• DANKO JONES – Below The Belt
    Bad Taste Records
    Style : Hard Rock'n'Roll
    Origine : Canada
    Sortie : 2010
    Site Web : www.dankojones.com

    DANKO JONES - Below The Belt



    01. I Think Bad Thoughts / 02. Active Volcanoes / 03. Tonight Is Fine / 04. Magic Snake / 05. Had Enough / 06. (I Can't Handle) Moderation / 07. Full Of Regret / 08. The Sore Loser / 09. Like Dynamite / 10. Apology Accepted / 11. I Wanna Break Up With You

    Never Too Loud en 2008 dévoilait un DANKO JONES très doué pour un chant mélodique, un album qui y perdait du coup l’urgence qui se dégageait d’un extraordinaire We Sweat Blood par exemple. En 2009, c’est la compilation B-Sides que les Canadiens nous proposaient, un voyage dans le temps agréable, mais aujourd’hui c’est Below The Belt, nouvel album du trio qui n’a jamais caché son amour inconditionnel pour des AC/DC, MOTÖRHEAD ou THIN LIZZY, qui attise notre curiosité, et les rythmiques saccadées ne trompent pas, les Australiens sont en première ligne avec cette facilité mélodique que l’on connait au trio et qui évoque le côté Punk d’un GLUECIFER par exemple. De manière générale plus inspiré que son prédécesseur, ce Below The Belt souffre pourtant à quelques rares moments de longueur ou de redite, il faut dire que la recette simpliste du trio fait appel au Hard Rock’n’roll qui ferait jammer THE BEATLES et AC/DC. On pense parfois à un certain THE  DARKNESS ("Active Volcanoes"), à THE WHO sur le refrain d’un "Had Enough" particulièrement bon, et puis quelques refrains font parfois penser à la fin des 90’s de METALLICA. A côté de cela "Apology Accepted", "Magic Snake" ou le jouissif "Tonight Is Fine" raviront les fans fidèles du groupe, la patte de DANKO JONES fait encore parler la poudre, certes le charismatique chanteur parait un peu moins fou, plus contrôlable et prévisible (quoique…), certes les titres dépassent régulièrement les 3 minutes 30 mais le swing est là et bien là, "I Wanna Break With You", qui clôt cet album, ferait danser une grand-mère bouffée par l’arthrite... Souvent imparables, les refrains sont immédiats et entêtants, celui de "I Think Bad Thoughts" l’est particulièrement. Avec Below The Belt, DANKO JONES revient à une recette plus simple et demande gentiment à ceux qui les avaient enterrés un peu vite de reprendre la pelle pour les sortir de ce trou où ils n’ont pas leur place. Avec Sleep Is The Enemy et We Sweat Blood, Below The Belt tient sa place sans avoir à rougir, c’est tout ce que l’on demande à ce groupe hors-norme, pendant que beaucoup cherche en AIRBOURNE (tout à fait respectables sont-ils) les successeurs d’AC/DC, DANKO JONES de leur côté se positionne avec cette insouciance que les Australiens avaient également à leurs débuts. Putain de Rock’n’roll, que c’est bon...!

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

    DANKO JONES - Below The Belt

     


    votre commentaire
  • DANKO JONES – B-Sides
    Bad Taste Records
    Style : Hard Rock'n'Roll
    Origine : Canada
    Sortie : 2009
    Site Web : www.dankojones.com

    DANKO JONES - B-Sides



    01. The Rules / 02. My Time Is Now / 03. I Like To Ball / 04. Never Again / 05. My Problems (Are Your Problems Now) / 06. Starlicker / 07. Woogie Boogie / 08. Sugar High / 09. Ice Cold Angel / 10. Choose Me / 11. Big Red / 12. Sold My Soul / 13. Sex / 14. Fucked Up / 15. First Date / 16. Cheater / 17. Pump It Up / 18. The Big Holdout / 19. You Ruin The Day / 20. Hit Song / 21. The Return Of Jacky And Judy / 22. Make A Move / 23. Drop Your Man / 24. Thinking Of You / 25. RIP RFTC / 26. Peacock Stomp / 27. Take Me Out On A Stretcher

