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    VULCAIN_Blue Devils Arras_18052012

     

    VULCAIN / MARLYN'S
    18 Mai 2012 - Blue Devils - Arras



    En ce 18 mai 2012, direction Arras (62) et le Blue Devils pour assister à la prestation de VULCAIN, groupe mythique de la scène Hard Rock française. Après 1h30 de trajet en compagnie d’ACCEPT me voilà arrivé dans cette ville que je découvre pour la première fois. Le temps d’aller avaler une pizza en compagnie de mon ami Nigel qui s’est vu servir une mexicaine à la place d’une orientale (ça n’arrive qu’a lui ces trucs là, doit être maudit le Nigel !) et nous voilà dans l’antre du Metal pour cette soirée qui s’annonce pleine de promesses. Après s’être acquitté du droit d’entrée : 10€ (pas énorme), nous voilà à l’intérieur du Blue Devils, endroit très chaleureux dédié à la gloire du Rock et du Blues comme l’attestent toutes ces affiches dédicacées sur les murs, allant de Pat McManus à Paul Di Anno en passant par bon nombre de bluesmen... L’endroit est déjà bien rempli et nous aurons le bonheur de discuter avec Marc Varez et Daniel Puzio qui sont venus se promener dans la salle avant le concert pour saluer leurs fans et qui nous ont confié adorer jouer dans des endroits intimistes comme celui là...

    Le concert débute vers 22h00, configuration petite scène donc ce soir pour VULCAIN, et c’est devant une salle remplie (une bonne centaines d’aficionados) que le concert commence avec MARLYN'S, groupe régional qui va nous distiller, tel un Jack Daniels frelaté, son Hard Rock boogie qui transpire les V8 WANKERS, ROSE TATTOO et le Hard Rock australien en général, un groupe carré et très pro composé d’excellents musiciens, emmené par un virtuose de la six cordes qui m’avait déjà fait forte impression au Raismesfest en 2006. MARLYN'S est un groupe que je vous conseille d’allez voir si l'occasion se présente., vous ne serez pas déçus !

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    Après avoir traversé le public avec leurs instruments (quand je vous parlais de concert intimiste), VULCAIN monte enfin sur scène. Après la présentation d’usage, le groupe nous prend tout de suite par les valseuses avec "Blueberry Blues" et ne nous les lâchera plus jusqu’à la fin du concert. La chaleur monte d’un cran (autant au propre qu’au figuré, il fait au bas mot 25° dans la salle !) avec "Faut faire la Guerre", "Les Damnés", les premiers rangs sont déchainés, ça headbangue à s’en décrocher la tête, ça saute dans tous les sens. Marc Varez se démène comme un beau diable derriere ses futs et assure le show du début à la fin et toujours avec le sourire, c’est surement l’un des meilleurs batteurs du circuit actuellement. Vincent nous assène ses parties de basse avec une redoutable efficacité quant à Daniel, il nous laboure le cerveau avec ses riffs assassins. Nous aurons droit à deux titres du prochain album (qui devrait sortir en fin d’année d’après Daniel lui-même) qui nous laisse présager d’une tuerie à venir car VULCAIN est revenu à ces racines et croyez moi ça déménage sévère. Après une avalanche de standards comme "Le Fils de Lucifer", "Ebony" repris en chœur par le public ou encore "Comme des Chiens", "Fuck the Police" et "Rock‘n’Roll Secours", vient le temps du rappel avec "Vulcain", "L’enfer" et bien sûr l'incontournable "La Digue du Cul" chantée en chœur par toute l’assistance et qui verra Marc Varez nous montrer son postérieur juste sous le nez de notre ami Nigel encore tout surpris...!

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    Une très bonne soirée en compagnie d’un groupe heureux d’être là et qui ne s’est pas foutu de nous, 19 titres joués, très communicatif entre les morceaux et qui nous à donné le meilleur de lui-même .on en aurait bien repris encore une heure tellement c’était jouissif mais il est déjà 1h30 et les bonnes choses ont une fin... Un grand merci à VULCAIN pour cette soirée et pour sa disponibilité, le groupe étant revenu discuter et boire un coup avec ses fans après le concert.

    Set list VULCAIN
    Blueberry Blues / Faut faire la Guerre / Les Damnés / Partir / Derrière les Cartes / Big Bang / Kadhafi / Les Droits de l’Homme / Lâchez Nous / Si tu bats de l’Aile / Le Fils de Lucifer / Ebony / Le Soviet Suprême / Avec Vous / Comme des Chiens / Fuck the Police / Rock and Roll Secours / Rappel : Vulcain / L’enfer / La Digue du Cul

    Texte : Christ59 / Photos : Nigel Stargazer


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    BLACKBART_Bison Blanc_Lesquin_27042012

    BLACKBART
    27 Avril 2012 - Le Bison Blanc - Lesquin



    Vendredi 27 avril, direction Lesquin et Le Bison Blanc pour y retrouver les amis de BLACKBART, groupe régional dont le premier album, simplement intitulé Blackbart, nous avait laissé une bien belle impression. Après quelques détours de ci, de là et être (comme à mon habitude) un tantinet paumé, je trouve enfin ce bar. Le Bison Blanc m'accueille, non pas pour fumer le calumet de la paix mais plutôt pour déterrer la hache de guerre "Métal / décibels". Ravi de revoir le groupe, nous discutaillons comme des braves sur la zic, le futur du band (qui devrait nous sortir d'ici quelques mois son deuxième opus et dont nous aurons la primeur de quelques nouveautés ce soir), et le déroulement de la soirée qui à l'inverse d'organisations habituelles avec 2 ou 3 groupes, ne se fera qu'avec BLACKBART dans une configuration : set d'une vingtaine de titres (10, un break, et on remet la sauce pour 10 !). Sympa comme tout cette approche et avouons le, l'occase de profiter pleinement de nos amis est un luxe que j'apprécie à fond ! L'heure approche, je me rends dans l'arrière salle à taille humaine, bien agencée et qui s'avère bien remplie. BLACKBART a installé tout son matos et les différents accessoires qui tapent dans le style pirate (rappelons que Blackbart était un célèbre marin Gallois qui bifurqua au début des années 1700 vers la piraterie !).

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    Nos joyeux corsaires arrivent sur scène et décrochent les premiers riffs, des inédits entâment le set dont les très bons "Crise de foi" et "Satan déprime", ça envoie sérieux et basse, guitares et drums passent à l'abordage de nos modestes esgourdes, sus au Rock'n'Hard / Metal ! Les compos s'enchainent passant d'inédits à des titres du premier album et nous claquant un petit "Dallas 1 pm" qui fait son effet (comment ne pas aimer ce must de SAXON !). A noter que tout au long du concert, le chant est majoritairement l'oeuvre de Thierry (alias Babass) et qui se charge également de la basse (pas moins de trois qu'il utilise à tour de rôle), mais aussi de Zozio qui lui officie à la guitare aiguisée comme un sabre de corsaire ! Et que dire de Rudy qui n'est pas en reste, guitare tout aussi ciselée ! La première partie s'achévera par un solo de batterie de Marco qui, prenant tant de plaisir, semblait ne jamais vouloir s'arrêter, son final fût d'enfer quand il s'empara de baguettes aussi grosses que des branches d'arbre ! terrible ce Marco ! Pause bien méritée pour les fans et les musicos, on se restaure, quelques gorgeons de boisson fraiche, deux, trois mots sur cette première salve de morceaux et hop c'est reparti !

