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ABYSSE - En(d)grave

Publié le par Nono666

ABYSSE – En(d)grave
Blue Wave Recordings
Style : Instrumental Sludge Metal
Origine : France
Sortie : Avril 2012
Site Web : www.myspace.com/abyssegroupe

ABYSSE_Endgrave



01. Eagle Of Haast / 02. Ten Thousand And Changes / 03. Mastodon / 04. Forest Monument / 05. Sharp And Chrome / 06. Golden Life / 07. Light For Wheke

En 2009, j’attirais votre attention sur un groupe auteur d’une démo, Le Vide Est Forme, composé de 2 titres totalement instrumentaux. En 2012, après trois longues années de gestation le combo de la Loire, est annoncé comme la révélation de l’année, une reconnaissance, qui, disons le tout de suite, est largement méritée. Le groupe publie donc son premier album, composé de 7 titres qui marquent une évolution nette dans l’identité musicale de ce groupe unique. Si on est tenté de déclarer ABYSSE comme étant les KARMA TO BURN du Sludge, après l’écoute d’En(d)grave, ce n’est pas aussi évident car ce serait tellement réducteur. Car si ce premier album est une telle réussite, c’est justement parce que les p’tits gars de Cholet ne se sont pas contenter de se limiter au Sludge, "Eagle Of Haast" donne dans une couleur Post-Metal qui rappelle Le Vide Est Forme alors que "Ten Thousand And Changes" prend un visage plus Black Metal et que "Forest Monument" donne dans le Sludge mais surtout le quatuor uniformise tout cela pour donner une cohésion à l’ensemble qui nous permet aussi d’apprécier quelques lourdeurs comme "Golden Life". Avec une bonne tendance au Doom et au Sludge, le groupe a dynamisé sa musique et précisé ses leads, ses mélodies pour susciter une émotion qui n’a rien du romantisme, oubliez également les démonstrations techniques, non, ABYSSE utilise des schémas qui font que l’on attendrait presque du chant, et c’est surtout vrai sur "Ten Thousand And Charges". En donnant une couleur différente à chaque titre mais une tonalité unique à l’ensemble, les Français ont ouvert une voie qui va voir d’autres groupes débarquer, c’est certain, et si ils sont à l’affiche du Hellfest et de bien d’autres festivals, alors que le premier album parait seulement, c’est bien que ces gars là ont mis le doigt sur quelque chose d’unique dont En(d)grave ne sont que les prémices. Après GOJIRA ou HACRIDE, ABYSSE pourrait bien devenir un représentant du savoir faire Français en matière de Metal, un groupe à suivre de très près, mais ça, je vous l’ai déjà dit en 2009. Le groupe va donc plus vite à l’essentiel en raccourcissant la durée de ses morceaux et les 45 minutes sont facilement digérables, après trois écoutes consécutives, l’envie de ré appuyer sur play est très forte, signe d’un grand album, un très grand album avec des titres qui ne paraissent pas si exceptionnels pris séparément, et pourtant la mécanique est bien huilée avec un environnement très soigné, le groupe a mis toutes les chances de son côté, il ne manque plus que votre soutien !

Chronique par Aymerick Painless

Note: 9/10

 

ABYSSE_Band2012

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THE MARS VOLTA - Noctourniquet

Publié le par Nono666

THE MARS VOLTA – Noctourniquet
Warner Records

Style : Rock
Pays : Etats-Unis
Sortie : Avril 2012
Site Web : www.themarsvolta.com

THE MARS VOLTA_Noctourniquet



01. The Whip Hand / 02. Aegis / 03. Dyslexicon / 04. Empty Vessels Make The Loudest Sound / 05. The Malkin Jewel / 06. Lapochka / 07. In Absentia / 08. Imago / 09. Molochwalker / 10. Trinkets Pale Of Moon / 11. Vedamalady / 12. Noctourniquet / 13. Zed And Two Naughts

Noctourniquet est déjà le huitième album de THE MARS VOLTA, un groupe étrange à l’univers unique et très personnel mais de suite reconnaissable. Cela faisait 3 ans que le groupe ne nous avait rien proposé de neuf alors inutile de préciser que ce nouvel opus est très attendu. Certes, THE MARS VOLTA n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe de Metal mais les ponts qui le relie à ce style sont nombreux et l’ouverture d’esprit étant de mise, comment passer sous silence un tel album ? Le groupe, malgré ses expérimentations sonores, réussi à garder une cohérence et un côté direct dans son Rock et c’est ce qui permet à Noctourniquet de se hisser au niveau de ses illustres prédécesseurs, que ce soit un Rock à l’approche cinématographique qui puise autant dans MUSE que dans la Soul comme "The Whip Hand" ou un Rock plus remuant comme ce "Dyslexicon" aux relents d’AUDIOSLAVE. Les Américains ont de quoi donner le tournis, Rock intimiste aux nombreuses expérimentations sur "Empty Vessels Make The Loudest Sound", Art-Rock avec une voix proche de MARILYN MANSON prenant des airs de Robert PLANT sur "The Malkin Jewel" ou encore un Rock plus roots à l’image de ce que propose PAIN OF SALVATION sur ses deux derniers albums sur "Lapochka", les parallèles peuvent être nombreux mais tout ceci ne donne qu’une couleur des titres car la personnalité de THE MARS VOLTA emmène ces 13 titres vers d’autres choses, une personnalité unique, un son qui l’est tout autant, un ovni au même titre que PRIMUS par exemple. Ce nouvel album ne déroge pas à la règle du groupe, si vous êtes amateur de Rock super bien ficelé, personnel et ouvert d’esprit, THE MARS VOLTA est un groupe qui va tout de suite vous parler. Les Américains ont été confirmés à l’affiche des EUROCKEENNES DE BELFORT le 29 juin prochain, de quoi se faire une bonne idée du potentiel des gaillards.

