HOODED MENACE - Nouvel album
Les finlandais de HOODED MENACE (Doom/Death) ont annoncé que leur nouvel album intitulé Effigies Of Evil sortirait le 11 septembre prochain via Relapse Records.
L'album est en pré-commande ici
Les finlandais de HOODED MENACE (Doom/Death) ont annoncé que leur nouvel album intitulé Effigies Of Evil sortirait le 11 septembre prochain via Relapse Records.
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THE PROPHECY23 – Green Machine Laser Beam
Massacre Records
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : Juin 2012
Site Web : www.theprophecy23.de
01. Tough Cool And Here To Mosh / 02. Ice Road Trucker vs. The Sun / 03. Don’t Step Back / 04. Beyond The Purple Pipes / 05. Green Machine Laser Beam / 06. Sergent P Of The 23 / 07. We Are The Pit Police / 08. Wake Me Up For Lunch / 09. Honor To Whom, Honor Is Due / 10. Captain Quick And The Pirates / 11. Call Your Friends To Hang Out / 12. Don’t Waste Time, Get Wasted (Now!) / 13. No Beer, What A Mess / 14. No Followers, No Leaders / 15. Princess Of Golerben / 16. Guts Gore Reactor (Live At Bobs Country Bunker)
L’album …To The Pit publié en 2010 a permis aux Allemands de THE PROPHECY23 de tourner énormément, il faut dire que son Thrash Metal est très vivant et que ses intrusions dans le Death Metal récurrentes et le côté Mosh Party Thrash Metal que dégage ce groupe laisse une palette assez grande pour les groupes avec qui partager l’affiche. Toujours bien ancré dans un monde de comics, THE PROPHECY23 renchérit avec son troisième album, Green Machine Laser Beam qui appuie sévèrement sur le côté Death et notamment avec "Ice Road Trucker vs. The Sun", un mid tempo écrasant, un choix surprenant pour ouvrir l’album. La suite est plus dans la lignée de …To The Pit, un Party Thrash Metal avec quelques courtes interludes prétextes à quelques délires du groupe ("We Are The Pit Police", "Wake Me Up For Lunch" ou "Green Machine Laser Beam") qui cohabite avec un Death/Thrash Metal comme "No Followers, No Leaders" ou "Beyond The Purple Pipes" assez virulents. La production est parfaitement soignée et dynamique, l’artwork aussi vert qu’un album de TYPE O NEGATIVE, tout cela assure la continuité et devrait permettre à THE PROPHECY23 d’asseoir son statut auprès de ceux qui avaient apprécié l’album précédent, une bande de joyeux drilles capables de nous servir un cocktail alliant bonne humeur et hargne comme le Thrash savait le faire dans les années 80 avec des TANKARD par exemple. Une bonne confirmation pour ces Allemands qui derrière ce côté rigolard n'en sont pas moins d’excellents musiciens, le tout avec une alternance vocale entre Thrash Metal et Death Metal qui colle parfaitement à la musique, et même si une impression de redite peut se faire sentir sur la fin, Green Machine Laser Beam possède des atouts indéniables face à tous les groupes revival qui pullulent un peu partout, à ranger aux côtés des MUNICPAL WASTE ou TOXIC HOLOCAUST.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 7.5/10
ASARU – From The Chasms Of Oblivion
Schwarzorn Productions
Style : Black Metal
Origine : Allemagne
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.asaru.de
01. The Eyes Of The Dead / 02. At Night They Fly / 03. Under The Flag / 04. Blind Obedience / 05. Fortaps I Dødens favn / 06. Nebel / 07. Beyond The Bonds Of Time / 08. Invoking The Serpent Of Death / 09. World On Fire
Lorsqu’en 2007, Frank NORDMANN quitte l’Allemagne pour la Norvège, il quitte alors les rangs d’AGATHODAIMON et splitte le groupe ASARU qui donne dans une veine bien plus Black Metal. C’est alors Filo TEUCHT qui prend sa place de guitariste au sein du premier groupe, lui qui était alors aux côtés de Frank au sein d’ASARU. En 2009, Frank redonne vie à ASARU avec un nouveau line-up avec lequel il publie un premier album en 2009, Dead Eyes Still See, et voilà qu’en 2012 arrive un deuxième album, From The Chasms Of Oblivion, en même temps qu’un nouveau bassiste en la personne de Petter MYRVOLD, un album qui assure une continuité avec son ainé mais qui développe un aspect mélodique qui pourrait paraitre surprenant au premier abord. En effet, à l’écoute de "The Eyes Of The Dead" et "At Night They Fly", on découvre des parties mélodiques en fin de titre alors que les débuts de titre évoque les parties Black d’un IMMORTAL, avec un côté assez largement mid-tempo donc. Si les amateurs d’ambiance Black cradingue n’apprécieront certainement pas, cela donne tout de même une certaine dynamique à la musique de ce trio car les titres tapent dans les 6 minutes et que sans cela on tournerait assez vite en rond. Mais ASARU a de quoi surprendre son monde puisque sur "Under The Flag" le morceau débute