• RAKEL TRAXX - Bitches Palace
    Shotgun Generation Records
    Genre : Glam Rock
    Pays : France
    Sortie : 2011
    Site Web : www.rakeltraxx.com

    RAKEL TRAXX - Bitches Palace



    01. Yeah / 02. Give Me Your Love / 03. Together / 04. Fuck You / 05. Let Me Take Your Gun / 06. Girlz / 07. Quicksand / 08. Prostitute's Night / 09. Try Again / 10. S.E.X / 11. Blue Eyed Creature / 12. Everybody Dreams / 13. Bang Bang

    Le Glam Rock revient en force depuis maintenant quelques années, et c’est tant mieux ! Marre de tous ces groupes dépressifs ! Ce style, haut en couleur, apporte un peu de joie et de chaleur, ce qui ne fait pas de mal ! Esprit fun garanti. Voici donc RAKEL TRAXX, tout droit venu de notre côte Californienne à nous : Marseille. Le groupe écume les scènes depuis 2006 et, après avoir sorti un CD 4 titres en 2008, ceux-ci sortent désormais leur premier opus intitulé Bitches Palace, signé chez Shotgun Generation, le label français spécialisé dans le Glam. Au menu : Sex, drugs & Rock’n’roll. De toute évidence, que ce soit niveau look ou musical, le groupe est fortement influencé par toute la scène de L.A des années 80 (que du bon !) et dés le premier titre "Yeah", ça envoie sévère, le duo de guitaristes, formé de Zantalo et Squall, fait mouche à tous les coups. En live, ce morceau devrait cartonner... Avec "Give Me Your Love", c’est du gros riff à la SKID ROW que RAKEL TRAXX nous envoie, un refrain facilement mémorisable et surtout un petit solo en légato, alterné en tapping, bien pensé avant de partir sur du pur Rock’n’roll, mention très bien pour le soliste. "Quicksand" est plus agressif, plus proche des premiers albums de MÖTLEY CRÜE, du direct sans fioritures, la voix de Shanon Dollz convient parfaitement au registre. "Try Again" est plus mid tempo, un genre qui convient moins bien au groupe, heureusement les morceaux suivants relancent la machine, avec notamment "Everybody Dreams", un pur concentré d’énergie. RAKEL TRAXX s’inscrivent dans la lignée de leurs compatriotes de BLACKRAIN, mais aussi dans le sillage des VAIN et PRETTY BOY FLOYD. Voilà donc un très bon premier album qui devrait concrétiser le potentiel évident de ce groupe sur scène ; pour les fans de Glam Rock, vous savez ce qu’il vous reste à faire...

    Chronique : CeD

    Note : 8/10

     

    RAKEL TRAXX - Bitches Palace


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  • GREAT WHITE - Rising
    Frontiers Records
    Style : Hard Rock bluesy
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2009
    Site Web : www.officialgreatwhite.com

    GREAT WHITE - Rising



    01. Situation / 02. All Or Nothin' / 03. I Don't Mind / 04. Shine / 05. Loveless / 06. Is It Enough / 07. Last Chance / 08. Danger Zone / 09. Down On The Level / 10. Only You Can Do / 11. My Sanctuary / 12. Let's Spend The Night Together (Bonus Track)