    Je fais partie de ceux qui n’ont pas vraiment suivi le groupe avec Never Too Loud qui portait assez mal son nom, je n’y ai pas reconnu l’esprit destructeur d’un Sleep Is Your Enemy et surtout d’un We Sweet Blood, où folie rimait avec génie. Alors, cette compilation de faces B pourrait vite s’avérer lourde à la digestion, d’autant plus que l’album réunit tout de même 27 titres pour plus d’une heure de Rock’n’Roll, fait assez rare des Canadiens qui se concentrent sur des albums plus courts pour un effet coup de poing généralement réussi, mais dès les "The Rules", "My Time Is Now" ou "I Like To Ball", on comprend vite que ces morceaux avaient leur place dans la discographie de DANKO JONES et surtout, ce B-Sides ne se résume pas qu’à 27 titres identiques, loin de là, "My Problems (Are Your Problems Now)" présentent un visage plus léger avec ses faux airs de Punk, "Fucked Up" des similitudes avec le QUEENS OF THE STONE AGE le plus récent, les Canadiens partent dans tous les sens et c’est ainsi qu’on les aime. On note également que le chant de Danko Jones se veut plus mélodique sur le terrible "My Time Is Now" ou sur "First Date" qui pose la question existentielle « Do you kiss on the first date ? ‘Cause I Do », voilà qui sent le titre autobiographique. Bien sur le son varie d’un titre à l’autre puisqu’étant de périodes différentes mais jamais ne pénalise la musique de DANKO JONES, même si un "Cheater" manque de lourdeur, la musique fait tout et on oublie vite ces variations, je dirais même que l’on retient un certain charme de ce fait car après tout un titre Rock’n’Roll comme "Pump It Up" ne demande pas de grosse production, la musique transpire tellement la folie, le génie et le Rock du groupe. Voilà donc une compilation largement recommandée à tous les fans qui n’auraient pas céder à la tentation d’acheter tous les singles pour avoir ces titres, une compilation facilement trouvable par correspondance sur le site de Bad Taste Records à 10€ dans sa version la plus simple. Bon, au chapitre des bizarreries, on retiendra "The Return Of Jacky And Judy" qui ressemble plus à un délire studio d’un groupe en quête d’amusement qu’à un titre réfléchi et construit avec un minimum de recul, amusant de voir comment pourrait sonner GREEN DAY avec des riffs Rock’n’Roll comme ceux de cette chanson, ou l’ultime "Take Me Out On A Stretcher" qui démontre une nouvelle fois que les Canadiens possèdent une infinité de ressources pour varier les plaisirs.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 7.5/10

    DANKO JONES - B-Sides

     


    votre commentaire
  • STILL SQUARE - Laissez Les Rêver
    Bad Reputation
    Style : Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2010
    Site Web : www.still-square.net

    STILL SQUARE - Laissez Les Rêver



    01. Passe Ton Chemin / 02. Manoir Hanté / 03. Accepte / 04. Pour Dieu et Le Roi / 05. Condamnés / 06. Sorcière / 07. Laissez Les Rêver / 08. Crazy Trucker / 09. Maitresse d'un Soir / 10. Le Titre

    Auteur d'un unique album, Rock Stars, sorti en 1985, qui a suffit à asseoir la réputation de SQUARE, le groupe se séparera, non sans avoir composé un deuxième album qui, malheureusement, faute de soutien d'un label, ne verra jamais le jour... ce n'est qu'en 2008 que SQUARE se reforme sous le nom de STILL SQUARE, à la base pour un concert unique au PARIS METAL FRANCE FESTIVAL II, le succès remporté lors de cette date aidant, le groupe décide de continuer l'aventure et se décide enfin à sortir son second album. Intitulé Laissez Les Rêver, ce nouvel opus s'inscrit dans la droite lignée de Rock Stars, son prédécesseur de 25 ans. STILL SQUARE nous dévoile ici un Hard Rock direct et énergique prenant clairement sa source au coeur des années 80. Tout est là, l'identité du groupe est bien présente, le chant de Guy Hoc impressionne, alliant puissance et justesse, les années ne semblant avoir eu aucune emprise sur lui. Les parties de guitares sont excellentes, Jean-Pierre Napoletano et Thierry Fronti se complètent à merveille, les riffs sont inspirés et les soli de grande qualité, le tout soutenu par une section rythmique efficace et percutante, bravo aux petits nouveaux, Pascal Gilleront (basse) et Fabrice Trovato (batterie) qui abattent ici un boulot formidable et apportent une solide assise à l'ensemble. Les compos, toujours très travaillées, sont variées, alternant mid tempi ("Pour Dieu et Le Roi"), ballade ("Maitresse d'un Soir") et speed ("Le Titre"), le tout restant toujours très mélodique. On a beau chercher, on ne trouve aucun titre faible sur cet album... Comment ne pas succomber à "Manoir Hanté", "Accepte" ou "Condamnés" aux mélodies accrocheuses et aux refrains imparables. STILL SQUARE signe ici un retour gagnant, le groupe ayant visiblement acquis une certaine maturité lui permettant de nous livrer des compos plus abouties et totalement convaincantes. Laissez Les Rêver est un album qui respire l'authenticité et la sincérité, on peut ressentir au travers de ces 10 morceaux le bonheur d'être à nouveau réunis et un véritable plaisir de jouer ensemble ! Welcome Back Guys !!!