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    Deuxième manche ! "Trinquerons avec la Mort", nouvelle compo, redémarre la machine BLACKBART, toujours aussi à l'aise, avec "Voodoo" et "Bienvenue chez Moi", titre qui rend hommage aux légendes du style Heavy et dont certaines parties musicales sont empruntées à des compos plus que grandioses ("Waysted" de DEF LEP' entre autre) viennent se greffer sur de nouveaux morceaux, et bien sûr les très plébiscitées reprises font leur effet ! "Blackout", "Hell ain't a Bad Place to Be" ou encore "The Trooper" qui verra Yoyo de BLACK JUJU INC. les rejoindre sur scène pour chanter ce titre mémorable ! On arrive déjà à la fin, mais que ça passe vite quand c'est bon et que l'on s'amuse ! Alternance de compos de l'album, de nouvelles pépites issues de la future galette et de reprises, que du bonheur pour un show explosif de la part de nos amis de BLACKBART qui ne sont pas que des fans de zic mais aussi des gars extras et d'une gentillesse comme "dans ch'nord" !!!. La soirée se terminera par un échange de propos très intéressants avec le groupe, une pinte et de l'humour. Impec ça, une soirée amicale, riche et Rock'n'Roll comme on les aime. Si vous ne connaissez pas encore BLACKBART, jetez y une oreille, allez les voir, ils sont vrais !

    Texte et photos : Nigel Stargazer


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  • Nightwish imaginaerum europe_poster

    NIGHTWISH + BATTLE BEAST + EKLIPSE
    Samedi 21 avril 2012 / Esch sur Alzette (Luxembourg) – Rockhal



    NIGHTWISH se produisant désormais dans de (très) grandes salles, nous nous rendons pour la première fois au Rockhal, situé juste après la frontière luxembourgeoise. Le déroulement de la soirée nous démontrera à maintes reprises que nous avons bien fait de préférer cette étape à la date parisienne. Tout est ici bien plus fluide et moins cher que chez nous-autres. Bref, nous reviendrons à coup sûr dès que l’occasion se présentera !

    Malheureusement, notre arrivée tardive nous empêchera de profiter du concert des allemandes d’EKLIPSE, ce que, il faut bien l’avouer, nous ne regrettons pas spécialement. En effet, la perspective de voir un quatuor à cordes reprendre quelques tubes Rock ou Metal est peu alléchante, même si la formation est constituée de donzelles vêtues de façon sexy (ce que nous constaterons en fin de soirée alors qu’EKLIPSE vient à la rencontre du public au coin merchandising).

    Nous apprécions ensuite de loin le début du show de BATTLE BEAST. Il nous faut toutefois nous approcher un peu de la scène pour que le son devienne moins brouillon. L’énergie déployée sur scène est appréciable, mais ce heavy mélodique plutôt commercial ne nous séduit que moyennement. La chanteuse Nitte Valo possède un registre pour le moins étendu, mais ses vocalises les plus aigües et rocailleuses (façon ACCEPT) sont un poil agaçantes. Une bonne mise en bouche toutefois, et un groupe prometteur.

    Après l’entracte de rigueur, les lumières s’éteignent à nouveau pour laisser place aux rois de la soirée. Derrière le rideau en lambeaux masquant la scène, on distingue la silhouette de Marco Hietala (basse, chant) assis sur un rocking chair le temps de l’introduction « Taikatalvi » (si nos oreilles ne nous font pas défaut, le grand blond interprète ce morceau en direct). Puis le grand gaillard se lève et envoie voler le fauteuil alors que retentit « Storytime », premier single extrait d’Imaginaerum (2011). Le rideau ne tombe qu’après le premier refrain, et le public accueille bruyamment NIGHTWISH. Le son est parfait, même si la basse est un poil trop présente en début de set. D’entrée de jeu, on comprend que le spectacle sera total, avec moult effets pyrotechniques, de superbes éclairages et un large écran géant situé en fond de scène. Dommage que ce dernier ne diffuse pas d’images du groupe en action, car la salle étant tout entière « de plain-pied », la visibilité du public aurait ainsi été améliorée. Nous avons donc droit à des images de synthèse reprenant les thèmes des morceaux, principalement des attractions de fête foraine, pour un joli rendu visuel. Même si quelques images sont un peu kitsch, on est loin de BLIND GUARDIAN et ses araignées géantes !

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    L’interprétation de NIGHTWISH est toujours de haut vol et, même si certains regretteront éternellement le chant soprano de Tarja Turunen, Anette Olzon apporte incontestablement une nouvelle dimension au groupe finlandais grâce à sa voix puissante et fragile à la fois, son côté femme-enfant, et ses qualité d’actrice, notamment lors d’un « Scaretale » (très Tim Burton dans l’esprit) qui la voit se transformer en véritable sorcière. Marco n’est d’ailleurs pas en reste dans ce registre lors du même morceau. Le maître à penser Tuomas Holopainen (claviers), bien qu’étant posté en devant de scène, est plus discret, signe de la confiance accordée à ses deux vocalistes. Malheureusement les interactions entre les musiciens et les speeches manquent de spontanéité par rapport au dernier concert auquel nous avions assisté, au Graspop Metal Meeting 2009, mais il faut dire que le contexte est complètement différent. Même l’anniversaire de Jukka Nevalainen (batterie) est fêté de façon un peu téléphonée (« Qui a apporté un cadeau à Jukka ? » demande une Anette sachant pertinemment que quelques jeunes filles se sont forcément munies de présents à l’attention de leurs idoles). Mais revenons-en à la musique. A partir d’ « I want my Tears back », NIGHTWISH va bénéficier d’un sérieux apport grâce à la présence du multi-instrumentiste Troy Donockley. Sa cornemuse irlandaise, mais aussi sa flûte et ses chœurs constituent un apport indéniable. Le bonhomme va participer à une bonne partie des morceaux suivants, notamment une version joliment réarrangée de « Come cover me ». Jukka s’empare ensuite d’un cajon (Marco le chambre, prétendant que le batteur est assis sur une boîte !) pour une série de morceaux plus calmes qui, bien qu’agréable, nous a semblé un peu longuette. On peut éventuellement voir cette accalmie comme une occasion pour le maestro Tuomas de se faire plaisir, lui qui avait à l’origine pensé NIGHTWISH comme un projet acoustique. Cet aparté se conclut par une version unplugged de « Nemo » qui nous laisse une impression mitigée, car le refrain assez haut-perché de ce classique ne sied que moyennement à la voix d’Annette et semble un peu forcé. Les acclamations du public ne faiblissent pourtant pas, signe que nous sommes peut-être un peu sévères. Retour à la puissance avec l’instrumental folk « Last of the Wilds », suivi par le viril « Planet Hell » lors duquel Tuomas glisse quelques notes de morceaux très anciens au moment du solo. D’ailleurs, vu l’ampleur qu’a pris le style de NIGHTWISH aujourd’hui, on se dit que le groupe aurait bien du mal à réintroduire dans sa setlist des titres issus de ses deux premiers albums, et pas seulement en raison du changement de vocaliste ! En parlant d’anciens morceaux, il faut aussi souligner que le répertoire de « l’ère Tarja », outre « Nemo », est particulièrement bien choisi et adapté à la voix d’Anette. La fin « officielle » du show a lieu sur la traditionnelle reprise de Gary Moore « Over the Hills and far away ». Une surprise intervient au début des rappels puisque le sextet joue « Finlandia », un air traditionnel finnois composé par Jean Sibelius (merci Google !) dont l’ambiance, soutenue par Donockley, évoque la bande originale de Braveheart : joli moment d’émotion. Puis vient un « Song of myself » amputé de sa quatrième partie, constituée sur la version studio de spoken words enregistrés par les proches des membres de NIGHTWISH. Les paroles de ce passage apparaissent néanmoins sur l’écran géant pendant l’interprétation du reste du titre. Le set se referme sur un « Last Ride of the Day » accrocheur et particulièrement propice, lors duquel une pluie de confettis s’abat sur l’assistance, et que quelques feux d’artifice viennent conclure. NIGHTWISH salue ensuite fièrement ce public qui lui fait un triomphe mérité au son de l’outro « Imaginaerum ».