Chronique par Aymerick Painless

Note: 8.5/10

 

THE MARS VOLTA_Band

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MY DYNAMITE - My Dynamite

Publié le par Nono666

MY DYNAMITE - My Dynamite
LISTENABLE RECORDS

Genre : Classic (Hard) Rock
Pays : Australie
Sortie : Mars 2012
Site Web : www.mydynamite.net
www.facebook.com/mydynamite

MY DYNAMITE_My Dynamite



01. Take It Or Leave it / 02. Inside Out / 03. If We're Livin' / 04. Dirty Game / 05. Watch Yourself Grow / 06. Raise Your Glasses / 07. Singing Stormy Weather / 08. Big Attraction / 09. All That She Brings / 10. Fork In Your Tongue


Il semblerait que le label français Listenable cherche ces temps-ci à se diversifier en s’intéressant à des styles gravitant en marge de l’univers purement metal dans lequel il s’était à l’origine spécialisé. Après les STICKY BOYS, dont je vous parlais récemment, voici donc apparaître au sein de l’écurie un jeune combo australien, MY DYNAMITE. Je manque certainement de références pour vous décrire correctement la musique de ce groupe de Rock classique (ben oui, born in ’79 !) mais je vais tout de même essayer. Si les vieux albums d’AEROSMITH, de THE ROLLING STONES, AC/DC, LED ZEP’ ou encore de LYNYRD SKYNYRD vous parlent, vous serez forcément client ! MY DYNAMITE se veut aussi plus posé que les suédois de GRAVEYARD, autre combo donnant dans une nostalgie tout sauf gratuite. Ici, les arrangements sont soignés (présence de cuivres, d’orgue, etc.) et les rythmes varient pour un résultat soigné et plein de groove. De sympathiques touches Soul ou Southern Rock parsèment ce répertoire qui s’avère rapidement irrésistible. Ok, MY DYNAMITE ne donne pas dans les hymnes immédiats façon « pub rock » – quoique, dans ce domaine, "Raise Your Glasses" ait un potentiel certain – mais cela fait justement du bien d’entendre quelque-chose de plus fouillé, de plus « posé » comme je le disais précédemment. La production est fine et très à propos. Et pour couronner le tout, les musiciens excellent dans leur registre et le chanteur Patrick Carmody brille tout particulièrement. Non, j’ai beau chercher, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher MY DYNAMITE de faire parler de lui, comme dans son pays d’origine où il semble déjà avoir marqué les esprits.

Chronique par Morbid S.

Note : 8/10

 

MY DYNAMITE_Band

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STICKY BOYS - This Is Rock'N'Roll

Publié le par Nono666

STICKY BOYS - This Is Rock N' Roll
LISTENABLE RECORDS
Genre : Hard Rock
Pays : France
Sortie : Avril 2012
Site Web : www.stickyboys.eu

Sticky Boys_This Is RocknRoll




1. This Is Rock’n’Roll (intro) / 2. Rock’n’Roll Nation / 3. Bang That Head / 4. Great Big Dynamite / 5. Girls In The City / 6. Big Thrill / 7. Miss Saturday Night / 8. The World Don’t Go Round / 9. Night Rocker / 10. Fat Boy Charlie / 11. The Way To Rock’n’Roll
 

Vous vous souvenez des STICKY BOYS et de leur apparition dans une pub de la SNCF ? Et bien le trio est de retour avec un premier disque sous le bras. Dès la première note, on comprend immédiatement à quelle sauce on va être mangés : du gros Hard très influencé par le AC/DC le plus furieux. Le chant cradingue d’Alex s’éloigne en revanche de cette encombrante référence, notamment dans son placement. Les refrains sont autant de déclarations poétiques dans le style « bad rocker fêtard » et ça fonctionne plutôt bien. Il se dégage également des morceaux une certaine urgence que l’on pourrait rapprocher d’AMERICAN DOG. Malheureusement, si ces 39 minutes de bonheur sont loin d’être désagréables, on les imagine difficilement passer outre le statut de bande-son de fiesta arrosée, ou de bon Rock à écouter en bagnole. Remarque, vu l’humilité du style, on imagine volontiers les « mecs collants » se satisfaire amplement de remplir ces deux fonctions. Peu de surprises au menu donc, malgré une maîtrise qui a déjà de quoi impressionner.

Chronique par Morbid S.

