FLESHDOLL - Feeding The Pigs
FLESHDOLL – Feeding The Pigs
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.fleshdollband.com
01. Feeding The Pigs / 02. Collateral Murder / 03. A Feast For Rats / 04. The Wolf / 05. Dead Monochrome / 06. The Hollow Men / 07. The Shadow Of A Man / 08. Ecstasic Random Carnage / 09. Kings Of Patusan / 10. North Sentinel Island
C’est que ce Feeding The Pigs est déjà le troisième album de FLESHDOLL, un groupe Toulousain qui a vu son style passer d’un Brutal Death Metal à un Death Metal piochant autant dans un IMMOLATION que dans la scène Thrash la plus guerrière à l’image d’un KREATOR mais aussi et surtout AGRESSOR, figure Française de la scène Metal. Laissés sur le bas-côté de la route par un Manitou Music ayant fait défaut aux groupes signés au moment où la clé a été mise sous la porte, le groupe s’en relève enfin avec les actifs Great Dane Records continuant la transformation qui le mène sur la voie d’un TREPALIUM dans cette volonté de ne pas coller à un Brutal Death Metal old-school mais qui essaie d’y insuffler des influences plus diverses comme celle de PANTERA ("King Of Patusan"), même si celle-ci reste très discrète. Avec des leads de guitare très variés allant de l’arpège plus ou moins technique au bidouillage sonore avec l’aide d’un pédalier et d’un bon vibrato, on y retrouve autant la pate d’un CANNIBAL CORPSE que d’un KREATOR ou d’un IMMOLATION, les Français ont parfaitement su digérer leurs nombreuses influences. Toutefois, avec un batteur comme Samuel SANTIAGO sur la galette, on regrette un peu le traitement faiblard infligé au cogneur pourtant assez inventif en matière de percussion et de dynamique ("A Feast For A Rats" brrrrr), notamment sur la double manquant terriblement de profondeur. La musique du groupe ne se base pas uniquement sur des rythmiques saccadées comme la scène Brutal Death aime en abuser mais envoie la purée directement dans la face à l’image d’un "The Wolf" qui devrait animer le mosh-pit comme il se doit, ou peut se faire plus vicieux à l’image de "North Sentinel Island" avec cette facette plus ambiancée qui ne délaisse pas pour autant la brutalité mais il y règne une ambiance à part. Ce troisième album montre des poupées de chair bien en forme, entre l’auditeur et le cochon, pas certain que ce soit ce dernier qui finisse sur la broche !
Chronique : Aymerick Painless
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