ADX - Non Serviam
ADX - Non Serviam
Ultim Records / Season Of Mist
Style : Heavy Speed Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.a-d-x.ch
01. L'Aube Noire / 02. La Mort en Face / 03. La Complainte du Demeter / 04. B-17 Phantom / 05. Non Serviam / 06. Les Oubliés / 07. L'Irlandaise / 08. L’Énigme Sacrée / 09. Cosaques / 10. La Furie / 11. Théâtre de Sang
Après un précédent album qui avait complètement convaincu par son retour aux sources, que nous réserve la cuvée 2016. La pochette met l’eau à la bouche. Si le contenant est à la hauteur, ça va broyer des cervicales à n’en pas douter. Après "L’Aube Noire", l’intro qui plante le décor, déboule "La Mort En Face". Un gros Speed Metal sans concessions qui est à fond dans l’esprit ADX. Ça ramone sévère mais sans être bourrin, le refrain mélodique est là pour le prouver, tout comme le break et les parties solo. Une entame de bonne facture. Le nouveau venu, Nicklaus Bergen, à la guitare, semble avoir boosté le groupe et poussé chacun à donner le meilleur de lui-même. Alors que Ultimatum avait été un retour aux sources, ce Non Serviam se veut plus moderne, aussi bien au niveau du son que des compositions. Attention, ADX ne part pas dans des expérimentations folles et ne vous attendez pas à autre chose qu’à du ADX (mais quand vous achetez un nouvel album d’AC/DC vous ne vous attendez pas à du jazz ou autre chose qu’à ce que savent faire les Australiens). Et bien maintenant, il en va de même avec ADX. ADX fait du ADX ! Et c’est déjà bien car cela veut dire que le groupe a sa marque de fabrique, son style. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Là où ADX a su évoluer, c’est au niveau des refrains et des mélodies vocales. Même si certaines parties chantées par Phil sur les couplets sont classiques, il parvient à sublimer quelques titres par de belles mélodies vocales sur les refrains comme sur "B-17 Phantom" ou encore "Les Oubliés". Mais, et c’est là tout le paradoxe, c’est aussi au niveau vocal que le bât blesse. Certaines mélodies de couplet ne sont pas inspirées et à la hauteur de la musique proposée. Pour moi, cet album à deux facettes : la première partie, illuminée par des compositions qui retiennent particulièrement l’attention. Et puis la seconde partie de l’album qui me semble un peu moins réussie, avec des titres plus basiques comme "La Furie", "Cosaques", voire même "L’Irlandaise", mais tout ça, bien sûr, n’est qu’une question de gout et de point de vue. D’autant que sur le dernier titre cité, les guitares nous font un beau numéro de duettistes sur toute la partie finale. D’ailleurs sur l’ensemble de cet opus, les guitares font un boulot remarquable de virtuosité et la section rythmique n’est pas en reste, apportant assise et solidité à l’édifice. Au final, ce dixième album studio d’ADX permet au groupe d’enfoncer le clou et continuer à graver son empreinte dans le paysage métallique français même si Non Serviam n’est peut-être pas la meilleure réalisation que le groupe nous ait offerte.
Chronique : Horace Pinker