Note : 6,5/10

 

STICKY BOYS_Logo Band

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NIGHTQUEEN - For Queen And Metal

Publié le par Nono666

NIGHTQUEEN - For Queen And Metal
MASSACRE RECORDS
Genre : Power/Heavy Metal
Pays : Belgique
Sortie : Fevrier 2012
Site Web :
www.nightqueen.be

NIGHTQUEEN_For Queen And Metal



1. Into the Night / 2. Nightfall / 3. Mystical Nights / 4. For Queen and Metal / 5. Lady Fantasy / 6. Nocturnal Thoughts / 7. Secret of the Blind Man / 8. Majesty / 9. Rebel to Rebel / 10. Screaming for Mercy / 11. Dark Fairy


NIGHTQUEEN arrive avec son premier album, le bien nommé For Queen And Metal. Nos amis Belges ont eux aussi un potentiel de groupes fort intéressants, et dans la cas présent, NIGHTQUEEN et sa jolie et talentueuse chanteuse Keely Larreina en font partie. Un line up efficace et de qualité avec deux guitares (Rex Zeco et Alan Rawson), une section rythmique composé de Steven Steele (basse) et William Blodyn (batterie) et complété de Daniel Kells, un clavier qui s'avére essentiel et présent avec justesse, et bien sur l'excellente Keely au micro. Le style évolue dans un Heavy costaud teinté sympho avec l'apport des claviers mais, et c'est là qu'il faut bien faire la différence, ce n'est pas un groupe symphonico lyrique avec les ingrédients actuels, non, NIGHTQUEEN est bien dans un Power/Heavy Metal à chanteuse, mélodique et charnu qui est la base des compositions ! Certains se rappelleront les groupes féminins qui ont donné leur pêche comme DORO (oui je sais elle est pas terrible celle-là !), des années 80 à aujourd'hui. Alors pas d'influences majeures mais un mélange bien assimilé des bases du genre, cette simplicité directe et efficace donne donc un album fort sympathique qui tape sérieusement tout en modulant sa rage par un apport mélodique judicieux. Pour s'en convaincre il suffit d'écouter "Nightfall" qui annonce la couleur, "Mystical Might" racé et finissant avec une jovialité communicative, "For Queen And Metal", le parfait hymne subtil et enivrant, tout y est pour apporter une sacrée dose de peps. "Lady Fantasy" et ses guitares à l'honneur, point fort en général car l'aspect sympho n'est pas mis en avant de façon execerbé mais apporte juste ce qu'il faut, "Secret Of A Blind Man", souple et harmonieux, ne perdant pas sa puissance, les touches de claviers s'avèrent d'un très bel effet. "Majesty" est un titre assez long qui prouve toute la capacité qu'a NIGHTQUEEN de composer une oeuvre généreuse mais pas alambiquée, "Rebel To Rebel" nous ramène sur les rails du pêchu bien envoyé. Voilà en gros ce que l'on peut qualifier de bel album qui, pour un premier jet, fait mouche. Sans doute quelques petits peaufinages donneront à NIGHTQUEEN l'occasion de passer un cap mais que le peuple Heavy se rassure, les bases sont bien là, présentes, efficaces et bigrement communicatives ! D'ailleurs l'excellente prestation du groupe au récent PPMF 2012 enfonce le clou de mon adhésion à NIGHTQUEEN. Mes respects majesté...!

Chronique par Nigel Stargazer

Note : 7.5/10

nightqueen_band 2012

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MUNICIPAL WASTE - The Fatal Feast

Publié le par Nono666

MUNICIPAL WASTE – The Fatal Feast
Nuclear Blast
Style : Crossover / Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : Avril 2012
Site Web : www.facethewaste.com

municipal waste_the fatal feast_waste in space




01. Waste In Space / 02. Repossession / 03. New Dead Masters / 04. Unholy Abductor / 05. Idiot Check / 06. Covered In Sick/The Barfer / 07. You’re Cut Off / 08. Authority Complex / 09. Standards And Practices / 10. Crushing West / 11. Wound / 12. The Monster With 21 Faces / 13. Jesus Freaks / 14. The Fatal Feast / 15. 12 Step Program / 16. Eviction Party (vinyl version bonus track) / 17. Death Tax / 18. Residential Disaster

Les Américains de MUNICIPAL WASTE font partie de cette nouvelle vague Thrash Metal qui nous replonge dans les 80’s. The Fatal Feast est le cinquième album de ce groupe devenu comme une valeur sure pour les amateurs de riffs tranchants, et comme toujours avec le côté crade, Punk et direct qui les caractérisent bien, MUNICIPAL WASTE vient nous livrer un peu moins de 40 minutes d’un Thrash à la croisée de SUICIDAL TENDENCIES, notamment dans les voix ("Repossession"), d’ANTHRAX ou de SLAYER dont le rythme effréné est emprunté par ces gaillards le temps d’un "Unholy Abductor" expéditif. Les titres sont généralement courts et s’enchainent sans temps mort, la voix linéaire de Tony FORESTA, la batterie martelant un tempo d’enfer, tout cela n’occulte pas l’esprit live qui règne sur cet album toutefois réservé aux plus mordus des passionnés de Thrash Metal car rien de nouveau n’est à attendre de ce The Fatal Feast. L’esprit Punk ressort bien plus encore sur l’ultime "Residential Disaster" et les Américains rappellent combien la scène Punk et Thrash ont de points communs, chose que les esprits obtus ont fini par faire oublier mais à travers ce mouvement revival il y a peut être aussi une volonté de revenir aux fondamentaux pour que l’on prenne conscience que la différence entre le Thrash Metal et le Melodic Thrash Metal n’a que peu d’intérêt. Dans notre volonté de tout bien organiser afin de diriger les moutons vers le bon enclos, on a oublié l’essentiel, les passerelles qui permettent à des gens de découvrir d’autres styles, et MUNICIPAL WASTE est de ceux-là, de ceux qui nous permettent de garder les yeux ouverts. Alors oui, MUNICIPAL WASTE pratique un Thrash Metal qui a déjà été fait mais il pratique surtout un Thrash Metal qui jouit d’une certaine aura auprès du public. A noter que la version vinyle que NUCLEAR BLAST a concocté renferme un titre bonus, "Eviction Party", un titre éclair qui ne fera pas avancer la chose mais c’est juste un uppercut de plus dans votre face ! Après, reste le son qui pour le coup, peut vraiment paraitre daté, c’est plutôt là-dessus que l’on peut émettre quelques réserves, un style tel que celui proposé là avec une production actuelle donnerait une personnalité plus forte à ces Américains.

