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GONE IS GONE - Echolocation

Publié le par Nono666

GONE IS GONE - Echolocation
Black Dune Records / Rise Records
Style : Expérimental Progressive Metal / Stoner
Origine : États-Unis
Sortie : 2017
Site Web : www.goneisgoneofficial.com

GONE IS GONE - Echolocation



01. Sentient / 02. Gift / 03. Resurge / 04. Dublin / 05. Ornament / 06. Pawns / 07. Colourfade / 08. Roads / 09. Slow Awakening / 10. Fast Awakening / 11. Resolve / 12. Echolocation

Après un EP prometteur paru en 2016, il nous tardait d'en découvrir davantage de la part de ce supergroupe constitué de Tony Hajjar (batterie - AT THE DRIVE-IN), Mike Zarin (guitare, claviers), Troy Van Leuuwen (guitare - QUEENS OF THE STONE AGE, A PERFECT CIRCLE) et Troy Sanders (basse, chant - MASTODON). Ce qui se concrétise en ce début d'année 2017 avec la sortie d'Echolocation, premier véritable album de GONE IS GONE qui, tel un doux nectar, arrive pour nous réchauffer et nous couvrir de bonheur en cette période hivernale. Echolocation est doté d'un artwork mystérieux où git, au beau milieu d'une étendue désertique, une sorte de météorite. Et comme avec la pochette illustrant la précédente réalisation, le voyage au sein de la plénitude semble immédiat. Ce qui se confirmera d'ailleurs avec l'envoûtant "Sentient", doux et mélancolique, aux airs Floydien, se faisant ensuite plus lourd et lancinant, un peu dans la veine d'un A PERFECT CIRCLE. On retrouve de nouveau cette section rythmique basse/batterie pénétrante sur le sautillant et groovy "Gift", tout droit inspiré des grands standards des BEATLES, un morceau plus léger mais vraiment très agréable et rafraîchissant. Une fois de plus la basse gronde sur "Resurge", soutenant une batterie dansante et joueuse, GONE IS GONE se fait plus sombre et malsain, avec un riff puissant omniprésent et indélébile qui squatte nos ouïes de façon prégnante. Ce qui est incroyable et subjuguant, c'est cette capacité qu'ont les membres du groupe à unifier leur talent, leur créativité et leurs expériences passées pour en faire jouir GONE IS GONE. Et ce "Dublin" aux sonorités étranges, presque asiatiques, en est la preuve la plus éclatante. La magie opère, atteignant son paroxysme sur un refrain chanté en duo, les arpèges de fin faisant perdurer le charme pour ne plus nous quitter. Un titre unique n'ayant pas d'équivalence et qui, malgré sa grande originalité, ne cesse de faire son chemin dans notre mémoire. Le côté plus Rock de GONE IS GONE se manifeste de nouveau sur "Ornement", avec toujours la basse ronflante de Troy Sanders donnant le ton et le tempo, avec des guitares s'épanchant quelque peu pour un refrain court et intense, annonciateur de la tuerie folle à venir avec le dingo "Pawns" à la structure rythmique proche de TOOL. Il semble également important de souligner le travail titanesque de Troy Van Leuuwen et son influence primordiale dans le travail de composition, tant dans l'originalité que dans sa mise en œuvre. Mais GONE IS GONE, malgré sa complexité et ses sons uniques, fait de "Colourfade" un tube à pleine puissance, avec toujours cette aura propre à TOOL. Et après cela, le psyché "Road" débarque et arrive encore à nous surprendre avec ses magnifiques percussions et son refrain entraînant. Une bonne dose d'émotion finit par nous terrasser sur la fin. Les accords Rock de "Slow Awakening" résonnent avec force, une impression d'étrangeté s'en dégage, le refrain est fantastique, pouvant évoquer les frasques d'un David Bowie. En outre, les Ricains savent aussi se faire plus doux avec l'acoustique "Resolve" doté d'un refrain magnifique aux relents 70's. Ce premier opus s'achève avec "Echolocation", qui voit Mike Zarin délivrer des parties claviers dynamiques, aux charmes, une nouvelle fois, à consonance nippone. Les vocaux de Troy Sanders y sont géniaux, et la seconde partie du morceau est un bijou, avec cette lente position prise par la musique et ses voix à l'effet très théâtral. Un must !

Au final, GONE IS GONE réussit, avec Echolocation, le tour de force de synthétiser le meilleur de TOOL, A PERFECT CIRCLE et QUEENS OF THE STONE AGE, le tout notamment porté par la performance démentielle de Troy Sanders. Voila qui devrait vous permettre de cerner dorénavant un peu mieux la qualité rare de cette œuvre, que dis-je, de ce chef d'œuvre d'exception.

Chronique : Papa Bordg

GONE IS GONE - Echolocation

 

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