sur un Black mid-tempo pour s’accélérer et gagner en rage et en brutalité comme en noirceur, une bonne idée qui permet de mieux apprécier encore ce qui suit derrière, à savoir un "Blind Obedience" mid-tempo alterné avec des parties sauvages et rapides mais pas forcément rentre dedans. ASARU s’offre également une petite incursion sur les terres Pagan avec le titre "Foraps I Dødens favn" et ses voix claires qui gardent une ambiance sombre, on pense facilement à BATHORY, une variation de propos qui tombe bien avant d’entamer une fin d’album plus classique avec quelques rythmiques assez thrashy ("World On Fire") pour dynamiser tout cela. From The Chasms Of Oblivion est un album honnête qui va certainement alimenter un public assez underground car même si ces neuf titres ne sont pas désagréables, cela manque tout de même d’idées fortes.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 7/10
SPHERE – Homo Hereticus
Masterful Records
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/damnedSphere
01. Forever Sworn To Blasphemy / 02. Godless Profanity / 03. Third Scent Carcass / 04. Sadistfucktion / 05. Homo Hereticus / 06. Holistic Paralysis / 07. Psalm To The Dark One / 08. Grave’s Cold Darkness / 09. Vengeance’s Core / 10. Devil’s Reunion / 11. Beyond Madness Of God / 12. War
Si on calcule rapidement, cela fait cinq ans que les Polonais de SPHERE nous ont proposé leur premier album Damned Souls Rituals. Pourtant pas de conclusion hâtive puisque Homo Hereticus, le deuxième opus, a été enregistré à l’été 2010 en Pologne avec le même line-up que celui du premier album. En effet, depuis l’enregistrement Lucas et Cthulhu, la paire de guitariste a mis les voiles, remplacés par Vivi et Diego, mais c’est qu’il est de plus en plus difficile de trouver un label et c’est ce qui fait que Homo Hereticus ne débarque qu’en ce début 2012. Originaire de Pologne et pratiquant le Death Metal, il ne faut pas s’attendre à de l’originalité, on se ballade entre Death hyper nerveux et très brutal issu de l’école Américaine basant sa musique sur la technique plus que sur l’ambiance ("Third Scent Carcass" ou "Homo Hereticus") et un Death plus mid tempo ("Psalm To The Dark One", "Devil’s Reunion"). Le tout est régulièrement agrémenté de leads soignés ou même de solos assez mélodiques ("Beyond Madness Of God" qui laisse entrevoir le visage le plus mélodique du groupe). Inspiré et bien produit, Homo Hereticus a tout ce qu’il faut pour plaire aux amateurs de Death Metal from Poland, ce groupe possède toutefois un groove qui s’appuie sur un riffing travaillé et la paire de guitariste partie, le groupe restera-t-il sur cette voie pour la prochaine livraison ? En attendant, Homo Hereticus est enfin disponible, une gestation difficile et longue qui méritait bien que le groupe nous lâche quelques bribes de Brutal Death Metal avec des "Godless Profanity" et "War" qui rappelle le Black Metal à la MARDUK sur Panzer Division Marduk, intense, rapide et sans concession, voilà sur quoi se termine ce deuxième album et ça fait mal aux gencives…
Chronique par Aymerick Painless
Note : 7/10
ASTRA - The Black Chord
Rise Above Records
Style : Retro Rock progressif
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.astratheband.com
01. Cocoon / 02. The Black Chord / 03. Quake Meat / 04. Drift / 05. Bull Torpis / 06. Barefoot In The Head
Quelque part, il était certainement écrit que Rise Above serait l’écurie qui abriterait ASTRA en Europe, le label manager british Lee Dorrian ne pouvant que craquer sur une telle formation. CATHEDRAL, le groupe du bonhomme, a d’ailleurs toujours affiché des affinités marquées avec ce style de Rock progressif très 70’s, teinté de Mellotron et autres claviers vintage. Que vous soyez ou non adepte de ce genre popularisé par PINK FLOYD entre autres, il faut admettre que The Black Chord offre un joli voyage. Surtout ne pas boire d’alcool ou consommer de substances illicites durant l’écoute, cela ferait doublon et vous filerait immanquablement la gerbe (les parties lead hypnotiques et bavardes se chargent déjà de cet aspect) ! L’Alternance entre morceaux éthérés ou plus appuyés fonctionne bien, à l’image de ces ambiances séraphiques qui semblent constamment cacher un je-ne-sais-quoi de vénéneux, tel un mauvais trip en fin de course. J’ai particulièrement apprécié le dernier morceau, "Barefoot in the Head", qui symbolise bien la singularité du style. « Voilà donc où OPETH veut en venir ! » penseront à coup sûr certains. C’est en tout cas ce que le profane que je suis peut vous dire sur cette jolie découverte. Mais de là à affirmer qu’il s’agit d’une musique intemporelle, non. Si vous ne jurez que par la double grosse caisse, fuyez !
