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DIARY OF DESTRUCTION

Publié le par Nono666

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Entretien avec Audrey Ebrotié (chant) réalisé par mail le 2 Avril 2013


 
DIARY OF DESTRUCTION s'apprête, en ce mois d'avril, à sortir son premier album, et comme à HEAVY SOUND on suit les Lillois depuis leurs débuts, on a voulu en savoir un peu plus sur ce Dark Road To Recovery qui affiche déjà une belle maturité... Audrey répond à nos questions....

Pour ceux qui, jusqu'à maintenant, seraient passés à côté de DIARY OF DESTRUCTION, pourrais tu nous présenter le groupe et revenir sur les principales étapes de sa jeune carrière ?
Audrey Ebrotié : Le groupe est né fin 2007. Nous avons rapidement débuté les concerts, puis réalisé une démo en janvier 2009. Le style à l'époque pouvait être défini comme étant du metal symphonique/gothic et a beaucoup évolué depuis. Notre premier EP est sorti en novembre 2010, s'en est suivi une tournée en France et en Belgique tout en composant les morceaux du premier album, Dark Road To Recovery, qui sort ce mois ci. Avec plus de 50 concerts à notre actif et après quelques semaines d'absence, nous revenons donc au devant de la scène avant de promouvoir ce nouvel opus.

Vous avez du faire face récemment à un changement de line-up, qu'est ce qui a causé les départs d'Anthony (guitare) et de Bérengère (basse) et peux tu nous présenter leurs remplaçants ?
La difficulté pour les membres d'un groupe, en plus d'être en phase musicalement, c'est aussi de l'être humainement. Ces derniers mois (peut-être même plus), dans les deux cas ça n'allait plus, et le fait d'avoir un couple dans le groupe n'aidait pas. Certains le savent déjà, j'ai dû quitter le groupe pendant quelques mois juste après la sortie de notre EP, soit disant par choix, mais ce n'était pas le cas. Il y a déjà eu plusieurs changements de line-up depuis la création du groupe, chaque fois les membres se faisaient expulser de la même manière. En décembre 2012, le couple a décidé d'expulser Johan, ils ne s'entendaient plus du tout. Je m'y suis opposée, et je ne cache pas que le groupe a bien failli splitter mais Johan et moi avons tellement donné dans ce projet, et étant co-fondatrice du groupe, il fallait que je me batte pour le sauver. Par chance et grace à nos recherches, nous avons rapidement trouvé les membres qu'il nous fallait. A la basse, nous avons Nicolas Sallerin, 27 ans, il fait aussi partie du groupe de rock/metal lillois 6 DAYS AFTER. Max Delassus, 28 ans, occupe le poste de guitariste, il fait aussi partie du groupe AND THE WEAKEST FALL. Il est professeur de guitare au CMA de Valenciennes et donne quelques cours en particulier sur Lille. Et nous venons d'intégrer notre deuxième guitariste, Gabriel Misiurny, 25 ans. Il nous accompagnera lors de notre prochain concert, le 11 mai au Fort de Lantin (Juprelle, BE)

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La sortie de Dark Road To Recovery été initialement prévue pour le second semestre 2012, il ne sort finalement qu'en ce mois d'avril 2013, quelles en sont les raisons ?
La phase de mixage/mastering a pris un peu plus de temps que prévu, Jim Fogarty a été très occupé avec l'enregistrement des derniers opus de KILLSWITCH ENGAGE et ALL THAT REMAINS et il ne voulait surtout pas bacler le travail sur notre album. Il a aussi fallu que nous trouvions un label et cette recherche a pris plusieurs mois, d'où le report de la date de sortie de l'album.

Comment en êtes vous venus à signer avec Savage Prod, le label de KELLS ?
J'ai découvert ce groupe il y a environ 5 ans, et j'ai suivi leur évolution depuis toutes ces années. On s'était rencontrés le 28 février 2008 lors du passage du groupe EPICA au Splendid de Lille, KELLS jouait en première partie. Nous nous sommes revus le 13 Janvier 2012 pour la soirée de pré-écoute d'Anachromie, leur 3 ème album, et c'est là que nous avons parlé un peu de notre projet d'album et d'une éventuelle collaboration avec Savage Prod. Nous nous apprétions à entrer en studio à l'époque. Puis ça s'est concrétisé après leur dernier passage dans le nord au Sequed'in Rock.

