DEFTONES - Koi No Yokan
DEFTONES – Koi No Yokan
Reprise Records
Style : Alternative Nu-Metal
Origine : Etats Unis
Sortie : 2012
Site web : www.deftones.com
01. Swerve City / 02. Romantic Dreams / 03. Leathers / 04. Poltergeist / 05. Entombed / 06. Graphic Nature / 07. Tempest / 08. Gauze / 09. Rosemary / 10. Goon Squad / 11. What Happened To You
Parmi les grands noms de la scène néo-métal qui ont émergés au milieu des années 90, DEFTONES est sans nul doute celui qui a le mieux réussi à suspendre dans le temps, son style et ses marques d’appartenance. Même si l’on peut rester nostalgiques du triptyque : Adrenaline, Around the Fur et White Pony qui sont indétrônables et s’excluent de toute comparaison, on peut néanmoins reconnaitre que le groupe a su conserver une certaine forme d’intégrité, appréciable auprès de son public. Avec ce septième album, Koi No Yokan, qui signifie « coup de foudre » en japonais, le temps passe en « un éclair » comme vous l’aurez remarqué. A peine cinquante minutes sont-elles écoulées, qu’on a déjà parcouru les onze titres. Le groupe a souhaité frapper fort avec un démarrage qui se veut comme à son habitude pressant et percutant avec le titre "Swerve City", mais ce signe d’encouragement ne suffira pas. On relâche l’écoute ensuite, on reprend le fil à chaque poussée qui semble nous faire frémir et rappelle cette fusion intarissable qui nous a animé ("Poltergeist"). Les Californiens n’en démordent pas, on note les tentatives mais la magie n’opère pas. L’impact n’est plus aussi saisissant, cela sonne lisse et pathétiquement synthétique, on meurt d’envie de leur crier de sévir urgemment et demander à Chino de cracher toute son énergie afin de pouvoir au moins lancé un headbang ! Cela semble peine perdue malheureusement… Pourtant la patte de DEFTONES reste présente, on la reconnait expressément car l’on mesure encore son côté alternatif, mais elle est exploitée au creux d’un parterre de confusions. On se heurte aux parties détachées aux sonorités indus-pop, à l’inverse on aime à se laisser surprendre par des riffs Stoner/Doom tel que sur le titre "Rosemary" mais on ne parvient pas à relier l’ensemble. Difficile donc de cerner ce dernier opus, même si l’on relève les quelques idées intéressantes qui affirment la capacité du groupe à sortir à nouveau son épingle du jeu, on reste impatient de voir le retour du groupe sur scène au Trianon à Paris le 22 et 23 février 2013 et espérer embarquer à bord d’une escapade hurlante et trébuchante…
Chronique par Joy
Note : 6/10

