• RAVENCULT – Morbid Blood
    Hells Headbangers Records
    Style : Black Metal
    Origine : Grèce
    Sortie : 2011
    Site Web : www.ravencult.net

    RAVENCULT - Morbid Blood



    01. Sacrilege Of Death / 02. Possessed On Burial Ground / 03. Hail Revenge / 04. Morbid Blood / 05. Winds Of Damnation / 06. With Hunger In Eyes / 07. Snakes Crawl / 08. Black Rites Of Execration / 09. Sworn To The Unspoken Oath / 10. The Gates Of Bloodshed

    Lorsqu’en 2007 sort Temples Of Torment, le premier album des Grecs de RAVENCULT, beaucoup découvrent alors le Black Metal teinté de Thrash qui accompagnera KRISIUN ou encore ROTTING CHRIST sur les routes par la suite. Il aura fallu quatre ans et un nouveau label pour que le groupe donne suite à cette entrée en matière remarquée. Morbid Blood, tel est le nom de ce deuxième album de RAVENCULT qui, sous ses faux airs de DARKTHRONE, renferme pas mal de parallèles avec le CELTIC FROST des débuts. La guitare lead est cinglante et transperce le brouillard tissé par les rythmiques dévastatrices (l’écrasant "Winds Of Damnation"), le parallèle avec NIFELHEIM est également facile, notamment lorsque l’on voit le logo du groupe, très subjectif, et le premier titre "Sacrilege Of Death", rien de nouveau donc sous le soleil de Satan. Le Black Metal est ici bien rythmé et up tempo, certains diront Raw Black Metal, mais peu importe, Morbid Blood a effectivement ce côté mélodique dans les leads et pourtant brutal dans une section rythmique en formation boucherie, la production est tout à fait correcte, la voix n’est pas noyée dans l’ensemble. Le rendu est primitif, cradingue, dérangeant comme BATHORY, CELTIC FROST ou DARKTHRONE ont pu le faire. Encore un groupe à honorer le glorieux passé du Black Metal, mais lorsque RAVENCULT le fait si bien, on ne peut que célébrer avec eux l’esprit de ces chevaliers de l’apocalypse d’antan. Que l’on suive leur croyance Satanique plus ou moins éloignée ou pas, le feeling est là !

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 7.5/10

     

    RAVENCULT - Morbid Blood


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  • EASTERN FRONT – Blood On Snow
    Candlelight Records
    Style : Black Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2010
    Site Web : www.wartornblackmetal.co.uk

    EASTERN FRONT - Blood On Snow



    01. Stalinorgel / 02. Battle Of Smolensk / 03. Blood On Snow / 04. Unleash The Panzer Division / 05. Motherland / 06. Moskvy / 07. At The Gates Of Moscow / 08. Where Warriors Once Fell

