• SUNSTORM - Emotional Fire
    Frontiers Records
    Genre : Melodic Hard Rock
    Pays : Etats-Unis
    Sortie : 2012
    Site Web : www.joelynnturner.com

    SUNSTORM - Emotional Fire



    01. Never Give Up / 02. Emotional Fire / 03. Lay Down Your Arms / 04. You Wouldn't Know Love / 05. Wish You Were Here / 06. Torn In Half / 07. Gina / 08. The Higher You Rise / 09. Emily / 10. Follow Your Heart / 11. All I Am

    Joe Lynn Turner et son projet SUNSTORM nous offrent leur troisième opus, Emotional Fire, et ce aprés deux premières réalisations de qualité : Sunstorm (2006) et House Of Dreams (2009). Dennis Ward (PINK CREAM 69, UNISONIC), fidèle au poste, se charge de la production d'un album typiquement Hard FM (et oui c'est du Frontiers) qui se veut d'une belle solidité auditive. La voix de Joe est, comme à son habitude, impeccable, et faut il rappeler que ses participations à différents groupes, projets ou en solo sont des gages d'une maitrise vocale au dessus de la moyenne. Le line up en place est digne de confiance pour appliquer une recette qui sent bon les mélodies 80's, tout autant que le zest de piment nécessaire, et ce sont Uwe Reitenauer (guitare), Dennis Ward (basse, Guitare), Justin Dakey (claviers) et Chris Schmidt (batterie) qui se collent à cette tache. Onze titres, en partie composés par Robert Sall (WOA), Daniel Palmquist (X ORIGIN), Soren Kronkvist (CRASH THE SYSTEM, ISSA) ainsi que Tom et James Martin qui ont déja sévis sur l'album précédent. Il est important de préciser que figurent trois reprises, de CHER ("Emotional Fire", "You Wouldn't Know Love") et Michael BOLTON ("Gina"), que le chanteur se réapproprie d'ailleurs avec une aisance et une pêche bien plaisante ("Gina" est un must). Comme dit précédemment, l'armada mélodique est au top, que ce soit musicalement (douceur relevée) ou vocalement, et la prod ne souffre d'aucune faiblesse. Bien sûr, on ne peut prétendre qu'un tel album va révolutionner le genre et que demain la terre fera un double salto sur son axe mais qu'importe quand on sait juste apprécier et savourer le romantisme mélodique de la galette. Il suffit pour cela d'écouter, outre les reprises citées, "Never Give Up", "Lay Down On Your Arms", "Wish You Were Here" ou encore "Emily" ou "Follow Your Heart" pour s'en convaincre. Joe Lynn Turner propose avec classe ce qu'il sait (très bien) faire et si le coeur vous en dit, fans du bonhomme et de mélodique, jetez une oreille sur cet Emotional Fire qui ne devrez pas vous décevoir.

    Chronique : Nigel Stargazer

    Note : 8/10

    SUNSTORM - Emotional Fire

     


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  • SUNSTORM - House Of Dreams
    Frontiers Records
    Style : Hard FM
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2009
    Site Web : www.joelynnturner.com

    SUNSTORM - House Of Dreams



    01. Divided / 02. Don't Give Up / 03. The Spirit Inside / 04. I Found Love / 05. Say You Will / 06. Gutters Of Gold / 07. Save A Place (In Your Heart) / 08. Forever Now / 09. Tears On The Pages / 10. House Of Dreams / 11. Walk On