Chronique par Aymerick Painless

Note: 7/10

MUNICIPAL WASTE_Band_The Fatal Feast

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ACCEPT - Stalingrad

Publié le par Nono666

ACCEPT - Stalingrad
NUCLEAR BLAST

Style Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : Avril 2012
Site Web : www.acceptworldwide.com

accept_stalingrad2



01. Hung, Drawn And Quartered / 02. Stalingrad / 03. Hellfire / 04. Flash To Bang Time / 05. Shadow Soldiers / 06. Revolution / 07. Against The World / 08. Twist Of Fate / 09. The Quick And The Dead / 10. The Galley

Après un retour tonitruant en 2010 avec l'énorme Blood Of The Nations qui a prouvé qu'ACCEPT pouvait avoir une seconde vie et surtout une vraie légitimité sans son mythique chanteur Udo DIRKSCHNEIDER aujourd'hui remplacé fort avantageusement par un Mark TORNILLO plus que convaincant. Les maitres du Teutonic Heavy Metal sont donc de retour avec Stalingrad, un album qui se positionne dans la droite lignée de son prédécesseur, tout est carré et d'une efficacité imparable... tout simplement du ACCEPT grand crû ! Parfait pour ouvrir l'album, "Hung, Drawn And Quartered" et son tempo speed va rapidement mettre tout le monde d'accord, un morceau certes très "classique" mais diablement efficace qui nous permet d'entrer de plain pied dans l'ambiance explosive de ce nouvel opus... Il en sera de même avec l'entêtant "Stalingrad" qui a lui des allures d'hymne avec son refrain fédérateur et ses choeurs guerriers typiques de l'identité ACCEPT. Autre grand moment, le splendide "Shadow Soldiers", mid tempo particulièrement inspiré avec sa mélodie très soignée... Au rayon des titres les plus percutants, on retiendra également l'oppressant "Hellfire" ou les speed et très Heavy "Flash To Bang Time" ou "The Quick And the Dead"... Avec Stalingrad, la légende Allemande confirme sa grande forme actuelle, ceux qui pensaient ce retour éphémère en seront une fois de plus pour leurs frais, ACCEPT n'est pas revenu pour faire de la figuration, ce treizième album ô combien solide et percutant en est la preuve !

Chronique par Nono666

Note : 8/10

accept_band2012
 

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XANDRIA - Neverworld's End

Publié le par Nono666

XANDRIA - Neverworld's End
NAPALM RECORDS

Style : Symphonic Metal
Origine : Allemagne
Sortie : Fevrier 2012
Site Web : www.xandria.de

Xandria_Neverworlds End



01. A Prophecy Of A World To Fall / 02. Valentine / 03. Forevermore / 04. Euphoria / 05. Blood On My Hands / 06. Soulcrusher / 07. The Dream Is Still Alive / 08. The Lost Elysion / 09. Call Of The Wind / 10. A Thousand Letters / 11. Cursed / 12. The Nomad's Crown