    Formé en 2006 par les deux guitaristes Krieg et Holocaust, EASTERN FRONT publie une première démo en 2007 qui va vite être sold-out. En 2007, le groupe Anglais est désigné meilleur groupe underground non signé, avant d’enregistrer le titre “Blood On Snow” qui va rapidement être adopté par la communauté Metal et au-delà, le titre figurant sur la bande originale du film Faintheart sorti en 2008 et passera même sur les radios Américaines. Au début de l’année 2010, le groupe s’enferme aux studios Sonic Train d’Andy La Rocque en Suède pour enregistrer le premier album produit par Anders Backelin (ex-LORD BELIAL) et finit par être signé par Candlelight Records alors que le disque est déjà prêt. Ce premier album, intitulé Blood On Snow, vous l’aurez compris étant donné les titres de chansons (“Battle Of Smolensk” ou “At The Gates Of Moscow”), le nom du groupe faisant référence au front de l’Est, ou encore l’artwork de l’album, traite d’une partie de notre histoire pas si lointaine, en tout cas dans notre comportement primaire, ces évènements sont plus proches que ce que l’on croit. EASTERN FRONT nous envoie donc huit titres de Black qui tirent clairement sur l’œuvre de MARDUK avec, toutefois, un côté plus soigné dans les mélodies, un titre comme “Unleash The Panzer Division” aurait fait l’effet d’un rouleau compresseur avec les Suédois, EASTERN FRONT préfère en faire quelque chose de légèrement plus mélodique, une autre vision tout aussi pertinente et qui différencie clairement les deux groupes dans le rendu. Les Anglais n’hésitent pas non plus à aérer leurs titres par des breaks ambiancés, ou à glisser quelques bruitages explicites au début des titres (“Blood On Snow” ou “Stalinorgel”), tout comme ils franchissent le pas d’un titre plus cradingue faisant référence à MAYHEM plus qu’à MARDUK avec “Motherland” qui renferme également quelques parties plus Thrashy intéressantes pour la dynamique de l’album. Là où MARDUK enfonçait le clou en appuyant sur le côté Panzer Division, les Anglais préfèrent la jouer plus fine et ne sombrent jamais dans la violence totale, la preuve en est encore une fois avec “Moskvy”, un instrumental plus grandiloquent, avec des claviers et des chœurs, qui prend fin sur des salves de mitraillettes et autres armes de guerre. Il manque tout de même le côté chaotique à la musique d’EASTERN FRONT, le tout est presque trop gentil, et pourtant, les gaillards savent enclencher le mode Total Destruction de leur Black Metal, que ce soit sur “Battle Of Smolensk” ou “At The Gates Of Moscow”. Au final, Blood On Snow est un album de bonne qualité mais dont on a l’impression qu’il ne tient pas toutes ses promesses, on regretterait presque que le groupe ne radicalise pas un peu plus son propos pour coller parfaitement aux thèmes abordés et surtout dans le jeu de guitare souvent assez lent sur le manche, la production, peut être un peu trop nette et clean d’Anders Backelin, n’aide-t-elle pas vraiment non plus à ce que l’image colle au son. Enfin, quelques mélodies sont encore un peu trop naïves et là où le groupe aurait pu achever tout le monde avec “Where Warriors Once Fell”, il se contente d’un titre sans véritable passion, un titre de 9 minutes aussi lisse ne laisse pas de souvenir indélébile, dommage, mais le potentiel est là, méfions-nous de l’orgueil British si légendaire.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 7/10

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  • THEOCRACY - As The World Bleeds
    Ulterium Records
    Style : Progressive Power Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2011
    Site Web : www.theocracymusic.com

    THEOCRACY - As The World Bleeds



    01. I Am / 02. The Master Storyteller / 03. Nailed / 04. Hide In The Fairytale / 05. The Gift Of Music / 06. 30 Pieces Of Silver / 07. Drown / 08. Altar To The Unknown God / 09. Light Of The World / 10. As The World Bleeds

    D'abord projet solo de Matt Smith, THEOCRACY est rapidement devenu véritable groupe. Quatre ans après l'excellent Mirror Of Souls, les Américains sont de retour avec un troisième album, As The World Bleeds, qui fait honneur à son glorieux prédécesseur. Encore une fois, THEOCRACY ne déçoit pas, bien au contraire, il confirme la très bonne impression laissé par Mirror Of Souls, faisant même preuve aujourd'hui d'une certaine maturité, et si sur certains passages THEOCRACY peut évoquer DREAM THEATER ou ANDROMEDA ("I Am") voire EDGUY ("Nailed" s'inspirant clairement du "Mysteria" de la bande à Tobias Sammet), un aspect positif pourra également être ressenti à l'écoute de ce As The World Bleeds ; après tout, THEOCRACY n'est-il pas un groupe chrétien ? Cet aspect rapprochant parfois les Américains d'un Happy Metal à la FREEDOM CALL ("Light Of The World"), mais la vraie force de cet album est bien cette facilité qu'a THEOCRACY à écrire de véritables hymnes aux refrains imparables ("The Master Storyteller", "30 Pieces Of Silver"). Avec un album de la classe de ce As The World Bleeds, nos Américains semblent avoir tous les atouts en main pour devenir une des futures références en matière de Power Progressif... Un album à se procurer d'urgence, et un groupe à suivre de très, très près...

