• SHAKRA - Everest
    AFM Records
    Style : Hard Rock
    Origine : Suisse
    Sortie : 2009
    Site Web : www.shakra.ch

    SHAKRA - Everest



    01. Ashes To Ashes / 02. Love & Pain / 03. Let Me Lie My Life To You / 04. The Illusion Of Reality / 05. Why / 06. The Journey / 07. Regressive Evolution / 08. Anybody Out There / 09. Right Between The Eyes / 10. Dirty Money / 11. Insanity / 12. Hopeless

    Né sous un bon kharma, SHAKRA poursuit une carrière honorable, jonchée de bons albums (exemple avec Rising, Infected,...) sous l'ombre bienveillante de son père KROKUS et de son frère aîné GOTTHARD. La similitude avec ce dernier est frappante, que ce soit dans la musique ou le vocal. Plus qu'un suiveur, le groupe suisse, à l'instar des Allemands de BONFIRE, taxés à leurs débuts de "sous-SCORPIONS" a du talent à revendre. Donc les fans ne s'en plaindront pas. Everest est soutenu par une production "tip top" avec un son lourd qui rend leur musique plus sombre. Cela donne un joli décalage entre des compositions sautillantes comme "Love & Pain" et ce son épais. Mark Fox, et son timbre assez similaire à celui de Steve Lee, donne de sa voix éraillée sur les riffs et soli de grattes travaillés et parfaitement exécutés. Les morceaux s'enchaînent donc avec pour leitmotiv la qualité ("Let Me Lie To You", "Why", "Hopeless"...). Seul bémol, le petit côté déjà entendu chez "vous savez qui" pourrait perturber les plus exigeants. Sinon, Everest est un bon album de Hard Rock mélodique. Sans être un Everest musical, cet album est frais et imposant comme les Alpes européennes.

    Chronique : Florent

    Note : 8/10

    SHAKRA - Everest

     


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  • OBSCURA – Omnivium
    Relapse Records
    Style : Technical Death Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : 2011
    Site Web : www.realmofobscura.com

    OBSCURA_Omnivium



    01. Septuagint / 02. Vortex Omnivium / 03. Ocean Gateways / 04. Euclidean Elements / 05. Prismal Dawn / 06. Celestial Spheres / 07. Velocity / 08. A Transcendental Serenade / 09. Aevum / 10. Concerto (Cacophony Cover) (Bonus - Deluxe Edition)

    Troisième album pour les Allemands d'OBSCURA, après un Cosmogenesis aux couleurs progressives bien présentes, Omnivium base son concept sur Clara, ou du lien de la nature au monde des esprits (1810) de Friedrich SCHELLING, un philosophe Allemand. Un concept toujours lié aux côtés cosmiques des choses, une continuité qui se retrouve également dans l’artwork de l’album. Musicalement, on reste dans une approche Brutal Death Metal à tendance technique, mais pas seulement, en effet, comme sur le précédent album, OBSCURA sait donner une dimension progressive à sa musique à travers "Prismal Dawn" ou "Celestial Spheres" et ce sans faire durer les titres inutilement, le groupe reste concentré sur l’essentiel et c’est là qu’OBSCURA est le meilleur, savoir garder toute l’attention de l’auditeur, une donnée qui n’est pas si courante dans le style. Omnivium se révèle extrêmement varié tout en gardant une homogénéité parfaite. Bien entendu on pense à CYNIC ("Velocity" est bel hommage) ou PESTILENCE dans l’approche mais OBSCURA a bien développé un son personnel qui lui permet de nous proposer "Ocean Gateways", un surprenant down tempo Heavy et écrasant à l’ambiance Old-School que l’on pourrait prendre pour du SIX FEET UNDER de prime abord, car on reconnait de suite la patte des Allemands et notamment du bassiste Jeroen Paul THESSELING qui marque de son empreinte le son du groupe (quel break sur "Celestial Spheres" ou "Transcendantal Serenade"). Le son de batterie est directement inspiré de la scène Brutal Death Metal, on s'en prend plein les écoutilles sur le titre d’ouverture "Septuagint" qui renferme cependant quelques voix claires, comme sur d’autres titres comme  "Prismal Dawn", une introduction mélodique et posée, bref OBSCURA nous envoie son savoir faire en l’espace de 7 minutes impressionnantes. Enfin, pour les amateurs, sachez qu'OBSCURA propose, sur la version Deluxe, un bonus track avec la reprise de "Concerto" de CACOPHONY, avec Marty FRIEDMAN, une reprise fidèle mais très intéressante pour clore un album simplement indispensable pour les amateurs de Technical Death Metal.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    OBSCURA_Band 2011
     