Chronique par Morbid S.
Note : 7.5/10
MOONSPELL – Alpha Noir
Napalm Records
Style : Extreme Gothic Metal
Origine : Portugal
Sortie : Mai 2012
Site Web : www.moonspell.com
Disc 1 : 01. Axis Mundi / 02. Lickanthrope / 03. Versus / 04. Alpha Noir / 05. Em Nome Do Medo / 06. Opera Carne / 07. Love Is Blasphemy / 08. Grandstand / 09. Sine Missione
Disc 2 : 01. White Omega / 02. White Skies / 03. Fireseason / 04. New Tears Eve / 05. Herodisiac / 06. Incantatrix / 07. Sacrificial / 08. A Greater Darkness
Les Portugais de MOONSPELL nous ont habitués à faire le grand écart dans leur approche musicale, d’un Extreme Gothic Metal tirant sur le Black Metal, Folk Metal ou Gothic Metal piochant dans l’électronique, le tout avec un goût toujours très sur. Alpha Noir, le nouvel album de MOONSPELL est pourtant très différent puisqu’une édition limitée en digibook propose 2 mondes des Portugais, le premier baptisé Alpha Noir voit le côté le plus sombre du groupe mis en valeur, on reste sur la même trajectoire que les précédents albums, on n’est pas loin de ce que SAMAEL a pu proposer également. La voix typée Black de Fernando se colle ici sur des morceaux Extreme Gothic Metal aux relents Black plus clairsemés, quelques blasts sur "Lickanthrope" ou "Versus" donnent un aperçu ravageur du style de MOONSPELL. Pourtant, à la première écoute, l’appréhension de cet album n’est pas chose aisée, et puis les mélodies vocales se révèlent à vous lentement tout comme les arrangements soignés, comme sur le bien nommé "Alpha Noir" qui vous colle à la peau comme une galette de mazout, seul "Love Is Blasphemy" est un peu moins réussie et notamment sur quelques lignes vocales qui semblent légèrement bâclées. Par contre pour le reste, la production, identique à celle d’Omega White, le second CD de ce dixième album et la volonté du groupe de ne pas stagner est fortement louable car sous ses airs de déjà entendu, MOONSPELL sait faire évoluer sa musique tout en vous donnant l’impression de ne pas le faire, il faut dire que le groupe a développé un son, un style si unique que quoiqu’il fasse, on reconnait immédiatement sa patte, on ne peut que saluer des titres de la trempe de "Grandstand" ou "Opera Carne". Omega White, la partie la plus Gothic de ce double album n’en n’est pas moins intéressante, bien au contraire car même sur Sin Pecado ou Darkness And Hope, MOONSPELL n’aurait jamais été aussi Gothic Rock, "White Omega", "Fireseason" à la ligne mélodique envoûtante ou "Herodisiac" tout aussi réussi se révèlent bien vite des titres incontournables. Beaucoup plus accessibles et directs, ces huit titres supplémentaires dévoilent quelques titres de Gothic Metal comme "White Skies" et "Incantatrix", jamais le groupe n’aura été aussi proche de ce que TIAMAT a pu faire aux débuts des années 2000 mais surtout d’un THE 69 EYES, une nouvelle approche des mélodies qui différencie nettement ce Omega White de tout ce que MOONSPELL a pu proposer de Gothic auparavant, plus Rock que Sin Pecado, moins sombre et plus inspiré que Darkness And Hope, cette deuxième partie est également le moment choisit par le groupe pour rendre hommage au géant vert Peter STEELE sur "New Tears Eve", effectivement assez évocateur, même si "White Skies" l’est peut être un peu plus encore musicalement, et un final "A Greater Darkness" dédié à la mémoire de Claudío PAIXÃO dont la mélodie et la délicatesse vocale dont fait preuve l’impressionnant Fernando RIBEIRO donnent des frissons. Vous l’aurez compris, pour les amateurs de Gothic Metal au sens large, la version double d’Alpha Noir ne sera pas de trop, un bien bel album qui aura mis 4 années à sortir mais avec le rythme de tournée de ces Portugais, cela reste un challenge réussi haut la main. MOONSPELL n’a, cette fois-ci, pas voulu choisir entre son aspect noir et son aspect blanc et cela ne donne pas un album en demie teinte... vous renouvelez l’opération aussi inspirée quand vous voulez les gars !