    Chronique : Nono666

    Note : 8,5/10

    STILL SQUARE - Laissez Les Rêver

     


    2 commentaires
  • TEXTURES - Dualism
    Nuclear Blast
    Style : Modern Progressive Metal
    Origine : Pays-Bas
    Sortie : 2011
    Site Web : www.texturesband.com

    TEXTURES - Dualism



    01. Arms Of The Sea / 02. Black Horses Stampede / 03. Reaching Home / 04. Sanguine Draws The Oath / 05. Consonant Hemispheres / 06. Burning The Midnight Oil / 07. Singularity / 08. Minor Earth, Major Skies / 09. Stoic Resignation / 10. Foreclosure / 11. Sketches From A Motionless Statue

    Les Néerlandais de TEXTURES nous reviennent bardés de nouveautés : changement de label, nouveaux arrivants (chanteur et claviériste), et ce quatrième album baptisé Dualism. Ce titre a-t-il été choisi pour symboliser un changement d’orientation ? Une question bien légitime puisqu’il se dit que ce nouveau méfait est bien plus accessible que les précédents. Loin d’être familier du back catalogue du groupe, je me garderai bien de me prononcer à ce sujet. Toujours est-il que le sextet poursuit dans cette voie alambiquée qui le caractérise. Le chant reste cyclothymique, alternant hurlements furieux (parfois un peu too much si vous voulez mon avis) et envolées lumineuses en voix claire. La rigueur rythmique est, elle aussi, toujours présente, avec ces rythmes complexes et ces guitares saccadées. Vous l’aurez compris : la virtuosité des musiciens est évidente. Mais, bien que le résultat soit assez éblouissant, la recette bipolaire de TEXTURES finit par lasser sur la longueur. D’autant que la production (de qualité) est bien propre sur elle. De même, seul le recul nous permettra de juger si cette mixture très contemporaine aura vieilli dignement. Bah, s’interroger ainsi est sûrement bon signe, sachant qu’on aura très vite oublié pas mal de m..... actuelles sans même se poser la question ! Mais revenons à nos moutons : TEXTURES nous offre incontestablement un bel album avec Dualism, mais il lui manque encore un petit quelque-chose pour crever le plafond. Comment ça, quoi ? J’ai une tête à m’appeler Nostradamus ?

    Chronique : Morbid S.

    Note : 7/10

    TEXTURES - Dualism

     


    votre commentaire
  • VOTUM - Metafiction
    Mystic Production
    Style : Progressive Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2009
    Site Web : www.votumband.pl

    VOTUM - Metafiction



    01. Falling Dream / 02. Glassy Essence / 03. Home / 04. Faces / 05. Stranger Than Fiction / 06. Indifferent / 07. December 20th