    Chronique : Nono666

    Note : 8/10

    THEOCRACY - As The World Bleeds


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  • PENSÉES NOCTURNES – Grotesque
    Les Acteurs De L’Ombre Productions
    Style : Avantgarde Black Metal
    Origine : France
    Sortie : 2010
    Site Web : www.facebook.com/Pensées-Nocturnes

    PENSÉES NOCTURNES – Grotesque



    01. Vulgum Pecus / 02. Paria / 03. Râhu / 04. Eros / 05. Monosis / 06. Hel / 07. Thokk / 08. Suivant

    Vacuum avait, en 2008, mis un léger uppercut à une scène Metal moribonde et immobile. PENSÉES NOCTURNES, one-man project de Vaerohn, redéfinissait alors ce qu’était le Black Metal, prenant sa source dans le Musique Classique, ce premier essai posait les bases d’une musique noire, mélancolique et parfois haineuse, mais souffrait encore des balbutiements des débuts. Vaerohn nous avait prévenu que le travail sur le deuxième album était déjà commencé et que ce serait mieux construit et plus abouti, normal me direz-vous, sauf que sur ce coup là, il avait vu juste. Le Black Metal fait toujours partie de l’équation musicale du projet, sauf que l’intégration des éléments Classiques est bien meilleure, c’est fluide, limpide, cela rappelle un peu ELLIPSIS (en plus carré) ou MIRRORTHRONE, mais surtout le spectre des instruments utilisés est très vaste, piano, violoncelle, guitares, orgue de barbarie, accordéon, le travail de fourmis annoncé est bien là. Au niveau vocal également, les progrès sont flagrants, la voix Black toujours aussi criarde s’intègre encore mieux à l’ensemble mais surtout quelques chœurs viennent épaissir la musique ainsi qu’une voix claire qui se fait parfois plaintive (“Paria”) qui donne une couleur très vive à cet album. L’intro symphonique plante le décor, les orchestrations sont réussies et très soignées, le son est tout ce qu’il y a de correct, on pourra juste regretter le son de batterie et de guitare sur “Paria”. Ce titre justement pourrait suffire à résumer PENSÉES NOCTURNES, introduction Jazz, beaucoup de pistes vocales, une partie violoncelle / batterie qui donne une intensité forte à ce titre et ce piano un peu fou sur la fin, bref là où Vaerohn dispersait ces parties inhabituelles dans le Metal en en glissant une par titre, sur Grotesque, la partie blues de “Monosis” vit sur tout le titre même pendant les passages plus Black, de même pour la musique ambiance fête foraine qui se mêle parfaitement au Black furieux ensuite ou à un solo de guitare excellentissime, Vaerohn ne raisonne pas en habillage Black de la musique Classique mais réussit le pari impossible de les faire vivre ensemble, en imposant une vision globale de la Musique, sans étiquette ni frontière. Bien sûr cela demande quelques aménagements que les moins ouverts d’esprit ne risquent pas d’apprécier, l’introduction particulièrement douce de “Eros” ou de “Thokk” qui peut d’ailleurs faire penser à DEINONYCHUS sur la suite du morceau ou les nombreux passages (bien plus que sur Vacuum en tout cas) orchestraux aussi réussis que possible. Grotesque se pose comme une pierre angulaire pour PENSÉES NOCTURNES, un album à l’image d’une bourgeoisie décadente, belle en surface, aucun titre n’est à jeter, “Râhu” et sa structure transposée de la Musique Classique décomposée en mouvements successifs, “Hel” et sa longue introduction orchestrale, “Monosis” et son ambiance fête foraine très réussie ou encore “Paria”. Alors que beaucoup ne voyant en PENSÉES NOCTURNES qu’un ovni, Grotesque l’inscrit définitivement comme un projet viable sur lequel il serait bon de compter.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

