MUSSORGSKI - Creatio Cosmicam Bestiae
MUSSORGSKI - Creatio Cosmicam Bestiae
Godz Ov War Productions
Style : Ambient Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2016
Site Web : www.mussorgski.com
01. Gaaya – The Planet Of The Dead / 02. God Is In The Neurons / 03. Stellar Core / 04. Sabbathum In Perpetuum / 05. Key To The Universe / 06. Inverted Aeon / 07. Implanted Consciousness / 08. Paradisum
Mené par Khorzon, guitariste du groupe de Black Metal ARKONA, MUSSORGSKI est revenu à la vie depuis 2009 comme un projet solo. Exit les anciens membres, Khorzon s’occupe de tout désormais car si sur Chaos And Paranormal Activity (2011), Witchlord (ex-ARKONA) était venu prêter main forte pour les parties de batterie, sur Creatio Cosmicam Bestiae, le Polonais a utilisé une batterie programmée, renforçant encore le côté Indus’ qui se dégageait déjà naturellement de sa musique. Ce troisième album marque toutefois le pas vers cet Ambient Black Metal qui nous rappelle MYSTICUM mais également le Black des années 90 dans le sens où, parfois, la grandiloquence d’un DIMMU BORGIR n’est pas très loin ("God Is In The Neurons"). Mais bizarrement, on ressent également cette ambiance propre à BEHEMOTH l’espace d’un "Gaaya – The Planet Of The Dead" qui ouvre cet album de manière fort convaincante. Mais, passé "Stellar Core", un instrumental assez inoffensif, tout comme "Inverted Aeon" d’ailleurs, MUSSORGSKI se perd dans l’utilisation du chant parlé répétitif, étirant également les morceaux inutilement, les refrains sont rallongés et manquent de percussion ("Sabbathum In Perpetum" et sa partie ambiante répétée inlassablement vraiment dommage, "Key To The Universe"), certainement enfermé dans un schéma qui montre un certain manque de recul. La bonne idée de cet album, reste tout de même la participation de Ronve (PURIFIER) au chant qui donne cette coloration Black très haineuse appuyant également l’intensité de la musique de MUSSORGSKI, un titre comme "Sabbathum In Perpetuum" aurait vraiment une autre saveur sans cette voix qui colle si bien à cette musique. "Implanted Consciousness" montre le côté le plus Indus’ de MUSSORGSKI et là, Khorzon montre quelques limites à sa créativité, ce chant parlé placé bizarrement, ces bruits technoïdes en fond, un peu comme si STURMGEIST était tombé dans la facilité, vous imaginez un peu le tableau. Le Polonais manque clairement le coche avec cet aspect Indus’ daté et assez kitsch là où il réussit à capter notre attention sur des choses un peu plus ambiantes. Après cinq années d’absence, MUSSORGSKI ne convainc encore pas totalement avec ce troisième album plutôt inégal même si, l’effort de ne pas sonner comme bon nombre d’autres groupes est très louable, reste que des éléments sur cet album nous laissent penser que ce projet pourrait fournir encore bien mieux. A suivre, donc, à l’image d’un "Paradisum" plus lumineux pour refermer cet album.
Chronique : Aymerick Painless 