Après un début de carrière plutôt intense en terme de sorties, pas moins de quatre albums verront le jour entre 2003 et 2007, XANDRIA devra quasiment repartir de zero après le départ de sa chanteuse Lisa MIDDELHAUVE en 2008. Remplacée par Kerstin BISCHOFF en 2009, cette dernière ne restera finalement que quelques mois au sein du combo Allemand et ce n'est qu'en ce début d'année 2012, soit 5 ans après Salomé, The Seventh Veil, que XANDRIA refait surface avec sa nouvelle vocaliste Manuela KRALLER (ex HAGGARD) et nous offre ce Neverworld's End, petit bijou de Metal symphonique où l'on découvre un XANDRIA métamorphosé, se réinventant littéralement, passant d'un Metal Gothique pas toujours très inspiré (ère Lisa MIDDELHAUVE) à un Metal symphonique sublime aujourd'hui, seul "Forevermore" peut encore faire le lien avec le passé. Comment ce groupe longtemps considéré comme de "seconde zone" a t'il réussi a atteindre un tel niveau sur cette cinquième réalisation. Il y a bien sûr le chant lyrique et puissant de Manuela KRALLER qui change du tout au tout avec le voix fluette de Lisa MIDDELHAUVE, apportant ainsi une nouvelle dimension à la musique de XANDRIA, la chanteuse a un timbre qui ressemble à s'y méprendre à Tarja TURUNEN... mais ce n'est pas tout, il y a derrière un énorme travail de composition de la part de Marco HEUBAUM qui réalise ici un boulot impressionnant en faisant cohabiter dans un équilibre quasi parfait guitares incisives typiquement Metal et orchestrations majestueuses, et si le parallèle avec NIGHTWISH (époque Wishmaster, Century Child) est indéniable, il n'est pas si génant que cela tant ce Neverworld's End recèle de qualités et laisse éclater la maturité d'un XANDRIA au sommet de son art. De véritables pépites émergent de cet album en tous points réussi, à commencer par "Soulcrusher", sombre et Heavy, "The Lost Elysion" dans la même veine ou encore l'épique "The Nomad's Crown" à l'ambiance orientale, sans oublier le très accrocheur single "Valentine", titre particulièrement addictif qui ne vous quittera plus... Une belle réussite qui avec un poil de personnalité supplémentaire pourrait bien permettre à XANDRIA d'enfin s'imposer aux côtés des leaders du genre que sont NIGHTWISH, WITHIN TEMPTATION et autres EPICA... En tout cas le potentiel est là, bien présent !

Chronique par Nono666

Note : 9/10

XANDRIA_Band_Promo Neverworld

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ONE-WAY MIRROR - Destructive By Nature

Publié le par Nono666

ONE WAY MIRROR – DESTRUCTIVE BY NATURE
Trepan Records
Style : Groove Metal
Origine : France
Sortie : Avril 2012
Site Web :
www.one-waymirror.com

One-Way Mirror_Destructive By Nature
 
 
01. One-Way Mirror / 02. Face To Face / 03. Will It Always Be The Same / 04. Wasted Years / 05. Unexpected / 06. Straight Into The Wall / 07. Hypnotized By Utopia / 08. Made In Vain / 09. Inner  Symphony / 10. Deadly Shores / 11. Yes But No / 12. Soupracer

Super groupe Français, ONE-WAY MIRROR est le projet qui renferme notamment les frangins POTVIN, deux valeurs sures qui opérent déjà au sein de LYZANXIA et dont les productions font toujours mouche. Alors, il est vrai que cracher dans la soupe est chose aisée, encore du Groove Metal, jadis nommé Neo Metal, comme on en trouve à la pelle maintenant, seulement avec Destructive By Nature, les gaillards nous offrent un deuxième album très solide. Depuis 2008 et le premier album éponyme, le groupe ne compte plus les SCARVE, Dirk VERBEUREN et Loïc COLIN mais Vincent PERDICARO (GENERAL LEE) et Clément ROUXEL (T.A.N.K.) pour assurer les schémas rythmiques particulièrement sautillants. Après une chanson éponyme pour ouvrir l’album de façon brutale mais très directe avec cette alternance connue de voix claire popularisée par LINKIN’ PARK et les voix Hardcore Metal, les Français nous offrent un bon condensé de DEVILDRIVER, LAMB OF GOD ("Straight Into The Wall" notamment) et KILLSWITCH ENGAGE, une musique qui ne supportera pas l’épreuve du temps, on en a tous conscience (franchement qui écoute encore les albums de PLEYMO ?), mais qui dans l’ère du temps offre un visage séduisant et surtout terriblement taillé pour la scène. En effet, on voit tout de suite qu’avec ONE-WAY MIRROR, on a affaire à des vieux briscards qui connaissent le milieu et les scènes étrangères car il est bien difficile de trouver un morceau faible ou peu inspiré sur Destructive By Nature, des titres formatés et sans surprise, c’est certain mais aucune faute de goût, même pas les passages rappelant étrangement P.O.D. comme ce "Made In Vain". La production signé David POTVIN et Guillaume BIDEAU au Dome Studio est une nouvelle fois puissante et met en avant le groove de la musique qui couvre tous les courants possibles du Groove Metal, du plus soft avec les relents Pop des refrains, au plus brutal avec DEVILDRIVER dans un coin de tête. Avec Destructive By Nature, ONE-WAY MIRROR est paré pour repartir sur les routes pour vous faire jumper à l’unisson, et avec ce groupe la musique est un divertissement.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7,5/10

 

ONE WAY MIRROR_Band

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ONE-WAY MIRROR

Publié le par Nono666

One-Way Mirror_Logo

Entretien téléphonique avec Franck POTVIN (guitares) et Guillaume BIDEAU (chant) réalisé le 25 avril 2012.



Fort d’un deuxième album, Destructive By Nature, les Français de ONE-WAY MIRROR ont décroché leur téléphone au retour de leur journée de promotion sur Paris pour parler de cet album et de leur plaisir de se retrouver pour se marrer en faisant ce qu’ils aiment le plus, jouer. C’est donc Franck POTVIN qui a répondu à nos questions avec la participation de Guillaume, chanteur du groupe, qui œuvre aussi au sein de MNEMIC et SCARVE. Entretien avec des gars détendus, simplement heureux d’être ensemble.

