IWRESTLEDABEARONCE - Hail Mary
IWRESLEDABEARONCE - Hail Mary
Artery Recordings
Style : Death-grind-Mathcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.iwrestledabearonce.com
01. Gift Of Death / 02. Remain Calm / 03. Green Eyes / 04. Erase It All (ft. Eddie Hermida of Suicide Silence) / 05. Curse The Spot / 06. Doomed To Fail, Pt. 1 / 07. Doomed To Fail, Pt. 2 / 08. Killed To Death / 09. Trips / 10. Man Of Virtue / 11. Carbon Copy / 12. Wade In The Water / 13. We All Float Down Here / 14. Your God Is Too Small
Groupe au nom imprononçable fondé en 2007 en Louisiane, IWRESLEDABEARONCE sort ici son quatrième album. La musique du groupe est plutôt destructurée, technique et ultra violente, ce qui pourrait être un choix artistique intéressant en soi... Mais ici les guitares enchaînent souvent les plans dissonants les plus atroces et le chant de Courtney Laplante s'enferme dans un growl monotone et épuisant d'où surgit quelquefois un refrain clair complètement hors propos ("Green Eyes", "Doomed To Fall Pt 1", "Trips", "Your God Is Too Small") ou carrément une ballade entière ("Doomed To Fall Pt 2") pas dénuée d'intérêt pour le coup. Mais à l'image des titres "Trips" et "Man Of Virtue", la musique du combo ressemble à une séance de torture sous le scalpel des dissonances et detunings permanents des guitares et hurlements de la belle vocaliste. L'expérimentation dans le Metal extrême, ça peut donner des choses très excitantes comme THE DILLINGER ESCAPE PLAN, mais ici la recette ne prend pas. La faute à une utilisation systématique et abusive des mêmes procédés pour déranger l'auditeur jusqu'à l'agonie et tout simplement à un manque d'inspiration. Les morceaux n'ont pas d'identité, tout se mélange et se ressemble dans un joyeux bordel foutraque. Une mention spéciale malgré tout aux musiciens qui possèdent un niveau très élevé ("Green Eyes" ou le solo de "Doomed To Fall Pt 1") mais se perdent trop à déconstruire sans cesse leurs parties jusqu'à rentre le tout inaudible ("We All Float Down Here"). En conclusion, un album qui pourra paraître génial pour certains amateurs de violence permanente sous le couvert d'expérimentations et de recherches techniques ; mais c'est avant tout un album pénible, bruitiste et dont l'écoute intégrale ressemble à une sévère punition.
Chronique : Ziltoik Skeksis