    SUNSTORM sort un deuxième album avec sa belle brochette de musiciens estampillés Hard mélodique. On y retrouve Joe Lynn Turner, que l'on ne présente plus, et Dennis Ward (idem), aidé dans la composition par de nombreux artistes. La production est excellente, on sent que Frontiers Records croit beaucoup en son "Metal band". De format assez long pour le genre, les titres oscillent tous au dessus de la barre des quatre minutes. Le groupe est techniquement et professionnellement irréprochable comme les deux premiers morceaux de Hard mélodique que nous envoie le groupe ("Divided" et "Don't Give Up"), arrive ensuite un mid tempo plus commun ("The Spirit Inside") et on redémarre sur un Hard FM correct ("I Found Love") qui vaut surtout pour son long solo. Une ballade ("Say You Will") qui débute style crooner américain s'envole un "petit" peu, mais cela reste convenu. L'un des meilleurs titres à mon humble avis nous est proposé avec "Gutters Of Gold", plus enlevé et dynamique, ce morceau garde une mélodie entraînante pendant ses 4:40 minutes. D'ailleurs, à partir de ce titre, SUNSTORM nous sort du Hard FM de qualité "presque" sans les baisses de niveau repérés du début. Moins claquant et flamboyant que des groupes en vogue comme LORDI, THE POODLES ou BROTHER FIRETRIBE... SUNSTORM est un groupe naviguant plus dans la sphère JOURNEY/ TOTO, avec des compos plus posées et des refrains moins percutants (question de goût, me direz vous, mais ma comparaison vous aidera à situer l'album). House Of Dreams est un bon album de FM mais ne sera sans doute pas la sortie de l'année ou même dans le top 5 de 2009... Quand je vous dis que tout est question de goût !

    Chronique : Florent

    Note : 7,5/10

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  • OCTOBER TIDE – A Thin Shell
    Candlelight Records
    Style : Melodic Doom/Death Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2010
    Site Web : www.octobertide.net

    OCTOBER TIDE - A Thin Shell



    01. A Custodian Of Science / 02. Deplorable Request / 03. The Nighttime Project / 04. Blackness Devours / 05. The Dividing Line / 06. Fragile / 07. Scorned

    Lancé comme un side-project par Fredrik Norrman et Jonas Renkse, tous deux membres de KATATONIA, en 1995, OCTOBER TIDE s’était retiré en 1999 après le deuxième album, Grey Dawn. En 2009, Fredrik Norrman n’est plus dans KATATONIA et reforme logiquement ce groupe avec deux membres de IN MOURNING, Tobias Netzell (chant) et Pierre Stam (basse) plus récemment, pour proposer ce troisième album que les fans espéraient depuis 10 ans. Bien entendu la comparaison avec KATATONIA est inévitable et "A Custodian Of Science", "Fragile" ou "Scorned" supportent bien la comparaison avec leurs relents Doom/Death à la SWALLOW THE SUN mais on relève surtout des titres bien plus calmes et mélodiques comme "Deplorable Request" et surtout "The Nigttime Project" qui offre une alternative intéressante à tous ces albums qui se ressemblent tant, une prédisposition que l’on pouvait déjà relever sur le premier excellent album Rain Without End. Les capacités à allier mélodie et énergie Heavy de Fredrik Norrman sont restées intactes, "Blackness Devours" offre une belle dualité entre la lourdeur de la rythmique sur laquelle vient se plaquer la voix Death profonde de Tobias Netzell et les mélodies si caractéristiques du Metal Scandinave en général. Alors si pour les fans qui ont connu la première période des Suédois, l’effet de surprise n’agira pas, pour ceux qui découvrent, A Thin Shell devrait faire son petit effet, mais la magie opère toujours et "The Dividing Line" plus rythmé, presque Rock’n’Roll sur le refrain, sonne comme un brin de révolte. OCTOBER TIDE revient donc à la vie de la manière dont on s’y attendait, dans la lignée de ce qu’il proposait il y a dix ans, le public n’aurait en effet pas compris un changement radical, le groupe repose ses bases et reprend un envol qu’A Thin Shell permet d’entrevoir prometteur. Ceux qui ont aimé le premier album, récemment réédité, ne seront pas déçus. Très joli retour...

