LOFOFORA - L'épreuve du Contraire
LOFOFORA - L’Épreuve du Contraire
At(h)ome
Style : Metal enragé et engagé
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.lofofora.com
01. L'Innocence / 02. Pornolitique / 03. Contre Les Murs / 04. Trompe La Mort / 05. Le Malheur Des Autres / 06. Romance / 07. La Dérive / 08. Pyromance / 09. Kamasutra / 10. La Tsarine / 11. Double A / 12. Chanson d'Amour / 13. Transmission / 14. Notre Terre
Déçu… Je me faisais une joie à l’idée de chroniquer le nouvel album des LOFO. Et dès "L’Innocence", le titre qui ouvre ce 8ème album des Parisiens, je retrouvais la musique qui m’avait fait vibrer au milieu des années 90. Je retrouve la gouaille de Reuno et ses textes d’une subtilité et d’une intelligence sans égal. Le phrasé de Reuno sur ce titre n’est pas sans me rappeler celui de "Holiday In France". Bref tout démarre sous les meilleurs auspices. Malheureusement le soufflet va retomber assez vite, en fait à partir du cinquième titre. Je ne saurais comment expliquer cela car musicalement ça ramone toujours, à l’instar des débuts de l’opus. Mais par contre, c’est au niveau des lignes de chant, des constructions des titres que cela ne m’embarque plus. C’est confus, ça part dans tous les sens. Et puis j’avoue ne pas spécialement apprécier quand Reuno parle ses textes plus qu’il ne les chante, comme sur le couplet de "Le Malheur Des Autres". Alors évidemment l’ennui commence à poindre et cette sensation ne me quittera pas avant la fin de l’album. Pour moi, les titres phares de L’Épreuve du Contraire sont le speed (pas au sens Speed Metal mais plutôt dans un esprit Punk) "Trompe La Mort", "Pornolitique", "Contre Les Murs" et "L’innocence". La production, même si elle est puissante, empêche, à mon goût, de bien distinguer les subtilités des titres et étouffe l’ensemble. Le riff principal de "Chanson d’Amour" me fait penser aux BERURIERS NOIRS. Les fans du groupe seront en terrain connus car le groupe reprend des choses qu’il a déja faites sur ses albums précédents comme le lourd "La Dérive" qui fait penser à "Charisman" (album Dur Comme Fer). Moi, il me manque la folie, la fraîcheur, les lignes de chant aux phrasés Rap, tous ces éléments qui m’avaient retournés à la découverte des premiers albums du quatuor (du maxi Lofofora en 1994 à Dur Comme Fer en 1999). Maintenant, je suis prêt à débattre et j’attends les preuves du contraire (désolé mais c’était trop tentant et facile !).
Chronique : Horace Pinker

