• SEYMINHOL - Ov Asylum
    Brennus Music
    Style : Modern Metal
    Origine : France
    Sortie : 2009
    Site Web : www.seyminhol.net

    SEYMINHOL_Ov Asylum



    01. Ov Asylum / 02. The Old Man's Tree / 03. Pretium Doloris / 04. Suicide Obsession / 05. A Blank Chamber / 06. Nail And Spear / 07. Pendulum Motion / 08. Ectasy In Sin / 09. Apocryphal Anthem

    Ooovvv Asyluuummm ! Excusez moi, je viens de vomir, une remontée de mes tripes suite à l'écoute du dernier album des Français. Oui, il faut vous mettre au parfum, les "anciens grands" de SEYMINHOL changent de style. Paix à leurs âmes ! Le symphonique grandiose et épique de Northern Recital (2002) et Septentrion's Walk (2005), ainsi que les tournées avec VIRGIN STEELE, ne leur convenant visiblement plus, SEYMINHOL préfère maintenant se tourner vers la scène Modern Metal, tant mieux pour eux, mais leur a-t-on dit que ce mouvement était aussi saturé que le Heavy épique ? Et dire que, par moment, surnage, grâce à la mélodie vocale du chanteur, quelques bribes des anciens albums ! Quel gâchis, j'en pleurerais de rage ! (On aurait pu avoir une superbe musique Heavy prog se greffant dessus). On retiendra la pochette, bien travaillée, sombre, retranscrivant parfaitement cet album obscur. (Le sein aurait pu être décliné de façon épique avec les gauloises de gergovie sur les remparts face aux troupes Romaines). La qualité d'écriture du groupe est toujours présente, ça me fait encore plus mal d'écrire ça ! Ooovvv Asyluuummm ! oups ! encore un restant ! (on aurait pu avoir des textes tirés de Pline, Tacite, du kalevala, etc...). SEYMINHOL semble avoir remisé son âme pour une gloire éphèmère et peu assurée et a oublié au passage ses fans ! (On aurait pu... Putain, il faut que je ferme ma grande gueule ! moi je peux rien , eux ils pouvaient !). Force et Honneur mes frères ! Revenez dans le chemin de la gloire épique !

    Chronique : Florent

    Note : 5/10

     

    SEYMINHOL_Band 2009
     

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  • MUSTASCH – Mustasch
    Nuclear Blast
    Style : Stoner/Hard Rock
    Origine : Suède
    Sortie : 2010
    Site Web : www.mustasch.net

    MUSTASCH_Mustasch



    01. Tritonus (Prelude) / 02. Heresy Blasphemy / 03. Mine / 04. Damn It's Dark / 05. The Man, The Myth, The Wreck / 06. The Audience Is Listening / 07. Desolate / 08. Deep In The Woods / 09. I'm Frustrated / 10. Lonely / 11. Blackout Blues / 12. Tritonus

    On se souvient de la pochette de Parasite !, le maxi de MUSTASCH sorti en 2006, mais musicalement, il faut admettre que les Suédois restent une énigme. Mustasch, cinquième album du groupe, si on ne tient pas compte des diverses compilations sorties à droite et à gauche, est déjà disponible dans le nord de l’Europe par le biais de Regain Records depuis septembre 2009, Nuclear Blast a senti le goût puisque le label Allemand s’apprête à rendre disponible cet album au reste de l’Europe alors que le groupe est en course pour le titre de « Meilleur Album de Hard Rock » aux Grammy Suédois. De sa première sortie, seule la pochette a changé, avantageusement d’ailleurs, le tracklisting est identique, c’est que la pochette qui ornait la sortie de l’album en septembre était réellement hideuse, un contraste marquant avec la musique car les fans de MONSTER MAGNET doivent impérativement écouter Mustasch, “Heresy Blasphemy” donne le ton avec ses guitares bien lourdes qui fricotent sans rougir avec le Doom le plus Hard Rock d’un BLACK SABBATH sous amphétamines, les Suédois me rappellent également THE QUILL ounos compatriotes de LAZY, par moment, un doux mélange de Hard Rock burné avec du Stoner et ce côté mélodique que l’on pourrait croire emprunté à THE 69 EYES (“Deep In The Woods”). Le défilé des influences continuent, on pense tour à tour à SOUNDGARDEN, l’écho sur la voix et l’ambiance de l’entêtant “Damn It’s Dark”, “Desolate” présente une structure plus moderne avec ses riffs bruts, “Desolate” est relevé d’un violon et d’une mélodie folklorique, “I’m Frustrated” pourrait être un enfant d’AEROSMITH, bref, les Suédois s’amusent comme des petits fous et nous avec, la prestation vocale de Ralf GYLLENHAMMAR est juste parfaite, une voix rauque, douce et posée ou hurlée, l’homme fait preuve d’une facilité déconcertante à faire rocker les titres les plus Pop, “Lonely” par exemple qui mixé, arrangé et chanté autrement pourrait avoir un visage bien plus soporifique, lorsque simplicité rime avec efficacité, MUSTASCH ne s’embarrasse pas de menus détails et proposent 11 titres costauds ainsi qu’une introduction pachydermique. Rien n’est à jeter ici, “Blackout Blues” nous ramène vers les débuts de l’album avec ses guitares qui s’alourdissent de nouveau alors que la voix se fait encore un peu plus rauque, un pur concentré de Hard Rock Stoner qui vous est hautement recommandé et qui se termine sur un Doom old-school relevé de quelques notes de clavier, imparable, tout comme l’est “Tritonus” aux relents psychédéliques. Puisque l’on vous propose une séance de rattrapage, ne ratez surtout pas l’oral car ce groupe est énorme tout simplement.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 9/10