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

    OCTOBER TIDE - A Thin Shell

     


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  • THE 69 EYES – Back In Blood
    Nuclear Blast
    Style : Goth'n'Roll
    Origine : Finlande
    Sortie 2009
    Site Web : www.facebook.com/The69eyes

    THE 69 EYES - Back In Blood



    01. Back In Blood / 02. We Own The Night / 03. Dead n' Gone / 04. The Good, The Bad & The Undead / 05. Kiss Me Undead / 06. Lips Of Blood / 07. Dead Girls Are Easy / 08. Night Watch / 09. Some Kind Of Magick / 10. Hunger / 11. Suspiria Snow White / 12. Eternal

    Un album de THE 69 EYES est toujours une promesse de bon moment Rock’n’roll teinté d’atmosphère gothique surtout portée par la voix de Jyrki 69. Pourtant Angels n’a pas laissé une trace indélébile dans l’esprit des Rockeurs, surtout la faute à une promotion hésitante plus qu’à la qualité de l’album. En 2009, les Finlandais reviennent remontés comme des coucous suisses avec l’aide précieuse de Nuclear Blast et nous balancent Back In Blood. Si dans le texte le message est clair, sur le fond (la musique), il l’est plus encore, du purement Rock’n’roll “Back In Blood”, le plus intimiste “We Own The Night” ou le single en puissance “Dead n’Gone”, le groupe offre a ses fans dévoués un condensé de ce que THE 69 EYES fait le mieux depuis ses premières armes. L’âme gothique de nos vampires préférés ressurgit le temps de “The Good, The Bad & The Undead” (qui n’est pas sans rappeler non plus MÖTLEY CRÜE) et de l’excellent “Lips Of Blood” pendant que “Dead Girls Are Easy” replace le débat sous la ceinture, que “Kiss Me Undead” s’occupe de préparer la fosse à danser, avant que l’inattendu “Hunger” ne viennent montrer à quel point THE 69 EYES est un groupe caméléon qui sait naviguer à travers tout ce qui touche de prêt ou de loin au Rock’n’roll. Matt HYDE, le producteur de MONSTER MAGNET parmi beaucoup d’autres groupes, assure une production à ce Back In Blood qui replace les Finlandais là où ils ont toujours mérité d’être. Elément nouveau déclenché par Matt HYDE également, c’est l’utilisation d’une voix plus Rock’n’roll, moins grave et moins gothique, de Jyrki 69 qui permet aussi de constater que les 12 titres de l’album proposent une diversité de tempo et de style que l’on ne remarquait pas sur les autres albums tant la voix grave dégageait une aura qui bouffait tout l’espace. Pour un retour, c’est un retour réussi et s’il se fait dans le sang, il n’en est que meilleur.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 7.5/10

    THE 69 EYES - Back In Blood

     


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  • DESASTER – The Arts Of Destruction
    Metal Blade Records
    Style : Black/Thrash Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2012
    Site Web : www.total-desaster.com

    DESASTER - The Arts Of Destruction



    01. Intro / 02. The Arts Of Destruction / 03. Lacerate With Hands Of Doom / 04. Splendour Of The Idols / 05. Phantom Funeral / 06. Queens Of Sodomy / 07. At Hell's Horizon / 08. Troops Of Heathen, Graves Of Saints / 09. Possessed And Defiled / 10. Beyond Your Grace / 11. Outro

