FLESHDOLL - Blood Red District
FLESHDOLL - Blood Red District
Great Dane Records
Style : Brutal Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.fleshdollband.com
01. 2084 / 02. I.A.M. (In Articulo Mortis) / 03. World Of Terror / 04. Soundtrack To Extinction / 05. Blood Red District / 06. Blind Winter Light / 07. Dogs On Drugs / 08. Battle Royale / 09. The Cave / 10. Maelström
Bon alors, le changement de label, c’est bon c’est fait, la personnalité assumée, c’est bon c’est fait… et bien voilà je pense que l’on va pouvoir enchainer rapidement ! C’est ce qu’ont du se dire les Français de FLESHDOLL après le prometteur Feeding The Pigs (2013) mais c’était sans connaitre les intentions du sort, à savoir le départ de deux de ses membres, le batteur Samuel SANTIAGO et le bassiste, Flobeer, présent dans le groupe depuis 2001. Pourtant, le groupe n’est pas resté longtemps sans section rythmique et Judas et Michaël MARTIN ont intégré le groupe pour l’enregistrement du quatrième album des Toulousains, Blood Red District, album qui voit le groupe renouer avec un Brutal Death Metal un peu plus traditionnel que sur son aîné. "World Of Terror", "Soundtrack To Extinction" ou "The Cave" nous plongent droit dedans après un "I.A.M. (In Articulo Mortis)" se permettant encore quelques regards à droite et à gauche, comme pour faire le lien avec l’album suivant. En effet, FLESHDOLL a gardé une certaine lourdeur dans certains passages qui peuvent évoquer VADER ou IMMOLATION ("Blood Red District"), ce qui ajoute énormément à la dynamique de ce quatrième opus, loin d’être plat et ennuyeux. "Dogs On Drugs" s’éloigne encore un peu plus du Brutal Death Metal standard avec son lead assez mélodique et cette rythmique au groove implacable, FLESHDOLL n’aura donc pas totalement tourné le dos à ce qu’il avait entrepris il y a deux ans et nous offre là un équilibre un peu meilleur, surtout pour le public du groupe assez attaché aux racines Death. Il est indéniable que FLESHDOLL a franchi un cap et s’inscrit avec ce Blood Red District dans la continuité, et surtout sur la durée, car si après tout ce qu’ils ont affrontés beaucoup auraient raccroché les gants. Au niveau production également, semble un peu plus présente sur les guitares mais aussi sur la batterie, un son certes assez standard mais qui colle parfaitement à la musique du groupe et ses mises en valeur sur les leads de guitare quand c’est nécessaire, cette basse/batterie bien dynamique même si un peu étouffée, ça cogne sévère et il suffit d’écouter le Thrashy "Maelström" pour s’en rendre compte. Une bien belle confirmation de la part de FLESHDOLL.
Chronique : Aymerick Painless