     

    mustasch_band 2010
     

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  • HANGMAN’S CHAIR – Leaving Paris
    Bones Brigade
    Style : Stoner/Doom Metal
    Origine : France
    Sortie : 2010
    Site Web : www.facebook.com/hangmanschair

    HANGMAN\'S CHAIR_Leaving Paris



    01. Mourner's Parade / 02. Will The Sun Set Today / 03. Breathe Where The Vices Are / 04. Scarlet Star / 05. A Fix For A Lovely Nod / 06. Spines / 07. Paris Spleen Pt. I / 08. Paris Spleen Pt. II

    Une mélodie calme et répétitive, l’ambiance n’en est pas moins crade pour autant et c’est ainsi que HANGMAN’S CHAIR ont décidé d’introduire “Mourner’s Parade” et leur deuxième album par la même occasion. Alors dans le Stoner, il y a plusieurs écoles dont une proche du Doom et nos petits Français y sont admis facilement avec des influences aussi douces que BLACK LABEL SOCIETY ou CROWBAR et la suite de ce “Mourner’s Parade” au début bluesy se transforme en une boucherie que Zack WYLDE aurait pu ordonner, et puis il y a cette voix qui se rapproche du grand bucheron également, voilà un album qui démarre plus que bien et on peut dire que cette longue introduction de 9 minutes mid-tempo plante le décor car l’esprit Doom est indéniablement de la partie. Mais que les amateurs de Stoner se rassurent, HANGMAN’S CHAIR n’a pas omis ce trait de son caractère avec des “Will The Sun Set Today” à la mélodie accrocheuse avant que sa structure ne l’emmène dans les méandres de la folie, ou bien avec le plus bluesy “Breathe Where The Vices Are” qui fait penser à du CORROSION OF CONFORMITY mais qui prend fin sur une partie Sludge excellente. Le groupe dont le guitariste et le batteur font également partie de RISING DUST, un groupe de Doom hautement recommandable, impose un style tout en feeling, ne cherchez pas là de structure taillée pour le passage radio même le plus court et plus direct “A Fix For A Lovely Nod” ne respecte pas ce calibre et alors on approche des riffs enfumés de KYUSS sur “Spines” avec une lourdeur pesante très bien mise en valeur par la production assurée par le groupe lui-même et enregistré avec l’aide de Francis CASTE en 3 jours seulement. Enfin il y a ce titre “Paris Spleen” composé de deux parties bien distinctes, la première avec un long larsen qui couvre une mélodie à la guitare répétée à l’infini et un dialogue en français avec un accent très prononcé (accent Picard !) et la deuxième avec un riff Doom bien plombé qui reprend pourtant quelques sonorités Stoner par moment. Ce deuxième album est dans son ambiance plus Stoner que ce que HANGMAN’S CHAIR a pu nous proposer jusque là mais la voix assuré par Cédric TOUFOUTI est plus convaincante et surtout moins proche de celle Layne STALEY même si la fragilité de ce dernier est toujours au rendez-vous. Leaving Paris est donc certainement l’album que tous les amateurs de Metal goudronné et plombé doivent au moins écouté une fois à défaut de se le procurer. Un espoir largement confirmé et une classe et un talent qui les a mené en première partie d’EYEHATEGOD au Glaz’art à Paris, décidément Leaving Paris n’est vraiment un titre prémonitoire pour le groupe.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    HANGMAN\'S CHAIR_Band
     