    PENSÉES NOCTURNES – Grotesque


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  • MESHUGGAH – Koloss
    Nuclear Blast
    Style : Technical Post-Thrash Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2012
    Site Web : www.meshuggah.net

    MESHUGGAH - Koloss



    01. I Am Colossus / 02. The Demon's Name Is Surveillance / 03. Do Not Look Down / 04. Behind The Sun / 05. The Hurt That Finds You First / 06. Marrow / 07. Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion / 08. Swarm / 09. Demiurge / 10. The Last Vigil

    La marque de fabrique MESHUGGAH a été détournée à de nombreuses reprises par toute une génération de nouveaux groupes pseudo-techniques se répondant de la famille de ce monstre Suédois. Après 4 années de silence discographique où les loups se sont mangés entre eux, le roi est de retour non sans avoir offert un live, le premier du groupe, pour remercier les fidèles. Koloss s’annonce déjà comme un nouvel objet de culte pour des passionnés de technique et pourtant MESHUGGAH ce n’est pas que ça, c’est avant tout une ambiance, un son, une patte en quelque sorte qui se traduit par des guitares rythmiques à géométrie variable, une batterie dont le seul but est de briser toute routine rythmique, une voix hurlée très Hardcore qui plonge l’ensemble un peu plus profondément dans la noirceur et une basse omniprésente, dans le jeu comme dans le son. D’ailleurs pour bien signifier un retour brutal des choses, MESHUGGAH nous envoie d’entrée de jeu "I Am Kolossus", sans introduction, ce titre tape directement dans le dur. Ce titre est très rythmique où aucun signe de mélodie ne se fait entendre si ce n’est ces notes très aériennes, presque sifflantes qui se trouvent sur un break en fin de morceau, un break très expérimental. Vient ensuite, la véritable première claque de l’album avec "The Demon’s Name Is Surveillance", un titre qui permet à l’album de s’illuminer un peu avec une partie de lead guitare qui vire pratiquement au solo en fin de morceau absolument dantesque, une progression naturelle que l’on ne voit pas venir et vous cloue sur votre siège pendant quelques instants. MESHUGGAH assomme son auditoire avec des monstres rythmiques tels que "Do Not Look Down" ou "Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion" pour mieux distiller ses expérimentations sonores ou parties plus légères comme ce début de "Behind The Sun" avec une guitare claire et un riff répété pour un effet psyché qui réussi à perdurer alors que le chant se moule dans le schéma défini par les instruments, un travail d’arrangement très soigné pour un résultat immédiat comme cette guitare planante sur "Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion" alors que la rythmique d’ailleurs abat un boulot énorme. Ensuite pour ceux qui guettent les parties techniques, essayez donc de caler la partie finale de "Marrow" ou de "Swarm" dans votre garage et le tout sans jamais sacrifier l’intérêt du morceau, seuls des esprits torturés peuvent accoucher de tels morceaux et fort heureusement il n’y a pas que des fous sur Terre et c’est la raison pour laquelle il ne peut pas y avoir autant de MESHUGGAH que ceux qui prétendent en être, OK, TEXTURES, HACRIDE ou même GOJIRA empruntent quelques schémas que les Suédois ont popularisé mais MESHUGGAH reste un groupe décidément à part, inimitable, tout comme les monstres sacrés cités ci-dessus. Finalement Koloss ne s’illumine jamais totalement et reste dans une noirceur qui colle à la peau de MESHUGGAH, un album psychologiquement éprouvant qui ne surprendra pas les fans du groupe qui conclut sur "The Last Vigil", un instrumental ambiant salutaire pour les âmes sensibles. Avec un groupe ayant créé un style, c’est toujours pareil, à partir du moment où celui-ci garde une longueur d’avance sur les suiveurs, on accepte volontiers qu’il n’évolue que très peu, et Koloss vient d’offrir plusieurs longueurs d’avance aux Suédois.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 9/10

    MESHUGGAH - Koloss


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  • MESHUGGAH – Alive
    Nuclear Blast
    Style : Post-Thrash Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2010
    Site Web : www.meshuggah.net