    Ah GREAT WHITE ! Ce nom m'évoque de bons riffs sortis de la guitare de Mark Kendall, de belles mélodies distillées par la voix de Jack Russell. Bref, ce groupe américain a toujours su marier avec brio le Hard Rock avec un Rock Bluesy de bon aloi. Vétéran de la scène, GREAT WHITE a subi des épreuves dramatiques (mort d'un membre et de fans pendant un concert, suite à un incendie), a vendu des albums mais n'a pas non plus explosé, comme a pu le faire, par exemple, un groupe comme Mr.BIG, aux yeux du plus grand nombre. Vous me direz que tout est relatif, car combien de rigolos "popisant" qui ont acheté leur single, se rappellent encore de ce « Monsieur Gros » à part les hardos que nous sommes. Rising est donc le dernier album en date d'une longue liste d'opus pondus au fil des années. Ce ne sera pas le plus marquant niveau Rock, faute d'avoir sauvegardé une alchimie plus présente encore sur Back To The Rythm, l'album du retour. Le Grand Blanc n'a pas montré toutes ses dents comme sur certains titres trop neutres et moins inspirés. Cela partait pourtant bien, avec "Situation", un titre « Great Whitesque » du plus bel effet. Le groupe enchaîne par un "All Or Nothing" à la bonne rythmique et couplet, pêchant juste sur un refrain en retrait. Arrive ensuite "I Don't Mind", un morceau mid tempo de très bonne facture... Mais quoi qu'il en soit, tout au long de ce Rising, la guitare lead de Mark Kendall et la voix charismatique de Jack Russell font toujours leur petit effet, ce nouvel album devrait donc réjouir les fans de GREAT WHITE qui retrouveront ici la recette du groupe, certes un peu édulcorée ou réchauffée par moments, mais l'identité du Grand Blanc reste bien présente, et c'est bien là l'essentiel !

    Chronique : Florent

    Note : 7/10

     

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  • FIREWIND - Days Of Defiance
    Century Media Records
    Style : Power Metal
    Origine : Grèce
    Sortie : 2010
    Site Web : www.firewind.gr

    FIREWIND - Days Of Defiance



    01. The Ark Of Lies / 02. World On Fire / 03. Chariot / 04. Embrace The Sun / 05. The Departure / 06. Heading For The Dawn / 07. Broken / 08. Cold As Ice / 09. Kill In The Name Of Love / 10. SKG / 11. Losing Faith / 12. The Yearning / 13. When All Is Said And Done

    Sixième album studio de FIREWIND, Days Of Defiance voit le groupe Grec nous revenir avec un album comme eux seuls savent le faire, c’est-à-dire puissant et mélodique à la fois, la griffe FIREWIND en somme. Days Of Defiance débute avec "The Ark Of Lies" où la voix d'Apollo Papathanasio exprime tout son potentiel dans un registre déjà perçu sur The Premonition, un titre au refrain accrocheur taillé pour le live. "World On Fire" est le premier single de l’album, du FIREWIND époque Forged By Fire (2005), une bonne grosse rythmique Heavy, un solo de guitare alterné avec le clavier de Bob Katsionis, et je peux vous dire que celui-ci est vraiment impressionnant sur scène puisque sur certains passages il joue du clavier d’une main et de la guitare en legato de l’autre main, ce qui n’est pas si courant ! "Chariot" est plus mélodique, plus dans l’esprit de l’album Allegiance (2006), idem pour "Embrace The Sun" et son refrain imparable qui reste bien en tête. "Heading For The Dawn" déboule à 100 à l’heure, le nouveau batteur du groupe, Michael Ehre (ex-METALIUM, ULI JON ROTH), dégage la même puissance que son prédécesseur, Mark Cross, choix judicieux de la part du groupe, les fans ne seront pas dépaysés, espérons que Michael reste assez longtemps dans le groupe, celui-ci ayant visiblement du mal à se stabiliser. Après une petite intro à la guitare acoustique "Cold As Ice" s’impose avec sa rythmique Heavy, et surtout sa mélodie que vous retenez tout de suite, aussi bien le couplet que le refrain, FIREWIND nous a gâté. "SKG" est un instrumental où Gus G. excelle, celui-ci comporte beaucoup de passages claviers, donc plutôt différent de l’excellent "The Fire And The Fury", néanmoins, les parties de guitare lead sont excellentes… Poursuivons avec "Losing Faith", le chant d'Apollo est captivant, avec un léger effet qui modifie agréablement son timbre de voix, et le solo de Gus : du grand art ! Une puissante section rythmique emmené de main de maître par Petros Christo (basse), un musicien discret mais terriblement efficace, lance le morceau "The Yearning", Apollo se taille ici la part du lion, probablement que l’aventure SPIRITUAL BEGGARS lui à permis de développer encore un autre registre, Gus G. nous sort ses plans en sweeping, c’est bougrement efficace. Et nous arrivons (déjà) au dernier titre "When All Is Said And Done", un titre où la double grosse caisse de Michael Ehre fait des ravages, avec un Gus G. toujours aussi remarquable sur les soli. Difficile donc de trouver un aspect négatif à cet album, bien sûr, on peut toujours argumenter que FIREWIND reste dans un style bien à lui, ce qui n'est pas faux, mais après tout, pourquoi changer une recette qui fonctionne à merveille.