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  • THE OCEAN - Anthropocentric
    Metal Blade Records
    Style : Progressive Post Hardcore
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2010
    Site Web : www.theoceancollective.com

    The Ocean_Anthropocentric



    01. Anthropocentric / 02. The Grand Inquisitor I: Karamazov Baseness / 03. She Was The Universe / 04. For He That Wavereth... / 05. The Grand Inquisitor II: Roots & Locusts / 06. The Grand Inquisitor III: A Tiny Grain Of Faith (ft. Sheila Aguinaldo) / 07. Sewers Of The Soul / 08. Wille zum Untergang / 09. Heaven TV / 10. The Almightiness Contradiction

    La démarche qui consiste à sortir deux albums reliés entre eux d’une manière ou d’une autre, et censés former un tout, a vu plus d’un « grand » groupe se casser la gueule. THE OCEAN a pourtant choisi de relever une nouvelle fois ce défi en proposant un jumeau à Heliocentric, sorti plus tôt cette année. Passons sur le concept devant lequel certains crieront au génie, pendant que d’autres bailleront aux corneilles. Les forces et faiblesses d’Anthropocentric étant plus ou moins les mêmes que chez son grand frère, je vous invite à consulter ma chronique (fort éclairée et très pertinente) de ce dernier. Sachez cependant qu’Anthropocentric se veut plus direct, énervé et moins planant, même si la mélancolie et les passages atmosphériques sont toujours de mise. C’est certainement très subjectif mais pour ma part, l’effet de surprise étant passé, je ne vois ici que des morceaux supplémentaires par rapport à Heliocentric, simplement dotés d’une ambiance différente. De plus, la musique très saccadée de THE OCEAN tourne un peu en rond (bon courage à celui qui veut s’envoyer les deux disques d’affilée !), et on éprouve un soulagement certain lorsque le groupe utilise enfin un rythme classique sur le rapide "The Grand Inquisitor II : Roots and Locusts". Mais ne noircissons pas trop le tableau : Anthropocentric reste d’une qualité bien supérieure à la moyenne, son seul défaut étant de procurer plus de plaisir que d’émotions...

    Chronique : Morbid S.

    Note : 7,5/10

     

    THE OCEAN_Band
     

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  • THE OCEAN - Heliocentric
    Metal Blade Records
    Style : Progressive Post Hardcore
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2010
    Site Web : www.theoceancollective.com

    The Ocean_Heliocentric



    01. Shamayim / 02. Firmament / 03. The First Commandment Of The Luminaries / 04. Ptolemy Was Wrong / 05. Metaphysics Of The Hangman / 06. Catharsis Of A Heretic / 07. Swallowed By The Earth / 08. Epiphany / 09. The Origin Of Species / 10. The Origin Of God

    Ce nouvel album des Allemands de THE OCEAN pourra éventuellement intéresser les fans de MASTODON, mais aussi ceux que le dernier album des ricains, Crack the Skye, a laissé perplexes. En effet, si les racines musicales semblent être les mêmes, on trouve chez THE OCEAN une sobriété et une rigueur très allemandes, là où MASTODON est plus psychédélique et tape-à-l’œil. Mais cessons la comparaison, car ce disque mérite amplement d’exister par lui-même ! En effet, on tient là une petite merveille de groove (avec cette batterie pleine de feeling) et de puissance, le disque est parsemé de riffs subtils comme un mammouth tels que celui de "Swallowed By The Earth". Le tout est relevé de jolies envolées vocales – même si les lignes de chant sont parfois un peu trop appuyées – alternées avec un chant Hardcore classique. Les interventions d’instruments plus inhabituels comme le piano et les violons apportent par ailleurs une profondeur inédite. Ce qui « trahit » Heliocentric et le rend très contemporain – pas forcément de façon péjorative d’ailleurs – ce sont ces tempi majoritairement lents et quelques refrains un poil prévisibles. Pour le reste, THE OCEAN nous a pondu un bel album, doté d’une ambiance mélancolique très prenante qui donne envie de réappuyer sur « play » dès la fin du puissant diptyque "The Origin Of Species" / "The Origin Of God".