Heavy Sound : Franck, entrons dans le vif du sujet, comment allez-vous ? Etes-vous soulagé de voir cet album sortir enfin ?
Franck POTVIN (guitares) : Le fait que l’album soit dans les bacs est un grand soulagement, on s’est donné les moyens de le faire donc on craignait un problème quelconque qui fasse qu’il reste dans un tiroir, en plus les retours sont pas mal. Disons que l’on ne s’est pas fait casser…

Le premier album est sorti chez METAL BLADE, le deuxième chez TREPAN RECORDS, pourquoi ce changement ?
Lorsque l’on s’est formé, on a écrit 3 ou 4 titres que l’on a envoyé à quelques labels dont METAL BLADE. Ils étaient d’accord pour signer ce premier album qui a bien marché, ils ont fait un bon boulot, on était même un groupe prioritaire. METAL BLADE, c’est un label Américain et les Américains n’étaient pas du tout chaud pour re-signer, ils ont fait une sorte de coup d’essai avec le premier album mais le marché des groupes français aux Etats-Unis n’est pas assez fort. Les Allemands étaient OK pour continuer mais sans l’appui du bureau Américain, et notamment financier, on craignait que l’on ne fasse pas quelque chose d’aussi bien que sur le premier album. On avait notre propre label et on est éditeur de tous nos albums que ce soit avec LYZANXIA, PHAZE I ou ONE-WAY MIRROR, donc ils nous ont conseillé de le sortir nous même, d’autant plus que nous avons aussi un distributeur qui tient très bien la route. Dans cette configuration, nous avons la possibilité d’être totalement libre et d’avoir le contrôle total sur tout ce qui se passe autour du groupe.

Si on revient un moment sur le premier album, à cette époque, il était clairement défini qu’il y en aurait un deuxième ?
Oui mais si on en avait vendu 200 ou que l’on se serait tapé dessus en tournée, on aurait arrêté. Heureusement, c’est tout l’inverse qui s’est produit, on s’est bien marré entre nous, l’album a bien marché, il y a un esprit de groupe. Donc, il était évident que nous allions refaire un album.

ONE-WAY MIRROR a l’allure d’un super-groupe et pourtant, on sent une évolution entre les deux albums avec une certaine maturité qui peut surtout s’entendre sur les refrains qui semblent un peu plus travaillés.
Oui peut être mais les avis sur l’album sont si différents… Je pense que l’on a juste enfoncé le clou du premier album, Destructive By Nature est la suite logique du premier en plus assumé et en plus abouti.
 
En effet mais ma remarque portait surtout sur les refrains où Guillaume semble avoir accompli du bon travail, avec des mélodies moins évidentes, non ?
Oui, mais pour en avoir parlé avec lui, il a voulu faire du Guillaume et non brailler parce que dans le Metal il faut brailler, il l’a fait avec le cœur. Même si, pour moi, c’est un album qui reste catchy, c’est vrai que c’est un album qui demande plus d’attention, qu’il faut rentrer dedans.

Revenons un peu sur les départs qui ont eu lieu entre les deux albums, Dirk VERBEUREN tout d’abord et Loic COLLIN, peux-tu nous en expliquer les raisons ?
ONE-WAY MIRROR c’est avant tout un groupe de potes, ça c’est important. Dirk habitant aux Etats-Unis, il est difficile de lui demander de venir répéter un samedi de 14 à 16 heures alors qu’il fait de la batterie avec les mecs de NEVERMORE. Pour le premier album, il a assuré toute la tournée avec SOILWORK en faisant deux concerts par jour mais lorsque l’on a évoqué le deuxième album, nous étions tous d’accord pour dire que l’on ne pouvait pas continuer avec lui. Mais ça reste un super ami, c’est une sorte de parrain du groupe maintenant. Donc, on a demandé à Clément qui joue avec nous dans LYZANXIA, il avait remplacé Dirk lorsque celui-ci ne pouvait vraiment pas venir et il était tout à fait logique que l’on demande à Clément pour continuer l’aventure. Pour ce qui est de Loic, il s’est un peu éloigné du groupe, c’est un super bassiste, impressionnant à voir jouer, mais ce sont les aléas de la vie, il s’est doucement éloigné donc on a fait appel à Vincent.

Comment se sont déroulées les sessions d’enregistrement chez vous, étiez-vous tous présents où avez-vous enregistré séparément pour arranger les calendriers de chacun ?
Comme pour le premier album, on a tout fait chez nous au Dome Studio même si sur le premier album les parties de batterie de Dirk avait été enregistrées au Dug-Out Studio car il était sur place pour enregistrer The Undercurrent de SCARVE. Mais pour cet album là, on s’est tous retrouvé à Angers et on a tout enregistré à la maison, on avait une idée précise de ce que l’on voulait, donc on a foncé dans cette optique.

Pour la composition, est-ce un effort de groupe aussi ?
On a un système de composition qui est très simple, en général on bosse par paire, et on fait un titre par jour. Si c’est bien, on garde, si ça demande plus de temps, on jette car on perdrait en spontanéité et en fraîcheur. Pour le premier album, c’était sur 12 jours d’affilé, pour cet album on a espacé les journées pour avoir un peu de recul et proposer un album varié.