    Chronique : CeD

    Note : 8,5/10

     

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  • SEPULTURA – Kairos
    Nuclear Blast
    Style : Hardcore/Thrash Metal
    Origine : Brésil
    Sortie : 2011
    Site Web : www.sepultura.com.br

    SEPULTURA - Kairos



    01. Spectrum / 02. Kairos / 03. Relentless / 04. 2011 / 05. Just One Fix (Ministry Cover) / 06. Dialog / 07. Mask / 08. 1433 / 09. Seethe / 10. Born Strong / 11. Embrace The Storm / 12. 5772 / 13. No One Will Stand / 14. Structure Violence (Azzes) / 15. 4648

    Soyons honnête, SEPULTURA se cherche depuis le départ de Max CAVALERA et depuis que son frangin a fait de même, on ne donnait pas cher de la peau des Brésiliens. Pourtant, Kairos, nouvel album tout frais dans les bacs est signé chez NUCLEAR BLAST, et en y regardant de plus près, le groupe suit une ligne de conduite qui ne l’a jamais empêcher d’explorer de nouveaux territoires, que ce soit avec Against et ses percussions asiatiques ou A-Lex, le précédent album, et son concept sur Orange Mécanique. Musicalement, certes, le groupe n’est pas toujours au mieux, mais l’intégrité a toujours été de la partie, alors ce douzième album studio du groupe ne fait qu’asseoir ce groupe dans un Hardcore/Thrash Metal qu’il affectionne tant. L’album démarre doucement avec des mid tempi rampants, "Spectrum", bien écrasant, et "Kairos", un peu plus dynamité sur le refrain, alors que "Relentless" apporte déjà plus de rythme tout en gardant cet aspect lourd et Heavy à souhait. On est loin de l’esprit sautillant du Hardcore et ce début d’album est marqué par la reprise, certes fidèle mais très efficace, du "Just One Fix" de MINISTRY, l’occasion de souligner combien ce groupe a été important dans l’éducation musicale de bien des groupes. SEPULTURA nous propose également sous le nom "4648", une reprise du "Firestarter" de PRODIGY, une relecture très convaincante. Mais attention, Kairos aurait pu exister sans ces reprises qui s’intègrent très bien dans la couleur générale de l’album, SEPULTURA affiche une forme que l’on ne lui avait plus connu depuis Dante XXI, les solos vont ravir les fans de la première heure ("Mask" ou "Seethe"), un son de guitare très agressif, une batterie simple et efficace qui n’hésite pas à reprendre quelques parties plus tribales développées par Igor jusque là, Jean DOLABELLA signe là son deuxième album avec le groupe. En matière d’uppercut, le groupe n’a rien perdu de sa férocité non plus, et lorsque vous vous serez pris "Born Strong", "No One Will Stand" ou "Embrace The Storm", plus vicelarde, en pleine face, vous en serez convaincu. Voici une jolie façon de signifier à ceux qui auraient trop vite enterré SEPULTURA que le groupe n’est pas mort et qu’il n’a jamais été aussi fort depuis Chaos A.D., puisque Roots marquait déjà quelques discordes internes. Si vous attendiez le bon moment pour redonner une chance à ce groupe, voici le bon moment ! Au moment d’A-Lex, j’espérais que le groupe trouve enfin son équilibre, et bien ce Kairos est tout simplement le meilleur album du groupe depuis que Derrick GREEN en est le vocaliste, une prestation toujours convaincante de la part du gaillard d’ailleurs !