    Chronique : Morbid S.

    Note : 8,5/10

     

    THE OCEAN__Band
     

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  • BACKYARDS BABIES - Them XX
    Versity Rights
    Style : Rock'n'Roll Sleaze Punk
    Origine : Suède
    Sortie : 2009
    Site Web : www.backyardbabies.com

    BACKYARD BABIES_Them XX



    01. Brand New Hate / 02. Minus Celsius / 03. Highlights / 04. Degenerated / 05. Electric Suzy / 06. Look At You / 07. Abandon / 08. The Mess Age (How Could I Be So Wrong) / 09. Fill Up This Bad Machine / 10. The Clash / 11. Friends / 12. Dysfunctional Professional

    Voila maintenant 23 ans que BACKYARD BABIES est dans le circuit, distillant son Rock'n'Roll Punk/Glam/Sleaze au travers de compos simples mais ô combien efficaces. Le groupe compte aujourd'hui six albums à son actif et nous propose avec Them XX, une rétrospective, sorte de bilan de ces 20 dernières années passées à servir la cause du Rock'n'Roll. Douze titres nous sont proposés sur version simple, douze incontournables aux allures d'hymnes. On redécouvre avec joie les très Rock'n'Roll "Electric Suzy" ou "Fill Up This Bad Machine (1994), le Punk énervé "Look At You" (1998) sans oublier "Minus Celsius" (2003), le particulièrement accrocheur "The Mess Age (How Could I Be So Wrong)" (2006) ou "Dysfunctional Professional" (2006), véritable tube de BACKYARD BABIES. Et pour ceux qui n'en auraient pas encore assez avec ces douze titres, sachez qu'une version coffret aux allures d'anthologie, renfermant pas moins de trois CDs bourrés jusqu'à la gueule de B-sides et autres raretés, ainsi qu'un DVD, est également disponible. Une compilation peut-être pas indispensable aux fans du groupe qui doivent déjà posséder tous les albums, mais qui pour les néophytes se révèlera être la parfaîte introduction à l'univers des Suédois en trouvant ici réunis leurs titres les plus marquants.

    Note : 7,5/10

    Chronique : Nono666

     

    BACKYARD BABIES
     

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  • VREID – V
    Indie Recordings
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2011
    Site Web : www.vreid.no

    VREID_V



    01. Arche / 02. The Blood Eagle / 03. Wolverine Bastards / 04. The Sound Of The River / 05. Fire On The Mountain / 06. The Others & The Look / 07. Slave / 08. Welcome To The Asylum / 09. Then We Die

    Lorsqu’en 2004, des membres de WINDIR forment VREID suite au drame qui les a frappés, à savoir le décès en janvier du chanteur Terje BAKKEN, ils s’orientent vers un Black Metal plus rude en proposant un premier album, Kraft, dans la foulée. En 2010, le guitariste Stian BAKKETEIG intègre le line-up en lieu et place d’Ese pour retrouver l’équipe qui officiait alors avec WINDIR et la comparaison ne s’arrête pas là puisque les ambiances Pagan prennent de l’importance sur V, le cinquième album, avec par exemple "The Sound Of The River" et sa voix claire sur un break ambiant, de même que sur la fin mélodique de "Fire On The Mountain". Et puis il y a ces parties hautement thrashy telles que l’introduction de "The Blood Eagle" ou "Fire On The Mountain" qui rappelle BATHORY dans l’esprit car dans le son, c’est tout autre, les Norvégiens se sont appliqués pour donner une production digne à ce nouvel album, un nouveau départ en quelque sorte. VREID n’oublie jamais l’élément mélodique dans son Black Metal sachant tout de même se faire cru, et lorsque déboule "The Others And The Look", une longue pièce de 10 minutes, on se prend tout le savoir faire de ces gaillards en pleine face, et je peux vous dire que ça fait mal aux gencives, riffs mélodiques, parties plus thrashy, quelques courts passages Black crus, Black mid-tempo, un morceau où le clavier prend également une place importante. Et puis il y a le cœur du morceau avec ces nouvelles parties vocales en voix claire qui raviront les amateurs de Pagan Metal, VREID a su retrouver l’esprit de WINDIR et nous en fait profiter. Un bon album qui s’éloigne foncièrement des clichés du Black. Rafraichissant !