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    Au final, que retirer de ce superbe concert ? Une grande satisfaction : celle de voir NIGHTWISH évoluer parmi les plus grands. Le groupe assume pleinement son dernier né (neuf titres joués !), un disque aux choix artistiques risqués, et réussit parfaitement à lui donner vie sur scène. Cela ne l’empêche pas de continuer à expérimenter avec classe : quel que soit le style abordé, le résultat est toujours à la hauteur et les mélodies de Tuomas Holopainen reconnaissables entre mille. Mais ce qui place vraiment NIGHTWISH au-dessus de la mêlée, c’est cette capacité qu’a le groupe à nous faire voyager, une qualité que l’on devinait déjà à l’époque de son premier DVD très prometteur From Wishes to Eternity (2001). Puisse cet état de grâce durer encore très longtemps…

    Setlist: Taikatalvi / Storytime / Wish I had an Angel / Amaranth / Scaretale / Slow, Love, Slow / I want my Tears back* / Come cover me* / The Crow, The Owl and the Dove* / The Islander* / Nemo* / Last of the Wilds* / Planet Hell / Ghost River / Dead to the World / Over the Hills and far away* / Rappels: Finlandia* / Song of Myself / Last Ride of the Day / Imaginaerum (outro). * titres joués avec Troy Donockley

    Par Aymerick Painless et Morbid S.


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    NIGHTWISH_French tour 2012

    NIGHTWISH - BATTLE BEAST - EKLIPSE

    17 Avril 2012 - Paris - Bercy

     

    Preuve d'un succès toujours grandissant, NIGHTWISH foule pour la première fois de sa carrière la scène du POPB... Pour les accompagner dans ce périple Européen, les Finlandais ont invité leurs compatriotes de BATTLE BEAST et les Allemandes d'EKLIPSE...

    C'est un décor plutôt intimiste qui accueille EKLIPSE, trois lampadaires allumés et des chaises blanches... et c'est tout ! Composé de quatre charmantes demoiselles, ce quatuor à cordes comprenant 3 violons et un violoncelle n'est pas sans rappeler APOCALYPTICA, la démarche étant à peu de choses prêt similaire, nous proposer des reprises de titres connus issus d'univers aussi bien Pop ("Cry Me A River" - Justin Timberlake, "Paparazzi" - Lady Gaga), Néo Metal ("In The End" - Linkin Park) ou BO de films (theme from The Godfather)... Bien éloigné de notre style de prédilection qu'est le Metal, ces reprises soignées et éxécutées par des musiciennes appliquées passent pourtant très bien auprès du public qui n'hésite pas à applaudir les quatre Allemandes après chacun des titres interprétés. Il manque cependant cette petite touche de "folie" qui aurait pu faire la différence...

    Set list : Cry Me A River (Justin Timberlake) / Wonderful Life (Hurts) / Paparazzi (Lady Gaga) / Theme from The Godfather / In The Ends (Linkin Park) / Clocks (Coldplay)

    EKLIPSE_Bercy 2012 009

    Changement de plateau express et cinq minutes plus tard BATTLE BEAST fait déjà son entrée sur scène. Les Finlandais, auteurs d'un premier album sorti l'année dernière mais distribué depuis peu internationalement par Nuclear Blast, il n'en fallait pas plus pour que BATTLE BEAST se voit confier l'ouverture de ce Imaginaerum Tour 2012... Après les violons d'EKLIPSE, le Metal reprend ses droits et c'est un Heavy pur souche qui envahit Bercy, si l'ensemble se veut très "classique", il n'en est pas pour autant dénué d'une belle énergie et d'une réelle efficacité, tout est ici carré et bien en place. Nitte Valo se révèle une vocaliste impressionnante au timbre puissant, la chanteuse n'hésite pas à communiquer avec le public qui répond à chacune de ses sollicitations, les refrains sont repris en choeur par la foule, les musiciens ne sont pas en reste et font preuve d'un enthousiasme communicatif, ça envoie du lourd et ce n'est pas pour nous déplaire !

    Set list : Justice And Metal / Armageddon Clan / Cyberspace / Steel / Riding High / Victory / Enter The Metal World / Show Me How To Die

    BATTLE BEAST_Bercy 2012 019

    Pour son premier passage à Bercy, NIGHTWISH a vu les choses en grand et nous offre un show digne de ce nom (écran géant en fond de scène, pyrotechnie à gogo, canon à confetti...). Les claviers de maitre Tuomas Holopainen sont dissimulés derrière une sorte d'immense coquillage d'ou sortent des tubes façon orgue de barbarie... Si sur la tournée Dark Passion Play les performances d'Anette Olzon pouvaient parfois être sujet à discussions, il faut bien reconnaitre que la suédoise est désormais parfaitement intégrée et qu'elle s'en sort bien mieux vocalement, servie il est vrai par des compositions bien plus adaptée à sa teissiture. Scéniquement de gros progrés sont également à signaler de la part de la chanteuse qui fait preuve aujourd'hui d'une bien meilleure présence, plus spontanée dirons nous ! La set list fait la part-belle à Imaginaerum, pas moins de dix titres en seront extrait ce soir, c'est vous dire si les Finlandais croient en leur dernier album et ont à coeur de le défendre sur scène. Musicalement rien à redire, NIGHTWISH nous offre du grandiose, un set enchanteur, l'interaction entre Anette Olzon et Marco Hietala est parfaite, tantot puissant, tantot plus intimiste lors de passages accoustiques totalement maitrisés ("Némo" dans cette configuration est un vrai régal !). A noter la présence de Troy Donockley, véritable sixième membre du groupe qui, avec sa cornemuse et autres instruments traditionnels, donne une couleur celtique à bon nombre de compositions (*voir set list ci-dessous)... Ce soir NIGHTWISH a enchanté son public avec un set de grande qualité, et c'est en apothéose avec un feu d'artifice illuminant Bercy que se cloturera ce show en tout points remarquable ! Un grand moment d'émerveillement !

    Set list :Taikatalvi / Storytime / Wish I Had An Angel / Amaranth / Scaretale / The Siren / Slow Love Slow / I Want My Tears Back* / The Crow, The Owl and The Dove* / The Islander* / Nemo (Acoustic)* / Last Of The Wilds * / Planet Hell / Ghost River / Dead Of The World / Over The Hills And Far Away (Gary Moore Cover)* / Rappel : Finlandia (Jean Sibelius)* / Song Of Myself / Last Ride Of The Day / Imaginaerum (Outro)

    NIGHTWISH_Bercy 2012 033

    Texte & Photos : Nono666


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    DELIRIUM Fest X_2JrsSepticflesh

    DELIRIUM FEST X
    CHALONS EN CHAMPAGNE - CSC Le Contrepoint
    7 et 8 avril 2012




    Samedi 7 avril 2012 :

    Le Delirium Fest est cette année de retour au CSC Le Contrepoint de CHALONS EN CHAMPAGNE, théâtre de mauvais souvenirs mais également de superbes éditions du festival. La salle de concert de cette MJC est plongée dans l’obscurité, ce qui est bien plus favorable à l’ambiance des concerts. Et la capacité réduite (300 personnes environ) est plus en adéquation avec le public local, assez peu fourni. C’est d’ailleurs quasiment la seule déception de la journée : le public atteindra difficilement la barre des 130 personnes !