    MESHUGGAH - Alive



    01. Perpetual Black Second / 02. Electric Red / 03. Rational Gaze / 04. Pravus / 05. Lethargica / 06. Combustion / 07. Straws Pulled At Random / 08. New Millenium Cyanide Christ / 09. Stengah / 10. The Mouth Licked What You've Bled / 11. Humiliative / 12. Bleed

    Véritable puits d’idées pour les formations en herbe avides de technicités orchestrées, MESHUGGAH n’avait jusqu’ici jamais proposé le côté live de sa musique, c’est rectifié avec Alive qui se voit proposer en audio, l’objet de cette chronique, et en vidéo. Le penchant audio propose donc 12 titres captés sur les tournées Canadiennes et Japonaises en 2008-2009 et met plus particulièrement à l’honneur les shows de Montréal, Toronto et Tokyo, au niveau de la setlist, c’est le petit dernier ObZen et le classique Nothing qui sont à l’honneur avec neuf titres sur les douze proposés, autant dire que la prise de risque n’est pas des plus aventureuse et on obtient une heure de Post-Thrash alambiqué bien barré avec un son naturel au possible et qui vous mène vers des rivages que les suiveurs, œuvrant dans le Metalcore par exemple, ont bien du mal à accoster. La prestation vocale de Jens KIDMAN est tout simplement parfaite, équilibre entre puissance, énergie et maitrise, celle de la paire de gratteux où rien ne dépasse, vous pouvez chercher la fausse note, il n’y en a pas, ces gars sont des machines qui envoient des sons bien gras et Heavy de leurs guitares, et puis la section rythmique n’est pas en reste, Dick LÖVGREN est impeccable également, feutré et discret sur “Lethargica”, il envoie également la sauce et ce dès le terrible “Perpetual Black Second”, le tout avec un son brut, on se croirait dans la salle. La déflagration est terrible et une santé mentale saine est indispensable pour s’aventurer dans les méandres d’une musique où le mot « refrain » n’a pas de sens, rien que “Bleed” a de quoi vous faire perdre la tête. Au milieu de tout cela, 2 titres extraits du réputé Chaosphères font une apparition remarquée, “New Millenium Cyanide Christ” et “The Mouth Licked What You’ve Bled” avant qu’“Humiliative” extrait du EP None (1994) ne vienne caresser les tympans des die-hards. Les Suédois ont donc joué la carte de la promotion du dernier album plutôt que celui du best-of déguisé, chose à laquelle on aurait pu avoir droit puisqu’ Alive est la première sortie live de MESHUGGAH, chacun appréciera en fonction de son attente mais personnellement je trouve l’optique de ce live fidèle à la ligne de conduite du groupe qui ne calcule rien. Toutefois, le penchant DVD est plutôt conseillé avec sa panoplie de titres (21 au total) avec le clip de “Bleed” et les bricoles habituelles, d’autant plus que le CD audio est livré avec, mais pour les amateurs de son plus que d’images, Alive vous permettra de revivre une heure de show particulièrement intense, ce ne sont pas les quelques notes lancinantes qui dominent “New Millenium Cyanide Christ” qui font baisser la pression. Et de découvrir, pour les non initiés, les racines de SCARVE et de bien d’autres groupes comme GOJIRA également. Un bon encas en attendant un nouvel album studio et qui montre tout de même au passage à quel point MESHUGGAH a complexifié la structure de ses morceaux, entre le direct “The Mouth Licked What You’ve Bled” et le plus alambiqué et pourtant pas beaucoup plus long “Combustion” extrait d’ObZen, c’est parlant, non ?

