AVATARIUM - Avatarium
AVATARIUM – Avatarium
Nuclear Blast Records
Style : Epic Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.avatariumofficial.se
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01. Moonhorse / 02. Pandora’s Egg / 03. Avatarium / 04. Boneflower / 05. Bird Of Prey / 06. Tides Of Telepathy / 07. Lady In The Lamp
Ah! c’est toujours pareil lorsque le leader d’un groupe aussi culte que celui de CANDLEMASS ose s’aventurer sur d’autres voies, on trouve toujours cela illégitime et pourtant Leif EDLING nous a déjà démontré que ses autres projets étaient plus que viables, y compris l’album sorti sous son propre nom. Toutefois, avec le revival 70’s actuel, voir débarquer AVATARIUM dans ce timing précis ne peut que faire grincer les dents comme première réaction et puis arrive le temps de l’écoute, car le Metalleux est peut-être borné et sûr de ses idées, il faut quand même qu’il en ait le cœur net. Alors, si vous vous êtes reconnu dans ces premières lignes, soyons clair, Avatarium, qui est bien plus que le fruit d’un simple side-project, déborde de classe dont le bassiste a pour habitude de nous éclabousser à chaque sortie. Première question, où a-t-il trouvé cette voix ? C’est Jennie-Ann SMITH qui chante sur cet album, comme sur le EP précédemment sorti d’ailleurs, que certains ont peut être entendu sur l’album The Art Of Metal d’HYSTERICA qui donne dans un Heavy traditionnel. Avec une fragilité à la Jex THOTH ("Moonhorse", "Boneflower") mais aussi des intonations que l’on croirait réellement sorties d’un album de THE DEVIL’S BLOOD (ce même "Boneflower"), la dame réussi là une prestation sans faille et pas si facile que ça peut en avoir l’air même si, au fil des écoutes, quelques traits de ressemblance finissent par réellement sauter aux oreilles. Ensuite, le dernier album en date de CANDLEMASS voyait la bande de Leif EDLING se rapprocher de KRUX avec cette utilisation des claviers par exemple, ici les Suédois poussent vers un psychédélisme savamment mélangé au Doom Metal dont on reconnait les riffs de Leif sans mal ("Pandora’s Egg", "Bird Of Prey"). Toutefois, il apparait que si certains traits sont indélébiles, et c’est bien normal, il y a quelques surprises comme ce "Boneflower" (qui a fait l’objet d’un clip) qui ne se révèle pas totalement à la première écoute, cette alternance de noir et de blanc pourrait laisser transparaitre un sentiment de facilité mais la voix fragile de Jennie-Ann et ce savoureux mélange de KRUX et de CANDLEMASS donne ici quelque chose de bien meilleur qu’une simple juxtaposition des deux univers, un peu comme si le blond bassiste avait couché avec lui-même pour enfanter cet AVATARIUM. Et puis il y a "Tides Of Telepathy" et surtout "Lady In The Lamp" totalement dépourvu du moindre riff à la CANDLEMASS pour une ambiance planante et psychédélique amenant cet album sur un terrain qui nous pousse forcément à relancer cet album s’imposant très vite dans nos têtes. Ensuite, il y a ces arrangements bluesy comme cette introduction de "Bird Of Prey" ou les différents solos, parfois bien barrés ("Pandora’s Egg") qui alimentent encore cet esprit inédit pour un album de Leif EDLING. Pour autant, reconnaissons que des titres comme "Avatarium" ou "Bird Of Prey" n’auraient pas dépareillés sur un album de CANDLEMASS, voilà donc un premier album qui allie très bien le savoir faire de son mentor avec son envie d’aller découvrir d’autres terrains en friche, une certaine fidélité jusque dans le line-up puisque l’homme ne s’est pas entouré de petits nouveaux, Lars SKÖLD (TIAMAT) a déjà épaulé Leif sur son album solo, Marcus JIDELL a été guitariste live de CANDLEMASS en 2012 et producteur de l’album d’HYSTERICA (tiens tiens le monde est petit !) ou encore guitariste d’EVERGREY pour Glorious Collision et enfin, Carl WESTHOLM est le fidèle claviériste de tous les projets de Leif EDLING, même si la Suède n’est pas bien grande, Leif est quand même très fidèle en musique. Notons, enfin, la production très vivante de ce premier album, c’est aussi cela qui donne un côté vintage à cet album, ce son de batterie vibre parfaitement dans les tympans, comme si Lars jouait juste à côté de vous, le son de guitare et de basse ne sont pas en reste, sans fioriture, seul le talent des gaillards compte. Ce premier album, tout comme pour KRUX, en appelle forcément d’autres tant ces 7 titres sont tous aussi réussis qu’indispensables, cela tombe bien AVATARIUM n’a pas l’intention d’en rester là !
Chronique : Aymerick Painless
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