KING KOBRA - II
KING KOBRA - II
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/officialkingkobra
01. Hell On Wheels / 02. Knock 'Em Dead / 03. Have A Good Time / 04. The Ballad Of Johnny Rod / 05. Take Me Back / 06. When The Hammer Comes Down / 07. Running Wild / 08. The Crunch / 09. Got It Comin' / 10. Deep River / 11. Don't Keep Me Waiting / 12. We Go Round
Autant le dire tout de suite, ce nouvel album de KING KOBRA n’égalera en rien, loin s’en faut, le premier album du groupe, Ready To Strike, sorti en 1985. Fini le concept visuel des 4 musiciens blonds péroxydés entourant le leader brun Carmine Appice. Cet opus est sobrement intitulé II en référence au retour du groupe avec le line-up originel, excepté au chant où l’on retrouve désormais Paul Shortino. L’album démarre en trombe avec "Hell On Wheels" et "Knock ’Em Dead", deux titres Heavy Rock, emmené par la voix chaude de Paul Shortino, où les guitares ne sont pas en reste. On sent que les gars sont là pour prendre du plaisir. Point à la ligne ! Et cela est parfaitement résumé par le bien nommé "Have A Good Time", single de l’album. "The Ballad Of Johnny Rod" (qui n’est autre que le bassiste du groupe) est en tout point pompé sur le "Hot For Teacher" de VAN HALEN. Tout y est, l’intro, le rythme, le break. Un peu limite pour des musiciens ayant autant de bouteille et d’expérience. On y va ensuite de la ballade bluesy "Take Me Back", une intro à la guitare acoustique, agrémentée de nappes d’orgue et d’un tambourin. Point de fantaisies, ni de prouesses techniques, les musiciens se la jouent vraiment pépère. Nos 5 ricains se mettent au service d’un Hard Rock hyper conventionel et semblent plus vouloir capitaliser sur leur renommée que sur leur créativité. "When The Hammer Comes Down" est essentiellement basé sur le riff principal de guitare. Même au niveau des titres des morceaux, ils ne se sont pas foulés : "Running Wild", "Have A Good Time", "Take Me Back"… Dans l’ensemble les chansons sont un peu longues (le minimum frôlant les 4 minutes) pour le contenu proposé. "The Crunch" est la chansonnette commerciale de cet album. Carmine Appice, toute moustache dehors, carresse toujours ses fűts avec autant de dextérité mais cela ne suffit pas à faire prendre la sauce plus que ça. Même Paul Shortino, dont j’apprécie pourtant généralement le timbre, est en dessous de son niveau (pourquoi ces intonations à la Coverdale sur les titres "Deep River" et "Don’t Keep Me Waiting" ?). Et arrivé un moment, on commence à s’ennuyer ferme. C’est à peine si le "zeppelinien" "Deep River" arrive à nous sortir de la léthargie qui nous envahie. Et qu’est-ce que c’est que cette fin en forme de solo de batterie à 2 cents sur le titre "Don’t Keep Me Waiting" ? Un album de retraités, sans grand intérêt !
Note : 5/10
Chronique : Horace Pinker

