CRISIX - From Blue To Black
CRISIX - From Blue To Black
Listenable Records
Style : Thrash Metal
Origine : Espagne
Sortie : 2016
Site Web : www.crisixband.com
01. Conspiranoia / 02. Journey Through The Fire / 03. G.M.M. (The Great Metal Motherfucker) / 04. T-Terror Era / 05. Psycho Crisix World / 06. From Blue To Black / 07. Strange / 08. Five As One / 09. Fallen
Les Thrashers amateurs de modernité se souviennent probablement de The Menace, imposant album (plus d'une heure au compteur) aux déchaînées stridences et aux riffs acérés que nous cracha CRISIX un beau jour de 2011. Son successeur, Rise... Then Rest, passa plus inaperçu dans la marée de sorties qui nous inonde chaque année, et pour cause, une production moins efficace et des mélodies moins inspirées étouffant un peu l'album qui contenait pourtant de bonnes idées. L'heure était donc venue de surpasser l'ombre d'une première production très (trop?) marquante : nos amis de CRISIX ne sont pas des jambons (malgré leur nationalité Espagnole). C'est donc fait avec From Blue To Black dont les vertus ne demandent qu'à être citées dans cette chronique. Ainsi, les hispaniques nous servent ici un délicieux ragoût qui, en plus d'affirmer leur identité musicale, vous fait passer un excellent moment : que demander de plus ? Les ingrédients sont bien évidemment de bonne qualité, à commencer par le mixage, clair et puissant, sans être fade et surproduit, prouesse appréciable de nos jours. Si les plus pointilleux regretteront une basse qui gagnerait à être un peu plus mise en avant (on ne fait certes pas d'omelette sans casser d'œufs, mais les bouts de coquilles, même aussi fins, peuvent endommager le résultat final), il est indéniable que le son de guitare frôle la perfection pour le style : acide et tranchant, sans agresser le tympan. Bien évidemment, une consistance de qualité ne fait pas forcément un bon plat, et le goût reste le critère le plus important : là encore, les reproches se font plutôt rares, la rapidité du riffing n'ayant d'égal que son efficacité, elle même portée par un groove destructeur et bien dosé. En effet, CRISIX sait toujours aussi bien se servir de sa puissance mélodique passagère ("T-Terror Era", ou encore "Fallen", longue pièce de 7 minutes, aux diverses ambiances prenantes, jusqu'à son final « hymnique », aux relents Heavy assumés), source principale de fraîcheur dans un met aussi bouillant. Quant au chant, il pourrait très bien servir de sauce piquante, tant on sent le plaisir que Julian Bazooka à vomir avec énergie ses textes, de sa voix haute perchée et agressive, donnant parfois un ton second-degré à cet album, renforcé parfois par les instruments (non, je ne pense absolument pas à la sublime intro de "Psycho Crisix World" et à son riff de basse entêtant). Enfin, la paire de six-cordistes a l'honneur de nous offrir la cerise sur le gâteau, sous la forme de solos à une vitesse vertigineuse. Que dire de plus, mis à part « Bon Appétit » ?
Chronique : Durchfall