    Les Allemands de DESASTER font depuis longtemps partie des groupes de l’ombre à l’image d’un DESTROYER 666 duquel on peut les rapprocher, connus surtout par les plus mordus d’un Black largement teinté de Thrash Metal ou l’inverse. Cette scène de passionnés abrite en effet bon nombre de groupes qui rampent dans l’underground et balancent des albums au son 80’s qui fait le lien entre le Black Metal d’un BATHORY ou d'un VENOM avec le Thrash Metal d’un SODOM ou plus encore d’un DESTRUCTION dont le nom du groupe est tiré. Pourtant sur The Arts Of Destruction, on retrouve quelques touches de Death Metal qui peuvent même évoquer un certain ASPHYX sur "Splendour Of The Idols" ou encore quelques mélodies plutôt inhabituelles pour un album du style comme ce "Phantom Funeral". A l’image d’un NON SERVIAM, DESASTER ne se soucie guère des limites du style et s’ouvre des possibilités tout en gardant une musique vindicative et sombre même lorsque les leads de guitare se font plus mélodieux. La démarche des Allemands s’inscrit donc plus dans HELLHAMMER que dans IMMORTAL, le côté glacial du Black Metal n’existe pas ici au profit du côté catchy du Thrash Metal, et la tourmente imagée sur l’artwork de ce septième album ne tarde pas à faire des ravages dans nos cervelles lorsque déboulent des boucheries telles que "Queens Of Sodomy". Un bon album qui, espérons le, permettra à ceux qui sont passés à côté de découvrir ce groupe. The Arts Of Destruction est la preuve que l’on peut pratiquer un Metal Old-School tout en restant innovant et moderne car la production de cet album ne sonne absolument pas datée, chose assez rare dans le style.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note: 7.5/10

    DESASTER - The Arts Of Destruction

     


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  • ARMORED SAINT - La Raza
    Metal Blade Records
    Style : Hard n’Heavy
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2010
    Site Web : www.armoredsaint.com

    ARMORED SAINT - La Raza



    01. Loose Cannon / 02. Head On / 03. Left Hook From Right Field / 04. Get Off The Fence / 05. Chilled / 06. La Raza / 07. Black Feet / 08. Little Monkey / 09. Blues / 10. Bandit Country

    Les américains d’ARMORED SAINT jouissent du statut de valeur sûre au sein du paysage Metal, ce qui leur permet de disparaître pendant une décennie sans pour autant être oubliés. Il faut dire que compter dans ses rangs un chanteur comme John Bush (plus ou moins membre d'ANTHRAX par ailleurs), ça aide ! Mais voyons plutôt ce que La Raza a dans le ventre… Eh bien on est tout sauf décontenancé, bien au contraire ! Le groupe reste fidèle à ce trip Hard Rock US / Heavy Metal qui a fait sa renommée dans les années 80, période à laquelle il sortait des albums plus régulièrement. La production n’est pas datée - certaines sonorités sont même plutôt modernes - mais aucun bouleversement majeur à l’horizon. Bien entendu c’est parfaitement joué, Bush nous en met encore plein la vue et le groove ainsi que le talent de composition sont au rendez-vous. Mais la majorité des titres est simplement agréable à écouter, sans toutefois dépasser ce stade. Peut mieux faire, donc, surtout si l’on se réfère à quelques exceptions comme le puissant "Left Hook From Right Field", le très bon "Chilled" ou encore le remuant "La Raza". « Juste » un bon album donc, mais ARMORED SAINT a-t-il d’autres prétentions ?

    Chronique : Morbid S.

    Note : 7,5/10

    ARMORED SAINT - La Raza

     


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  • IHSAHN – After
    Candlelight Records
    Style : Progressive Metal/Black
    Origine : Norvège
    Sortie : 2010
    Site Web : www.ihsahn.com

    IHSAHN - After



    01. The Barren Lands / 02. A Grave Inversed / 03. AFTER / 04. Frozen Lakes On Mars / 05. Undercurrent / 06. Austere / 07. Heavens Black Sea / 08. On The Shores