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  • IXION – To The Void
    Avantgarde Music
    Style : Atmospheric Doom Metal
    Origine : France
    Sortie : 2011
    Site Web : www.ixiondoom.com

    IXION_To The Void



    01. Beyond The Skies / 02. The Plague / 03. Leaving / 04. New Heaven / 05. Fear Of The Hidden / 06. Rebellion / 07. Falling To Apathy / 08. Funereal Dance / 09. Soothing In Agony / 10. Fade To Blue

    Formé en 2004, IXION est un groupe plutôt discret puisqu’après sa première démo en 2007, c’est silence radio. Le groupe, c’est avant tout un duo avec Julien PRAT pour tout ce qui est instruments et chant et Yannick DILLY pour le chant principal accompagné parfois par Thomas SAUDRAY pour les compléments de claviers. C’est que le clavier tient une place importante dans le Doom Metal atmosphérique des Français, et surtout sur la fin de l’album où régulièrement les guitares disparaissent totalement ("Rebellion", "Falling To Apathy"et ses voix claires mélodieuses et douces) pour une ambiance un peu spatiale, intergalactique sans aller jusqu’à la froideur d’un SAMAEL. Non c’est plutôt du côté de LETHIAN DREAMS ou de DRACONIAN qu’il faut chercher les affiliations, un titre comme "The Plague" par exemple s’en rapproche pas mal avec une voix Death noyée dans la musique qui renferme une forte présence des claviers, un titre cosmique avec une montée en puissance des chœurs presque religieux qui prennent le lead en lieu et place de la voix Death avant de laisser place à une courte mais salutaire accélération. Ces chœurs à l’ambiance religieuse, on les retrouve par la suite, donnant un côté sacré à cette musique propice au voyage de l’âme, To The Void se savoure allongé, apaisé et vidé du stress de la vie moderne. Cependant, on comprend tout à fait qu’un tel projet ne puisse trouver sa place sur scène car comment retranscrire cela sur les planches, difficile, très difficile ! A moins d’avoir recours à des moyens onéreux que le groupe ne peut évidemment pas s’offrir. Reste donc le témoignage studio de ce qu’IXION a à vous offrir, et les amateurs de LETHIAN DREAMS, DRACONIAN, une certaine époque de TIAMAT, HANGING GARDEN ou les Portugais de A DREAM OF POE devraient sans problème accrocher à cette musique bien produite, même si le chant méritait peut être d’un peu plus d’égard dans le mix final. Il est bon de voir un groupe Français proposer un tel album qui, malgré le caractère calme de sa musique, n’est nullement ennuyeux, à découvrir !

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    IXION_Band 2011
     

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  • ULVER – Wars Of The Roses
    Kscope Records
    Style : Dark Ambient
    Origine : Norvège
    Sortie : 2011
    Site Web : www.jester-records.com/ulver/ulver.html

    ULVER_Wars Of The Roses



    01. February MMX / 02. Norvegian Gothic / 03. Providence / 04. September IV / 05. England / 06. Island / 07. Stone Angels