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

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  • BELENOS – Yen Sonn Gardis
    Northern Silence Productions
    Style : Pagan Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2010
    Site Web : www.belenos.biz

    BELENOS - Yen Sonn Gardis



    01. Aspedenn / 02. Hollved Hirisus / 03. Ene Kelt / 04. Skorn ha Tan / 05. The Bonedrum / 06. Baleerien an Are / 07. Gorsedd / 08. Mestr ar c'hoad / 09. Taol-Digoll / 10. En Argoll

    BELENOS est réellement un groupe à part sur la scène Française, certes son Pagan Black Metal peut être rapproché de nombreux autres groupes mais surtout parce que Loïc CELLIER, le seul maitre à bord aujourd’hui, est présent depuis 1995 et qu’il a influencé toute cette scène quoi qu’on en dise. Yen Sonn Gardis est le cinquième album, le premier chanté en Breton, et BELENOS est bien loin de se reposer sur ses acquis, au risque de déplaire à certains bien-pensants. Pas grave, pour cela "Mestr ar c’hoad" ou "Aspedenn" qui lance "Hollved Hirisus" joueront leur rôle de titre Pagan Black Metal classique, ce dernier est relevé de chœurs très réussis et le peu de chant présent permet à l’ambiance de s’installer avant un "Ene Kelt" aux voix claires prenantes. Avec "Skorn ha Ten", voilà un début d’album dense et intense où la mélodie est parfaitement intégrée (l’harmonie à deux guitares sur "Hollved Hirisus" avant une partie de violon) et puis la prise de risque "Baleerien an Are" déboule. Ce titre va certainement diviser mais l’ambiance 70’s y est énorme, le travail sur le chant très varié est gargantuesque, l'ombre de BLACK SABBATH plane sur ce titre qui prend des envergures de Progressif, un titre complet et extrêmement réussi. A vrai dire, la seule faiblesse de cet album est le début de "Gorsedd", un peu trop lisse et moins marquante, mais tout explose lorsque, sur la fin, l’accélération bénéfique entre en scène, et Yen Sonn Gardis sera certainement boudé par une frange du public de BELENOS mais je pense qu’au fil des années sa sustente force se révélera car le travail de composition de Loïc CELLIER n’a peut être jamais été aussi abouti.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

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  • PAIN OF SALVATION - Road Salt Two
    InsideOut Music
    Style : Progressive Rock/Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2011
    Site Web : www.painofsalvation.com

    PAIN OF SALVATION - Road Salt Two



    01. Road Salt Theme / 02. Softly She Cries / 03. Conditioned / 04. Healing Now / 05. To The Shoreline / 06. Eleven / 07. 1979 / 08. The Deeper Cut / 09. Mortar Grind / 10. Through The Distance / 11. The Physics Of Gridlock / 12. End Credits