    Depuis 2005, Ihsahn a définitivement pris son envol, la fin de PECCATUM qu’il partageait avec son épouse lui permet de se lancer dans un Metal expérimental dans la droite lignée de Prometheus :The Discipline Of Fire And Demise, dernier opus sous le nom d’EMPEROR totalement composé par Ihsahn. The Adversary, premier album à sortir sous le nom d’IHSAHN garde cette ligne de conduite mais dès le deuxième album, l’excellent AngL, le Norvégien qui s’est associé à Mikael AKERFELDT (OPETH) pour l’inspiration et le jeu sur “The Unhealer”, dévoile quelques envies à aller voir vers d’autres rivages plus mélodiques mais surtout plus sophistiqués. En 2010, épaulé par les SPIRAL ARCHITECT Asgeir MICKELSON à la batterie et par Lars K.NORBERG à la basse, After, prend de nouveau tout le monde à contrepied, tout d’abord c’est le très demandé Jens BOGREN (OPETH, KATATONIA, PARADISE LOST) qui s’est occupé de la production, une nouvelle fois impeccable, ensuite le contenu musical va en décontenancer plus d’un avec la participation très remarquée et remarquable de Jorgen MUNKEBY (SHINING) au saxophone, que ce soit en Free Jazz sur “A Grave Inversed”, “Undercurrent” ou en mélodie principale, là où d’autres auraient mis de la guitare, comme sur l’impressionnant “On The Shores” furieusement Doom. C’est la principale différence avec son grand frère, cette chaleur qui se dégage de cet After, là où AngL marquait une distance avec l’auditeur, la voix mélodique et chaude (comme sur un album d’ALICE IN CHAINS par exemple, même si le style est totalement différent) sur “Frozen Lakes On Mars” surtout, et ce côté gentleman comme on peut le trouver sur un album d’OPETH, IHSAHN a embelli sa musique, non pour la rendre plus accessible car cet album est en fait plus brutal qu’AngL, juste pour rendre les parties brutales encore plus brutales et les parties mélodiques, plus mélodiques. Il suffit de voir l’énergie dégagée par un “A Grave Inversed” où la rythmique des guitares affole le saxophone frénétique qui n’est pas sans évoquer un Devin TOWNSEND de la période Physicist ou le passage bien thrashy de l’épique “Undercurrent” et d’écouter les mélodies du début du même “Undercurrent” ou “Austere” qui renvoie directement à OPETH tout comme “AFTER” qui évoque le “Burden” des Suédois, le refrain très harmonique d’“Heaven Black Sea” et son break où le saxophone suppléé la guitare très atmosphérique. La voix d’Ihsahn oscille toujours entre Black et voix claire et les progrès dans ce domaine sont véritablement flagrant, le bougre a confiance en ses capacités et prouve qu’il est un excellent chanteur. Enfin, et c’est là la principale force d’After, cet album est incroyablement varié, bien plus que tout ce qu’IHSAHN a pu produire auparavant, d’un “The Barren Lands” dont la mélodie évoque celle du “World To Come” de GOJIRA, au plus commun “A Grave Inversed” en passant par l’ambitieux “Austere” très mélodique et sa ligne de basse lead que ne renierait pas Robert TRUJILLO ou par les puissants “Heavens Black Sea” et “Frozen Lakes On Mars” ou enfin le Doom final “On The Shores” très émotionnel avec son utilisation du saxophone en lieu et place d’une guitare lead, les variations sont extrêmement nombreuses tout en réussissant à mener la musique vers une progression en intensité comme sur “Undercurrent” ou en émotion sur “On The Shores”. L’homme s’assume et c’est tant mieux car After est tout simplement son meilleur album, ceux qui espéraient un sursaut Black du Norvégien vont certainement passer à côté de ce petit bijou mais beaucoup d’autres vont découvrir le visage d’IHSAHN, si longtemps grimé.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8,5/10

    IHSAHN - After

     


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  • MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)
    Pervade Productions
    Style : Brutal Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2010
    Site Web : www.facebook.com/mortuarynancy

    MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)



    01. Intro / None, Nothing, Never / 02. G.O.D / 03. The Memory Erasing Dreams / 04. Ghyste Mortua (S.O.U.L Part 1) / 05. Cubikophrenic Delirium / 06. Reptilian / 07. Omegalpha / 08. The Eleventh Hellheaven (S.O.U.L Part 2) / 09. Uprooted / 10. E.N.D / 11. (H)ate