    ULVER aura mis 5 ans pour définir son style mais depuis 1998, les Norvégiens n’ont de cesse de progresser vers une musique Ambient, intimiste et aux relents d’électro. Dixième album, Wars Of The Roses brise un silence long de quatre ans et nous propose 45 minutes d’Ambient à travers 7 titres magistraux ! Voilà, le mot est lâché, certes ce nouvel album n’a pas grand-chose à voir à première vue avec le Metal mais si je vous dis SAHG, PORCUPINE TREE, ANATHEMA, RADIOHEAD ou PAIN OF SALVATION, avouez que ce sont des noms qui gravitent de plus ou moins loin dans la sphère Metal, ULVER est juste l’extrapolation de tous ces groupes dans une musique Ambient intimiste, simplement prenante. Ca commence avec une ambiance 70’s assez psychédélique le temps de "February MMX" et puis "Norvegian Gothic" resitue le groupe dans ce qu’il fait de mieux, un Electro/Ambient où de multiples pistes vocales sont plaquées, on pense aux plus récents travaux de PAIN OF SALVATION alors que l’excellent et simplement beau "Providence" offre une montée en intensité soutenue par un saxophone et une voix féminine, l’esprit de RADIOHEAD est bel et bien présent, tous ceux qui connaissent la discographie qui a suivi OK Computer retrouveront cette délicatesse qui flirte avec ANATHEMA sur "Island", déjà un peu moins surprenant mais très réussi. Pourtant aucune extravagance à l’horizon, juste le strict nécessaire, parfois souligné par quelques bruitages pour l’ambiance. Le jeu de guitare, avec un touché très précis, est une merveille alors que la batterie sait se faire discrète mais également marteler le tempo lorsque c’est nécessaire, c’est Daniel O’SULIVAN qui côtoie la tête pensante, Kristoffer RYGG au sein d’AETHENOR, un groupe d’Ambient/Drone, qui s’est chargé des guitares et de la basse pour la première fois, le petit nouveau a su imposer sa patte. ULVER tire sa révérence sur "Stone Angels" qui donne tout son sens à la définition d’Ambient de la musique du groupe, la voix est parlée et monocorde, on aurait aimé pourtant, qu’ULVER nous offre une dernière montée d’adrénaline plutôt que la cacophonie de cuivres qui clôt ce titre, on a vraiment l’impression que le concept de RADIOHEAD est poussé au maximum, presque trop, même si le final relève un peu notre niveau d’attention. Mais bon, ne noircissons pas trop le tableau car cet album vaut réellement le coup que vous y jetiez une oreille si vous avez un peu d’ouverture d’esprit, un album de qualité comme ULVER est habitué à nous en proposer.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    ULVER_Promo
     
     

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  • BORKNAGAR – Urd
    Century Media Records
    Style : Progressive Viking Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2012
    Site Web : www.borknagar.com

    BORKNAGAR_Urd



    01. Epochalypse / 02. Roots / 03. The Beauty Of Dead Cities / 04. The Earthling / 05. The Plains Of Memory / 06. Mount Regency / 07. Frostrite / 08. The Winter Eclipse / 09. In A Deep World

    Universal avait montré un groupe au meilleur de sa forme, un album complet qui faisait la part belle aux mélodies mais pas uniquement. Deux ans plus tard, le retour d’ICS Vortex qui emmène avec lui le batteur de son groupe, Baard KOLSTAD, pour suppléer le départ de David KINKADE, les Norvégiens de BORKNAGAR nous proposent Urd, un neuvième album qui, disons le d’entrée, n’égale pas son prédécesseur. Le retour du grand bassiste à la voix superbe nous prive malheureusement de Tyr et surtout ce sont les raisons du retour d’ICS Vortex qui laissent quelques questions en suspend (la carrière solo du bonhomme serait-elle un flop ?). Allez, imaginons que les raisons ne soient pas saines, ceci n’explique pas la guimauve dans laquelle notre ami Vintersorg s’est plongé pour nous pondre ce Urd, car passés les deux premiers titres, où est l’âme de BORKNAGAR ? N’attendez pas de réponse de ma part, je n’en ai pas. C’est vrai que c’est joliment fait, joué et produit mais on s’ennuie ferme et les claviers de "The Beauty Of Dead Cities" au son too much introduisent des voix claires très Pop Anglaise, pas mauvaises mais franchement déplacées pour du BORKNAGAR. Le spectre d’OPETH pouvant tout se permettre avec réussite ferait-il des envieux ? Le problème est que ça ne s’arrange pas par la suite, les vocalistes s’enferment dans un combat de voix claires toutes aussi mélodiques et mielleuses les unes que les autres, il est vrai que le refrain de "Frostrite" est à en tomber sur le cul tant la voix est belle mais on passe à côté de l’essentiel, l’ambiance. Cette ambiance est bien moins sombre que sur Universal et le rythme de l’album est majoritaire down ou mid tempo. On sauve les meubles avec les deux premiers titres "Epochalypse" et "Roots", le premier est un titre typiquement Viking Black comme le groupe sait en faire, ici la multiplication des pistes de voix claires renvoie à un travail d’arrangement que l’on connait de Vintersorg, c’est précis et émotionnellement fort, le deuxième renferme une approche Progressive avec un dynamisme conservé et une nouvelle fois des excellentes voix Black et claires. Il faut ensuite attendre "The Winter Eclipse", l’avant dernier titre pour retrouver le groupe dans ce qu’il sait faire de mieux, avec des relents très mélodiques mais qui s’intègrent bien mieux que ce qui nous est proposé sur "The Plains Of Memory" ou "Mount Regency". Urd est donc une petite déception qui, certes, ravira la frange la plus mélodique du groupe, mais le groupe a clairement perdu en travail sur les arrangements et sur les ambiances.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 6.5/10

