COLOSSUS OF DESTINY - In Lesser Brightness
COLOSSUS OF DESTINY – In Lesser Brightness
Hellbound Records
Style : Sludge Post-Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.colossusofdestiny.bandcamp.com
01. Dismay In Empty Eyes / 02. Unleashed / 03. Get Lost / 04. Heavy Loads / 05. In Lesser Brightness / 06. Naked & Unbound
Jeune groupe Parisien, COLOSSUS OF DESTINY n’est pas totalement inconnu et pas uniquement car des musiciens de divers horizons forment le line up de ce groupe mais aussi pour les 2 EPs publiés en 2010 et 2011 qui ont reçu un accueil très satisfaisant. Aujourd’hui, c’est avec un album que le groupe déboule, 6 titres pour un premier opus finalement très court. C’est là la première remarque, il est vrai que l’on aurait bien repris une dernière rasade car à la fin d’un "Naked & Unbound" à la structure Post-Metal mais dont le contenu est bien plus Sludge, on a encore soif ! Mieux vaut frustrer que lasser, me direz vous et je ne peux pas vous donner totalement tort. Le gras des guitares rythmiques répondent parfaitement à la luminosité des structures et phases Post-Metal, la voix habitée et bien éraillée d’Adrien G (qui rappelle parfois Derrick GREEN de SEPULTURA) pourrait être un motif de redondance, eh bien pas du tout, la linéarité des vocaux permet justement de lier le tout car derrière, les zicos alignent les plans à la saveur différente et le titre d’ouverture "Dismay In Empty Eyes" est un exemple parfait. Le groupe dégage un esprit Rock’n’roll qui donne envie de taper du pied et de secouer la tête ("Unleashed", "In Lesser Brightness") dans des riffs efficaces mais savamment exécutés, bien évidemment, la courte durée de l’album évite également les moments faibles et c’est assurément le point fort de cet album, la puissance qu’il dégage. Le titre "Get Lost" vous emmène dans une cavalcade sauvage avant que "Heavy Loads" n’apporte une touche plus Post-Metal voire Postcore. Ce premier album est une vraie réussite dont la production a été confiée à Francis CASTE aux Studios Saint Marthe, un endroit dans l’air du temps mais étant donné le résultat pour COLOSSUS OF DESTINY on ne peut regretter ce choix. Parfaitement balancé entre puissance, gras et précision, notamment dans les arrangements de guitares et des vocaux, on relèvera seulement une batterie en arrière plan et une basse bien dissimulée qui, produites autrement, auraient pu apporter un certain groove à l’ensemble, mais aux dépends alors de la précision susnommée, une question de point de vue. Quoiqu’il en soit, ce groupe se fend d’un album plus que recommandable pour les amateurs de gras !
Chronique : Aymerick Painless