Dark Road To Recovery est un véritable concentré d'efficacité, comment avez vous abordé la composition de ce premier album ?
Merci beaucoup !  Nous avons beaucoup travaillé et réfléchi ensemble sur le thème de l'album et l'ambiance générale qui devait en ressortir, ainsi que le visuel, les textes... L'Ep a été très bien reçu par la critique, il fallait donc faire encore mieux ! On voulait renforcer la dualité Puissance, Brutalité/Mélodie, Douceur. Je me suis donc mise au chant saturé, chacun a énormément travaillé sur son instrument pour créer un album qui soit le plus efficace possible.

D.O.D_Johan Debacq

Un premier album est toujours une étape importante dans la vie d'un groupe, comment vous sentez vous à quelques jours de sa sortie ? Anxieux de découvrir les réactions du public ou plutôt confiants et soulagés de voir enfin attérir votre album dans les bacs ?
Un peu anxieux je dois dire avec tous les préparatifs, on ne sait plus où donner de la tête ! (rires)  on sera soulagés lorsqu'on y sera enfin, le 19 avril ! Et on espère vraiment que le public appréciera l'album, on est ni confiants, ni anxieux par rapport aux avis, mais plutôt curieux en fait. Et puis c'est aussi grace au public qu'on peut progresser, enfin grace aux critiques constructives surtout, donc on aime savoir ce que nos fans pensent.

HEAVY SOUND suit DIARY OF DESTRUCTION depuis ses débuts, si l'évolution s'est faite par paliers (partant du Gothic symphonique en passant par le Metal mélodique jusqu'au Metalcore / Mélodeath aujourd'hui) elle n'en est pas moins fulgurante et semble affirmer un certain désir de monter en puissance...
Oui, c'est sûr ! Comme tous les groupes je pense, sauf que tous ne s'en donnent pas toujours les moyens. En ce qui nous concerne, on donne tout ce qu'on a pour y arriver, on y croit à fond, et si ça ne devait pas marcher, on ne voudrait surtout pas avoir de regrets. On a tous un rêve commun, vivre de la musique. Voilà ce qui nous fait avancer. 

Audrey, tu sembles aussi à l'aise dans les grunts qu'en chant clair, as tu une technique particulière qui te permette de maitriser ces deux registres aussi bien ?
Pour le chant, j'ai commencé par une formation classique. J'ai pris des cours de chant lyrique pendant plusieurs années, puis j'ai progressivement basculé vers un chant plus rock, moderne mais j'ai encore beaucoup à apprendre pour me perfectionner. Pour les grunts, j'ai appris seule au départ grace aux dvds de la fameuse Melissa Cross, 'The Zen Of Screaming'. La technique que j'utilise sur l'album est ce qu'on appelle l'inhale, c'est à dire qu'on produit un son saturé en inspirant. C'est la technique qui m'est venue le plus naturellement. En me renseignant, j'ai appris que cette technique pouvait s'avérer dangereuse pour les cordes vocales à long terme. Depuis plusieurs mois je prends donc des cours avec Jennifer Dhiel du groupe FURYKANE avec qui je travaille le chant saturé en exhale (expiré) ainsi que le chant clair. C'est une excellente prof et coach vocale

D.O.D_Audrey Ebrotié

.Quels sont vos projets à court et moyen termes ? Peut on espérer vous voir tourner prochainement ?
Faire plein plein de concerts pour promouvoir l'album, rencontrer nos fans, faire découvrir notre musique à de nouvelles personnes, et faire plus de concerts en dehors de la France. Nous sommes d'ailleurs à la recherche d'une bonne agence de booking pour nous aider dans nos projets. Nous travaillons déjà sur les titres de notre deuxième album autour duquel de gros projets sont à prévoir... mais je n'en dis pas plus, il va falloir patienter  ! (sourire) Merci beaucoup pour cette interview, à bientôt !
 
Propos recueillis par Nono666

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