     

    BORKNAGAR_Band 2012
     

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  • BORKNAGAR – Universal
    Indie Recordings
    Style : Progressive Viking Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2010
    Site Web : www.borknagar.com

    BORKNAGAR_Universal



    01. Havoc / 02. Reason / 03. The Stir Of Seasons / 04. For A Thousand Years To Come / 05. Abrasion Tide / 06. Fleshflower / 07. Worldwide / 08. My Domain / 09. Coalition Of The Elements (Bonus track) / 10. Loci (Bonus track)

    Longtemps considéré comme un side-project de gloires passées du Black Metal Nordique, BORKNAGAR a, depuis 1996, montré qu’il existait en tant que groupe même si les va-et-vient incessants au sein du groupe ont pu en dérouter plus d’un. Tyr (ex-EMPEROR) et Jens F. RYLAND, fondateurs du groupe, sont de retour après être partis en 2003, la fin du contrat avec Century Media serait-il un élément déclencheur ? Toujours est-il que c’est Indie Recordings qui publie aujourd’hui Universal, huitième album du groupe Norvégien, sur lequel on retrouve également Vintersorg ou David KINKADE (ex-MALEVOLENT CREATION), nouveau batteur du groupe. Comme beaucoup de membres de groupes de Black des 90’s, Tyr et ses confrères ont depuis leur deuxième album, The Olden Domain, ressentis le besoin d’insuffler de la maturité à leur colère juvénile pour aboutir à une musique bien plus Progressive, plus Folklorique, et bien moins extrême. Que les fans de BORKNAGAR se rassurent, le retour au bercail des fondateurs ne change en rien la donne, bien au contraire, le Metal Progressif est ici bien plus présent, à travers un son de clavier 70’s, des structures évolutives à souhait ainsi que des mélodies assumées, les éléments qui ont bâtis le son BORKNAGAR sont toujours présents. Les 3 premiers titres d’Universal présentent le même visage: introductions acoustiques, suivies d’un passage Black Mélodique où s’entrechoquent voix Black et voix claire de Vintersorg qui fait des merveilles. Ces voix, si elles peuvent rappeler l’œuvre d’EMPEROR par leur côté sombre, se rapprochent parfois du Funk dans la texture, les plus ouverts d’esprit d’entre vous comprendront à l’écoute des lignes de chant de “Havoc”. “The Stir Of Seasons” se fait toutefois plus mélodique, avec une intervention de la flûte pour un titre à l’esprit 70’s très coloré. BORKNAGAR propose également des éléments folkloriques dans son Metal, notamment sur l’introduction de l’excellent “For A Thousand Years To Come”, un titre où la voix claire de Vintersorg fait, encore une fois, mouche, ce n’est d’ailleurs pas une voix mais plusieurs pistes de chant clair qui apparaissent sur cet album de manière générale, un effet de style assez bien mis en musique et particulièrement bien produit. La production justement, assurée par le groupe lui-même, si elle fait la part belle aux instruments, impossible de passer à côté des interventions des divers protagonistes, y compris des chœurs, assez nombreux par moment (“Abrasion Tide” ou “Worldwide”), cependant les guitares manquent de tranchant et sonnent bien trop propres, c’est assez flagrant sur le début de l’album, et sur “Reason” en particulier. Pour ceux qui ont apprécié The Adversary, le premier album d’IHSAHN, ou même encore AngL, Universal devrait leur parler car la démarche ne varie pas beaucoup, si ce n’est une approche plus folklorique pour BORKNAGAR. I.C.S. VORTEX (ex-DIMMU BORGIR), ancien bassiste et chanteur du groupe entre 1997 et 2000 fait une apparition vocale sur “My Domain”, un titre plus basé sur le Metal Mélodique. Sa voix fait toujours frissonner mais on s’aperçoit surtout que, finalement, Vintersorg n’est pas si loin de ce que fait le grand bassiste, une invitation qui tient plus du clin d’œil que du besoin technique donc. Enfin, sachez pour les die-hards que l’album est livré avec 2 titres bonus : “Coalition Of The Elements” sympathique même s’il n’apporte pas grand-chose de plus que ses aînés, et "Loci", un instrumental où apparaissent quelques chœurs, qui clôturent seul le titre, le tout dans un esprit, une nouvelle fois, 70’s avec ce son de clavier particulier, une outro pour un album complet même si les ambiances similaires d’un titre à l’autre et la production trop clean le classe tout de même un peu en dessous de ce que le groupe a pu proposer par le passé. En attendant, c’est un retour aux affaires, initialement prévu l’an passé mais reporté suite à la décision du label, qui va réchauffer le cœur des fans de BORKNAGAR, valeureux guerriers que vous êtes.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    BORKNAGAR_Band 2010
     