    Le groupe Polonais VOTUM est de retour avec Metafiction. Son style est inchangé lorsque l'on compare ce dernier et Time Must Have A Stop (2008). Le Metal progressif est plongé dans une ambiance au ton sombre d'un Rock atmosphérique à la RIVERSIDE. Le charme opère dès l'ouverture avec "Falling Dream" et son développement maîtrisé, sa montée en adrénaline et son aisance technique. Une recette qui sera plus ou moins déclinée tout au long de ce Metafiction. L'album gagne à être écouté à tête reposée. La production est parfaite. Le son est lourd, écrasant, ce qui donne encore plus de relief aux parties de guitares ou lorsque les claviers sonnent médium. VOTUM n'est pas exempt de défauts, notamment quand il en fait trop dans l'atmosphérique comme "Faces", un morceau plat, sans guitares et montée en puissance. Heureusement, ce titre est une exception, le band ne se fourvoie pas dans la mélasse. Sans surprise, VOTUM continue son chemin avec un nouvel album de très bonne qualité. Un amateur de Metal à la OPETH, ANATHEMA, PORCUPINE TREE et bien sûr RIVERSIDE ne sera pas perdu dans les mélodies et genre que le groupe joue.

    Chronique : Florent

    Note : 8/10

    VOTUM - Metafiction

     


    votre commentaire
  • SHAKRA - Back On Track
    AFM Records
    Genre : Hard Rock
    Pays : Suisse
    Sortie : 2010
    Site Web : www.shakra.ch

    SHAKRA - Back On Track



    01. B True B You / 02. I'll Be / 03. Crazy / 04. Back On Track / 05. When I See You / 06. MMTWGR / 07. Yesterday's Gone / 08. Someday / 09. Lonesomeness / 10. Unspoken Truth / 11. Brand New Day / 12. Stronger Than Ever

    Impatient d'écouter le nouvel album de SHAKRA et de son new singer, la première écoute m'a quelque peu laissé sur ma faim ! Deuxième écoute pour me dire que même si je suis un fan du groupe, je dois avouer que ce Back On Track me fait moins d'effet que ses prédécesseurs. Tout d'abord la voix de John Prakesh, au demeurant très bonne et avec des similitudes avec l'excellent Mark Fox, ne m'emporte pas avec autant de plaisir. Les compos sont du SHAKRA pur jus, mais sur la longueur, je ne retrouve pas le même engouement que sur Everest, Infected ou mon coup de coeur Rising. Pour moi, seuls "B True, B You", "Back On Track", "Someday", "Unspoken Truth", "I'll Be", "Crazy" et le cool "When I See You" sortent du lot, les autre titres sont plus fades et un peu ennuyeux. Alors pour conclure, Back On Track ne dénote pas dans la discographie du groupe mais il ne figure pas dans le top 5.

    Chronique : Nigel Stargazer

    Note : 6,5/10

    SHAKRA - Back On Track

     


    votre commentaire
  • SHAKRA - Everest
    AFM Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Suisse
    Sortie : 2009
    Site Web : www.shakra.ch

    SHAKRA - Everest



    01. Ashes To Ashes / 02. Love & Pain / 03. Let Me Lie My Life To You / 04. The Illusion Of Reality / 05. Why / 06. The Journey / 07. Regressive Evolution / 08. Anybody Out There / 09. Right Between The Eyes / 10. Dirty Money / 11. Insanity / 12. Hopeless

    Né sous un bon kharma, SHAKRA poursuit une carrière honorable, jonchée de bons albums (exemple avec Rising, Infected,...) sous l'ombre bienveillante de son père KROKUS et de son frère aîné GOTTHARD. La similitude avec ce dernier est frappante, que ce soit dans la musique ou le vocal. Plus qu'un suiveur, le groupe suisse, à l'instar des Allemands de BONFIRE, taxés à leurs débuts de "sous-SCORPIONS" a du talent à revendre. Donc les fans ne s'en plaindront pas. Everest est soutenu par une production "tip top" avec un son lourd qui rend leur musique plus sombre. Cela donne un joli décalage entre des compositions sautillantes comme "Love & Pain" et ce son épais. Mark Fox, et son timbre assez similaire à celui de Steve Lee, donne de sa voix éraillée sur les riffs et soli de grattes travaillés et parfaitement exécutés. Les morceaux s'enchaînent donc avec pour leitmotiv la qualité ("Let Me Lie To You", "Why", "Hopeless"...). Seul bémol, le petit côté déjà entendu chez "vous savez qui" pourrait perturber les plus exigeants. Sinon, Everest est un bon album de Hard Rock mélodique. Sans être un Everest musical, cet album est frais et imposant comme les Alpes européennes.