    C’est au combo langrois KAM TALIUM que revient la lourde tâche d’ouvrir les hostilités devant une assistance réduite. Les haut-marnais semblent un poil déstabilisés et sont par ailleurs obligés de recommencer le second morceau à cause de problèmes de retour. Tout rentre heureusement dans l’ordre ensuite grâce à l’application du groupe et à son interprétation très en place. La section rythmique est intenable, tandis que Nico (chant), un peu timide en début de set, semble à l’aise dans les parties les plus agressives. Le guitariste est concentré mais se lâche peu à peu, pas vraiment aidé par le son assez brouillon de son instrument. KAM TALIUM interprète principalement des morceaux de son premier album Enola Day (2011), mais revient également sur son EP Make Us Stronger (2008) le temps d’un « Inside me » plus ambiancé. Un bon moment que ce set de Thrash / Death moderne et dynamique.

    KAM TALIUM3



    Nous serons plus mitigés concernant TANKRUST, un groupe de Hardcore / Metal parisien. D’entrée de jeu, l’intro du set, jouée à la basse, tombe à plat et la mise en place s’avèrera un tantinet approximative durant une bonne partie du concert. Les morceaux laissent pourtant entrevoir de bonnes idées, dans un style souvent lent et écrasant. Le chanteur, très impliqué, nous fait profiter, entre les morceaux, d’un humour à froid sympathique (« Celle-ci, on ne la dédicace à personne ! ») et l’un des guitaristes apporte des sonorités originales grâce à son pedal-board (malgré des jets de médiators intempestifs difficiles à prendre au sérieux dans une salle à moitié vide !). Etant-donné sa réputation grandissante, on suppose que TANKRUST est capable de bien plus.

    TANKRUST 6



    Dès le troisième groupe à se produire aujourd’hui, KAUSE 4 KONFLIKT, on saute quelques paliers en termes de professionnalisme. Le quatuor (visages munis de masques à gaz jusqu’à la fin de l’intro instrumentale) entre progressivement sur une scène seulement éclairée par deux gyrophares. Puis la machine de guerre est lancée. Ces ex-PSORIASIS (JDZ – guitare, RKG – chant et guitare) et actuel OTARGOS (ARX – basse et chœurs) nous assènent un concert brutal d’ « Offensive WarCore » (mélange de Death brutal et de Hardcore entrainant). Le groupe parisien propose une thématique militaire (Cf. interview) mettant en relief la notion de fraternité au sein du carnage, et ce jusque dans les speeches entre les morceaux. ARX et RKG attirent plus particulièrement les regards, même si la présence d’un batteur « intérimaire » ne se fait absolument pas sentir. Les parties de guitares semblent particulièrement brillantes, notamment lors des solos, mais le son ne permet pas, encore une fois, de les entendre correctement. Festival oblige, la durée du set est relativement courte, ce qui se prête plutôt bien à ce style intense, sans quoi une certaine linéarité se ferait sentir. La traditionnelle photo de « K4K » avec son public portant un étendard à l’effigie du groupe est l’occasion de clore, dans une ambiance conviviale, ce concert fracassant.


    Setlist: Intro / Holes of Emptiness / Semper Fi / Overwatch / Soldier’s Carrion / Red Mist / Line of Hate / Outro

    KAUSE4KONFLIKT_Delirium Fest X_6



    Place ensuite à SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION visiblement assez attendu par un public qui se fait un peu plus dense et enthousiaste au moment de prendre sa ration de Death / Grind du jour. Pas grand-chose à redire sur ce set énergique et relax à la fois. Seb (chant) est tout sourire du début à la fin du concert et, derrière lui, ça débite sévèrement. En effet, Dagulard (batterie), tout en énergie, et l’intenable tandem formé par Guillaume (guitare) et Duff (basse) font tout sauf de la figuration. Il règne incontestablement un esprit rock’n’roll sur les prestations scéniques de SCD. Dommage que le rythme de ce show s’essouffle un peu sur la durée. Il faut dire que le chant, tout en growls, est assez répétitif, et que le son de guitare aura été une nouvelle fois de qualité discutable (euh… ça commence à faire beaucoup là, non ?). Un bon concert néanmoins de la part de ce groupe culte qui mérite son rang.

    SUBLIMECADAVERICDECOMPOSITION2



    Le Evening of Metal de Saint-Dizier (octobre 2011) nous avait donné envie de revoir OTARGOS au plus vite, d’autant que la salle est ici nettement plus propice à un concert de metal extrême. Comme le cousin K4K, nous savons aussi qu’OTARGOS propose un concept musical et visuel très complet. Pourtant, il va manquer au gig d’aujourd’hui un petit quelque-chose. Déjà, ô surprise, le son de guitare est à mettre en cause. D’ailleurs le son dans son ensemble est également beaucoup moins puissant que lors de l’étape bragarde. Pourtant le groupe n’est pas à blâmer : Dagoth (chant, guitare) et XxX (basse, chœurs) font brillamment le show et Void (guitare), avec son attitude détachée, n’est pas en reste musicalement. Thyr (batterie) reste impressionnant de dextérité, et le kit assez réduit utilisé pour ce concert permet de bien apprécier son jeu visuellement parlant. OTARGOS offre en pâture aux fans un nouveau morceau lent et hypnotique intitulé « Fleshless, Deathless », un aperçu prometteur du prochain album à paraître en 2013. Une prestation de qualité, bien suivie par un public malheureusement assez passif. Car nous avons cru comprendre qu’OTARGOS était tout à fait disposé à remonter sur scène s’il y avait été encouragé…


    Setlist: Unaltered negative God / Cloning the Divine / Kinetic zero / Nullabsolut / Worship industrialized / Fleshless Deathless (nouveau titre) / La Genèse de Dieu / Origin / Sulphuring Armageddon Fog

    OTARGOS_3



    SEPTIC FLESH va, au contraire, évoluer en terrain conquis. Le public se montre très chaud avant même que le groupe ne monte sur scène, et quelques personnes supplémentaires ont fait le déplacement exclusivement pour cette tête d’affiche. Le son est d’emblée très puissant, net et profond (le groupe se déplace avec son propre crew), des conditions indispensables pour rendre pleinement justice à une musique basée sur de nombreuses orchestrations samplées (tout comme les voix claires de Sotiris, désormais régulièrement absent de la formation live). Que l’on aime ou pas les albums de SEPTIC FLESH, difficile de résister, sur scène, à ce Death emphatique et orchestral, en particulier grâce à ses mélodies fortes et au charisme de Spiros (chant, basse). Le frontman au chant guttural puissant (parfois rehaussé d’effets) joue pleinement son rôle de maître de cérémonie et sollicite énormément le public pour le plus grand plaisir des fans qui se font volontiers entendre. La setlist est particulièrement articulée autour des disques parus après la reformation de 2007, même si « Revolution DNA », joué dans une version brute, et « Unbeliever », qui déclenche une bonne réaction, font office de vestiges du passé. Pour le reste, le combo grec s’appuie sur des « tubes » récents tels que « Communion », « We, the Gods » ou « Persepolis ». Après que le groupe se soit retiré pendant quelques instants, l’un des guitaristes balance depuis l’arrière-scène la mélodie d’« Anubis » et le public accueille ce premier rappel avec ferveur. « Five-pointed Star », décrit par Spiros comme « probablement le titre les plus rapide du groupe », vient achever ce set dans la brutalité et se termine sur de puissantes orchestrations rythmées par la frappe tellurique de Fotis. Ce dernier martèle ses fûts jusqu’au dernier instant, tandis que ses compères se retirent progressivement. Spiros revient seul sur scène pour remercier une dernière fois l’assistance et confirmer le lien spécial existant entre SEPTIC FLESH et la France. Ce joli moment, plein de spontanéité, montre que l’homme a vraiment été touché par l’accueil que ce public, pas très nombreux mais enthousiaste, a réservé à son groupe.