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  • IMMORTAL – The Seventh Date Of Blashyrkh
    Nuclear Blast
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2010
    Site Web : www.immortalofficial.com

    IMMORTAL_The Seventh Date Of Blashyrkh



    01. The Sun No Longer Rises / 02. Withstand The Fall Of Time / 03. Sons Of Northern Darkness / 04. Tyrants / 05. One By One / 06. Wrath From Above / 07. Unholy Forces Of Evil / 08. Unsilent Storms In The North Abyss / 09. At The Heart Of Winter / 10. Battles In The North / 11. Blashyrkh (Mighty Ravendark)

    Reformé depuis 2006, IMMORTAL  se produit au Wacken Open Air l’année suivante au cours d’une tournée dont la prestation ici immortalisée a été baptisée The Seventh Date Of Blashyrkh qui est le nom donné à cet album live qui voit le jour trois ans plus tard et qui est déjà un petit évènement en soit puisqu’il s’agit du premier live des Norvégiens. C'est donc une sortie CD et DVD à laquelle nous avons droit et pour une fois, l’image est égale au son, c'est-à-dire que le tracklisting du CD est le même que celui du DVD, soit 76 minutes d’un Black Metal souvent mid-tempo (“Tyrants” ou “Withstand The Fall Of Time”) dans lequel IMMORTAL est passé maître en la matière. Mais les Norvégiens ont quelques munitions dans leurs cartouchières comme “Unsilent Storms In The North Abyss” extrait de Pure Holocaust pour hausser le ton, tout comme quelques salves d’un “The Sun No Longer Rises” extrait du même album et qui ouvre ce show. Peu de surprises pour les fans ayant déjà vu le groupe sur scène, l’ambiance est impeccable, pas de temps mort du à un choix judicieux dans l’ordre du tracklisting mais aussi grâce à de longs breaks où le groupe cesse totalement de jouer, laissant le public libre de s’exprimer pendant quelques secondes, résultat garanti sur scène et sur DVD, par contre sur CD, c’est déjà moins évident, tout comme le long passage basse/batterie pourtant très dynamique sur “Unholy Forces Of Evil”, classique parmi les classiques, extrait de Diabolical Fullmoon Mystycism. Mais, le mix et la production font de ce premier album live une totale réussite qui offre en plus une sorte de best-of pas dégueulasse, même si le trio évite soigneusement Blizzard Beasts qui n’a pas la faveur des fans, pas totalement discutable tant les autres albums regorgent de moments forts et qui font mouche à tous les coups (“One By One”, “Tyrants” ou “Sons Of Northern Darkness” extraits de Sons Of Northern Darkness qui était à ce moment là le dernier album en date d’IMMORTAL). Les interventions d’Abbath sont dosées juste ce qu’il faut et, mine de rien, le gaillard en impose tant vocalement, impeccable, que guitaristiquement avec des enchainements de riffs biscornus à la rythmique pas si évidente. Le groupe est parfaitement en place et on imagine bien le guitariste chanteur faire ses fameux pas-chassés sur la droite puis sur la gauche, The Seventh Date Of Blashyrkh donne l’impression d’y être. Et puis, comment finir un set d’IMMORTAL autrement qu’avec “Battles In The North” et “Blashyrkh (Mighty Ravendark)” extraits de Battles In The North, album culte des Norvégiens et dont le deuxième extrait qui clôt cette prestation avait fait l’objet d’une vidéo parfaitement risible aujourd’hui. Cette célébration est un juste retour des choses pour ce groupe de Black Metal de la première génération avec les MAYHEM et autres BURZUM mais qui sont toujours restés à l’écart des activités plus que sombres de leurs collègues, d’ailleurs IMMORTAL se défend d’être porteur d’un quelconque message religieux, seule la Nature et la noirceur de sa musique n’ont de valeur à leurs yeux, et The Seventh Date Of Blashyrkh vient juste rappeler qu’IMMORTAL est le groupe de cette génération le plus constant dans la qualité de ses albums.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    Immortal_DVD
     