    Chronique : Florent

    Note : 8/10

    SHAKRA - Everest

     


    votre commentaire
  • OBSCURA – Omnivium
    Relapse Records
    Style : Technical Death Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2011
    Site Web : www.realmofobscura.com

    OBSCURA_Omnivium



    01. Septuagint / 02. Vortex Omnivium / 03. Ocean Gateways / 04. Euclidean Elements / 05. Prismal Dawn / 06. Celestial Spheres / 07. Velocity / 08. A Transcendental Serenade / 09. Aevum / 10. Concerto (Cacophony Cover) (Bonus - Deluxe Edition)

    Troisième album pour les Allemands d'OBSCURA, après un Cosmogenesis aux couleurs progressives bien présentes, Omnivium base son concept sur Clara, ou du lien de la nature au monde des esprits (1810) de Friedrich SCHELLING, un philosophe Allemand. Un concept toujours lié aux côtés cosmiques des choses, une continuité qui se retrouve également dans l’artwork de l’album. Musicalement, on reste dans une approche Brutal Death Metal à tendance technique, mais pas seulement, en effet, comme sur le précédent album, OBSCURA sait donner une dimension progressive à sa musique à travers "Prismal Dawn" ou "Celestial Spheres" et ce sans faire durer les titres inutilement, le groupe reste concentré sur l’essentiel et c’est là qu’OBSCURA est le meilleur, savoir garder toute l’attention de l’auditeur, une donnée qui n’est pas si courante dans le style. Omnivium se révèle extrêmement varié tout en gardant une homogénéité parfaite. Bien entendu on pense à CYNIC ("Velocity" est bel hommage) ou PESTILENCE dans l’approche mais OBSCURA a bien développé un son personnel qui lui permet de nous proposer "Ocean Gateways", un surprenant down tempo Heavy et écrasant à l’ambiance Old-School que l’on pourrait prendre pour du SIX FEET UNDER de prime abord, car on reconnait de suite la patte des Allemands et notamment du bassiste Jeroen Paul THESSELING qui marque de son empreinte le son du groupe (quel break sur "Celestial Spheres" ou "Transcendantal Serenade"). Le son de batterie est directement inspiré de la scène Brutal Death Metal, on s'en prend plein les écoutilles sur le titre d’ouverture "Septuagint" qui renferme cependant quelques voix claires, comme sur d’autres titres comme  "Prismal Dawn", une introduction mélodique et posée, bref OBSCURA nous envoie son savoir faire en l’espace de 7 minutes impressionnantes. Enfin, pour les amateurs, sachez qu'OBSCURA propose, sur la version Deluxe, un bonus track avec la reprise de "Concerto" de CACOPHONY, avec Marty FRIEDMAN, une reprise fidèle mais très intéressante pour clore un album simplement indispensable pour les amateurs de Technical Death Metal.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    OBSCURA_Band 2011
     

    votre commentaire
  • IXION – To The Void
    Avantgarde Music
    Style : Atmospheric Doom Metal
    Origine : France
    Sortie : 2011
    Site Web : www.ixiondoom.com

    IXION_To The Void



    01. Beyond The Skies / 02. The Plague / 03. Leaving / 04. New Heaven / 05. Fear Of The Hidden / 06. Rebellion / 07. Falling To Apathy / 08. Funereal Dance / 09. Soothing In Agony / 10. Fade To Blue