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

    MESHUGGAH - Alive


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  • INSOMNIUM – One For Sorrow
    Century Media Records
    Style : Melodic Death Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : 2011
    Site Web : www.insomnium.net

    INSOMNIUM - One For Sorrow



    01. Inertia / 02. Through The Shadows / 03. Song Of The Blackest Bird / 04. Only One Who Waits / 05. Unsung / 06. Every Hour Wounds / 07. Decoherence / 08. Lay The Ghost To Rest / 09. Regain The Fire / 10. One For Sorrow

    A ce stade, c'est de l'insolence... Sortir des albums avec une telle régularité et d'une qualité sans faille, INSOMNIUM va continuer de donner des cheveux blancs à la concurrence. Et puis tant mieux s'il y a compétition dans le domaine du Death mélodique à tendance « pachydermique », personne ne viendra s'en plaindre. One For Sorrow est donc le cinquième album en date de nos Finlandais, le cinquième pilier d'une forteresse qui s'est battie à la force de titres aussi lourds qu'harmonieux. Dans la série «on prend les mêmes et on recommence», One For Sorrow pourrait très bien être le digne et logique successeur de Across The Dark, sans plus ni moins. Il pourrait ravir les fans de la première heure et même les combler un peu plus. Il pourrait ensuite laisser les auditeurs en extase devant cet album supplémentaire, en attendant le prochain volet... Mais il pourrait également se révéler être l'album qui manquait à INSOMNIUM pour qu'on ne les assimile plus à un nom de médicament, mais bel et bien comme d'une formation qui en connaît un rayon dans son domaine. "Inertia" ouvre cet album et s'impose comme l'introduction idéal au Death Symphonique d'INSOMNIUM. Une fois cette mise en bouche ingérée, vous êtes partis pour pratiquement une heure où la violence du chant Death se marie à merveille avec des envolées lyriques d'une douceur surprenante. Mais si la brutalité s'exprime à travers ce chant très Death, les parties musicales ne sont pas en reste et vous plaquent également un mur sonore entre les deux oreilles. Mais autant INSOMNIUM a un certain savoir-faire dans le domaine du matraquage, autant il sait rendre plus douce cette séance de coups. L'alternance des chants gutturaux et beaucoup plus clairs fait toujours partie de la marque de fabrique de nos Finlandais, tout comme le mariage entre le Thrash Scandinave et le Doom mélodique, voire mélancolique. One For Sorrow ressemble point par point à un cours magistral sur la perversion du masochisme, où comment trouver du plaisir à avoir mal. C'est dur, c'est tendre, violent et harmonieux, sombre et envoûtant comme une douce pluie fine sous un ciel voilé, INSOMNIUM déballe toutes ces qualités avec onze titres d'une homogénéité plutôt rare sur des albums de cette longueur. Homogène, One For Sorrow ne l'est peut-être pas totalement avec "Regain The Fire" qui sort du lot et possède tout ce qu'il faut pour en faire un hit ou un titre incontournable dans la discographie d'INSOMNIUM. Bien sur, on peut toujours dire que nous les attendions sans surprise avec ce style qu'ils n'ont pas inventé, mais qu'ils pratiquent avec un succès certain. Mais dans ce cas, on peut vite se rendre à l'évidence qu'INSOMNIUM est devenu maître dans l'art de nous captiver un peu plus à chaque réalisation. Donc, sans surprise peut-être, mais avec une réussite et des qualités qui nous hypnotisent. C'est clair qu'il s'agit d'un album beau, créatif, sombre et mélodieux, lourd et rapide, c'est de l'INSOMNIUM tout simplement, et d'un sacré niveau !

    Chronique : Fred Pichot

    Note : 8,5/10

    INSOMNIUM - One For Sorrow


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  • INSOMNIUM – Across The Dark
    Candlelight Records
    Style : Melodic Death Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : 2009
    Site Web : www.insomnium.net

    INSOMNIUM - Across The Dark



    01. Equivalence / 02. Down With The Sun / 03. Where The Last Wave Broke / 04. The Harrowing Years / 05. Against The Stream / 06. Lay Of The Autumn / 07. Into The Woods / 08. Weighed Down With Sorrow