    Le voilà, ce G.O.D sur lequel les vétérans français de MORTUARY bossent depuis des lustres ! En écoutant ce nouveau concentré de douleur, on a vraiment l’impression de se prendre toute la frustration et l’impatience du groupe en pleine poire ! Rien à redire sur le plan instrumental et Patrick Germonville réalise un joli carnage au chant, dans un registre guttural aux relents Hardcore. La production très pro rend justice à ce déluge rageur qui navigue entre old school et brutalité, avec parfois une urgence limite Grindcore. Bien entendu, peu de finesse au programme, même si quelques arrangements subtils et un instrumental partiellement acoustique ("Reptilian") aèrent correctement l’ensemble. Bien entendu, cela n’empêchera pas le profane de trouver l’écoute de G.O.D assez répétitive, mais passons... Car je préfère vous parler de cette réussite qu’est "Omegalpha (From Beth To Aleph)", un titre progressif qui reste brutal tout en proposant de belles variations d’ambiances. Personnellement, je n’avais jamais été grand fan de MORTUARY auparavant, mais il me semble clair que G.O.D va permettre au groupe nancéen d’assumer des ambitions allant cette fois au delà de l’underground...

    Chronique : Morbid S.

    Note : 8/10

    MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)

     


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  • RAGNAROK – Collectors Of The King
    Regain Records
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2010
    Site Web : www.ragnarokhorde.com

    RAGNAROK - Collectors Of The King



    01. Resurrection / 02. Stabbed By The Horns / 03. Burning The Earth / 04. In Honour Of Satan / 05. Collectors Of The King / 06. Eternal Damnation / 07. The Ancient Crown Of Glory / 08. May Madness Hunt You Down / 09. Wisdom Of Perfection

    Six ans déjà que Blackdoor Miracle, dernier album en date de RAGNAROK a vu le jour, le temps passe décidément très vite. Il faut dire que le groupe renait véritablement de ses cendres avec le renouvellement de ses membres pour le 3 quart, Ulvhedin HOEST bien connu pour son activité au sein de TAAKE, parti par manque de temps à consacrer à ce groupe, c’est HansFyrste (SVARTTJERN) qui lui succède derrière le micro, Brigge et Decepticon, 2 ex-CARPTICON complètent ce nouveau line-up aux côtés de Jontho, seul membre originel de RAGNAROK, à la batterie. Collectors Of The King est le sixième album de ce groupe de Black Metal sans compromis, à la saveur old-school très prononcée, après une courte intro bruitiste, “Stabbed By The Horns” place l’album sur orbite, c’est primitif sans être dénué de mélodie, plutôt atmosphérique d’ailleurs alors que le son bien crade et la voix de HansFyrste participent à cette ambiance pesante et intense qu’un “In Honour Of Satan” vient encore appuyer avec ces parties Raw Black Metal. Inutile de chercher une fenêtre pour trouver un peu d’air, tout ici est saturé de poussière, on suffoque bien vite sous les coups de boutoir de “Burning The Earth”, de “The Ancient Crown Of Glory” et ses parties de batterie mid-tempo entrainante, ou du très sombre et une nouvelle fois sans concession “Eternal Damnation”. Seul “Wisdom Of Perfection” semble laisser une possibilité de respirer mais je crains qu’il ne soit trop tard pour beaucoup, la haine dégagé pas un “Collectors Of The King” me fait craindre le pire pour les non avertis. En effet, sans aller jusqu’à l’extrémité d’un TSJUDER, RAGNAROK imprime à travers ses paroles basées sur le Satanisme, le Paganisme et l’anti-religion en général, une brutalité que même le riff old-school et plus rock’n’roll d’un “Collectors Of The King” n’arrive pas à amoindrir. Bien évidement, pas de surprise à attendre de cet album de RAGNAROK, juste l’acharnement d’une entité à faire perdurer l’esprit du Black Metal du début des années 90 et comme sur chaque album des Norvégiens, ils y parviennent largement. Les nostalgiques mais également ceux, désireux de se plonger dans cette ambiance glaciale si particulière, devront passer par ce Collectors Of The King dont les parties de batterie sans blast participent grandement à cette atmosphère furieuse qui englobe l’album. Un retour aux affaires très digne avec une prestation de Hansfyrste qui comme à l’accoutumée vit ses paroles, un interprète comme la scène Metal en manque cruellement. RAGNAROK est un des rares groupes à pouvoir proposer un Black Metal haineux, brutal et pourtant bien arrangé sans pour autant briser les codes fondamentaux du genre. Enfin un petit mot sur l’artwork soigné de cet album, l’esthétique sombre de la pochette tranche véritablement avec ce que le groupe a pu proposer jusqu’ici, à l’image de ce qu’ENTHRONED a également réalisé sur Pentagrammaton, le nouvel album, les fans old-school, certainement très attaché aux visuels traditionnels, seront certainement surpris mais le contenu musical ne mérite vraiment que l’on s’arrête sur l’aspect visuel pour juger cet album.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