    Note : 7.5/10

    Chronique : Aymerick Painless

     

    VREID_Band
     
     

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  • VREID - Milorg
    Indie Recordings
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2009
    Site Web : www.vreid.no

    VREID_Milorg



    01. Alarm / 02. Disciplined / 03. Speak Goddamnitt / 04. Blücher / 05. Blücher Pt. II / 06. Heroes And Villains / 07. Argumentum Ex Silentio / 08. Milorg

    Noir, profond, prenant, voici les termes qui me viennent à l'esprit pour décrire la musique que VREID propose dans ce nouvel album. Les anciens membres de WINDIR nous offrent une galette que devront absolument découvrir les fans de Black mélodique. Les Norvégiens excellent dans l'art de concocter des mélodies noires où soufflent un vent épique et majestueux. Le tempo est ralenti par de nombreux passages calmes, la structure est pensée, la créativité est présente. Milorg est réellement une très bonne surprise. L'album commence fort avec la pièce de 9 minutes qu'est "Alarm". Le sujet de l'album est, comme le précédent, basé sur la secconde guerre mondiale. Si le fond reste ancré dans le Black norvégien, la diversité rythmique et vocale (certains refrains, passages en voix claire) donne une dimension supérieure à la musique de VREID. Milorg s'éloigne de la lourdeur et la rapidité d'exécution du Trve Black, se débarrasse de l'agressivité mal contrôlée de beaucoup de groupes pour se recentrer sur l'émotion. VREID nous a  concocté, aidé par une très bonne prod', un album classieux de Metal intelligent. Les fans de Metal, ouvert d'esprit, ne seront pas déçus...

    Note : 8,5/10

    Chronique : Florent

     

    VREID__Band
     
     

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  • SLAYER – World Painted Blood
    American Recordings
    Style : Thrash Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2009
    Site Web : www.slayer.net

    SLAYER_World Painted Blood



    01. World Painted Blood / 02. Unit 731 / 03. Snuff / 04. Beauty Through Order / 05. Hate Worldwide / 06. Public Display Of Dismemberment / 07. Human Strain / 08. American / 09. Psychopathy Red / 10. Playing With Dolls / 11. Not Of This God

    SLAYER avait presque réussi son retour avec Christ Illusion (2006) qui voyait les Américains reprendre leur recette Thrash des années 80, conviction affichée dans l’attaque des riffs et paroles de nouveau explicites, voilà qui sentait bon pour les fans. Plusieurs tournées plus tard, voici SLAYER qui revient avec World Painted Blood annoncé comme un retour aux sources et le meilleur album depuis Seasons In The Abyss, et bien voyons n’hésitons pas car malheureusement ce n’est pas le cas. Certes, la patte SLAYER est de suite reconnaissable sur “Unit 731”, “Snuff”, “Public Display Of Dismemberment” et “Psychopathy Red”, mais pour le reste, les Américains affichent des riffs et des structures étonnamment modernes, lorsque l’on sait que Kerry KING crache sur tout ce qu’il y a de nouveau, on s’étonne de cette orientation, serait-ce là la patte de Jeff HANNEMAN qui a participé à l’écriture de cet album, comme au bon vieux temps ? Ce qui est sur c’est qu’il est impensable de faire imaginer aux fans incrédules que ce World Painted Blood peut être comparé à Seasons In The Abyss ou South Of Heaven, mais ceux parmi eux qui ont suivi l’évolution du groupe et l’ont apprécié devraient rentrer facilement dans cet album, sinon comment appréhender des titres tels que “World Painted Blood” et ses riffs plutôt modernes et son long solo bruitiste (trop long à mon goût), “Human Strain” et son break au riff saccadé sur fond de guitares mélodiques modernes, et “Playing With Dolls” qui n’a pas grand-chose à voir avec ce que SLAYER nous a proposé jusque là : voix parlée sur l’intro, sur rythme Rock’N’Roll qui se poursuit tout au long du titre, non, là le quatuor a pris des risques, bien plus que sur Christ Illusion, et pour ma part je dois avouer que c’est une bonne surprise. Ce qui l’est moins, c’est ce son de guitare digne de MOTÖRHEAD et ce mix de la batterie bien trop en avant, on comprend que les gars soient heureux d’avoir Dave LOMBARDO à leurs côtés, mais un son plus équilibré aurait été bien mieux car la véritable performance vient de Tom ARAYA qui hurle comme jamais (vraiment, comme jamais…) et il suffit d’écouter “Beauty Through Order” qui aurait pu être le titre fort de cet album si le début n’avait pas été musicalement si fade avec son riff mid-tempo entendu et usé bien avant que SLAYER ne l’utilise. Un album en demi-teinte donc avec ses certitudes et ses prises de risque, et puis quelques ratés sur lesquels les détracteurs vont se jeter comme des morts-de-faim, lorsque l’on sait que SLAYER et MEGADETH tournent ensemble, la qualité d’un Endgame est tout de même bien supérieure et devrait permettre au grand rouquin de tout atomiser alors que SLAYER devra, une nouvelle fois compter sur ses vieux classiques pour mettre le feu, une différence de taille entre deux groupes cultes de la scène Thrash.