    Assez peu connu chez nous malgré douze ans d’existence et trois albums, les Finlandais d’INSOMNIUM risquent fort de squatter vos platines avec Across The Dark. Basé sur le Death Metal, la musique d’INSOMNIUM en conserve le riffing pouvant rappeler DARK TRANQUILLITY (“Against The Stream” et “Into The Woods”) et la voix principale à laquelle se greffe une voix claire assurée par Jules NÄVERI (PROFANE OMEN, ENEMY OF THE SUN) sur le refrain de “Where The Last Wave Broke” et “The Harrowing Years” ou plus généralement sur “Lay Of The Autumn”. L’atmosphère est constante sur Across The Dark, certains diront que c’est répétitif mais c’est justement une des clés de la complexité à apprivoiser cet album car la production (un peu faiblarde tout de même) et l’ambiance identique forme une couche opaque bien difficile à percer à la première écoute. INSOMNIUM propose donc un Death à la croisée de DARK TRANQUILLITY et AMORPHIS, avec de belles parties mélodiques, voire de beaux morceaux mélodiques avec “Lay Of The Autumn” et l’excellent “The Harrowing Years”, loin de la sauvagerie blastée inhérente au Death, les Finlandais préfèrent un Death plus sophistiqué, plus feutré, presque anglais, emprunt d’une mélancolie reconnue chez les groupes Finlandais. Le meilleur album d’INSOMNIUM vous tend les bras et sachant que pour les gourmands, une version avec 2 titres bonus est prévue, toutes les conditions sont réunies pour en faire une pièce maitresse du Death Metal Mélodique. Un très bel album avec un artwork réussi et en marge des codes de la scène, une furie calme incontournable.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

    INSOMNIUM - Across The Dark


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  • AIRBOURNE - No Guts No Glory
    Roadrunner Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Australie
    Sortie : 2010
    Site Web : www.airbournerock.com

    AIRBOURNE - No Guts No Glory



    01. Born To Kill / 02. No Way But The Hard Way / 03. Blonde, Bad And Beautiful / 04. Raise The Flag / 05. Bottom Of The Well / 06. White Line Fever / 07. It Ain't Over Till It's Over / 08. Steel Town / 09. Chewin' The Fat / 10. Get Busy Livin' / 11. Armed And Dangerous / 12. Overdrive / 13. Back On The Bottle / 14. Loaded Gun / 15. My Dynamite Will Blow You Sky High (And Get Ya Moanin' After Midnight) / 16. Rattle Your Bones / 17. Kickin' It Old School / 18. Devil's Child

    Qu’est-ce qui ressemble à AC/DC, nous vient d’Australie, a le même son et pratiquement la même voix, et des morceaux à la construction identique ? AIRBOURNE bien sûr ! Deux ans après leur précédent album, Runnin’ Wild, les Australiens reviennent avec une nouvelle galette prometteuse, No Guts, No Glory, une petite bombe qui contient, en édition limitée, pas moins de 18 titres (on n'est pas volé). Autant dire que les frangins O’Keefe ont placé une nouvelle fois la barre bien haute, avec de véritables hymnes Rock’n’roll terriblement efficaces, taillés pour le live. D’entrée de jeu, "Born To Kill" vous reste gravé en tête, et ça continue avec "No Way But The Hard Way", franchement rien que ces deux titres pourraient figurer sur l’album For Those About To Rock de qui vous savez... Des titres comme "Raise The Flag" et "It Ain’t Over Till It’s Over" ou encore "Back On The Bottle" débordent d’énergie, à l’inverse, certains titres sont par contre plutôt prévisibles et le style des frères Young y est un peu trop marqué ("Overdrive", "Loaded Gun"). Sur le coup, on peut être un peu perplexe car AIRBOURNE ressemble d'un peu trop prés à un clone d’AC/DC, bon, ce n’est pas non plus un tribute band, mais niveau personnalité il y a mieux dans le genre. Il est évident qu’un groupe a toujours des influences, mais pour le coup AIRBOURNE ne peut pas les renier... On conseillera donc cet excellent album à tous les fans de Hard Rock des années 80, et plus particulièrement à ceux d’AC/DC (vous ne serez pas déçus). Souhaitons à AIRBOURNE la même longévité et le même succès que leurs aînés.