    SEPTICFLESH5



    Voici que se termine une première journée de haute tenue. Ne reste maintenant plus qu’à se reposer quelques heures (ou mater un DVD de THE CROWN en savourant quelques breuvages supplémentaires, c’est selon) avant de revenir apprécier des formations évoluant dans des styles plus traditionnels. It’s a deathexplosion !!!


    Dimanche 8 avril 2012 :

    Mal aux cheveux dû aux abus de la veille ? Quête des œufs de Pâques dans le jardin de Mamie ? Difficile d’en comprendre la raison, mais toujours est-il que le public est encore plus clairsemé en ce deuxième jour de festival. Dommage…

    Aujourd’hui, SIXTY-NINE VETTE sera la première formation à fouler les planches devant un public pour le moins épars. Et même si son « fuck’n’roll » a de quoi réveiller les troupes, le quatuor marnais devra se contenter d’un accueil poli. On sent toutefois que l’on a ici affaire à des musiciens expérimentés, et les compos sont abouties. Sans que ses compères ne déméritent, on note plus particulièrement la performance de Fred (chant) qui possède un joli grain de voix, s’implique fortement dans ses textes et se lâche lors d’un ultime « Crazy ». Pas grand-chose à critiquer ici – et c’est tant-mieux – si ce n’est peut-être un recours trop régulier à des rythmes Rock’n’Roll enlevés (le groupe revendique haut et fort l’influence des RAMONES) qui rendent le répertoire de SIXTY-NINE VETTE un peu uniforme. Un bon début de journée toutefois.

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    En proie à des problèmes de batteur, RIZZER a dû déclarer forfait. L’occasion pour les jeunes ardennais de TEARS AFTERGLOW de se présenter à un public encore moins dense que pour le combo précédent. Les jeunots ne se démontent pas et interprètent leur Deathcore inspiré de grands noms de la scène actuelle (on pense aussi parfois aux premiers enregistrements d’AT THE GATES) avec conviction. Le groupe a évidemment une marge de progression importante sur les plans du charisme et de l’occupation de la scène, ce qui est bien normal. Plus gênants sont ces nombreux flottements rythmiques, mais gageons que le trac y est pour quelque-chose. Nous remarquons toutefois que le guitariste se trouvant à gauche de la scène semble plus à l’aise et porte en grande partie le concert sur ses épaules. Bravo à lui, mais aussi à ses camarades bien évidemment !

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    Tout comme hier, nous avons droit à un véritable choc des cultures au moment d’attaquer le troisième concert de la journée, car un autre combo ardennais est dans la place, et celui-là ne fait pas dans la demi-mesure : il s’agît de ROCKIN’BITCH ! La formation de Rock’n’Core (à quand le fuck’n’core ?) va prendre le public par surprise, surtout Boris, le chanteur, véritable pile électrique qui ne laisse pas retomber la pression une seule seconde. Servi par un son puissant, enchainant des morceaux contagieux aux paroles fleuries (n’est-ce pas la présentation du célèbre Titty Twister d’Une Nuit en Enfer qui retentit dans la sono ?), le quintet se pose en groupe live expérimenté. Pour situer l’animal, on pourrait éventuellement rapprocher sa musique de nos compatriotes d’HEADCHARGER, mais ROCKIN’BITCH cite plus volontiers EVERYTIME I DIE ou NORMA JEAN. Une bonne surprise. N’hésitez pas à télécharger la démo disponible sur les différentes pages Internet du groupe, même si cet enregistrement ne reflète pas fidèlement la puissance que ses géniteurs déploient sur scène. Dommage que l’assistance soit une nouvelle fois restée plutôt « tiède ».

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    Place maintenant à nos amis de GANG qui vont, comme de coutume, nous filer la banane tout en se faisant plaisir à jouer un bon vieux Heavy Metal des familles. Pour l’occasion, une bonne partie du EP HM666% est jouée, avec ce « 747 (Strangers in the Night) » (SAXON) toujours aussi réussi. Le nouveau morceau « All the Fool around » passe également très bien dans ce contexte. Petit moment de frayeur lorsque Malo (batterie) chute de son estrade, ce qui a heureusement généré plus de peur que de mal et, passé l’inquiétude, un bon moment de rigolade pour ses compères ! Autre passage mémorable, l’apparition du revenant Greg « Scream » Paturet (chant), venu prêter main forte à GANG le temps d’un « Rock you like a Hurricane » (SCORPIONS) plein de spontanéité. Voir GANG sur scène, c’est toujours la garantie de prendre une bonne leçon d’humilité et de plaisir non-feint (Cf. interview).

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    KORITNI est abonné aux tournées françaises, mais il faut dire que l’un de ses guitaristes (Eddy) est français, ceci expliquant cela. Cette parenthèse refermée, il faut se rendre à l’évidence : la réputation live de la formation quasi-australienne n’est absolument pas usurpée. Le show est très énergique sur les plans visuel et musical. Le gros Hard Rock bluesy et catchy de KORITNI fonctionne à merveille sur scène grâce, outre la qualité intrinsèque des compositions, à un line-up extrêmement en place (mention spéciale au bassiste Matt, monté sur ressorts). Les deux guitaristes sont très complémentaires et le second, l’ « intérimaire » Manu Livertout (français lui-aussi), n’hésite pas à terminer le concert en jouant parmi le public. Petit bémol, Lex Koritni (chant) est assez inégal dans son jeu de scène, portant le concert à bouts de bras à certains moments, mais semblant carrément pataud à d’autres. Cela qui n’enlève rien à sa voix magique et à son interprétation furieuse (quid de cette coupe de cheveux « originale » ?). Quelques morceaux plus ambiancés, voire carrément blues, apportent une respiration bienvenue au sein de cette avalanche de titres punchy servie par un son excellent. De fait, le concert passe à une allure folle et il faut déjà laisser KORITNI s’en aller, non sans un rappel ! Car cette fois, le public a répondu présent et l’ambiance a été très chaleureuse. Les musiciens ne s’y trompent pas et passent volontiers du temps avec leurs fans après le concert. Chapeau !


    Setlist: Down at the Crossroads / Dirty Letter / Game of Fools / Better off Dead / Red Light Joint / 155 / Lost for Words / Highway Dream / Money Talks, it says goodbye / Keep me Breathing / Under the Overpass / Let it Go / Sometimes

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    Avant que cette édition du Delirium Fest ne se termine sur la prestation de BLAZE BAYLEY, « l’homme qui ne voulait pas mourir », la sono diffuse des reprises d’IRON MAIDEN uniquement jouées à la guitare acoustique. Nous avions déjà pu apprécier deux concerts nancéens de Blaze qui nous avaient réjouis pour l’un (en 2009), laissé perplexes pour le second (2011). Ce soir, le petit bonhomme va remporter la mise, axant son concert sur Silicon Messiah (2000) et sur son nouvel album, King of Metal. Viennent se greffer à l’ensemble cinq morceaux de MAIDEN, dont un « Virus » moins connu du public, ainsi que trois extraits d’autres albums de Bayley. Le vocaliste semble aussi plus affûté et donne moins dans la démagogie, même si nous savons maintenant que ses speechessont les mêmes d’un concert à l’autre. Constatant peut-être un accueil un peu timide, réclame d’entrée de jeu la participation d’un public qui ne se fait pas prier. L’affluence du soir est ce qu’elle est, mais le chanteur n’en a rien à battre et donne tout ce qu’il a, comme s’il se produisait devant un stade bondé. Derrière lui, les musiciens (de session ?) assurent sévèrement et occupent bien la scène, notamment ce jeune guitariste hollandais, Thomas Zwijsen qui refera très probablement parler de lui (l’intro acoustique du showétait-elle tirée de son projet Nylon Maiden ?). Mais, même si la complicité unissant Blaze et son groupe est évidente, on sent bien que l’on a ici affaire à des exécutants et, déjà, tous les yeux se tournent à nouveau vers le petit frontmanlorsque celui-ci se fait un peu peur en escaladant la sono (le staffde DT Prod’ a dû serrer les fesses lui-aussi !) avant de reprendre le chant, perché sur les enceintes, avec un sourire un brin crispé. Effet garanti ! Parmi les nouveaux morceaux, on aura notamment retenu un superbe « Dimebag » doté d’un final en forme de clin d’œil au « Walk » de qui-vous-savez. Bien entendu, avec une discographie qui commence mine de rien à s’étoffer, Blaze a dû faire l’impasse sur certains classiques, comme « Kill & destroy », mais l’essentiel n’est pas là. Il faut avoir vu Blaze arriver au volant de son van, tenir lui-même son standde merchandisingtoute la journée, pour comprendre la passion qui anime ce type. Même si, nous sommes bien d’accord, MAIDEN était dans le creux de la vague lorsque « BB » (non, pas Brigitte Bardot !) en a fait partie, quel musicien ayant atteint un tel niveau de succès aurait le cran de poursuivre une carrière façon do it yourself ? Non, vraiment, respect total ! Le chanteur se fend d’ailleurs d’un petit laïus afin de clarifier ses relations avec la Vierge de Fer, qui semblent au beau fixe. Il explique ainsi qu’alors qu’il manquait de temps et d’argent pour finir son dernier disque, Steve Harris l’a aidé en lui prêtant son studio d’enregistrement. Il faut croire que, contrairement à un certain Paul D., Blaze a compris qu’il avait tout à gagner en ne se montrant pas amer envers ses anciens camarades. Dans le même ordre d’idée, il est agréable de constater que certains extraits du répertoire de BLAZE BAYLEY sont autant applaudis que les titres de MAIDEN, un signe qui ne trompe pas. Vous trouverez peut-être, en lisant ce report, que nous ne sommes pas suffisamment entrés dans les détails musicaux du set, et vous aurez raison. Mais l’explication est simple : Si Blaze produit en studio un heavy metal épique de qualité, classieux et relativement sombre, il doit avant tout sa popularité à ses concerts, et plus exactement à la générosité dont il fait preuve sur scène et en coulisses. Un mec qu’on ne veut vraiment pas voir raccrocher les gants !


    Setlist: Will To WinLord Of The Flies (Iron Maiden) / The Launch/ Dimebag / Ghost In The Machine / King Of Metal / Silicon Messiah / Fate / The Brave / The Black Country / Faceless / Stare At The Sun / The Clansman (Iron Maiden) / Man on the Edge (Iron Maiden) / Futureal (Iron Maiden) / Virus (Iron Maiden) / Leap Of Faith

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    C’est ainsi que s’achèvent cette seconde journée (durant laquelle les guitaristes ont eu moins de mal à se faire entendre) et cette dixième édition. Difficile retour à la réalité après une telle affiche ! Un grand MERCI à l’association Delirium Tremens Prod’ qui a non-seulement réalisé un boulot formidable, mais a aussi accueilli Heavy Sound avec une grande gentillesse. Continuez sur cette voie, ne changez rien et à l’année prochaine !

    Aymerick Painless et Morbid S / photos : Aymerick Painless


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    Comme chaque année depuis sa création en 2010, le PPM FEST est devenu un rendez-vous incontournable pour une partie de l'équipe HEAVY SOUND. Cette troisième édition marque une évolution de taille pour ce sympathique festival qui passe d'une seule journée les années précédentes à trois jours cette année... Nous ne pourrons malheureusement pas assister à la soirée du vendredi qui réunissait notamment TROLLFEST, SEPTIC FLESH, KORPIKLAANI et RHAPSODY OF FIRE, ce report se concentrera donc sur les journées du Samedi 7 et Dimanche 8 Avril...

    Après 1h45 de route, nous arrivons enfin à cette fameuse sortie 24 qui nous méne tout droit à la Lotto Mons Expo. A notre arrivée, nous constatons que l'accés au public n'est pas encore ouvert, nous profitons donc de l'attente pour récupérer nos bracelets et nous dirigeons ensuite vers l'espace Presse afin de récupérer nos precieux pass...

    Samedi 7 Avril 2012

    C'est à NO FATALITY, jeune groupe originaire de Tournai, que revient la lourde tache d'ouvrir cette seconde journée de festival, c'est devant un public plus que clairsemé que le groupe de Heavy/Power démarre son set, NO FATALITY se montre toutefois appliqué dans l'éxécution de son Metal plutôt "classique" et semble faire preuve d'un certain souci du détail, notamment le chanteur qui revet une veste ancienne et un haut-de-forme, ce qui apporte toujours un plus pour créer l'ambiance d'un concert. Quoi qu'il en soit, les Tournaisiens nous offre un set efficace mettant en avant un Heavy de bonne facture.

     

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    Changement de registre avec les Belges d'AZYLYA qui nous permettent de retrouver Jamie-Lee, jeune chanteuse que nous avions pu découvrir il y a quelques années au sein de SAD SIBERIA. AZYLYA délivre un Metal gothique encore hésitant, le groupe semble nerveux, sans doute un peu stressé de participer à un évenement de telle ampleur, AZYLYA peine à convaincre avec son Gothique somme toute plutôt passe-partout.

     

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    C'est ensuite au tour de NIGHTQUEEN qui, comme son nom le laisse supposer, est emmené par une chanteuse, mais point de Gothique ou de symphonique ici, c'est bien de Heavy dont il est question, un Heavy à tendance Power bien traditionnel, endendez par là fortement inspiré des 80's... Les Belges nous délivrent un set bien en place et l'on sent chez eux un certain professionnalisme (normal me direz vous, le groupe existe tout de même depuis 2004). On retiendra notamment le très bon "For Queen And Metal" ou cette très bonne reprise du fameux "Diamonds And Rust" de Joan Baez, plus connu des metalleux pour sa version qu'en a fait un certain JUDAS PRIEST... NIGHTQUEEN délivre le premier set intéréssant de la journée...

     

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    FURY UK est... Anglais, et je dois bien avouer que c'est pour moi l'occasion de découvrir ce band qui évolue sous la forme d'un power trio mais même s'il ne sont que trois, force est de constater que nos British nous offre un set carré qui envoie sévère, c'est puissant, intense et diablement efficace, on est parfois pas très loin d'un Heavy thrashisant... Un combo qui maitrise parfaitement son sujet et qui mérite d'être découvert sur scène.

     

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    On connait l'amour que porte Tony Carlino, patron du PPM FEST, à la scène Prog Metal Italienne et c'est tout naturellement qu'on le retrouve en compagnie de Madame entrain de prendre du bon temps dans la fosse aux photographes durant le set d'EVIDENCE, super groupe transalpin composé de membres de DGM et d'ASTRA. Le groupe nous livre ici un Heavy mélodique fort agréable et éxécuté à la perfection par des musiciens de grand talent.

     

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    PATHFINDER, c'est un peu (même beaucoup) le RHAPSODY OF FIRE Polonais, le groupe évolue dans un registre sensiblement similaire : l'Epic Power Speed Metal, à part qu'aujourd'hui l'élève semble bien avoir dépassé le maitre, les Polonais se montrant dorénavant bien plus convaincant que le combo d'Alex Staropoli, et c'est donc à une bien belle prestation que nous assistons là, PATHFINDER délivre un set énergique et Simon Kostro se montre bien en voix, soutenu sur certains titres par la soprano Dianne van Giersbergen (Ex LIBRIS). On retiendra également une sympathique reprise du "Moonlight Shadow" de Mike Oldfield avant que les Polonais ne cloturent leur set avec "The Whisper Of Ancient Rocks"... Excellent set de la part d'un combo qui pourrait bien rejoindre prochainement l'élite du Power symphonique, vivement Mai que sorte le nouvel album !

    Il va en être tout autre pour EDEN'S CURSE qui, même si on ne remet pas en cause le talent de ces musiciens d'expérience, peine à convaincre, il faut dire qu'il s'agit là du premier concert du groupe avec son nouveau chanteur Marco Sandron, et même si tout est bien éxécuté, on ressent indéniablement un certain manque de cohésion et une certaine lassitude commence à s'installer...

     

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    Et ce n'est pas ANDROMEDA qui va changer cet êtat de fait, les Danois sont de fins techniciens mais leur Metal progressif par trop démonstratif se révèle aufinal plutôt hermétique et c'est encore une fois l'ennui qui prend le dessus.

    Heureusement ce qui va suivre se révèle la meilleure surprise du festival, les Anglais de HELL vont nous délivrer tout simplement l'un des meilleurs concerts de la journée. Fondé en 1982, HELL est un groupe maudit... en 1986 alors que Mausoleum leur offre enfin le contrat escompté le label fait faillite réduisant à néant les efforts du groupe et l'album tant attendu ne verra jamais le jour... l'année suivante le sort continue de s'acharner sur le combo British et c'est son chanteur guitariste Dave Halliday qui se suicide, ce qui aura pour effet de provoquer la fin anticipée du groupe. Mais c'était sans compter sur la détermination d'Andy Sneap, producteur renommé et ami de longue date du groupe qui jouera un role déterminant dans ce retour inespéré de HELL qu'il rejoindra d'ailleurs au poste de guitariste... Le décor est sublime, quatre vitraux à l'imagerie blasphématoire ornent la scène de part et d'autre, mais le véritable atout de HELL est incontestablement son chanteur David Bower vers qui tous les regards se tournent. Acteur de métier, le vocaliste est on ne peut plus charismatique, apportant à la prestation des Anglais une dimension théatrale importante. Son chant haut perché est totalement maitrisé et parfaitement en phase avec le Heavy old school éxécuté par le combo, il captive, que dis-je, il hypnotise l'assistance... et quand on voit ce savoir-faire, on se dit qu'il aurait été bien dommage que HELL reste à tout jamais dans les limbes du passé. Un set impeccable de bout en bout. Si vous êtes fans de Heavy et que l'occasion se présente, ne les ratez surtout pas !

     

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    Après la prestation de HELL, les trolls finlandais vont avoir fort à faire... FINNTROLL, c'est du Folk/Black, un style qui va attirer la partie la plus "extrème" du public du PPM FEST et autant dire que ce public va se défouler tout au long de ce set tout autant rageur que festif, les compos sont entrainantes et les mosh pits se forment...

    Après l'aspect festif de FINNTROLL, on part vers quelque chose de beaucoup plus sombre avec les Suèdois d'EVERGREY. Si j'apprécie beaucoup le Progressive Dark Metal du groupe, il faut bien reconnaitre que nous assistons aujourd'hui à un set en demi-teinte, quelque peu désservi par un son limite et même si l'on apprécie des titres tels que "Recreation Day" ou "The Masterplan", force est de constater qu'EVERGREY n'a pas donné ce soir le concert de sa vie... A revouir dans d'autres conditions...

    Il y a bien longtemps que SONATA ARCTICA ne m'a plus convaincu, pour tout vous dire j'ai laché les Finlandais après les trois premiers albums. La fatigue commençant à se faire sentir, c'est de loin que nous suivons le set de Toni Kakko et sa bande mais malheureusement il n'en ressort rien de bien transcendant si ce n'est "Replica", titre que j'ai toujours apprécié... Nous aurons également droit à un nouveau titre, "I Have A Right", aux sonorités plutôt Pop Metal... nous prenons notre mal en patience et attendons la venue d'ACCEPT.

     

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    C'est aux alentours de minuit que les Allemands montent enfin sur scène, c'est "Hellfire" qui ouvre les hostilités, un excellent nouveau titre extrait de Stalingrad, le nouvel opus sorti la veille, pas de grosse surprise, un titre typiquement Acceptien hyper efficace... Wolf Hoffmann et les siens nous servent ensuite le morceau titre "Stalingrad", encore du ACCEPT pur jus qui avec ses choeurs guerriers donne au morceau des allures de futur hymne. Puis viendra toute une série de classiques, à commencer par l'énorme "Restless And Wild", bientôt suivi de "Living For Tonite", "Breaker" et "Son Of A Bitch"... de l'incontournale qui met le feu aux poudres, le public chante, reprend les refrains... L'excelmlent Blood Of The Nations n'est pas oublié et se voit représenter par pas moins de quatre titres, preuve que ce désormais avant dernier album a eu un véritable impact sur la discographie d'ACCEPT... Mark Tornillo, qui n'avait pas la tache aisée en succédant à l'emblématique Udo Dirkschneider, fait preuve d'une belle présence scènique, soutenu par des musiciens visiblement heureux d'être là, le visage barré d'un sourire qui ne les quittera quasiment jamais tout au long du set. Les Allemands nous ont Offert ce soir une bien belle prestation, la set list était parfaitement équilibrée, proposant bon nombre de classiques mais également beaucoup de titres récents tout aussi imparables à l'image de ce rappel constitué de "Metal Heart", "Teutonic Terror" et "Balls To The Wall" tout simplement ENORME !

     

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    Extinction des feux, direction l'hotel pour reprendre un peu de force avant la journée du dimanche qui s'annonce déjà tout aussi riche avec notamment les sets attendus de POWERWOLF, EPICA et BLIND GUARDIAN... Rendez-vous au prochain épisode...