En ce qui concerne les dates de concert, des bonnes nouvelles sont tombées puisque vous jouez avec GOJIRA début mai, y a-t-il d’autres choses de prévues ?
On est partenaire d’une asso d’Angers qui s’appelle LE CHAT NOIR, donc eux nous apportent un soutien technique et notamment pouvoir répéter dans des conditions genre METALLICA dans les années 90, ils nous apportent aussi un soutien promotionnel et ils poussent aussi avec notre tourneur pour des tournées et des dates de concert. Pour l’instant il y a des choses qui se profilent mais c’est encore en négociation. Mais on a composé cet album en espérant pouvoir tourner un maximum donc on espère pouvoir annoncer le truc rapidement.

Pour le premier album vous aviez fait une vidéo pour "Empty Spaces", pour cet album vous avez choisi "Yes But No", peux-tu nous raconter un peu ?
En fait, on a lancé un concours pour réaliser le clip de notre single qui était "Yes But No" et le gagnant s’appelle Matthieu BICHELBERGER dont le clip sortait du lot. D’ailleurs, on enregistre la semaine prochaine le clip de "Will It Always Be The Same" avec Matthieu, elle devrait sortir au mois de juin et une autre devrait voir le jour en septembre.

Est-ce que l’univers graphique de ONE-WAY MIRROR est quelque chose de réfléchi et de clairement défini ou vous laissez-vous guider par l’humeur du moment ?
Le concept et l’univers de ONE-WAY MIRROR est basé sur la spontanéité, on ne se prend pas la tête, pour composer on se voit et on y va sans pression et sans barrière.

Parce que le clip d’"Empty Spaces" avait son univers, avec une histoire ?
Alors là ce sont les frangins DEKA qui sont maintenant aux Etats-Unis qui ont fait le scénario à partir des paroles et même si c’est un exercice intéressant, la réalisation des clips n’est pas notre boulot.

Tout à l’heure tu parlais de votre mode de composition avec un titre par jour, c’est quelque chose qui aura un impact sur scène, visiez-vous un résultat sur scène avant tout ?
En fait on part d’une idée de batterie ou de guitare, on y ajoute les différentes parties, les samples, les voix de Guillaume qui en général, à ce moment là sont du yaourt et vers 5 heures du matin lorsque tout le monde est un peu bourré dans le studio on monte le son et on headbangue sur la musique. Déjà au moment de l’écriture, on a déjà envie de les jouer sur scène, on ne réfléchie pas aux différentes parties que l’on devrait faire, on a tellement envie de faire de la scène que les titres que l’on écrit s’en trouvent taillés pour.

Est-ce qu’il y a tout de même un titre sur l’album qui vous donne du fil à retordre sur scène ?
Techniquement, si un titre nous pose problème, on ne le joue pas ou on paie des gens derrière la scène et qui joueront à notre place comme font TOKYO HOTEL ou les BB BRUNES, pour les BB BRUNES je ne suis pas sur mais j’aimerais lancer la rumeur (rires).

Visiblement, Guillaume écrit les paroles sur le tard…
Alors il arrive que des paroles soient écrites avant car des fois il y a une idée qui se pointe mais la plupart du temps sur les premières versions, Guillaume fait soit du yaourt soit répète des phrases en anglais qu’il a et qui n’ont aucun sens.  En général, les refrains viennent très vite et comme il est souvent à l’arrache il compose parfois les couplets au moment d’enregistrer, c’est là où c’est super intéressant car il a une phrase et accouche d’un titre entier dans la foulée.

Parlons un peu de la production, comment fonctionnez-vous entre David et toi ? Visiblement, c’est plus David qui s’est occupé de ONE-WAY MIRROR ?
Cet album a été enregistré au Dome Studio donc forcément David est plus à l’aise chez nous avec son matos que Guillaume (ndlr qui a également participé à la production) et David est un grand bosseur qui peut bosser de 7 heures du matin à 7 heures du matin pendant 3 ou 4 jours d’affilé. Mais la production pour ONE-WAY MIRROR, c’est vraiment Guillaume et David qui donnent ce résultat.

Est-ce que vous avez dans un coin de votre tête que vous pourriez faire appel à quelqu’un d’extérieur à l’avenir ?
Oui, pour le premier album, on l’avait fait mixer par Tue MADSEN car on ne savait pas exactement ce que l’on voulait, on avait tous une idée précise mais nous n’étions pas forcément d’accord. Comme Tue MADSEN avait déjà les démos car Guillaume l’avait rencontré avec MNEMIC et il s’était proposé pour bosser dessus donc on s’est dit que c’était une opportunité. On a alors pris la voiture en direction du Danemark pour bosser avec Tue. Pour cet album on a voulu bosser par nous-mêmes mais par un moment on avait pensé à Frederik NORDSTRÖM, on sait comment il bosse, on sait comment il fait sonner les groupes mais finalement on a préféré rester chez nous. Par contre pour le prochain album par exemple, il n’est pas exclu que l’on fasse tout ailleurs, on est ouvert à toutes les propositions.

Peux-tu nous donner un peu de news de LYZANXIA, quoi de neuf depuis la sortie de l’album l’année dernière ?
En ce moment on est forcément en stand-by pour se consacrer pleinement à ONE-WAY MIRROR, je pense que dès que les choses seront calmes on recomposera un album.