    Note : 7/10

    Chronique : Aymerick Painless

     

    SLAYER_Band 2009
     

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  • AMORPHIS – The Beginning Of Times
    Nuclear Blast Records
    Style : Melodic Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : 2011
    Site Web : www.amorphis.net

    AMORPHIS_The Beginning Of Times



    01. Battle For Light / 02. Mermaid / 03. My Enemy / 04. You I Need / 05. Song Of The Sage / 06. Three Words / 07. Reformation / 08. Soothsayer / 09. On A Stranded Shore / 10. Escape / 11. Crack In A Stone / 12. Beginning Of Time / 13. Heart’s Song (Digipak Edition - Bonus Track)

    Skyforger en 2009, étincelant album qui a permis aux Finlandais de tourner encore et encore, Magic And Mayhem – Tales From The Early Years en 2010, une compilation de titres des débuts du groupe réenregistrés, AMORPHIS ne chôme vraiment pas depuis que Tomi JOUTSEN a pris le micro en 2006. Le garçon est motivé et cela se sent encore sur The Beginning Of Times, nouvel opus d’AMORPHIS. Le dixième album du groupe qui continue son petit bonhomme de chemin avec un Melodic Metal dont il est l’un, sinon le pilier principal. De nature moins aventureuse que son illustre ainé, The Beginning Of Times renferme cependant son lot de classiques, à commencer par le single "You I Need", évident mais efficace, "Mermaid" et ses guitares Heavy Metal Mélodique dans l’esprit, des titres aux relents de Folk bien prononcés, et il ne faut pas chercher plus loin que le titre d’ouverture "Battle For Light" ainsi que l’alternance entre growls Death dont "Crack In A Stone" bénéficie par exemple sur une fin intense où les claviers tiennent un rôle important également, et un chant mélodieux toujours de haute qualité, parfois même plus posé, comme au détour d’un "Three Words" qui cache pourtant une fin bien plus brutale et rythmée. The Beginning Of Times donne donc un peu l’impression de voir un groupe en roue libre, pas vraiment de surprise, même le Melodic Death Metal "Soothsayer" était plus ou moins attendu, on connait le goût du groupe, et particulièrement du chanteur, pour ce genre de titres même si le chant féminin qui débouche sur une belle fin mélodique reste un grand moment de cet album. Les fans ne s’y tromperont pas, ceux qui veulent découvrir non plus, cette dixième livraison est de très bonne qualité, pas vraiment de titres inutiles même si les 55 minutes sont un petit peu longues mais c’est là chipoter, AMORPHIS stagne un peu, et ça le groupe ne nous y a pas vraiment habitué. Construit autour de la naissance du monde selon les histoires folkloriques Finlandaises, d’où la représentation d’un œuf sur la pochette de l’album, AMORPHIS progresse pourtant mais de manière plus cachée, The Beginning Of Times manque juste un peu de peps et de folie. L’intransigeance à l’égard du groupe est à l’image de ses capacités, et cet album ne semble pas les avoir toutes exploitées, mais cela ne nous empêche pas d’apprécier cet album, oh ça non !

    Note : 7.5/10

    Chronique : Aymerick Painless

     

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