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  • IMMORTAL – All Shall Fall
    Nuclear Blast
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2009
    Site Web : www.immortalofficial.com

    IMMORTAL_All Shall Fall



    01. All Shall Fall / 02. The Rise Of Darkness / 03. Hordes Of War / 04. Norden On Fire / 05. Arctic Swarm / 06. Mount North / 07. Unearthly Kingdom

    En 2003, le trio qui forme IMMORTAL décide de se séparer après un Sons Of Northern Darkness qui, musicalement, atteint des sommets avec un Black structuré et posé. Mais, même si Demonaz est touché par des tendinites à répétition, le reste du line-up est plutôt atteint de fourmilles dans les bras et la tentation de remettre le couvert est bien trop forte, et en 2006, le groupe fait son retour. Sur scène tout d’abord, comme beaucoup de groupes de Black de sa génération, sauf qu’aujourd’hui les Norvégiens concrétisent ce retour par All Shall Fall dont, je dois avouer, je n’attends pas grand-chose. Car même si la prestation au Graspop en 2008 reste un très bon souvenir, un retour aux affaires d’IMMORTAL à de quoi susciter des interrogations sur les réelles motivations, un semi-bide de I, le projet Heavy Metal d’Abbath, une certaine nostalgie et l’envie de capitaliser un maximum sur le formidable groupe qu’il a été. FAUX, totalement FAUX, d’entrée de jeu “All Shall Fall” lance un Black Metal ambiancé relayé par quelques parties catchy de très bon augure, Abbath clamant « All Shall Fall » dans une semi-douleur pour un titre qui place la barre très haute. “The Rise Of Darkness” poursuit sur le chemin du Black Metal mid-tempo alors que déboule un “Hordes Of War” très dynamique et très pêchu dans le riffing, un véritable titre de Black Metal qui ravira les die-hards. Mais IMMORTAL a bien grandi et ne s’est pas arrêté en 2003, le Black des Norvégiens est terriblement efficace et ancré dans l’air du temps sans pour autant renier les racines par lesquelles ils puisent allègrement dans les fondements du style. L’intro acoustique de “Norden On Fire” ou le break d’“Arctic Swarm” nous rappellent facilement ce que le groupe a proposé avant la séparation, mais “Unearthly Kingdom”, titre épique de plus de 8 minutes, nous montre toute l’étendue du potentiel actuel du groupe, un titre qui devrait très vite trouver sa place dans la setlist d’IMMORTAL, en tout cas je l’espère, car ce titre dégage une ambiance glaciale que le groupe a un peu mis de côté sur le reste de l’album. En effet les quelques solos disséminés ci et là ne sont pas vraiment dans la mouvance Black, des solos très mélodiques qui renvoient plutôt au Heavy Metal mais surtout la production des Studios Abyss est très performante et donne une espèce de chaleur au Black froid d’IMMORTAL, on est loin ici de Blizzard Beasts, un retour fracassant et un album qui devrait réussir le tour de force de réunir les anciens fans et en conquérir de nouveaux.