L’approche que vous pouvez avoir dans les deux groupes diffère-t-elle beaucoup ?
Oui, énormément, avec les 3 groupes que j’ai avec mon frangin, ce n’est jamais la même façon de bosser et c’est pour cela que ce n’est jamais le même résultat. C’est difficile à expliquer mais avec ONE-WAY MIRROR, on déconne, on se fend la gueule, on picole alors qu’avec LYZANXIA, on se creuse un peu plus la tête. On essaie vraiment de faire une musique plus poussée et plus ambiancée qui demande bien entendu beaucoup plus de boulot, donc une approche différente.

ONE-WAY MIRROR suscite beaucoup d’imagination dans les comparaisons avec des groupes Américains surtout, avec lequel de ces groupes ne te sens-tu aucune affinité ?
Alors attend deux secondes, je vais regarder ta chronique… (rires). LAMB OF GOD par exemple, je ne trouve pas que l’on y ressemble, j’aime bien ce qu’ils font mais avec DEVILDRIVER, c’est un peu violent pour nous comparer à eux. Après on pourrait tourner avec eux, c’est le genre de groupes avec lesquels on pourrait tourner sans problème. On est plus dans l’esprit de KILLSWITCH ENGAGE oui.

ONE WAY MIRROR_Band


Franck me propose de m’entretenir un peu avec Guillaume qui est dans la salle, l’occasion de coincer le chanteur du groupe pour quelques instants.
Guillaume BIDEAU (chant) : (d’une voix très grave) Bonjour !
Bonjour Guillaume, comment vas-tu ?
Très bien, merci.

Tout à l’heure, Franck me parlait des paroles qui sont visiblement écrites sur le tard, peux-tu nous en dire plus ?
Ouais, je suis une sorte de flémard et pour avoir une certaine spontanéité, j’essaie d’avoir le moins de chose possible avant d’entrer en studio. En général, je fais des ébauches de mélodies sur les refrains alors que les couplets je les garde pour la fin.

Tu n’as donc pas de sujet de prédilection, tu écris ce qui te passe par la tête sur le moment ?
Ce sont généralement des expériences personnelles mais écrites de façon subjective, je ne suis pas un parolier émérite, je n’ai pas vraiment de message à faire passer en tant que chanteur. Le seul truc que l’on s’est accordé sur cet album, c’est une approche un peu écologique sans faire de discours écologique pour autant, juste souligner que la façon dont nous opérons actuellement ne pourra pas continuer. C’est plus sur le fait que l’on ne se rend pas compte de la chance que l’on a d’avoir tout ce confort alors qu’à côté de chez nous, ce n’est pas toujours le cas.

Sur cet album j’ai l’impression qu’il y a une réelle prise en main du chant, que les refrains sont moins évidents, moins communs que sur le premier album. As-tu envisagé cet album différemment du premier ?
Non, quand je dis que je compose tout à la fin c’est que le chant dépend énormément de mon humeur. Le premier a été réalisé sur une période beaucoup plus courte, Destructive By Nature a été par sessions d’écriture espacées de quelques semaines pour que notre humeur nous permette de varier un peu le propos. Donc lorsque j’enregistre les voix, je fais ce qui me vient sur le moment sans me prendre la tête ou réfléchir à quoique ce soit.

Dans ton actualité, il y a aussi l’album de MNEMIC qui va bientôt voir le jour, c’est évidemment une autre approche. Comment s’est passé l’enregistrement avec MNEMIC ? Comment interviens-tu dans la composition du groupe ?
C’est totalement différent en effet, d’abord parce que ce n’est pas avec les mêmes personnes. Pour cet album, je prenais l’avion et je bossais avec le nouveau guitariste notamment, Victor (ndlr Victor Ray SALOMONSEN) et Mircea (guitariste fondateur), un peu comme avec ONE-WAY MIRROR, en groupe de travail, MNEMIC a 3 groupes différents, et je suis très content du résultat. On ne savait pas vraiment où on allait avec tout ces changements de line-up mais tout s’est très bien passé.

Pour finir, j’ai une question inédite pour toi. As-tu encore des contacts avec les gars de SCARVE ?
Ah oui toujours ! On se fait des barbecues, on se voit, on se fait des soirées, enfin sauf avec Dirk car c’est un peu plus compliqué. Il n’y a que lorsque je suis parti du groupe qu’avec Pierrick j’ai eu quelques tensions car il n’a pas compris mon choix mais maintenant tout cela est arrangé. Avec Loic, on s’est un peu perdu de vue car il est un peu moins disponible donc s’il doit y avoir un prochain SCARVE, il est possible que je chante comme il est possible que je ne chante pas. Cela dépend des disponibilités de chacun, à l’époque je suis parti car je ne pouvais pas revendiquer un album de SCARVE et un de MNEMIC, ça n’aurait pas été gérable. MNEMIC est quelque chose de plus gros avec beaucoup de promo, des tournées US mais maintenant c’est digéré donc c’est plus facile. De toute façon si je fais un nouvel album avec SCARVE, il y aurait des concerts isolés mais ce ne serait pas une machine de tournée. Mais on en parle à chaque fois que l’on se voit même si c’est toujours en suspend.

 

Propos recueillis par Aymerick Painless

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