    Formé en 2004, IXION est un groupe plutôt discret puisqu’après sa première démo en 2007, c’est silence radio. Le groupe, c’est avant tout un duo avec Julien PRAT pour tout ce qui est instruments et chant et Yannick DILLY pour le chant principal accompagné parfois par Thomas SAUDRAY pour les compléments de claviers. C’est que le clavier tient une place importante dans le Doom Metal atmosphérique des Français, et surtout sur la fin de l’album où régulièrement les guitares disparaissent totalement ("Rebellion", "Falling To Apathy"et ses voix claires mélodieuses et douces) pour une ambiance un peu spatiale, intergalactique sans aller jusqu’à la froideur d’un SAMAEL. Non c’est plutôt du côté de LETHIAN DREAMS ou de DRACONIAN qu’il faut chercher les affiliations, un titre comme "The Plague" par exemple s’en rapproche pas mal avec une voix Death noyée dans la musique qui renferme une forte présence des claviers, un titre cosmique avec une montée en puissance des chœurs presque religieux qui prennent le lead en lieu et place de la voix Death avant de laisser place à une courte mais salutaire accélération. Ces chœurs à l’ambiance religieuse, on les retrouve par la suite, donnant un côté sacré à cette musique propice au voyage de l’âme, To The Void se savoure allongé, apaisé et vidé du stress de la vie moderne. Cependant, on comprend tout à fait qu’un tel projet ne puisse trouver sa place sur scène car comment retranscrire cela sur les planches, difficile, très difficile ! A moins d’avoir recours à des moyens onéreux que le groupe ne peut évidemment pas s’offrir. Reste donc le témoignage studio de ce qu’IXION a à vous offrir, et les amateurs de LETHIAN DREAMS, DRACONIAN, une certaine époque de TIAMAT, HANGING GARDEN ou les Portugais de A DREAM OF POE devraient sans problème accrocher à cette musique bien produite, même si le chant méritait peut être d’un peu plus d’égard dans le mix final. Il est bon de voir un groupe Français proposer un tel album qui, malgré le caractère calme de sa musique, n’est nullement ennuyeux, à découvrir !

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    IXION_Band 2011
     

    votre commentaire
  • ULVER – Wars Of The Roses
    Kscope Records
    Style : Dark Ambient
    Origine : Norvège
    Sortie : 2011
    Site Web : www.jester-records.com/ulver/ulver.html

    ULVER_Wars Of The Roses



    01. February MMX / 02. Norvegian Gothic / 03. Providence / 04. September IV / 05. England / 06. Island / 07. Stone Angels

    ULVER aura mis 5 ans pour définir son style mais depuis 1998, les Norvégiens n’ont de cesse de progresser vers une musique Ambient, intimiste et aux relents d’électro. Dixième album, Wars Of The Roses brise un silence long de quatre ans et nous propose 45 minutes d’Ambient à travers 7 titres magistraux ! Voilà, le mot est lâché, certes ce nouvel album n’a pas grand-chose à voir à première vue avec le Metal mais si je vous dis SAHG, PORCUPINE TREE, ANATHEMA, RADIOHEAD ou PAIN OF SALVATION, avouez que ce sont des noms qui gravitent de plus ou moins loin dans la sphère Metal, ULVER est juste l’extrapolation de tous ces groupes dans une musique Ambient intimiste, simplement prenante. Ca commence avec une ambiance 70’s assez psychédélique le temps de "February MMX" et puis "Norvegian Gothic" resitue le groupe dans ce qu’il fait de mieux, un Electro/Ambient où de multiples pistes vocales sont plaquées, on pense aux plus récents travaux de PAIN OF SALVATION alors que l’excellent et simplement beau "Providence" offre une montée en intensité soutenue par un saxophone et une voix féminine, l’esprit de RADIOHEAD est bel et bien présent, tous ceux qui connaissent la discographie qui a suivi OK Computer retrouveront cette délicatesse qui flirte avec ANATHEMA sur "Island", déjà un peu moins surprenant mais très réussi. Pourtant aucune extravagance à l’horizon, juste le strict nécessaire, parfois souligné par quelques bruitages pour l’ambiance. Le jeu de guitare, avec un touché très précis, est une merveille alors que la batterie sait se faire discrète mais également marteler le tempo lorsque c’est nécessaire, c’est Daniel O’SULIVAN qui côtoie la tête pensante, Kristoffer RYGG au sein d’AETHENOR, un groupe d’Ambient/Drone, qui s’est chargé des guitares et de la basse pour la première fois, le petit nouveau a su imposer sa patte. ULVER tire sa révérence sur "Stone Angels" qui donne tout son sens à la définition d’Ambient de la musique du groupe, la voix est parlée et monocorde, on aurait aimé pourtant, qu’ULVER nous offre une dernière montée d’adrénaline plutôt que la cacophonie de cuivres qui clôt ce titre, on a vraiment l’impression que le concept de RADIOHEAD est poussé au maximum, presque trop, même si le final relève un peu notre niveau d’attention. Mais bon, ne noircissons pas trop le tableau car cet album vaut réellement le coup que vous y jetiez une oreille si vous avez un peu d’ouverture d’esprit, un album de qualité comme ULVER est habitué à nous en proposer.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    ULVER_Promo
     
     

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique