OBSCURA - Omnivium
OBSCURA – Omnivium
Relapse Records
Style : Technical Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2011
Site Web : www.realmofobscura.com
01. Septuagint / 02. Vortex Omnivium / 03. Ocean Gateways / 04. Euclidean Elements / 05. Prismal Dawn / 06. Celestial Spheres / 07. Velocity / 08. A Transcendental Serenade / 09. Aevum / 10. Concerto (Cacophony Cover) (Bonus - Deluxe Edition)
Troisième album pour les Allemands d'OBSCURA, après un Cosmogenesis aux couleurs progressives bien présentes, Omnivium base son concept sur Clara, ou du lien de la nature au monde des esprits (1810) de Friedrich SCHELLING, un philosophe Allemand. Un concept toujours lié aux côtés cosmiques des choses, une continuité qui se retrouve également dans l’artwork de l’album. Musicalement, on reste dans une approche Brutal Death Metal à tendance technique, mais pas seulement, en effet, comme sur le précédent album, OBSCURA sait donner une dimension progressive à sa musique à travers "Prismal Dawn" ou "Celestial Spheres" et ce sans faire durer les titres inutilement, le groupe reste concentré sur l’essentiel et c’est là qu’OBSCURA est le meilleur, savoir garder toute l’attention de l’auditeur, une donnée qui n’est pas si courante dans le style. Omnivium se révèle extrêmement varié tout en gardant une homogénéité parfaite. Bien entendu on pense à CYNIC ("Velocity" est bel hommage) ou PESTILENCE dans l’approche mais OBSCURA a bien développé un son personnel qui lui permet de nous proposer "Ocean Gateways", un surprenant down tempo Heavy et écrasant à l’ambiance Old-School que l’on pourrait prendre pour du SIX FEET UNDER de prime abord, car on reconnait de suite la patte des Allemands et notamment du bassiste Jeroen Paul THESSELING qui marque de son empreinte le son du groupe (quel break sur "Celestial Spheres" ou "Transcendantal Serenade"). Le son de batterie est directement inspiré de la scène Brutal Death Metal, on s'en prend plein les écoutilles sur le titre d’ouverture "Septuagint" qui renferme cependant quelques voix claires, comme sur d’autres titres comme "Prismal Dawn", une introduction mélodique et posée, bref OBSCURA nous envoie son savoir faire en l’espace de 7 minutes impressionnantes. Enfin, pour les amateurs, sachez qu'OBSCURA propose, sur la version Deluxe, un bonus track avec la reprise de "Concerto" de CACOPHONY, avec Marty FRIEDMAN, une reprise fidèle mais très intéressante pour clore un album simplement indispensable pour les amateurs de Technical Death Metal.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 8.5/10