    RAGNAROK - Collectors Of The King

     


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  • MYRATH – Tales Of The Sands
    XIII Bis Records
    Style : Progressive Metal
    Origine : Tunisie
    Sortie : 2011
    Site Web : www.myrath.com

    MYRATH - Tales Of The Sands



    01. Under Siege / 02. Braving The Seas / 03. Merciless Times / 04. Tales Of The Sands / 05. Sour Sigh / 06. Dawn Within / 07. Wide Shut / 08. Requiem For A Goodbye / 09. Beyond The Stars / 10. Time To Grow

    Troisième album pour MYRATH, Tales Of The Sands est un tournant important pour le groupe, le premier groupe Tunisien à avoir été signé sur un label, et il faut bien admettre que l’histoire entre la France et ce groupe rappelle ORPHANED LAND, groupe avec lequel ils ont déjà partagé l’affiche. La recette du groupe est basée sur un Metal Progressif très proche de SYMPHONY X et si cette influence saute aux oreilles en live, en studio, la personnalité de MYRATH ressort un peu plus. Avec des orchestrations moyen-orientales bien présentes mais finalement assez discrètes si on excepte la chanson titre qui passe aussi bien en studio qu’en live, ou "Beyond The Stars", un autre moment fort de cet album, la plupart du temps, c’est plutôt le chanteur Zaher ZORGATI qui imprime ce style dans l’ambiance car sur un "Dawn Within", on aurait pu croire que les Tunisiens allaient de nouveau sortir les instruments folkloriques mais pas du tout, c’est un titre mélodique, calme et classique de Metal Progressif que l’on obtient. Sauf qu’à côté des autres titres déjà cités et des titres plus calibrés Metal comme "Merciless Times" et surtout "Under Siege", un des meilleurs titres de Tales Of The Sands, tout cela donne un album varié qui ne trouve quelques longueurs que sur le début d’un "Requiem For A Goodbye" intéressant mais assez inégal, notamment à cause de son introduction, tout comme "Time To Grow", bien ancré dans le style Metal Progressif et qui n’apporte pas grand-chose à cet album. On soulignera la production qui privilégie les parties vocales, on peut le comprendre, dommage que la batterie de Saif OUHIBI en patisse, le batteur a mis les voiles depuis remplacé par Piwee DESFRAY d’HEAVENLY. Un bien bel album, un brin plus accessible que son back catalogue, mais Tales Of The Sands tout comme les prestations live du groupe laissent à penser que l’avenir est ouvert pour les Tunisiens. A mi-chemin entre le Middle Eastern Metal et le Progressive Metal, entre ORPHANED LAND et SYMPHONY X en fait, à découvrir.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note: 7.5/10

    MYRATH - Tales Of The Sands

     


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