DEAFENING SILENCE - Scapegoat Of Ignorance
DEAFENING SILENCE - Scapegoat Of Ignorance
Brennus Music
Style : Heavy Speed Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.deafeningsilence.fr
01. The Call / 02. Death Squads / 03. Under Siege / 04. Of Iron And Fire / 05. Carved In Stone / 06. The Last Stand / 07. Soldiers Of Fortune / 08. Dereliction Of Duty / 09. Farewell / 10. Epitaph
Dans cette production, ce qui me frappe en premier c’est le son que je trouve vraiment bon, surtout pour une autoproduction. On entend et distingue vraiment bien tous les instruments. Ensuite, et malheureusement c’est encore le cas de nombreuses réalisations françaises, c’est la voix. Non pas qu’elle soit désagréable mais il manque un je-ne-sais-quoi pour la rendre complètement efficace, et sur la longueur, c’est ce qui va me déranger dans cet album. Et ce ressenti m’apparaît dès le second titre. Peut-être aussi le fait qu’elle soit mixée un chouille trop en avant, à mon gout, par rapport à la musique. Quoi qu’il en soit Scapegoat Of Ignorance est le troisième album des Lorrains de DEAFENING SILENCE, faisant suite à Backlash sorti en 2007 et Edge Of Life en 2003. La trame de cet album conceptuel nous est suggérée par la très belle cover : c’est la première guerre mondiale, et plus particulièrement les soldats qui ont été fusillés pour l’exemple pendant celle-ci. L’intro de "Of Iron And Fire" et les "bruitages" confirment mon propos. Sur ce titre le groupe lâche les chevaux et nous entraîne grâce à un rythme des plus soutenus. Par contre je n’ai jamais été hyper fan des vocaux criards comme peut les utiliser sur ce titre Nicolas Griette, le vocaliste du groupe. Nous parlons juste ici de gout personnel car Nicolas maitrise vraiment bien sa voix et fait du bon boulot. Avec "The Last Stand", le quintet se lance dans un titre épique, varié, de plus de 13 minutes. Après une intro bien maîtrisée guitare acoustique/voix, cette dernière s’envole avec l’entrée de la section rythmique. Malgré les variations de cette composition, celle-ci reste trop monotone et les différents plans semblent plus collés les uns aux autres qu’évoluant dans une même cohésion afin de servir la chanson. N’est pas IRON MAIDEN qui veut. "Dereliction Of Duty" nous ramène vers un titre plus traditionnel bien efficace, certainement l’un des plus réussis de l’album, même si je pense qu’il aurait gagné en efficacité en étant moins long. De très bonnes idées dans cette réalisation mais aussi encore pas mal d’imperfections, de petits détails qui en font un album pas complètement abouti. Certains diront peut-être que je ne soutiens pas assez la scène française mais je pense que ce n’est pas faire évoluer les groupes que de ne pas les critiquer constructivement.
Chronique : Horace Pinker