    Ce que la route de PAIN OF SALVATION pour arriver à ce Road Salt Two a été longue avec des albums aussi différents les uns des autres, pas facile de suivre les Suédois. Et pourtant, que ce soit le Metal Progressif de Remedy Lane, le Metal barré de Scarsick, l’expérimentation Progressive de Be ou les deux volumes de Road Salt, impossible d’y trouver quelque chose à redire. Certes, ce deuxième volet n’a pas le côté surprenant de son illustre aîné mais reléguer cet album à des chutes de studio serait une terrible erreur. Road Salt One avait ce côté apaisant et pourtant rentre dedans, une délicatesse parfois martelée au burin que l’on retrouve plus difficilement sur ce nouvel album, après une introduction orchestrale pas vraiment indispensable, on débarque sur un riff à la LED ZEPPELIN auquel on reconnait immédiatement la touche moderne d’un AUDIOSLAVE mais qui dévoile bien vite un feeling pur et subtil d’un BEN HARPER, vous l’avez compris, PAIN OF SALVATION est loin d’être calmé et le riff qui introduit "Conditioned" reste sur le même rythme Rock si 70’s sauf que l’on se retrouve mal à l’aise du fait de la troublante similitude avec un riff de RAGE AGAINST THE MACHINE sur "Sleep Now In The Fire" de même que celle qui retentit tout au long d’un "Eleven" avec le fameux "The Ecstasy Of Gold", on avait déjà remarqué le copiage de DREAM THEATER sur Train Of Thought, pensiez-vous vraiment que ceci passerait inaperçu ? A tel point que l’on se demande si PAIN OF SALVATION, conscient de cela, n’a pas poussé la chose, la folie dont fait preuve le groupe peut laisser planer le doute. En effet, qui aujourd’hui aurait le cran de passer d’une délicatesse Bluesy à un break Funk qui n’est pas sans rappeler les RED HOT CHILI PEPPERS en passant par un hommage appuyé à Ennio MORICONE et un retour au Metal Progressif tout en conservant le style de Road Salt One, pas grand monde, seul un grand groupe et c’est certain que les Suédois sont de ceux-là. Pour finir de vous convaincre, on retrouve du DEVIN TOWNSEND et de son album Ki sur "To The Shoreline", seulement avec ces deux albums, PAIN OF SALVATION a peut être franchi un palier qui va être difficile de laisser de côté, le style Rock 70’s qui plane désormais sur la musique du groupe, car je me répète peut-être par rapport à ma chronique du premier volume, mais si vous appréciez Robert PLANT, impossible de ne pas succomber à ces travaux de PAIN OF SALVATION, ce Rock 70’s, donc, semble terriblement bien ancré dans les goûts des membres du groupe qui semblent prendre un pied extraordinaire, que ce soit Daniel GILDENLÖW auteur d’une prestation remarquable au chant, un feeling tout en sensibilité, Johan HALLGREN à la guitare qui n’hésite pas à se mettre en retrait, ne lâchant que des bribes de notes pour un effet planant fort à propos, et puis cette section rythmique en béton armé, et notamment ce batteur fin mais costaud dans les moments plus durs, voilà le casting d’un groupe de musiciens hors-pairs qui avec Road Salt Two sortent peut être un deuxième volume légèrement plus faible que le premier car la surprise n’y est plus et que certains hommages appuyés laissent planer un doute déstabilisant, mais pour le reste, c’est simplement superbe, bon nombre de groupes auraient tant aimé sortir un deuxième volume d’un album de cette trempe, demandez donc à GUNS N’ ROSES avec les Use Your Illusions.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    PAIN OF SALVATION - Road Salt Two


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  • PAIN OF SALVATION – Road Salt One
    InsideOut Music
    Style : Progressive Rock/Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2010
    Site Web : www.painofsalvation.com

    PAIN OF SALVATION - Road Salt One



    01. No Way / 02. She Likes To Hide / 03. Sisters / 04. Of Dust / 05. Tell Me You Don't Know / 06. Sleeping Under The Stars / 07. Darkness Of Mine / 08. Linoleum / 09. Curiosity / 10. Where It Hurts / 11. Road Salt / 12. Innocence