    Chronique : CeD

    Note : 7/10

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  • PAIN – You Only Live Twice
    Nuclear Blast
    Style : Industrial Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2011
    Site Web : www.painworldwide.com

    PAIN – You Only Live Twice



    01. Let Me Out / 2. Feed The Demons / 03. The Great Pretender / 04. You Only Live Twice / 05. Dirty Woman / 06. We Want More / 07. Leave Me Alone / 08. Monster / 09. Season Of The Reaper

    On le sait désormais, Peter TÄGTGREN a besoin de deux projets pour se vider la tête de ses démons, HYPOCRISY, figure incontournable du Death Metal, et PAIN qui peine un peu plus à trouver son public pour la simple et bonne raison que le gaillard y libère tout ce qui ne rentre pas dans le moule d’HYPOCRISY. Toutefois, les Death metalleux qui crachent facilement sur PAIN devraient pourtant se ravir de l’existence de ce groupe car sans lui, qui sait ce que serait devenu HYPOCRISY, tout le monde se souvient de la période plus atmosphérique et plus expérimentale des Suédois qui a bien failli avoir la peau du groupe, aujourd’hui les deux groupes vivent conjointement, deux routes totalement différentes, et celle de PAIN le mène sur un septième album, You Only Live Twice, en quinze ans de carrière, cela dépasse le petit caprice d’un musicien et le talentueux Peter TÄGTGREN a offert à son petit protégé une réelle légitimité à travers des albums de qualité. Cependant, Cynic Paradise avait quelque peu laissé pantois une frange du public et on attendait la réaction du groupe qui, ici, se fait violente. Pas dans la forme (quoique !) mais dans le fond, You Only Live Twice est lancé par un tonitruant "Let Me Out", immédiat, on pense parfois au plus récent IN FLAMES alors qu’un "Feed The Demons" se fait plus glauque pour se rapprocher de DAS ICH et une ambiance plus Gothique. "The Great Pretender" est relevé d’effets électroniques très dansants alors que la chanson titre se rapproche d’AMORPHIS ou PARADISE LOST, le ton est donné, PAIN se libère totalement alors que déboule le riff introduisant "Dirty Woman" qui résonne comme un hommage à AC/DC avant que les guitares ne se mettent en ordre de combat pour virer comme un bon vieux titre de SKEW SISKIN (comment ça vous ne connaissez pas ce groupe excellentissime, honte sur vous !) avant un pont plus aérien, cette fois c’est certain, on tient l’album parfait pour PAIN. Production au top (inutile de vous dire qui est derrière les manettes), une production beaucoup moins lisse que d’habitude, les rythmiques sont bien appuyées et les multiples effets sur la voix de Peter, qui le temps d’un "You Only Live Twice" chante vraiment, sans tous ces effets justement pour un résultat réussi, savent se faire discrets pour ne pas empiéter sur la nature des morceaux souvent up-tempo et dansants. Ce septième album est extrêmement varié tout en gardant une ligne de conduite très cohérente, un vent de Rock’n’roll souffle sur ces 9 titres, une spontanéité que l’on ne soupçonnait pas chez ce gaillard qui semble toujours vouloir tout contrôler, un passage en dehors des frontières bien illustré par l’artwork de l’album, les barrières tombent, y compris celle du Modern Metal, le temps d’un "Leave Me Alone" qu'un LINKIN PARK aurait pu pondre s’il n’avait pas été émasculé il y a déjà bien longtemps, voilà de quoi filer des boutons aux Metalleux les plus réticents mais on se prend vite au jeu et le talent de composition du Suédois fait le reste. You Only Live Twice se veut donc un album taillé pour le live, mais reste une question, qu’est-ce qu’un hyperactif comme Peter TÄGTGREN va bien pouvoir faire d’ici le début du Feeding The Monster Tour 2011 ? Quelques dates en Russie, OK et puis… un nouvel album d’HYPOCRISY… ???

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

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