement de vie mais rater 50 secondes d’un album de 14 titres, soyons compréhensif pour ce premier album qui a toutefois eu le temps d’être peaufiné. On passera rapidement sur l’artwork de cet album qui ne renvoie pas tout à fait la même image que la musique, un brin kitsch, dommage. Il n’empêche que ROGASH n’aura pas de mal à s’imposer auprès des amateurs de Death Metal, les purs et durs.
Chronique : Aymerick Painless