    Du Heavy Prog’ de Remedy Lane (2002), il ne reste plus grand chose aujourd’hui, le style de PAIN OF SALVATION a été depuis amputé de sa partie la plus brute et la plus sale afin d’atteindre des sommets sur le gargantuesque projet BE (2004). Le défi a relevé pour les Suédois est donc de taille et c’est avec un Road Salt One, septième album du combo, que le groupe donne une suite à l’énervé Scarsick qui avait plutôt pris à contrepied et partagé son auditoire, la faute à un son moderne et à une agressivité peu commune chez PAIN OF SALVATION. Cet album commence avec un Heavy Prog’ aux guitares à peine saturées sur un “No Way” de très grande classe, une ambiance Blues Rock s’impose rapidement dans l’équation et le parallèle que l’on peut imaginer entre l’artwork de l’album et celui d’un LED ZEPPELIN s’affirme vite également, “Tell Me You Don’t Know”, “She Likes To Hide” ou l’ultime “Innocence” laissent cette même impression, un brin de folie plane sur cette musique envoutante et on sent qu’elle peut emprunter n’importe quel chemin à n’importe quel moment tout comme les maîtres LED ZEPPELIN. “Sisters” dévoile une mélodie asiatique à la guitare avec une montée en intensité au milieu portée par des cordes, “Of Dust” est pour sa part largement porté par les prestations vocales, la multitude des pistes vocales est une réussite tout comme sur le reste de l’album. “Sleeping Under The Stars” nous embarque sur une fête foraine alors que “Darkness Of Mine” donne dans un Jazz Metal où une partie plus ambiante précède un durcissement de ton qui fait penser à MUSE. C’est d’ailleurs une référence qui revient régulièrement de même que celle de MARILLION, on pense à “Road Salt” dont le calme et la musicalité empruntée à MARILLION fait face à une fragilité émotionnelle que l’on pourrait attribuer à un RADIOHEAD par exemple, la musique de PAIN OF SALVATION s’est élevée à un niveau supérieur que ceux qui ne font que survoler les œuvres sans chercher à s’emparer de leur âme ne pourront pas comprendre, mais cet album fait surtout penser au Mighty Rearranger de Robert PLANT, une musique fournie et arrangée dans les moindres détails, aucun remplissage malgré les 70 minutes au compteur, une prestation vocale envoutante. Cependant, il faut bien reconnaitre que le côté fou furieux de Scarsick finit par nous manquer un peu sur la longueur, non pas qu’un titre en particulier soit en dessous mais on finit par regretter que Road Salt One ne dure que 70 minutes et qu’il n’y ait pas un titre direct et plus Heavy dans tout cela, certes “Curiosity” peut remplir ce rôle avec ce refrain immédiat comme celui de “Linoleum” et un riff plus rentre dedans mais connaissant les capacités en la matière des Suédois, le côté calme de l’album pourrait en rebuter quelques uns. Toutefois, si vous avez littéralement craqué sur Mighty Rearranger de Robert PLANT ou sur les premiers MARILLION, voilà un album qui s’impose à vous, malheureusement, l’étiquette “Groupe de Metal” va être dur à enlever pour les Suédois et pouvoir conquérir le public Progressif élitiste et allergique aux riffs plombés. Enfin, la direction prise par ce septième album n’est absolument pas certaine d’être la même que le prochain, tout ceci nous promet donc encore quelques pied-de-nez de la part de PAIN OF SALVATION envers ceux qui pensent détenir la recette du groupe, en attendant, chapeau les gars, de vrais artistes au service d’une musique qui dépasse les clivages du Metal !

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    PAIN OF SALVATION - Road Salt One


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  • MERCYLESS - In Memory Of Agrazabeth
    Armée De La Mort Records / Legion Of Death Records
    Style : Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2011
    Site Web : www.facebook.com/mercylesscult

    MERCYLESS - In Memory Of Agrazabeth



    Disc 1 : 01. Sudden Death / 02. Hades / 03. Intent To Hell / 04. The Last Days Of Christianity / 05. Visions From The Past / 06. Perfect Mind / 07. Unholy Chapters / 08. Paralisys / 09. Another Desolation / 10. No Theory / 11. Pits Of Silence / 12. Vomiting Nausea / 13. Sudden Death
           
    Disc 2 : 01. Abject Offerings / 02. Flesh Divine / 03. Substance Of Purity / 04. Unformed Tumours / 05. Without Christ / 06. Contemplations / 07. Serenades... (Into Your Limbs) / 08. Naked Forms / 09. Abject Offerings / 10. Mirrors Of Melancholy / 11. Selected Resurrection / 12. Travel Through A Strange Emotion / 13. Without Christ / 14. Contemplations / 15. Naked Forms / 16. Abject Offerings / 17. A Message For All Those Who Died / 18. Substance In Purity