     

    Dimanche 8 Avril 2012

    Après une courte nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner quinous a requinqué, nous quittons l'hotel pour rejoindre vers 11h30 la Lotto Mons Expo et assister à cette dernière journée de festivités Metalliques...

    Le premier groupe à fouler les planches aujourd'hui est NEREIDS, un combo marseillais emmené par une chanteuse. Le look des musiciens, et en particulier du guitariste, ne laisse planer aucun doute quant au style pratiqué, c'est bien de Gothique Metal dont il est question. Le groupe est accompagné d'une violoniste qui ne s'est joint à la formation Marseillaise que très récemment, toutefois ses parties sont bien intégrées à l'ensemble et apportent une légère coloration mélancolique aux compos... rien de très original mais un set bien plaisant tout de même !

     

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    Originaire de Namur, STONE GOATS se voit propulsé suir la Omega Stage et c'est un changement radical par rapport à son prédécesseur. Chez STONE GOATS, ça envoie sévère, un Stoner Metal gras et lourd hérité de KYUSS, COC ou BLACK LABEL SOCIETY, l'ensemble est puissant, hyper énergique et d'une efficacité sans pareille... une excellente découverte !

     

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    On retrouve ensuite BEYOND THE LABYRINTH, combo Belge de Hard Rock progressif déjà auteur de trois excellents albums. Nous avions eu l'occasion de découvrir le groupe il y a quelques années au Raismes Fest et c'est avec une certaine joie que nous les retrouvons aujourd'hui... seulement depuis quelques mois c'est un nouveau chanteur qui officie et je dois reconnaitre que j'ai eu un peu de mal à m'adapter à cette nouvelle voix qui manque peut-être un peu de puissance... en dehors de cela, on retrouve le Hard Rock racé des Belges. Geert Fieuw, excellent guitariste, impressionne toujours autant, délivrant comme à son habitude et avec une certaine aisance, une prestation bourrée de feeling... sauf que pour le coup ça ne suffira pas et c'est finalement une légère déception qui ressort du set des Bruxellois.

     

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    Il est temps maintenant pour les Français de LONEWOLF de donner au public du PPM FEST une bonne leçon de Heavy Power Metal "with balls"... Fort d'un nouvel album sorti récemment, les Grenoblois vont nous asséner un set d'une belle puissance s'inspirant des meilleurs travaux de RUNNING WILD ou GRAVE DIGGER... du Heavy pur jus qui envoie sévèrement la sauce !

     

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    Autre groupe Français à l'affiche ce dimanche, MANIGANCE, le combo de Pau, qui à l'inverse de ses compatriotes de LONEWOLF, évolue dans un Heavy mélodique beaucoup plus subtil. Si le chant en Français peut parfois être mal perçu, avec MANIGANCE ça passe très bien, il faut dire que les textes sont intelligents et que Didier Delsaux a un véritable talent pour que le tout sonne de manière parfaite... Un set convaincant de la part de ce groupe exceptionnel !

     

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    On continue dans la mélodie avec les Anglais de POWERQUEST, je dois reconnaitre que je ne suis pas très famillier avec l'univers de ce groupe mais force est de constater qu'ils délivrent un Power Metal d'un excellent niveau, tout en finesse et parsemé de touches très mélodiques parfois à la limite de l'AOR/FM. Il se dégage une ambiance presque festive du set des Britaniques... une belle prestation enjouée qui fait le bonheur du PPM FEST.

    Ne cherchez pas l'originalité avec STORMWARRIOR, il n'y en a pas ! Les Teutons éxécutent un True Metal des plus basique et typiquement Allemand. Bien sympa le temps de 2 ou 3 morceaux mais qui bien vite finit par tourner en rond, tous les clichés du genre sont bien évidemment présents... un set à reserver aux plus "warriors" du public !

    Ne voulant pas rater une miette de la prestation de POWERWOLF, c'est de loin que nous suivons le concert de MYSTIC PROPHECY, on reste ici en terrain Power avec une dimension toutefois un peu plus "sombre"... l'ensemble est fort bien éxécuté mais tout de même très balisé, sympathique et entrainant à défaut d'être transcendant !

     

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    La prestation de POWERWOLF est visiblement très attendue par le public du PPM FEST, j'en veux pour preuve la foule compacte massée devant l'Alpha Stage qui patiente avant la venue de nos vampires roumains... Quand le groupe débarque enfin sur scène, c'est une véritable ovation qui lui est réservé... Attila Dorn, en bon précheur qu'il est, se met d'emblée le public dans la poche, communicant beaucoup avec celui-ci, et Falk Maria Schlegel n'hésite pas à quitter ses claviers pour venir haranguer le public en bord de scène. C'est une ambiance blasphématoire qui règne sur la Lotto Mons Expo, transformée pour l'occasion en véritable lieu de culte... le culte du loup ! POWERWOLF nous offre un show bien rodé et d'une efficacité sans faille, le public est aux anges et ne se fait pas prier pour reprendre chacun des refrains hyper accrocheurs des titres qui nous sont distillés aujourd'hui... incontestablement un des grands moments de ce PPM FEST 2012 !

    Si bon nombre de groupes à l'affiche de ce PPM FEST n'ont pas fait preuve d'une grande originalité, on ne peut pas en dire autant de FREAK KITCHEN qui évolue dans un univers unique bien au delà de toute classification. Doté d'un humour que nous qualifierons "d'un peu spécial", nos trois lascars vont s'en donner à coeur joie pour nous proposer un set décalé et loufoque. Le Metal groovy des Suèdois parle visiblement au public qui semble prendre du bon temps.

     

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    Avant l'arrivée d'EPICA, l'Alpha Stage est occultée par un rideau noir, on se dit alors que le groupe nous prépare un décor splendide... mais quand après l'intro le rideau tombe c'est la deception, la scène est dépouillée... mais concentrons nous avant tout sur le principal : la prestation des Hollandais. Si je n'ai que moyennement apprécié Requiem For The indifferent qui, disons le tout de suite, m'a quelque peu laissé indifférent, il faut bien reconnaitre qu'en condition live les quatre titres extraits de ce dernier opus passent plutôt bien et s'intègrent parfaitement aux côtés des classiques que sont "Sensorium", "Cry For The Moon" et autres "Consign To Oblivion"... Musicalement le groupe ne déçoit pas, Simone Simons se montre égale à elle-même délivrant comme à son habitude une belle performance vocale... et pour les fans, c'est bien là l'essentiel !

     

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    Choix surprenant que d'avoir placé BLIND GUARDIAN en tête d'affiche de cette troisième journée de PPM FEST, non pas que le groupe n'en ait pas les capacités, mais les Allemands n'ont pas le statut d'un SCORPIONS ou d'un EUROPE qui ont eu ce role les années précédentes, on aurait bien vu un groupe de plus grande envergure, un TWISTED SISTER ou pourquoi pas un VAN HALEN désormais de retour ! Bref, passons et attardons nous sur la prestation de BLIND GUARDIAN qui, n'ayant pas de nouvel album à promouvoir si ce n'est une compilation sortie il y a quelques mois, va nous livrer une sorte de set best of des titres les plus marquants de sa carrière, pas de grosse production ici, les Allemands privilégiant la simplicité et l'efficacité d'éxécution, nous gratifiant d'un set d'excellente facture dont les grands moments seront incontestablement "Valhalla", "The Bard Song (In The Forest)" et "Mirror, Mirror"... sans surprise mais néanmoins fort agréable !

     

    Texte : Nono666

    Photos : Clive / Nigel Stargazer / Nono666

     


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