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8.5/10
L'Armée des Ombres, le nouvel album de MASS HYSTERIA sortira le 27 Aout prochain ; vous pouvez d'ores et déjà découvrir le titre "L'homme s'Entête" disponible pour écoute...
Les Américains de PRIME EVIL (Thrash/Death) sortiront un EP intitulé Evilution le 24 Juillet prochain via Infernö Records.
Tracklist Evilution (2012) :
01. Crucifixion Aftermath / 02. Barbarick Rites / 03. Evilution Decree
Le titre "Crucifixion Aftermath" est disponible en écoute sur Soundcloud :::>>> ici
TREPONEM PAL (Indus Metal) donnera prochainement un successeur à Weird Machine (2008), ce nouvel album intitulé Survival Sounds verra le jour le 7 septembre via le label Juste Une Trace.
Tracklist Survival Sounds (2012) :
01. Survival Sounds / 02. One Way Trip Down / 03. Paranoia Cinema / 04. Runaway Far Away / 05. Hard On / 06. Subliminal Life / 07. Riot Dance / 08. Let's Take A Ride / 09. Evil Is Calling / 10. Lowman Blues / 11. Drunk Waltz / 12. Love The Life We Live
Le morceau "Love The Life We Live" est en écoute sur SoundCloud
BURY TOMORROW - The Union Of Crowns
Nuclear Blast
Style : Metalcore
Origine : Royaume-Uni
Sortie : Juillet 2012
Site Web : www.facebook.com/BuryTomorrow
01. Redeemer / 02. The Maiden / 03. Lionheart / 04. Message To A King / 05. An Honourable Reign / 06. Knight Life / 07. Royal Blood / 08. Bitemarks / 09. Abdication Of Power / 10. Kingdom / 11. 1603 / 12. Sceptres / 13. Vacant Throne / 14. A Curse
Le problème récurrent avec les groupes de Metalcore, c’est l’absence de charisme et de réelle direction artistique. Ça, c’est dit. Maintenant, il est vrai que nous avons parfois droit à quelques bonnes surprises qui relèvent le niveau, ce qui n’est malheureusement pas le cas de BURY TOMORROW ! Car cette jeune formation anglaise, dont The Union Of Crowns est le deuxième album, nous laisse vite une impression bien connue : celle d’entendre LINKIN PARK se faire enfiler à sec par MESHUGGAH ! Les morceaux déplient toute la panoplie du genre, avec moult double grosse caisse, guitares lead virtuoses, basse très présente, vocaux éructés sur les couplets et refrains aériens mélancoliques, etc.. Seulement voilà, il faut bien admettre que dans le genre c’est hyper bien fichu. J’en conviens, mon constat manque lui-aussi cruellement d’originalité. Mais si les chansons, puisqu’il s’agit bien de chansons, prises individuellement, sont impeccables sur le plan de la composition et possèdent toutes des arrangements sympas, que celui qui arrive à se farcir les 54 minutes (pour 14 titres) de The Union Of Crowns sans trouver cela redondant me jette la première pierre ! C’est que les refrains finissent par se ressembler fortement à la longue. Disons que les fans du genre trouveront en BURY TOMORROW une formation très crédible, bien que le thème de la monarchie dans le Metalcore, on ne nous l’avait pas encore servi ! Pour notre part, on se contentera donc de souligner qu’IN FLAMES a beau devenir de plus en plus soft, il lui reste encore une certaine marge de manœuvre avant de devenir aussi… euh… autre chose !
Chronique par Morbid S.
Note : 6.5/10