    A l’aube de sa reformation, MERCYLESS sort ce double CD qui regroupe les trois démos parues entre 1988 et 1990, soit un total de douze morceaux. Les deux premières démos sont dans une veine Death / Thrash old school assez speedé et peuvent évoquer le quasi-homonyme suédois MERCILESS. L’ambition est là, notamment dans les parties instrumentales. Ne vous attendez évidemment pas à des miracles sur le plan sonore, mais je dois dire que cela confère un certain charme à ces enregistrements. Vomiting Nausea, la troisième démo, propose un Death plus maîtrisé et froid, visiblement plus influencé par la scène US. On notera l’apparition de quelques expérimentations vocales et de claviers. Autrement dit la mutation était en marche, mais le résultat est rétrospectivement moins fun…. Nous avons ensuite droit à 5 titres enregistrés en répétition à la même époque. Des rehearsals d’un intérêt forcément limité étant donné la qualité sonore, et que seuls les fans sauront (peut-être) apprécier. Il nous reste donc à découvrir la partie live du second disque, soient quatorze titres issus de deux concerts distincts donnés en 1994, l’ensemble comprenant pas mal de doublons. Les sept chansons captées à Rochefort proposent un son très correct et une interprétation carrée. Seul le chant n’est pas très convaincant, car on entend régulièrement Max manquer de souffle. A sa décharge, il ne faut pas oublier que le vocaliste était également en charge de la guitare. Quant aux morceaux enregistrés à Reims, ils possèdent indéniablement un son moins net et plus compact. Paradoxalement, leur rendu est cependant plus convaincant. Il faut dire que le mixage rend les éventuelles faiblesses vocales plus discrètes. A défaut de perfection, nous avons donc droit, sur ces deux enregistrements, à une bonne dose de Death relativement technique saisi dans son environnement historique : des concerts que l’on devine assez underground, donnés dans des salles à moitié vides puant la sueur et le houblon… Voilà en tout cas un double CD plutôt appétissant pour quiconque a aimé ou souhaite découvrir les premiers pas très Death du quintet, et qui permettra de combler les collectionneurs soucieux de posséder l’intégrale de MERCYLESS.

    Chronique : Morbid S.

    Note : 7/10

     

    MERCYLESS - In Memory Of Agrazabeth

    CD1 :
    Tracks 1-4 : from the demo "Immortal Harmonies" (1988)
    Tracks 5-8 : from the demo "Visions from the Past" (1989)
    Tracks 9-12 : from the demo "Vomiting Nausea" (1990)
    Track 13 : from "Rehearsal 1988"

    CD2 :
    Tracks 1-4 : from "Rehearsal 1990"
    Tracks 5-11 : from "Live at La Poudrière, Rochefort 1994"
    Tracks 12-18 : from "Live at L'Usine, Reims 1994"

     


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  • RAVENCULT – Morbid Blood
    Hells Headbangers Records
    Style : Black Metal
    Origine : Grèce
    Sortie : 2011
    Site Web : www.ravencult.net

    RAVENCULT - Morbid Blood



    01. Sacrilege Of Death / 02. Possessed On Burial Ground / 03. Hail Revenge / 04. Morbid Blood / 05. Winds Of Damnation / 06. With Hunger In Eyes / 07. Snakes Crawl / 08. Black Rites Of Execration / 09. Sworn To The Unspoken Oath / 10. The Gates Of Bloodshed

    Lorsqu’en 2007 sort Temples Of Torment, le premier album des Grecs de RAVENCULT, beaucoup découvrent alors le Black Metal teinté de Thrash qui accompagnera KRISIUN ou encore ROTTING CHRIST sur les routes par la suite. Il aura fallu quatre ans et un nouveau label pour que le groupe donne suite à cette entrée en matière remarquée. Morbid Blood, tel est le nom de ce deuxième album de RAVENCULT qui, sous ses faux airs de DARKTHRONE, renferme pas mal de parallèles avec le CELTIC FROST des débuts. La guitare lead est cinglante et transperce le brouillard tissé par les rythmiques dévastatrices (l’écrasant "Winds Of Damnation"), le parallèle avec NIFELHEIM est également facile, notamment lorsque l’on voit le logo du groupe, très subjectif, et le premier titre "Sacrilege Of Death", rien de nouveau donc sous le soleil de Satan. Le Black Metal est ici bien rythmé et up tempo, certains diront Raw Black Metal, mais peu importe, Morbid Blood a effectivement ce côté mélodique dans les leads et pourtant brutal dans une section rythmique en formation boucherie, la production est tout à fait correcte, la voix n’est pas noyée dans l’ensemble. Le rendu est primitif, cradingue, dérangeant comme BATHORY, CELTIC FROST ou DARKTHRONE ont pu le faire. Encore un groupe à honorer le glorieux passé du Black Metal, mais lorsque RAVENCULT le fait si bien, on ne peut que célébrer avec eux l’esprit de ces chevaliers de l’apocalypse d’antan. Que l’on suive leur croyance Satanique plus ou moins éloignée ou pas, le feeling est là !