    Chronique : Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    IMMORTAL_Band_2
     
     

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  • HELL OF A RIDE - Fast As Lightning
    Send The Wood Music
    Style : Modern Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2013
    Site Web : www.hellofaride.fr

    HELL OF A RIDE_Fast As Lightning



    01. John "Mad Dog" Ringsdale / 02. Fast As Lightning / 03. Searching For A Good Radio Station / 04.  Screaming Out / 05. The Road / 06. Mad Dog On The Phone / 07. Tears And Scars / 08. Where's My Damn Car

    HELL OF A RIDE, c'est un peu le groupe de Hard Rock moderne parfait. Le groupe qui sait que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture. Et pas la meilleure soupe, hein ! Donc, sur fond de production ultra moderne mais pas synthétique pour autant, HELL OF A RIDE nous sert un lot de riffs enjoués, efficaces par leur simplicité, avec une basse écrasante et un peu crade, soutenant une guitare au son claquant et fluide. Au delà des rythmes de batterie envoûtants et efficaces, c'est bien les vocaux que l'on retiendra. Un timbre de voix agréable qui n'hésite pas à lâcher des screams bien amenés et toujours bien visés. Et la prod' n'hésite pas à mettre cette voix en avant, en l'harmonisant notamment. A noter également, les solos de guitare endiablés, toujours aux moments propices, qui, bien qu'assez classiques, arrivent à être aussi modernes que le reste de la musique. Le groupe n'hésite pas non plus à affirmer son côté Heavy Metal avec les couplets agressifs de "Tears and Scars", et son refrain que l'on verrait bien chanté par Bruce Dickinson. Bref, même si niveau innovation, c'est pas le groupe du siècle, ils ont su s'approprier tous les meilleurs codes, techniques de compositions du style qu'ils pratiquent et amener leur touche de modernité. Un peu comme AIRBOURNE. Il vous reste plus qu'à aller écouter !

    Chronique : Durchfall

    Note : 7,5/10

     

    HELL OF A RIDE_Band
     
     

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  • GIRLSCHOOL – Hit And Run Revisited
    Wacken Records / UDR Music
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2011
    Site Web : www.girlschoolband.com

    GIRLSCHOOL_Hit And Run Revisited



    01. C'mon Let's Go / 02. The Hunter / 03. (I'm Your) Victim / 04. Kick It Down / 05. Following The Crowd / 06. Tush / 07. Hit And Run / 08. Watch Your Step / 09. Back To Start / 10. Yeah Right / 11. Future Flash / 12. Demolition Boys / 13. Hit And Run (ft. Doro)

    Madame est servie et le ménage est fait ! L'heure est au dépoussiérage et pour mieux faire passer la pilule, rien n'est plus commode que de fêter les 5, 10, 15... et même 30 ans d'anniversaire d'un album. C'est le cas de ce Hit And Run affublé du non moins traditionnel « Revisited », si chère aux quatre horsemen. Pour être revisité, cet album de 1981 l'a été et c'est une nouvelle version complètement ré-enregistrée que nous proposent les quatre filles de GIRLSCHOOL. Au niveau line up et autour du noyau dur formé par Kim McAuliffe (guitare, chant), Enid Williams (basse, chant) et Denise Dufort (batterie), on trouve Jackie Chambers (guitare), mais sans Kelly Johnson, malheureusement décédée d'un cancer en 2007. Au niveau musique, autant être original et dire que GIRLSCHOOL fait du « GIRLSCHOOL », comme MOTÖRHEAD fait du « MOTÖRHEAD » ou le canard fait les WC. Une marque de fabrique qui, dans les années '80, était le gage d'un Rock Heavy plutôt « couillu » qui a tout de suite tapé dans l’œil de Lemmy. La comparaison entre les deux formations n'est pas anodine et le bonhomme a souvent croisé le fer et sa basse avec ces quatre filles qui ne laissaient pas non plus s'éventer un fût de bière ! Si ce Hit And Run a quand même marqué les esprits à sa sortie et les mémoires par la suite, cette « revisite » a tout de même le goût d'un plat réchauffé, réveillant les passions des ancêtres, mais sans créer l'émeute parmi les plus jeunes. Bien sûr, cet album est aussi carré que le CD est rond ; c'est Rock, enlevé, avec une production très claire et incisive, mais ce ne sont pas les titres bonus qui vont pouvoir réveiller un nouvel engouement. "Demolition Boys" est tiré du premier album des Miss, donc pas une rareté, et la performance de Doro sur "Hit And Run", même sans faille, ne permet pas, à elle seule, de nous précipiter corps et âme dans l'achat de ce CD. Par respect pour la carrière de la formation, on saluera la sortie de ce Hit And Run Revisited et on se replongera dans des souvenirs vieux de trente ans tout de même !

    Chronique : Fred Pichot

    Note : 6/10

     

    GIRLSCHOOL_Band 2011
     

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