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OLIVA - Raise The Curtain

Publié le par Nono666

OLIVA - Raise The Curtain
AFM Records
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jonoliva.net

OLIVA_Raise The Curtain_Cover



01. Raise The Curtain / 02. Soul Chaser / 03. Ten Years / 04. Father Time / 05. I Know / 06. Big Brother / 07. Armageddon / 08. Soldier / 09. Stalker / 10. The Witch / 11. Can't Get Away / 12. The Truth (Bonus track)

Présenté comme le premier album solo de Jon OLIVA (SAVATAGE / TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA / JON OLIVA’S PAIN), Raise The Curtain est un OVNI nous ramenant dans le passé. De nombreuses parties nous replongent, pour les plus anciens d’entre nous, dans une musique tout droit sortie des années 70. Les orchestrations sont vraiment très proches du Rock Progressif de cette période. On y retrouve aussi bon nombres d’éléments qui ont fait la renommée de SAVATAGE  et notamment des parties théatrales comme sur le titre éponyme de l’album qui lève le rideau sur celui-ci. En fait, je vois très bien cet album joué sur scène comme une sorte de comédie musicale ou d’Opéra Rock (de nombreuses fois pendant les écoutes de cet album j’ai pensé au film The Rocky Horror Picture Show, allez savoir pourquoi ?). Sur "Soul Chaser", Jon nous prouve (si besoin était) qu’il est toujours un chanteur de Métal et sait montrer les crocs. L’orgue est omniprésent et on comprend mieux pourquoi lorsqu’on apprend que cet album est principalement le fruit de la collaboration entre Jon Oliva et Dan Fasciano, pianiste et clavieriste de son état. Le titre "Ten Years" est vraiment complètement inattendu, ici peu de guitares avant le solo, les parties qui accompagnent le chant sur les couplets et le refrain sont joués avec des instruments à cuivre. "Father Time", le single de l’album, peut faire penser au morceau "Long Train Running" des DOOBIE BROTHERS, ce doit être le riff de guitare assez groovy voir funky qui m’oriente vers cette idée. En tout cas ce titre qui se visse bien dans notre cerveau est un très bon single. Il est agrémenté d’un solo qui part guitare/orgue, se poursuit à l’orgue avant cette relance superbe qui nous ramène vers un couplet, refrain et se conclut en apothéose par un solo de guitare. Magnifique ! On est vraiment à des années lumières de la majorité des productions Métal actuelles. La ballade "I Know", qui débute par une intro piano/voix assez malsaine, est une véritable montée vers les cieux bourrée d’émotions. Ensuite on repart pour 2 morceaux plus Metal, "Big Brother" au rythme plus enlevé, presque Heavy et "Armageddon" et ses ambiances de fin du monde. Cet opus regorge d’instruments vraiment peu utilisés dans les productions estampillées Hard ou Métal qui sortent aujourd’hui, comme de l’orgue, du tambourin, de la flűte traversière (la ballade "Soldier"), une section cuivre. Suit un "Stalker" avec ses sonorités hindous en thème principal, ses couplets au rythme alambiqué et sa voix presque scandé qui emmènent vers un refrain bien accrocheur : imprévisible ! "The Witch" commence comme un instrumental avant que la voix n’arrive vers le milieu de la chanson. Étonnant. La cover illustre parfaitement le contenu de cet album, une scène, une guitare, un piano, un micro et ce rideau orné de sceptres qui hantent cet album et la carrière de Jon Oliva comme Cris, son frère ou encore Matt LaPorte (JON OLIVA’S PAIN). Pour en revenir à son défunt frère, Criss Oliva, celui-ci est crédité sur pas moins de 5 des titres de Raise The Curtain ("Ten Years", "Father Time", "The Witch", "Can’t Get Away" et "The Truth"). "Can’t Get Away" débute comme un Blues (l’intro et la ligne de chant font penser au titre "I’ll Be There For You" de BON JOVI) puis dérive vers un passage plus Prog, plus aérien. Ce titre vogue tel un torrent d’émotions diverses nous charriant près de rivages Bluesy, Pop, Rock. Un des meilleurs titres de l’album, à mon avis. Le dernier titre "The Truth" conclue le voyage avec une trame juste composée de guitares acoustiques,  d’accordéon et de la voix de Jon. La signature vocale de Jon Oliva et ses talents de compositeur atypique font de ce Raise The Curtain un album particulièrement frais malgré ses sonorités seventies. Un album que tous les fans du charismatique Mountain King devraient apprécier mais également toutes les personnes ouvertes d’esprit.

Note : 7,5/10

Chronique : Horace Pinker

 

OLIVA_Jon
 
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