HYPERIAL - Blood And Dust
HYPERIAL – Blood And Dust
Black Team Media
Style : Black/Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.hyperial.pl
01. The Plague Of The Used Masses / 02. In The Abyss Of Madness / 03. Gehenna Upon His Feet / 04. Civilization Dies / 05. By The Alley Of Silence / 06. The Picture Of Deformed Bodies / 07. In The Desert Of Dementia / 08. Human In Psychosis Relentless / 09. Till The End Of His Days / 10. Luciferion (TOWER cover)
Revoilà les Polonais d’HYPERIAL que nous avions découvert avec leur EP Industry sorti en 2012 et qui nous proposent là leur deuxième album, Blood And Dust, aux tonalités plus sombres que le EP mentionné plus tôt. Le Black/Death du groupe est toujours aussi ambiancé, "In The Abyss Of Madness" nous renvoie vers un Metal extrême très rampant qui nous fait penser à BEHEMOTH mais pas dans son discours car ici les titres sont plus directs et moins chargés en nappes grandiloquentes, HYPERIAL mise plus sur l’intensité de son Death Metal aux racines Black avérées et le titre d’ouverture "The Plague Of The Used Masses" ou "Gehenna Upon His Feet" tirent clairement sur la branche plus Brutale du Death, l’école Polonaise comme diraient certains. Et ce n’est pas faux, comment ne pas penser à VADER lorsque le groupe se fait plus mid-tempo ? Avec une musique plus radicale, HYPERIAL impressionne un peu plus et parait moins avoir le cul entre deux chaises entre l’aspect moderne du Death et le old-school code. Toutefois, ceux qui auraient suivi le groupe depuis quelques temps maintenant risque de s’y perdre un peu car ce n’est pas forcément sur ce terrain plus brutal que l’on attendait les Polonais. D’ailleurs, une fois la surprise passée, la musique du groupe se révèle finalement assez commune, un peu à l’image d’un ROTTING CHRIST actuel, c’est super bien foutu mais le feeling, l’émotion (ce qui nous fait interagir avec la musique) est tout de même très difficile à appréhender. Au fil des écoutes, une nature plus mélodique finit par se révéler ("In The Desert Of Dementia" et ses claviers en fond) malheureusement, beaucoup ne seront pas allés jusqu’à ce nombre d’écoutes nécessaire pour admettre à la fin que cet album est tout à fait viable sans être absolument indispensable. Le groupe semble sur la bonne voie mais peine encore à se dégager de la masse pour le moment, des titres plus variés et une rythmique plus catchy pourraient aider ce groupe ("Human In Psychosis Relentless") qui pourra cependant faire des heureux dans la scène Black/Death car si les titres ne retiennent pas l’attention au premier abord, ils donnent au moins l’envie d’aller au bout de l’album.
Chronique : Aymerick Painless

