• SAMAEL - Hegemony

    SAMAEL - Hegemony
    Napalm Records
    Style : Industrial Metal
    Origine : Suisse
    Sortie : 2017
    Site Web : www.samael.info

    SAMAEL - Hegemony



    01. Hegemony / 02. Samael / 03. Angel Of Wrath / 04. Rite Of Renewal / 05. Red Planet / 06. Black Supremacy / 07. Murder Or Suicide / 08. This World / 09. Against All Enemies / 10. Land Of The Living / 11. Dictate Of Transparency / 12. Helter Skelter (THE BEATLES cover)

    Période anormalement longue de gestation d'un album chez les Suisses de SAMAEL, à tel point que l'on se demandait si le groupe n'était pas confronté à une panne d'inspiration. En effet, avec un retour à un propos un peu plus Black sur Lux Mundi en 2011, peut-être ne s'était il pas attiré la sympathie de son public qui avait plutôt accepté ce virage Industriel. Seulement, non, après 20 années passées au service de la musique Metal, Xy avait décidé en 2014 de s'octroyer une petite parenthèse pour écrire une musique symphonique pour la ville de Sion et, en 2015, le bassiste originel du groupe, Mas, s'en est allé pour être remplacé par Drop (SYBREED). Ensuite, les Suisses ont revisité leur classique Ceremony Of Opposites pour le jouer dans son intégralité au Canada, en Pologne, en Russie et sur des festivals Européens.

    C'est donc au printemps 2016 que Hegemony prend forme, ce nouvel album dont la production est signée Waldemar Sorychta avec un mixage de Stefan Glaumann avant que SAMAEL ne signe un nouveau contrat avec Napalm Records, l'aventure Nuclear Blast semblant bien terminée. Bref, le groupe n'a pas chômé finalement mais voilà, le temps passe vite, et fort heureusement, le temps n'a pas d'emprise sur le talent d'écriture de Xy et Vorph, et avec ce nouvel album, le duo nous offre une musique clairement tournée vers l'esprit Industrial Black Metal d'un Above avec une production électro qui renvoie plus vers Reign Of Light (2004), les guitares sont bien présentes dans le mix, cela semble immuable désormais dans l'équation sonore des Suisses et cela fonctionne parfaitement avec la froideur de la batterie programmée, les claviers d'une froideur habituelle aux Suisses, ces chœurs pour le côté grandiloquent. L'exemple parfait est ce "Black Supremacy" furieusement violent, des riffs de guitare bien aiguisés.

    Alors avec les groupes à l'identité aussi forte comme SAMAEL il est bien difficile de faire croire à quelqu'un n'ayant jamais accroché à l'approche du groupe qu'avec Hegemony ça va changer car non, la voix de Vorph, filtrée et chargée d'effet, fera toujours autant débat, l'utilisation de l'électronique à la place d'une batterie classique (même si Xy l'utilise de temps à autre comme sur "Murder Or Suicide"), l'omniprésence des claviers et des samples, tout cela éloigne une bonne partie du public Metal classique mais à contrario, le groupe peut se vanter d'avoir un public ultra fidèle car si jamais vous êtes tombés sous le charme à un moment donné, difficile de résister à cette nouvelle livraison.

    La mise en avant des guitares, le maintien des riffs typés Black ou plus largement Extrême Metal, des claviers froids mais sombres, une voix filtrée mais agressive et accrocheuse ("Red Planet", "Hegemony", "Black Supremacy" ou "Angel Of Wrath"), des titres suffisamment différents pour ne pas avoir la sensation que ce sont 12 fois les mêmes titres proposés là, l'efficacité d'un "Hegemony" est bien contrebalancée par un "This World" moins immédiat. SAMAEL ne retournera plus vers le Black Metal primaire qui l'a vu naitre, mais la variable d'ajustement entre un très bon album comme cet Hegemony et un album passable se trouve clairement dans l'utilisation de la guitare, de la basse et l'intensité que Vorph peut mettre dans son chant, ici on sent bien la colère et la haine comme expulsée, renvoyée à la face d'un monde que le frontman se plait à en dénoncer les abus dans ses paroles sous couvert d'un vocabulaire mystique ("Dictate Of Transparency"). D'ailleurs le trio formé par "Murder Or Suicide", "This World" et "Against All Enemies" représente bien cette prise de risque, un enchainement de morceaux sans refrain à hurler en concert et une rythmique un peu moins dansante, bien supportée par des relents de Black Metal.

    Ce dixième album montre donc un groupe dans une continuité de qualité et surtout là où SAMAEL avait en partie échoué sur Above et Lux Mundi en forçant le trait de leurs racines extrêmes, là le tout est bien mieux digéré et recraché sans vergogne ("Dictate Of Transparency", "Black Supremacy"), oserais-je dire qu'il s'agit du meilleur album, ou en tout cas celui qui synthétise le mieux les différentes périodes du groupe, depuis Passage (1996), je ne sais pas car un Solar Soul était plutôt réussi à mes yeux mais vous avez l'idée générale, si vos oreilles sont restées un long moment loin des beats entêtants de SAMAEL, Hegemony est la fenêtre par laquelle vous pouvez revenir sans rougir.

    Chronique : Aymerick Painless

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