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 7.5/10

     

    RAVENCULT - Morbid Blood


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  • EASTERN FRONT – Blood On Snow
    Candlelight Records
    Style : Black Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2010
    Site Web : www.wartornblackmetal.co.uk

    EASTERN FRONT - Blood On Snow



    01. Stalinorgel / 02. Battle Of Smolensk / 03. Blood On Snow / 04. Unleash The Panzer Division / 05. Motherland / 06. Moskvy / 07. At The Gates Of Moscow / 08. Where Warriors Once Fell

    Formé en 2006 par les deux guitaristes Krieg et Holocaust, EASTERN FRONT publie une première démo en 2007 qui va vite être sold-out. En 2007, le groupe Anglais est désigné meilleur groupe underground non signé, avant d’enregistrer le titre “Blood On Snow” qui va rapidement être adopté par la communauté Metal et au-delà, le titre figurant sur la bande originale du film Faintheart sorti en 2008 et passera même sur les radios Américaines. Au début de l’année 2010, le groupe s’enferme aux studios Sonic Train d’Andy La Rocque en Suède pour enregistrer le premier album produit par Anders Backelin (ex-LORD BELIAL) et finit par être signé par Candlelight Records alors que le disque est déjà prêt. Ce premier album, intitulé Blood On Snow, vous l’aurez compris étant donné les titres de chansons (“Battle Of Smolensk” ou “At The Gates Of Moscow”), le nom du groupe faisant référence au front de l’Est, ou encore l’artwork de l’album, traite d’une partie de notre histoire pas si lointaine, en tout cas dans notre comportement primaire, ces évènements sont plus proches que ce que l’on croit. EASTERN FRONT nous envoie donc huit titres de Black qui tirent clairement sur l’œuvre de MARDUK avec, toutefois, un côté plus soigné dans les mélodies, un titre comme “Unleash The Panzer Division” aurait fait l’effet d’un rouleau compresseur avec les Suédois, EASTERN FRONT préfère en faire quelque chose de légèrement plus mélodique, une autre vision tout aussi pertinente et qui différencie clairement les deux groupes dans le rendu. Les Anglais n’hésitent pas non plus à aérer leurs titres par des breaks ambiancés, ou à glisser quelques bruitages explicites au début des titres (“Blood On Snow” ou “Stalinorgel”), tout comme ils franchissent le pas d’un titre plus cradingue faisant référence à MAYHEM plus qu’à MARDUK avec “Motherland” qui renferme également quelques parties plus Thrashy intéressantes pour la dynamique de l’album. Là où MARDUK enfonçait le clou en appuyant sur le côté Panzer Division, les Anglais préfèrent la jouer plus fine et ne sombrent jamais dans la violence totale, la preuve en est encore une fois avec “Moskvy”, un instrumental plus grandiloquent, avec des claviers et des chœurs, qui prend fin sur des salves de mitraillettes et autres armes de guerre. Il manque tout de même le côté chaotique à la musique d’EASTERN FRONT, le tout est presque trop gentil, et pourtant, les gaillards savent enclencher le mode Total Destruction de leur Black Metal, que ce soit sur “Battle Of Smolensk” ou “At The Gates Of Moscow”. Au final, Blood On Snow est un album de bonne qualité mais dont on a l’impression qu’il ne tient pas toutes ses promesses, on regretterait presque que le groupe ne radicalise pas un peu plus son propos pour coller parfaitement aux thèmes abordés et surtout dans le jeu de guitare souvent assez lent sur le manche, la production, peut être un peu trop nette et clean d’Anders Backelin, n’aide-t-elle pas vraiment non plus à ce que l’image colle au son. Enfin, quelques mélodies sont encore un peu trop naïves et là où le groupe aurait pu achever tout le monde avec “Where Warriors Once Fell”, il se contente d’un titre sans véritable passion, un titre de 9 minutes aussi lisse ne laisse pas de souvenir indélébile, dommage, mais le potentiel est là, méfions-nous de l’orgueil British si légendaire.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 7/10

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